3 Les compétitions européennes

3 Les compétitions européennes

3.1 Coefficient UEFA

UEFA

historique

3.1 Coefficient UEFA

Le tableau ci-contre récapitule le classement de la France au coefficient UEFA depuis 1960.

1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969
2 4 8 6 14 14 16 15 16 18
1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979
19 17 18 23 20 18 15 14 9 10
1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989
8 6 6 8 10 11 15 14 10 11
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
6 4 5 2 2 2 2 3 4 4
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
4 5 5 5 5 4 4 4 4 5
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
5 5 6 6 6 6

clubfrancais

Parcours Européen des clubs français

Entre 1991 et 2011, le championnat français fait partie des cinq meilleurs championnats européens. Ce coefficient par nation est utilisé pour attribuer à chaque pays un nombre de places pour les compétitions européennes (Ligue des Champions et Ligue Europa) ainsi que les tours auxquels les clubs doivent entrer dans la compétition. Jusqu’en 1997, la France n’envoie que le champion en Ligue des champions, les trois ou quatre équipes suivantes participant à la Coupe UEFA, sauf qualification pour la Coupe des Coupes.

À partir de 1997, les vice-champions des huit meilleures ligues, dont a toujours fait partie la France depuis 1990, sont autorisés à participer au tour préliminaire. Depuis 1999, la France, systématiquement quatrième ou cinquième, reçoit le droit d’envoyer ses deux meilleurs clubs dans une phase de groupes élargie à 32 clubs, le troisième pouvant y entrer par un tour préliminaire jusqu’en 2012.

Les clubs classés quatrième et cinquième continuent de se qualifier en Coupe UEFA, désormais connue sous le nom de Ligue Europa. Les places qualificatives pour la Coupe Intertoto (1995-2008) ont pu descendre jusqu’au dixième rang. Depuis l’abolition de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en 1999, le vainqueur de la Coupe de France est qualifié pour la Ligue Europa.

À partir de la création de la Coupe de la Ligue en 1994, le vainqueur de cette compétition est également qualifié pour l’édition suivante de la Ligue Europa. Aujourd’hui, seules les quatre premières places du championnat assurent de participer à une coupe d’Europe, car des deux places « théoriques » en Ligue Europa attribuées au championnat, l’une est redistribuée au vainqueur de la Coupe de la Ligue. La règle de droit commun est que le rang en championnat décide de l’ordre.

La seule exception va au vainqueur de la Coupe de France qui, s’il peut participer (donc s’il n’est pas déjà qualifié pour la Ligue des champions), prend forcément la meilleure des trois places. La Coupe de la Ligue prend au championnat la moins bonne place. Si son vainqueur est déjà qualifié autrement, la place sera rendue104, ce qui fut le cas des Girondins de Bordeaux en 2009 et de l’Olympique de Marseille en 2010 et 2011. Si le vainqueur de Coupe de France est indisponible, la place revient au premier non-qualifié du championnat et la règle de droit commun s’applique.

Classement UEFA

À compter de la saison 2011-2012, la meilleure place en Ligue Europa qualifie d’office le club détenteur en phase de groupes ; l’Olympique lyonnais a été le premier club concerné par cette nouvelle règle, en tant que vainqueur de la Coupe de France. D’autres dispositions s’appliquent si le vainqueur d’une coupe européenne est français ou si la France dispose d’une place supplémentaire au titre du fair play. Depuis son introduction en 1995, le RC Lens est le seul club à en avoir bénéficié, en 2003-2004.

Pour la saison 2014-2015, le championnat de France est classé au 6e rang UEFA, derrière l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal. Cette place implique qu’à l’issue du championnat 2015-2016, la troisième place du classement est qualificative pour le troisième tour de qualification de la Ligue des champions.

Coefficient UEFA

Coefficient UEFA des équipes masculines de football.

Les coefficients UEFA, parfois appelés indices UEFA, permettent de classer selon leurs performances les sélections nationales, championnats nationaux et clubs de football membres de l’Union des associations européennes de football (UEFA).

L’UEFA calcule trois coefficients à usages différents : celui de ses 54 équipes nationales, permettant d’équilibrer les tirages au sort des championnats d’Europe et de ses phases éliminatoires. celui de ses 54 championnats nationaux de première division, permettant d’attribuer à chaque pays ses places qualificatives en Ligue des champions et en Ligue Europa. celui de ses clubs, permettant d’équilibrer les tirages au sort des différentes phases de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, et ce jusqu’aux huitièmes de finale inclus.

Coefficient des équipes nationales

Le coefficient des équipes nationales permet d’équilibrer les tirages au sort des Championnats d’Europe et de ses phases éliminatoires. Il est déterminé selon leurs résultats aux trois dernières Coupe du monde ou Championnat d’Europe. Il est calculé tous les deux ans au mois de novembre lorsque les qualifications de ces deux compétitions sont terminées.

Jusqu’en 2006, ce classement était également utilisé pour le tirage au sort des groupes de qualification du Mondial en Europe, tandis que le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du Monde a toujours été basé sur le classement officiel de la FIFA. Cependant, la FIFA a demandé à l’UEFA de systématiquement utiliser son classement pour les tirages aux sort des compétitions de la FIFA, y compris les qualifications pour la coupe du monde.

Au cours de l’histoire du football international, les méthodes de calculs de différents coefficient et classements ont beaucoup évolué, mais l’UEFA et la FIFA ont toujours eu recours à des moyens de pondération lors des tirages au sort des compétitions internationales, afin de préserver les meilleures équipes le plus longtemps possible.

Ancien mode de calcul

Introduit en 2003 et utilisé lors de l’Euro 2004, du Mondial 2006 et jusqu’à la fin de l’Euro 2008, le coefficient des équipes nationales était calculé en divisant le nombre de points marqués (trois points pour une victoire, un pour un nul) par le nombre de matchs joués lors des qualifications de la dernière Coupe du monde ou des qualifications du dernier championnat d’Europe.

