cdl le trophée du désamour

cdl le trophée du désamour

le trophée du désamour

Coupe de la Ligue : le trophée du désamour

Rares sont ceux qui la défendent, et pourtant, elle revient tous les ans en suscitant les mêmes réactions. Les premiers à adopter un double discours concernant cette compétition sont les supporters eux-mêmes. Prenons l’exemple de l’AS Saint-Etienne. En panne sèche de trophée depuis 1981, la victoire finale en 2013 avait suscité un engouement incroyable dans le Forez. Jusqu’ici, rien d’anormal.

Et pourtant, pendant des années, la Coupe de la Ligue avait tout simplement été boudée par Geoffroy Guichard. Les quelques milliers de spectateurs présents lors des premiers tours avaient alors plus l’habitude d’entendre des chants « anti LFP », que des encouragements pour glaner un trophée tant désiré. Que les Stéphanois se rassurent, la grande majorité des supporters de Ligue 1 n’apprécient la Coupe de la Ligue que lorsqu’elle offre une place en finale.

Mais au delà du public, les clubs eux-mêmes ne cachent plus leur désamour. Entre les discours clairs reléguant cette compétition au second plan ou des compositions d’équipe insolites, il est évident que la Coupe de la Ligue n’est qu’un objectif secondaire, et encore. Mais pourquoi les clubs refusent de jouer le jeu à 100% ?

Les raisons sons nombreuses. L’un des principaux arguments est évidemment le calendrier. Avec une Ligue 1 à vingt clubs, même Frédéric Thiriez, dont l’amour pour la Coupe de la Ligue est indéfectible, admettait il y a quelques mois dans l’Equipe, que la situation n’était plus tenable. « Si je n’obtiens pas la majorité (sur la Ligue 1 à 18 clubs), je demanderai la suppression de la Coupe de la Ligue. Il faut absolument alléger le calendrier. C’est une mesure, à mon avis, idiote. Mais je la proposerai, la mort dans l’âme. » Au delà d’un problème de calendrier, cette compétition n’est jamais parvenue à séduire, à se faire aimer. Le romantisme est pourtant une notion essentielle dans le football.

L’éthique est également profondément bafouée dans cette Coupe. Comment peut-on admettre que les clubs s’étant qualifiés la saison précédente pour une Coupe d’Europe soient exemptés des seizièmes de finale. Autrement dit, le Paris Saint Germain, dont la suprématie n’a pour le moment aucune date de fin, n’aura que trois petits matchs à gagner chaque année pour gagner sa place au Stade de France. Sans compter sur le statut de « têtes de séries », dont bénéficient les quatre premiers du dernier championnat.

Une seule question vient à l’esprit : où est l’équité sportive ?

La Coupe de la Ligue est souvent comparée à sa grande sœur, la Coupe de France. A tort. Dame Coupe, comme on aime la nommer, est tellement plus belle. Elle rassemble tout le football français, elle met tous les clubs sur un pied d’égalité. Toutes les équipes de Ligue 1 rentrent en 32èmes de finale, point. Elle n’offre pas de privilège au plus grand, bien au contraire. Elle permet même dans la plupart des cas au petit poucet de recevoir, de pouvoir compter sur son public. Car c’est une coupe populaire, tout simplement. Et c’est pour ça qu’elle plait et n’oppose pas, comme sa « très » petite sœur.

« La mort dans l’âme donc », les mots de Frédéric Thiriez étaient forts. Peut-être s’était-il enfin rendu compte que le football français ne voulait plus de cette compétition. Finalement, la seule chose positive de la Coupe de la Ligue reste le billet supplémentaire pour l’Europa League. Mais au fond, pour aller se faire taper en Azerbaïdjan en phase de groupe, est-ce vraiment nécessaire ?

Images liées:

Categories
  • 1914
  • Armand Thibaudeau
  • cdl le trophée du désamour
  • Paul Michaux
  • Statistiques et records du championnat
  • Trophée france football