1.6 Les Verts et les Canaris s’imposent 1963-1983

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1.6 Les Verts et les Canaris s’imposent 1963-1983
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1963-1983

Période LC trophyClub
1963-1964 st-etienne-8 AS Saint-Etienne (2)
1964-1965 FC-Nantes@5.-old-logo FC Nantes
1965-1966 FC-Nantes@5.-old-logo FC Nantes (2)
1966-1967 FC-Nantes@5.-old-logo FC Nantes (3)
1967-1968 st-etienne-8 AS Saint-Etienne (3)
1968-1969 st-etienne-8 AS Saint-Etienne (4)
1969-1970 st-etienne-8 AS Saint-Etienne (5)
1970-1971 marseille-1970 Olympique de Marseille (2)
1971-1972 marseille-1970 Olympique de Marseille (3)  
1972-1973 fc-Nantes-logo FC Nantes (4)
1973-1974 st-etienne-7 AS Saint-Etienne (6)
1974-1975 st-etienne-7 AS Saint-Etienne (7)
1975-1976 st-etienne-7 AS Saint-Etienne (8)
1976-1977 fc-Nantes-logo FC Nantes (5)
1977-1978 monaco AS Monaco (3)
1978-1979 Blason_RC_Strasbourg_1976 RC Strasbourg
1979-1980 fc-Nantes-logo FC Nantes (6)
1980-1981 Logo_asse_1980 AS Saint-Etienne (9)
1981-1982 monaco AS Monaco (4)
1982-1983 FC-Nantes-logo (2) FC Nantes (7)

1962-63-asse

Pour son retour dans l’élite en 1963, l’AS Saint-Étienne décroche un deuxième titre de champion à la surprise générale des observateurs. Dans le même temps, la relégation conjointe des grands anciens, le Stade de Reims, le RC Paris et l’OGC Nice, introduit vingt années de domination des Stéphanois sur le football français, qualifiées de « grande époque des Verts ».

Cependant les années d’après-titre sont plus difficiles : les Verts sont humiliés par les Suisses du FC La Chaux-de-Fonds au premier tour de la Coupe des clubs champions européens 1964-1965 et distancés par le FC Nantes de José Arribas en championnat. Il faut attendre 1967 pour les voir remporter de nouveau le championnat à l’issue d’un duel serré avec les Nantais. La saison suivante est celle de l’apothéose pour la méthode José Arribas : l’entraineur du FC Nantes accède à son premier titre de champion de France.

FC Nantes (1965-1966)

Le trophée est remporté après une victoire (2-1) sur l’AS Monaco devant 20 000 spectateurs. Jacky Simon, meilleur buteur du championnat avec vingt-quatre réalisations, devient le premier joueur du FC Nantes à porter le maillot de l’équipe de France. Le club complète son palmarès avec les victoires en Coupe de la Ligue et en Challenge des champions.

Les Nantais conservent leur titre de champion de France la saison suivante et terminent meilleure défense (36 buts), meilleure attaque (84 buts) et voient aussi le titre de meilleur buteur être glané par Philippe Gondet (avec 36 réalisations en 37 matchs de championnat). Néanmoins le club perd en finale de la coupe de France contre le RC Strasbourg (0-1) ainsi qu’au premier tour de la coupe des clubs champions européens contre les Yougoslaves du Partizan Belgrade, futurs finalistes de la compétition.

A.S. Saint-Etienne 1966-67

Il faut attendre 1967 pour voir les Stéphanois reprendre les rênes du championnat à l’issue d’un nouveau duel serré avec les Nantais. L’année suivante, la greffe prend exceptionnellement bien entre Albert Batteux et son nouveau club, l’AS Saint-Etienne, qui remporte dès sa prise de fonction le premier doublé Coupe-championnat de son histoire, en dominant ses concurrents assez largement.

Les hommes de Batteux conservent leur couronne la saison suivante, malgré la concurrence des Girondins de Bordeaux, faisant de l’ASSE le premier club vainqueur de trois titres de champion de France d’affilée.

A.S. Saint-Etienne 1970-71

En 1970, les Stéphanois remportent un triplé historique Coupe-championnat-Gambardella. Signes de la domination totale des Verts sur le football français, le dauphin en championnat, l’Olympique de Marseille, pointe à onze points en fin de saison, tandis que la finale de Coupe est remportée face à un FC Nantes ridiculisé par un cinglant 5-0.

L’année suivante et après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, l’Olympique de Marseille décroche le titre de champion de France, avec un duo d’attaquants composé de Josip Skoblar qui marque 44 buts, ce qui reste le record de buts inscrits en championnat sur une saison, et de Roger Magnusson.

1972--om - COUPE DE FRANCE

L’OM frappe ensuite un grand coup en recrutant, chez les Verts, Georges Carnus et Bernard Bosquier, qui lui permettront de réaliser pour la première fois de son histoire le doublé championnat-coupe la saison suivante. Dominés en 1973 par le FC Nantes, les Verts prennent leur revanche les années suivantes en signant deux nouveaux doublés Coupe-championnat en 1974 et 1975.

Mieux encore, ils vivent leur première épopée européenne en éliminant les Portugais du Sporting, l’Hajduk Split de Tomislav Ivić puis les Polonais du Ruch Chorzów avant de s’incliner en demi-finale face au Bayern Munich. Ils y gagnent une grande popularité à travers le pays.

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En 1975-1976, les Verts remportent le championnat de France pour la troisième année consécutive et réalisent un parcours européen resté dans les mémoires. Ils éliment successivement le KB Copenhague, les Glasgow Rangers, le Dynamo Kiev du ballon d’or Oleg Blokhine et enfin le PSV Eindhoven.

En finale, ils affrontent le 12 mai le Bayern Munich, double tenant du titre, au Hampden Park de Glasgow. Les Verts touchent deux fois les poteaux avant de s’incliner sur un but sur coup franc de Franz Roth.

Dans la fin des années 1970, la domination stéphano-nantaise n’est plus aussi pressante, l’AS Monaco enlevant deux titres en 1978 et 1982, tandis que le RC Strasbourg de l’entraîneur Gilbert Gress décroche l’édition 1979. Les recrutements du jeune Michel Platini et de l’international hollandais Johnny Rep replacent l’ASSE au sommet du football français en 1981 grâce à un Platini qui arrive au sommet de son art.

La course au titre de meilleur buteur de la saison 1970-1971 reste l’un des grands moments de cette période. Le Marseillais Josip Skoblar remporte finalement cette distinction avec 44 buts inscrits en 38 matchs devant le Stéphanois Salif Keita et ses 42 buts

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À l’image des treize buts inscrits en phase finale de Coupe du monde par Just Fontaine en 1958, ce record de 44 buts sur une saison apparaît comme inaccessible, même pour des buteurs en série comme l’Argentin Carlos Bianchi qui plafonne à 37 buts en 38 matchs en 1977-1978.

Parmi les autres grands buteurs de ces années, on compte :

  • Philippe Gondet (36 buts en 1965-1966)
  • Delio Onnis (299 buts de 1972 à 1986)
  • Bernard Lacombe (255 buts de 1970 à 1987)
  • Hervé Revelli (216 buts de 1966 à 1975)

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