Les résultats des phases finales, des matches de barrages et des matchs amicaux étaient quant à eux ignorés. Dans les cas où une nation ne prenait pas part à l’une des deux campagnes de qualification, seulement celle à laquelle elle avait participé était prise en compte. Si deux ou plusieurs nations se retrouvaient avec le même coefficient, les critères de classement suivant étaient appliqués :

  • coefficient plus élevé dans la dernière campagne de qualification.
  • plus grande différence de buts par match en moyenne, en divisant la somme de toutes les différences de buts par le nombre de matchs joués.
  • plus grand nombre de buts marqués en moyenne par match. le nombre moyen de buts marqués par match. un tirage au sort.

Nouveau mode de calcul

Le 20 mai 2008, l’UEFA a annoncé de profonds changements du système de calcul du coefficient et du classement. Le classement est retenu tous les deux ans au mois de novembre, mais dans le cadre du nouveau système, les équipes gagnent des points lors de chaque match joué lors des deux cycles précédents, un cycle représentant la phase de qualifications et la phase finale d’une compétition internationale (Coupe du monde ou championnat d’Europe) plus le demi-cycle en cours ne représentant que la phase de qualification d’une compétition internationale.

Les points pour tous les matches joués lors de ces deux cycles et demi sont attribués selon le barême suivant :

  • + 10 000 points pour chaque match joué. + 30 000 points en cas de victoire.
  • + 10 000 points en cas de match nul.
  • + 10 000 points en cas de victoire aux tirs aux buts (en plus des points du match nul).

Un système de bonus valorise également les matchs joués lors des barrages et des phases finale de Coupe du monde ou de championnat d’Europe :

  • + 6 000 points pour chaque match joué lors des barrages de Coupe du monde ou de championnat d’Europe.
  • + 6 000 points pour chaque match joué lors de la phase de groupe de la Coupe du monde.
  • + 9 000 points pour chaque match joué lors de la phase de groupe du championnat d’Europe.
  • + 9 000 points pour la participation aux huitièmes de finale de la Coupe du monde.
  • + 18 000 points pour la participation aux quarts de finale d’une de ces deux compétitions.
  • + 28 000 points pour la participation aux demi-finales d’une de ces deux compétitions.
  • + 38 000 points pour la participation à la finale d’une de ces deux compétitions.
  • + 18 000 points pour la participation aux match pour la troisième place de la Coupe du monde.

Les buts inscrits dans ces deux compétitions sont également pris en compte:

  • + 501 points sont attribués par but marqué
  • – 500 points par but encaissé.
  • Les coefficients sont ensuite calculés pour chaque cycle et demi-cycle, en divisant la somme des points par le nombre de matchs joués lors du cycle.
  • La somme de ses trois cycles est alors pondérée, les poids des deux cycles les plus récents valant le double de celui du cycle le plus ancien.
  • Enfin, au cas où une équipe ne participe pas à une phase de qualification (Pays hôtes, nouvelle fédération), des dispositions spéciales sont prises de façon à ne pas la pénaliser ou la surcoter.

Commentaires :

  • France

Depuis 2008 la France n’a jamais obtenu un coef. supérieur aux autres nations du comparatif.

  • Allemagne

A la traine jusqu’en 2007, le football allemand n’a cessé de progressé, obtenant même les meilleurs coef. en 2010 et 2013.

  • Espagne

Après un creux en 2008 et 2009 le football espagnol s’impose au sommet depuis 2010.

  • Italie

Le football italien a chuté depuis 2007, mais a connu un succès en 2015.

  • Angleterre

De 2008 à 2011 l’Angleterre était au sommet, puis vint la chute lente jusqu’à l’année 2015, année catastrophe pour le football anglais.

