1.2 Avant-guerre 1932-1939

1.2 Avant-guerre 1932-1939

1.2 Avant-guerre 1932-1939

1.2 Avant-guerre 1932-1939

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palmares

1932-1939

Période LC trophyClub
1932-1933 lc-olympique-lillois Olympique Lillois
1933-1934 sete-3 FC Sète
1934-1935 sochaux-5 FC Sochaux
1935-1936 Racing_Paris_(1932-1966).svg RC Paris
1936-1937 marseille-1970 Olympique de Marseille
1937-1938 sochaux-5 FC Sochaux (2)
1938-1939 sete-3 FC Sète (2)

La première édition du championnat de France de football professionnel, baptisé Division Nationale, se tient en 1932-1933. Les vingt concurrents, basés en Provence et dans la moitié nord de la France, sont répartis dans deux groupes. Le coup d’envoi est donné le 11 septembre. Une première polémique éclate en décembre après un « match scandaleux » remporté par l’Olympique de Marseille sur le terrain de l’Olympique lillois (0-7).

L'Olympique lillois, vainqueur du 1er championnat de France en 1933.L’Olympique lillois, vainqueur du 1er championnat de France en 1933.

Un nouveau scandale l’éclipse bientôt : le FC Antibes aurait tenté d’acheter le match décisif face au SC fivois (remporté 5-0). L’entraîneur du FC Antibes, avoue finalement avoir corrompu plusieurs joueurs fivois lors de l’ultime journée de championnat afin de s’assurer la victoire et la qualification pour la finale ; il est radié à vie. Le club azuréen, premier de son groupe, est déclassé et n’est pas autorisé à disputer la finale du championnat.

L’AS Cannes, son dauphin, y affronte l’Olympique lillois le 14 mai à Paris, devant 15 000 spectateurs. Les nordistes l’emportent 4-3 grâce à un dernier but de Georges Winckelmans. À l’issue de la saison, les trois derniers de chaque groupe, soit six clubs, sont relégués dans la Deuxième division qui est créée pour l’occasion.

Seuls quatorze clubs s’affrontent dans une poule unique en première division lors de la saison suivante. La compétition est très serrée entre le FC Sète et les clubs de l’Olympique de Marseille, du SC fivois et de l’Olympique lillois. Le sprint final pour le titre est particulièrement inattendu. Le quotidien sportif L’Auto annonce la une dès le 29 avril 1934 : « L’Olympique de Marseille est virtuel champion de France ». Le FC Sète ne compte en effet qu’un petit point d’avance et une différence de buts défavorable alors qu’il reste encore trois matchs à jouer pour l’OM et aucun pour les Sétois.

FC Sète-Olympique de Marseille en 1934.
FC Sète-Olympique de Marseille en 1934

Alors que les Héraultais, vainqueurs de la Coupe de France face aux mêmes Marseillais, sont partis en tournée en Afrique, l’OM perd ses trois matchs en retard, offrant au FC Sète le premier doublé Coupe-championnat de l’histoire du football français.

Le match décisif a lieu le 20 mai (match en retard de la 24e journée) face à l’Excelsior de Roubaix. L’Excelsior s’impose 4-2 à l’Huveaune devant 10 000 spectateurs. À partir de 1934, le format du championnat se stabilise avec seize équipes. La troisième édition est largement dominée par le FC Sochaux, auteur d’une série de 17 matches sans défaite entre novembre et avril, et le RC Strasbourg, tout frais promu, large vainqueur du FC Sète dès la première journée.

Le FC Sochaux est finalement sacré à la dernière journée grâce à une victoire sur l’Olympique de Marseille, vainqueur par ailleurs de la Coupe de France. La quatrième édition est dominée par l’Olympique lillois et l’effectif clinquant du Racing Club de Paris, qui doit pourtant faire avec le boycott de son gardien de but vedette Rodolphe Hiden. Malgré une avance importante en janvier, les Lillois sont dépassés en avril par les Parisiens, qui réalisent à leur tour le doublé Coupe-championnat.

En 1936-1937, il faut pour la première fois avoir recours au goal-average (correspondant au quotient des buts marqués par les buts encaissés) pour départager l’Olympique de Marseille de Jaguaré et Mario Zatelli de son dauphin le FC Sochaux, vainqueur de la Coupe. Cette saison voit les brillants débuts dans l’élite du FC Rouen, cantonné en deuxième division les années précédentes malgré ses nombreux internationaux et notamment son jeune buteur Jean Nicolas.

Les rôles entre Sochaliens, champions, et Marseillais, vainqueurs de la Coupe, sont inversés en 1937-1938. Enfin la septième édition du championnat, la dernière avant la seconde Guerre mondiale, voit le FC Sète remporter un second sacre, devant l’Olympique de Marseille et le Racing.

Les joueurs britanniques et ceux originaires d’Europe centrale (Autriche au premier chef) sont nombreux à rejoindre les clubs français professionnels, qui comptent ainsi dans leurs rangs quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète, parmi lesquels le gardien de but parisien Hiden, l’attaquant suisse du FC Sochaux André Abegglen ou encore le Marocain Larbi Benbarek qui illumine le championnat en 1938-1939 sous les couleurs marseillaises. Côté français, les buteurs sochalien Roger Courtois et rouennais Jean Nicolas sont parmi les joueurs les plus en vue.

Albert_DhulstÀ l’Excelsior AC Roubaix depuis 1932, le défenseur Albert Dhulst n’a jamais manqué un match officiel : à l’issue de cette ultime saison, il compte 194 matches de championnat (il est le seul dans ce cas) et 25 de Coupe de France.Malgré les problèmes financiers inhérents au passage au professionnalisme et à la multiplication des longs déplacements, le football professionnel français se développe progressivement. Un « effet Coupe du monde » est même noté après l’organisation par la France du Mondial de 1938, laissant présager d’un avenir radieux… avant que la guerre ne vienne balayer les progrès réalisés.

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