Classement UEFA depuis 2011

Rang LP Pays 2011-12 2012-13 2013-14 2014-15 2015-16 Pts Clubs
1 Espagne Espagne 20.857 17.714 23.000 20.214 8.928 90.713 7/7
2 Allemagne Allemagne 15.250 17.928 14.714 15.857 8.000 71.749 7/7
3 Angleterre Angleterre 15.250 16.428 16.785 13.571 7.000 69.034 6/8
4 Italie Italie 11.357 14.416 14.166 19.000 6.500 65.439 5/6
5 Portugal Portugal 11.833 11.750 9.916 9.083 6.166 48.748 5/6
6 France France 10.500 11.750 8.500 10.916 6.583 48.249 6/6
7 Russie Russie 9.750 9.750 10.416 9.666 8.500 48.082 5/5
8 Ukraine Ukraine 7.750 9.500 7.833 10.000 5.000 40.083 3/5
9 Belgique Belgique 10.100 6.500 6.400 9.600 4.200 36.800 3/5
10 Pays-Bas Pays-Bas 13.600 4.214 5.916 6.083 3.250 33.063 4/6
11 turquie- Turquie 5.100 10.200 6.700 6.000 4.200 32.200 3/5
12 sui Suisse 6.000 8.375 7.200 6.900 3.700 32.175 2/5
13 TCH Rép. tchèque 5.250 8.500 8.000 3.875 4.700 30.325 3/5
14 Grèce Grèce 7.600 4.400 6.100 6.200 4.800 29.100 3/5
15 Roumanie Roumanie 4.333 6.800 6.875 5.125 2.250 25.383 0/4
16 Autriche Autriche 7.125 2.250 7.800 4.125 3.400 24.700 1/5
17 Croatie Croatie 3.750 4.375 4.375 6.875 4.500 23.875 1/4
18 Chypre Chypre 9.125 4.000 2.750 3.300 3.000 22.175 1/4
19 Pologne Pologne 6.625 2.500 3.125 4.750 4.750 21.750 2/4
20 SWE Suède 2.900 5.125 3.200 3.900 4.750 19.875 1/4
21 Belarus Belarus 3.125 4.500 1.750 5.500 4.375 19.250 2/4
22 Israël Israël 6.000 3.250 5.750 1.375 2.250 18.625 1/4
23 Norvège Norvège 2.300 4.900 2.600 2.200 6.250 18.250 2/4
24 Danemark Danemark 3.100 3.300 3.800 2.900 4.750 17.850 1/4
25 Écosse Écosse 2.750 4.300 3.250 4.000 2.750 17.050 1/4
26 Azerbaïdjan Azerbaïdjan 1.375 3.000 2.500 3.625 4.125 14.625 2/4
27 SRB Serbie 2.125 3.000 2.500 2.750 3.750 14.125 1/4
28 Kazakhstan Kazakhstan 1.625 1.375 3.125 3.375 4.125 13.625 1/4
29 Bulgarie Bulgarie 1.500 0.750 5.625 4.250 1.000 13.125 0/4
30 Slovénie Slovénie 2.250 3.250 2.625 4.000 1.000 13.125 0/4
31 Slovaquie Slovaquie 2.375 1.500 1.625 2.750 3.750 12.000 0/4
32 Liechtenstein Liechtenstein 2.000 0.000 1.000 2.500 5.000 10.500 0/1
33 Hongrie Hongrie 2.250 3.000 0.875 2.125 1.625 9.875 0/4
34 Moldavie Moldavie 0.500 2.250 3.375 1.750 1.250 9.125 0/4
35 Islande Islande 1.375 1.250 2.500 2.500 1.125 8.750 0/4
36 Géorgie Géorgie 2.875 1.500 1.875 1.250 0.625 8.125 0/4
37 Finlande Finlande 1.500 2.000 0.500 2.400 1.000 7.400 0/4
38 Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine 1.125 1.250 1.500 1.750 1.500 7.125 0/4
39 Albanie Albanie 0.875 0.750 2.000 0.875 2.125 6.625 1/4
40 ARY de Macédoine ARY de Macédoine 1.625 1.250 0.500 1.125 1.500 6.000 0/4
41 République d'Irlande Rép.d’Irlande 1.500 1.000 0.250 2.000 0.700 5.450 0/5
42 Lettonie Lettonie 0.625 1.250 1.625 0.250 1.625 5.375 0/4
43 Luxembourg Luxembourg 1.125 1.375 1.500 0.500 0.750 5.250 0/4
44 Monténégro Monténégro 0.500 1.375 1.250 0.750 1.000 4.875 0/4
45 Lituanie Lituanie 1.000 1.125 1.250 0.500 0.750 4.625 0/4
46 Irlande du Nord Irlande du Nord 0.500 1.000 0.875 1.375 0.750 4.500 0/4
47 Estonie Estonie 0.375 0.375 1.000 1.500 1.000 4.250 0/4
48 Arménie Arménie 0.125 0.875 1.125 0.375 1.625 4.125 0/4
49 Îles Féroé Îles Féroé 0.500 0.500 0.875 1.375 0.375 3.625 0/4
50 Malte Malte 0.833 0.875 0.875 0.125 0.875 3.583 0/4
51 Pays de Galles Pays de Galles 0.625 0.500 0.750 0.125 1.500 3.500 0/4
52 Gibraltar Gibraltar 0 0 0 0.250 0.750 1.000 0/2
53 Andorre Andorre 0.000 0.000 0.333 0.500 0.166 0.999 0/3
54 Saint-Marin Saint-Marin 0.000 0.000 0.333 0.000 0.000 0.333 0/3

Comment lire ce classement

Le classement par coefficient des associations est calculé sur la base des résultats des clubs de chaque association sur les cinq précédentes saisons d’UEFA Champions League et d’UEFA Europa League. Le classement est utilisé pour déterminer le nombre de clubs qu’une association pourra engager dans les compétitions de clubs de l’UEFA dans les années à venir.

Barème

  • 1. Chaque équipe remporte deux points en cas de victoire et un en cas de nul (et la moitié de ces points dans les tours de qualification et les barrages).
  • 2. Les clubs qui atteignent les 8es de finale, quarts de finale, demi-finales ou finale de l’UEFA Champions League, ou les quarts de finale, demi-finales ou finale de l’UEFA Europa League, reçoivent un point en plus à chaque tour.
  • 3. En outre, quatre points sont accordés pour une participation à la phase de groupes de l’UEFA Champions League et quatre autres pour une qualification pour les 8es de finale.

Calcul du coefficient

  • Le coefficient est obtenu à partir d’une moyenne, le résultat de la division du nombre de points obtenus par le nombre total de clubs représentant une association dans une saison donnée dans les deux compétitions.
  • Ce résultat est ajouté à ses homologues des quatre saisons précédentes pour obtenir le coefficient.
  • Si deux associations ont le même coefficient, celle qui possède le coefficient annuel le plus élevé dans l’année la plus récente est classée en premier.

3.2 Palmarès continental

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palmares

3.2 Palmarès continental

Le tableau suivant récapitule le palmarès du football français dans les coupes d’Europe organisées par l’UEFA

1955-1992Coupe des Clubs Champions

 

 

1971-2009

Coupe UEFA

sc4

SuperCoupe

Année

1992-presentLigue des Champions

c-d-c-uefaCoupe des Vainqueurs 2009-presentLeague Europa
1956 Stade_de_Reims.svgStade de Reims
1959 Stade_de_Reims.svgStade de Reims
1976 st-etienne-7AS Saint-Etienne
1978 SC-Bastia-Logotype-EtoilevegaSC Bastia
1991 Olympique-de-MarseilleOlympique de Marseille
1992 monacoAS Monaco
1993 Olympique-de-MarseilleOlympique de Marseilletrophy
1996 Logo_PSG_1996Paris Saint-Germaintrophy bordeaux-2Girondins Bordeaux Logo_PSG_1996Paris Saint-Germain
1997 Logo_PSG_1996Paris Saint-Germain
1999 Olympique-de-MarseilleOlympique Marseille
2004 lc-Monaco_ASAS Monaco Olympique-de-MarseilleOlympique  Marseille
Total 1 victoire – 5 défaites 1 victoire – 2 défaites 0 victoire – 4 défaites 0 victoire – 1 défaite

 

Depuis la création des compétitions européennes en 1955, sept équipes de première division ont disputé treize finales continentales pour un total de deux victoires toutes compétitions confondues.

L’équipe ayant disputée le plus de finales européennes est :

  • l’Olympique de Marseille (OM) avec quatre finales
  • le Paris Saint-Germain (PSG),
  • l’AS Monaco et le Stade de Reims qui ont chacune deux finales européennes à leur actif.

Les années 1990 sont les plus prolifiques pour le football français, avec sept finales jouées pour deux succès. En 1993, l’OM bat un but à zéro l’AC Milan en finale de la Ligue des champions tandis qu’en 1996, le PSG s’impose contre le Rapid Vienne sur le même score en finale de la Coupe des coupes.

Paris et Marseille participent à trois autres finales dans la décennie :

  • revers contre l’Étoile rouge de Belgrade puis Parme pour l’OM
  • défaite contre le FC Barcelone pour le PSG.
  • L’AS Monaco et les Girondins de Bordeaux atteignent également une finale européenne dans cette décennie, tous deux battus par un club allemand (respectivement le Werder Brême et le Bayern Munich).

En plus de la Ligue des champions, de la Coupe des coupes et de la Ligue Europa, les clubs français se sont distingués dans la Coupe Intertoto. Organisée par l’UEFA entre 1995 et 2008, cette compétition permettait aux vainqueurs de se qualifier pour la Coupe UEFA. La France obtient 16 succès pour 13 clubs différents.

Images liées:

3 Les compétitions européennes

3 Les compétitions européennes

UEFA

clubfrancais

Parcours Européen des clubs français

Entre 1991 et 2011, le championnat français fait partie des cinq meilleurs championnats européens. Ce coefficient par nation est utilisé pour attribuer à chaque pays un nombre de places pour les compétitions européennes (Ligue des Champions et Ligue Europa) ainsi que les tours auxquels les clubs doivent entrer dans la compétition. Jusqu’en 1997, la France n’envoie que le champion en Ligue des champions, les trois ou quatre équipes suivantes participant à la Coupe UEFA, sauf qualification pour la Coupe des Coupes.

À partir de 1997, les vice-champions des huit meilleures ligues, dont a toujours fait partie la France depuis 1990, sont autorisés à participer au tour préliminaire. Depuis 1999, la France, systématiquement quatrième ou cinquième, reçoit le droit d’envoyer ses deux meilleurs clubs dans une phase de groupes élargie à 32 clubs, le troisième pouvant y entrer par un tour préliminaire jusqu’en 2012.

Les clubs classés quatrième et cinquième continuent de se qualifier en Coupe UEFA, désormais connue sous le nom de Ligue Europa. Les places qualificatives pour la Coupe Intertoto (1995-2008) ont pu descendre jusqu’au dixième rang. Depuis l’abolition de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en 1999, le vainqueur de la Coupe de France est qualifié pour la Ligue Europa.

À partir de la création de la Coupe de la Ligue en 1994, le vainqueur de cette compétition est également qualifié pour l’édition suivante de la Ligue Europa. Aujourd’hui, seules les quatre premières places du championnat assurent de participer à une coupe d’Europe, car des deux places « théoriques » en Ligue Europa attribuées au championnat, l’une est redistribuée au vainqueur de la Coupe de la Ligue. La règle de droit commun est que le rang en championnat décide de l’ordre.

La seule exception va au vainqueur de la Coupe de France qui, s’il peut participer (donc s’il n’est pas déjà qualifié pour la Ligue des champions), prend forcément la meilleure des trois places. La Coupe de la Ligue prend au championnat la moins bonne place. Si son vainqueur est déjà qualifié autrement, la place sera rendue104, ce qui fut le cas des Girondins de Bordeaux en 2009 et de l’Olympique de Marseille en 2010 et 2011. Si le vainqueur de Coupe de France est indisponible, la place revient au premier non-qualifié du championnat et la règle de droit commun s’applique.

Classement UEFA

À compter de la saison 2011-2012, la meilleure place en Ligue Europa qualifie d’office le club détenteur en phase de groupes ; l’Olympique lyonnais a été le premier club concerné par cette nouvelle règle, en tant que vainqueur de la Coupe de France. D’autres dispositions s’appliquent si le vainqueur d’une coupe européenne est français ou si la France dispose d’une place supplémentaire au titre du fair play. Depuis son introduction en 1995, le RC Lens est le seul club à en avoir bénéficié, en 2003-2004.

Pour la saison 2014-2015, le championnat de France est classé au 6e rang UEFA, derrière l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal. Cette place implique qu’à l’issue du championnat 2015-2016, la troisième place du classement est qualificative pour le troisième tour de qualification de la Ligue des champions.

3.1 Coefficient UEFA

Le tableau ci-contre récapitule le classement de la France au coefficient UEFA depuis 1960.

1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969
2 4 8 6 14 14 16 15 16 18
1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979
19 17 18 23 20 18 15 14 9 10
1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989
8 6 6 8 10 11 15 14 10 11
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
6 4 5 2 2 2 2 3 4 4
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
4 5 5 5 5 4 4 4 4 5
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
5 5 6 6 6 6

Coefficient UEFA des équipes masculines de football.

Les coefficients UEFA, parfois appelés indices UEFA, permettent de classer selon leurs performances les sélections nationales, championnats nationaux et clubs de football membres de l’Union des associations européennes de football (UEFA).

L’UEFA calcule trois coefficients à usages différents : celui de ses 54 équipes nationales, permettant d’équilibrer les tirages au sort des championnats d’Europe et de ses phases éliminatoires. celui de ses 54 championnats nationaux de première division, permettant d’attribuer à chaque pays ses places qualificatives en Ligue des champions et en Ligue Europa. celui de ses clubs, permettant d’équilibrer les tirages au sort des différentes phases de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, et ce jusqu’aux huitièmes de finale inclus.

Coefficient des équipes nationales

Le coefficient des équipes nationales permet d’équilibrer les tirages au sort des Championnats d’Europe et de ses phases éliminatoires. Il est déterminé selon leurs résultats aux trois dernières Coupe du monde ou Championnat d’Europe. Il est calculé tous les deux ans au mois de novembre lorsque les qualifications de ces deux compétitions sont terminées.

Jusqu’en 2006, ce classement était également utilisé pour le tirage au sort des groupes de qualification du Mondial en Europe, tandis que le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du Monde a toujours été basé sur le classement officiel de la FIFA. Cependant, la FIFA a demandé à l’UEFA de systématiquement utiliser son classement pour les tirages aux sort des compétitions de la FIFA, y compris les qualifications pour la coupe du monde.

Au cours de l’histoire du football international, les méthodes de calculs de différents coefficient et classements ont beaucoup évolué, mais l’UEFA et la FIFA ont toujours eu recours à des moyens de pondération lors des tirages au sort des compétitions internationales, afin de préserver les meilleures équipes le plus longtemps possible.

Ancien mode de calcul

Introduit en 2003 et utilisé lors de l’Euro 2004, du Mondial 2006 et jusqu’à la fin de l’Euro 2008, le coefficient des équipes nationales était calculé en divisant le nombre de points marqués (trois points pour une victoire, un pour un nul) par le nombre de matchs joués lors des qualifications de la dernière Coupe du monde ou des qualifications du dernier championnat d’Europe.

Les résultats des phases finales, des matches de barrages et des matchs amicaux étaient quant à eux ignorés. Dans les cas où une nation ne prenait pas part à l’une des deux campagnes de qualification, seulement celle à laquelle elle avait participé était prise en compte. Si deux ou plusieurs nations se retrouvaient avec le même coefficient, les critères de classement suivant étaient appliqués :

  • coefficient plus élevé dans la dernière campagne de qualification.
  • plus grande différence de buts par match en moyenne, en divisant la somme de toutes les différences de buts par le nombre de matchs joués.
  • plus grand nombre de buts marqués en moyenne par match. le nombre moyen de buts marqués par match. un tirage au sort.

Nouveau mode de calcul

Le 20 mai 2008, l’UEFA a annoncé de profonds changements du système de calcul du coefficient et du classement. Le classement est retenu tous les deux ans au mois de novembre, mais dans le cadre du nouveau système, les équipes gagnent des points lors de chaque match joué lors des deux cycles précédents, un cycle représentant la phase de qualifications et la phase finale d’une compétition internationale (Coupe du monde ou championnat d’Europe) plus le demi-cycle en cours ne représentant que la phase de qualification d’une compétition internationale.

Les points pour tous les matches joués lors de ces deux cycles et demi sont attribués selon le barême suivant :

  • + 10 000 points pour chaque match joué. + 30 000 points en cas de victoire.
  • + 10 000 points en cas de match nul.
  • + 10 000 points en cas de victoire aux tirs aux buts (en plus des points du match nul).

Un système de bonus valorise également les matchs joués lors des barrages et des phases finale de Coupe du monde ou de championnat d’Europe :

  • + 6 000 points pour chaque match joué lors des barrages de Coupe du monde ou de championnat d’Europe.
  • + 6 000 points pour chaque match joué lors de la phase de groupe de la Coupe du monde.
  • + 9 000 points pour chaque match joué lors de la phase de groupe du championnat d’Europe.
  • + 9 000 points pour la participation aux huitièmes de finale de la Coupe du monde.
  • + 18 000 points pour la participation aux quarts de finale d’une de ces deux compétitions.
  • + 28 000 points pour la participation aux demi-finales d’une de ces deux compétitions.
  • + 38 000 points pour la participation à la finale d’une de ces deux compétitions.
  • + 18 000 points pour la participation aux match pour la troisième place de la Coupe du monde.

Les buts inscrits dans ces deux compétitions sont également pris en compte:

  • + 501 points sont attribués par but marqué
  • – 500 points par but encaissé.
  • Les coefficients sont ensuite calculés pour chaque cycle et demi-cycle, en divisant la somme des points par le nombre de matchs joués lors du cycle.
  • La somme de ses trois cycles est alors pondérée, les poids des deux cycles les plus récents valant le double de celui du cycle le plus ancien.
  • Enfin, au cas où une équipe ne participe pas à une phase de qualification (Pays hôtes, nouvelle fédération), des dispositions spéciales sont prises de façon à ne pas la pénaliser ou la surcoter.

Commentaires :

  • France

Depuis 2008 la France n’a jamais obtenu un coef. supérieur aux autres nations du comparatif.

  • Allemagne

A la traine jusqu’en 2007, le football allemand n’a cessé de progressé, obtenant même les meilleurs coef. en 2010 et 2013.

  • Espagne

Après un creux en 2008 et 2009 le football espagnol s’impose au sommet depuis 2010.

  • Italie

Le football italien a chuté depuis 2007, mais a connu un succès en 2015.

  • Angleterre

De 2008 à 2011 l’Angleterre était au sommet, puis vint la chute lente jusqu’à l’année 2015, année catastrophe pour le football anglais.

Classement UEFA depuis 2011

Rang LC Pays 2011-12 2012-13 2013-14 2014-15 2015-16 Pts Clubs
1 Espagne 20.857 17.714 23.000 20.214 8.928 90.713 7/7
2 Allemagne 15.250 17.928 14.714 15.857 8.000 71.749 7/7
3 Angleterre 15.250 16.428 16.785 13.571 7.000 69.034 6/8
4 Italie 11.357 14.416 14.166 19.000 6.500 65.439 5/6
5 Portugal 11.833 11.750 9.916 9.083 6.166 48.748 5/6
6 France 10.500 11.750 8.500 10.916 6.583 48.249 6/6
7 Russie 9.750 9.750 10.416 9.666 8.500 48.082 5/5
8 Ukraine 7.750 9.500 7.833 10.000 5.000 40.083 3/5
9 Belgique 10.100 6.500 6.400 9.600 4.200 36.800 3/5
10 Pays-Bas 13.600 4.214 5.916 6.083 3.250 33.063 4/6
11 Turquie 5.100 10.200 6.700 6.000 4.200 32.200 3/5
12 Suisse 6.000 8.375 7.200 6.900 3.700 32.175 2/5
13 Rép. tchèque 5.250 8.500 8.000 3.875 4.700 30.325 3/5
14 Grèce 7.600 4.400 6.100 6.200 4.800 29.100 3/5
15 Roumanie 4.333 6.800 6.875 5.125 2.250 25.383 0/4
16 Autriche 7.125 2.250 7.800 4.125 3.400 24.700 1/5
17 Croatie 3.750 4.375 4.375 6.875 4.500 23.875 1/4
18 Chypre 9.125 4.000 2.750 3.300 3.000 22.175 1/4
19 Pologne 6.625 2.500 3.125 4.750 4.750 21.750 2/4
20 Suède 2.900 5.125 3.200 3.900 4.750 19.875 1/4
21 Belarus 3.125 4.500 1.750 5.500 4.375 19.250 2/4
22 Israël 6.000 3.250 5.750 1.375 2.250 18.625 1/4
23 Norvège 2.300 4.900 2.600 2.200 6.250 18.250 2/4
24 Danemark 3.100 3.300 3.800 2.900 4.750 17.850 1/4
25 Écosse 2.750 4.300 3.250 4.000 2.750 17.050 1/4
26 Azerbaïdjan 1.375 3.000 2.500 3.625 4.125 14.625 2/4
27 Serbie 2.125 3.000 2.500 2.750 3.750 14.125 1/4
28 Kazakhstan 1.625 1.375 3.125 3.375 4.125 13.625 1/4
29 Bulgarie 1.500 0.750 5.625 4.250 1.000 13.125 0/4
30 Slovénie 2.250 3.250 2.625 4.000 1.000 13.125 0/4
31 Slovaquie 2.375 1.500 1.625 2.750 3.750 12.000 0/4
32 Liechtenstein 2.000 0.000 1.000 2.500 5.000 10.500 0/1
33 Hongrie 2.250 3.000 0.875 2.125 1.625 9.875 0/4
34 Moldavie 0.500 2.250 3.375 1.750 1.250 9.125 0/4
35 Islande 1.375 1.250 2.500 2.500 1.125 8.750 0/4
36 Géorgie 2.875 1.500 1.875 1.250 0.625 8.125 0/4
37 Finlande 1.500 2.000 0.500 2.400 1.000 7.400 0/4
38 Bosnie-Herzégovine 1.125 1.250 1.500 1.750 1.500 7.125 0/4
39 Albanie 0.875 0.750 2.000 0.875 2.125 6.625 1/4
40 ARY de Macédoine 1.625 1.250 0.500 1.125 1.500 6.000 0/4
41 République d’Irlande 1.500 1.000 0.250 2.000 0.700 5.450 0/5
42 Lettonie 0.625 1.250 1.625 0.250 1.625 5.375 0/4
43 Luxembourg 1.125 1.375 1.500 0.500 0.750 5.250 0/4
44 Monténégro 0.500 1.375 1.250 0.750 1.000 4.875 0/4
45 Lituanie 1.000 1.125 1.250 0.500 0.750 4.625 0/4
46 Irlande du Nord 0.500 1.000 0.875 1.375 0.750 4.500 0/4
47 Estonie 0.375 0.375 1.000 1.500 1.000 4.250 0/4
48 Arménie 0.125 0.875 1.125 0.375 1.625 4.125 0/4
49 Îles Féroé 0.500 0.500 0.875 1.375 0.375 3.625 0/4
50 Malte 0.833 0.875 0.875 0.125 0.875 3.583 0/4
51 Pays de Galles 0.625 0.500 0.750 0.125 1.500 3.500 0/4
52 Gibraltar 0 0 0 0.250 0.750 1.000 0/2
53 Andorre 0.000 0.000 0.333 0.500 0.166 0.999 0/3
54 Saint-Marin 0.000 0.000 0.333 0.000 0.000 0.333 0/3

Comment lire ce classement

Le classement par coefficient des associations est calculé sur la base des résultats des clubs de chaque association sur les cinq précédentes saisons d’UEFA Champions League et d’UEFA Europa League. Le classement est utilisé pour déterminer le nombre de clubs qu’une association pourra engager dans les compétitions de clubs de l’UEFA dans les années à venir.

Barème

  • 1. Chaque équipe remporte deux points en cas de victoire et un en cas de nul (et la moitié de ces points dans les tours de qualification et les barrages).
  • 2. Les clubs qui atteignent les 8es de finale, quarts de finale, demi-finales ou finale de l’UEFA Champions League, ou les quarts de finale, demi-finales ou finale de l’UEFA Europa League, reçoivent un point en plus à chaque tour.
  • 3. En outre, quatre points sont accordés pour une participation à la phase de groupes de l’UEFA Champions League et quatre autres pour une qualification pour les 8es de finale.

Calcul du coefficient

  • Le coefficient est obtenu à partir d’une moyenne, le résultat de la division du nombre de points obtenus par le nombre total de clubs représentant une association dans une saison donnée dans les deux compétitions.
  • Ce résultat est ajouté à ses homologues des quatre saisons précédentes pour obtenir le coefficient.
  • Si deux associations ont le même coefficient, celle qui possède le coefficient annuel le plus élevé dans l’année la plus récente est classée en premier.

Images liées:

Championnat de France de football

Championnat de France de football

championnat france

 

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Généralités
Sport : Football
Création : 1932
Autre nom(s) : Division Nationale (1932-1972),Division 1 (1972-2002) Ligue 1 ( depuis 2002-)
Organisateur(s) : FFFA (1932-1939) , LFP (depuis 1945)
Editions : 77 ème
Périodicité : Annuelle
Lieux : France.pingFrance
Participants : 20 Clubs
Statut des participants : Professionnel
Site web officiel : LFP
Hiérarchie
Hiérarchie : 1 niveau
Niveau inférieur : Ligue 2

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Palmarès
Tenant du titre : Paris Saint-Germain
Plus titré(s) : AS Saint-Etienne (10 titres)
Olympique de Marseille (9 titres)
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Les buteur(s)
Nbre de but(s)
Meilleur(s) buteurs : Argentina.pingDellio Onnis (299)
Joueur avec plus d’apparitions : France.pingMickaël Landreaugardiens de but

Le championnat de France de football masculin, dénommé Ligue 1 (L1), est une compétition de football qui est pour la France le premier échelon national. Il se déroule annuellement sous forme d’un championnat opposant vingt clubs professionnels. Une saison du championnat commence en été et se termine au printemps suivant.

La première journée de l’édition inaugurale se tient le 11 septembre 1932. Nommé « Division Nationale » lors des premières éditions, le championnat prend ensuite le nom de « Division 1 » (D1) en 1972, avant de prendre son nom actuel à l’été 2002. L’AS Saint-Étienne est le club le plus couronné avec dix titres de champion de France alors que l’Olympique lyonnais est le club qui a remporté le plus de titres consécutifs (sept entre 2002 et 2008). Le Paris Saint-Germain est triple tenant du titre après sa victoire lors de l’édition 2014-2015.

Avec 66 saisons de présence en Ligue 1, le Football Club Sochaux-Montbéliard et l’Olympique de Marseille détiennent le record du nombre de saisons parmi l’élite, alors que le Football Club de Nantes détient quant à lui le record de longévité en Ligue 1 avec 44 saisons consécutives (de 1963 à 2007). Le Paris Saint-Germain est actuellement le doyen de la Ligue 1 puisqu’il y est présent depuis 1974 (soit sa 42e année consécutive en 2015-2016).

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Sommaire
1 Histoire CF de football
1.1 Création du championnat professionnel
 1.2 Avant-guerre 1932-1939
1.3 Championnat de Guerre 1939-1945
1.4 L’après-guerre 1945-1952
1.5 La référence rémoise 1952-1963
1.6 Les Verts et les Canaris s’imposent 1963-1983
1.7 Girondins de Bordeaux et Olympique de Marseille en patron 1983-1993
1.8 Années d’alternance 1993-2001
1.9 Hégémonie lyonnaise
1.10 Période ouverte 2008-2012
1.11 La suprématie parisienne depuis 2012
2 Palmarès et Statistiques
2.1 Palmarès
2.2 Statistiques et records
2.2.1 Clubs
2.2.2 Joueurs
2.2.3 Entraîneurs
2.2.4 Distinctions individuelles
3 Les compétitions européennes
3.1 Coefficient UEFA
3.2 Palmarès continental
4 Organisation
4.1 Fonctionnement et nom du championnat
4.2 Format de la compétition
4.3 Evolution du règlement
4.3.1 Relégation
4.3.2 Bonifications
4.3.3 Restriction du nombre d’étrangers
4.3.4 Remplacements
4.3.5 Stades
4.3.6 Matériel
4.3.7 Arbitrage
5 Symboles
5.1 Le trophée
5.2 L’affiche
5.3 Signes distinctifs sur les maillots
6 Aspects socio-économiques
6.1 Transferts
6.2 Finances
6.3 Economie du championnat
6.4 Le championnat et les médias
6.4.1 Le championnat et la radio
6.4.2 Le championnat et la télévision
7 Le championnat de France dans la culture populaire
7.1 Supporters
7.2 Clubs de Ligue 1 préférés des Français
8 Saisons du championnat de France L1

1 Histoire CF de football

football

1.1 Création du championnat professionnel

Articles connexes :

Le football français résiste au professionnalisme jusqu’en 1930. Il est autorisé dans le football anglais en 1885 mais n’est pas adopté en Europe continentale, où une vision idéalisée du sport est un frein à son autorisation. Les disciplines sportives majeures, et le football au premier chef, en raison des recettes qu’il générait déjà, furent alors touchées par l’« amateurisme marron ».
1912_10_01-PIERRE-CHAYRIGUESLe gardien de but de football international français Pierre Chayriguès refuse ainsi un « pont d’or » du club anglais Tottenham Hotspur, en 1913 ; il admet dans ses mémoires que les joueurs du Red Star étaient grassement rémunérés malgré leur statut officiel d’amateur.

Henri Jooris, le président de l’Olympique lillois, est suspendu pendant deux ans au sortir de la Première Guerre mondiale pour avoir pris part à un système illégal de rémunération occulte des joueurs de son club. Les emplois de complaisance étaient alors une pratique courante pour couvrir ces salaires. Le terme « racolage » est alors en usage pour décrire les offres financières faites aux joueurs pour les transférer. Des clubs plus modestes tout comme les locomotives parisiennes, lilloises ou marseillaises sont touchés par le phénomène.

Le nombre d’affaires de ce type dans le football français mène finalement à l’autorisation du professionnalisme en 1930, pour mettre un terme à ces scandales touchant les meilleurs clubs, dirigeants et joueurs.En juillet, le Conseil national de la Fédération française de football (FFF) se prononce par 128 voix contre 20 (Paris, Alsace et Auvergne) et une abstention (le président Jules Rimet) pour la mise en place du professionnalisme en France, avec mise en application le 1er juillet 1932.

Les pères fondateurs du professionnalisme français sont :

BayrouGeorges Bayrou

Emmanuel GambardellaEmmanuel Gambardella

Gabriel_Hanot_1910Gabriel Hanot

La Fédération décide de limiter le statut professionnel à une élite restreinte. Elle met alors en place un championnat national à vingt clubs. Eux seuls peuvent évoluer sous statut professionnel en 1932-1933.

La FFF édicte trois règles pour limiter le nombre des candidatures au statut professionnel :

  • avoir eu des résultats probants par le passé
  • avoir des recettes guichets suffisamment importantes pour équilibrer les finances
  • recruter au moins huit joueurs sous statut professionnel.

Certains clubs s’opposent par principe au statut professionnel : les trois clubs strasbourgeois, le RC Roubaix, l’Amiens AC et de nombreux clubs parisiens dont le Stade français refusent ainsi de se porter candidats. Dans d’autres clubs, la tension est telle que l’on doit jouer sur des artifices pour permettre à certains d’accéder à ce statut.

Au Racing Club de France, historiquement hostile au statut pro, il n’est ainsi pas question de se fourvoyer. L’équipe fanion du RCF est alors rebaptisée Racing Club de Paris et pose sa candidature au statut professionnel sous ce nom. L’Olympique lillois est également en pointe dans le refus au statut pro, mais pas pour des raisons de morale.

La hantise du président Henri Jooris, également président de la puissante Ligue du Nord, est le passage de sa Ligue au rang d’une Division 2. Les voisins du SC Fivois ne se posent pas ce genre de question et sont candidats. Certains joueurs lillois commencent même à y signer des contrats professionnels. Pour stopper l’hémorragie, Jooris est contraint de présenter son club au statut professionnel. Même le Stade rennais hésite à franchir le pas du professionnalisme alors que le club fait figure de club en pointe à ce sujet.

À la surprise générale, le comité directeur repousse cette possibilité par vote (73 voix contre 20). Il faut que les supporters promettent de renflouer les caisses en cas de déficit pour que le club rennais s’engage finalement chez les professionnels. Si les dirigeants des clubs du nord du pays apparaissent globalement hostiles à cette évolution, ce n’est pas le cas dans le sud et de très nombreux clubs n’hésitent pas à poser leur candidature.

La Ligue du Sud-est hérite ainsi à lui seul de près de la moitié des autorisations (neuf sur vingt). Un an plus tard, une Division 2 est mise en place et quelques clubs réticents en 1932 acceptent de franchir le Rubicon, parmi lesquels le RC Strasbourg, l’Amiens AC et le RC Roubaix notamment.

1.2 Avant-guerre 1932-1939

champion-trophy-300x300

palmares

1932-1939

Période LC trophyClub
1932-1933 lc-olympique-lillois Olympique Lillois
1933-1934 sete-3 FC Sète
1934-1935 sochaux-5 FC Sochaux
1935-1936 Racing_Paris_(1932-1966).svg RC Paris
1936-1937 marseille-1970 Olympique de Marseille
1937-1938 sochaux-5 FC Sochaux (2)
1938-1939 sete-3 FC Sète (2)

La première édition du championnat de France de football professionnel, baptisé Division Nationale, se tient en 1932-1933. Les vingt concurrents, basés en Provence et dans la moitié nord de la France, sont répartis dans deux groupes. Le coup d’envoi est donné le 11 septembre. Une première polémique éclate en décembre après un « match scandaleux » remporté par l’Olympique de Marseille sur le terrain de l’Olympique lillois (0-7).

L'Olympique lillois, vainqueur du 1er championnat de France en 1933.L’Olympique lillois, vainqueur du 1er championnat de France en 1933.

Un nouveau scandale l’éclipse bientôt : le FC Antibes aurait tenté d’acheter le match décisif face au SC fivois (remporté 5-0). L’entraîneur du FC Antibes, avoue finalement avoir corrompu plusieurs joueurs fivois lors de l’ultime journée de championnat afin de s’assurer la victoire et la qualification pour la finale ; il est radié à vie. Le club azuréen, premier de son groupe, est déclassé et n’est pas autorisé à disputer la finale du championnat.

L’AS Cannes, son dauphin, y affronte l’Olympique lillois le 14 mai à Paris, devant 15 000 spectateurs. Les nordistes l’emportent 4-3 grâce à un dernier but de Georges Winckelmans. À l’issue de la saison, les trois derniers de chaque groupe, soit six clubs, sont relégués dans la Deuxième division qui est créée pour l’occasion.

Seuls quatorze clubs s’affrontent dans une poule unique en première division lors de la saison suivante. La compétition est très serrée entre le FC Sète et les clubs de l’Olympique de Marseille, du SC fivois et de l’Olympique lillois. Le sprint final pour le titre est particulièrement inattendu. Le quotidien sportif L’Auto annonce la une dès le 29 avril 1934 : « L’Olympique de Marseille est virtuel champion de France ». Le FC Sète ne compte en effet qu’un petit point d’avance et une différence de buts défavorable alors qu’il reste encore trois matchs à jouer pour l’OM et aucun pour les Sétois.

FC Sète-Olympique de Marseille en 1934.
FC Sète-Olympique de Marseille en 1934

Alors que les Héraultais, vainqueurs de la Coupe de France face aux mêmes Marseillais, sont partis en tournée en Afrique, l’OM perd ses trois matchs en retard, offrant au FC Sète le premier doublé Coupe-championnat de l’histoire du football français.

Le match décisif a lieu le 20 mai (match en retard de la 24e journée) face à l’Excelsior de Roubaix. L’Excelsior s’impose 4-2 à l’Huveaune devant 10 000 spectateurs. À partir de 1934, le format du championnat se stabilise avec seize équipes. La troisième édition est largement dominée par le FC Sochaux, auteur d’une série de 17 matches sans défaite entre novembre et avril, et le RC Strasbourg, tout frais promu, large vainqueur du FC Sète dès la première journée.

Le FC Sochaux est finalement sacré à la dernière journée grâce à une victoire sur l’Olympique de Marseille, vainqueur par ailleurs de la Coupe de France. La quatrième édition est dominée par l’Olympique lillois et l’effectif clinquant du Racing Club de Paris, qui doit pourtant faire avec le boycott de son gardien de but vedette Rodolphe Hiden. Malgré une avance importante en janvier, les Lillois sont dépassés en avril par les Parisiens, qui réalisent à leur tour le doublé Coupe-championnat.

En 1936-1937, il faut pour la première fois avoir recours au goal-average (correspondant au quotient des buts marqués par les buts encaissés) pour départager l’Olympique de Marseille de Jaguaré et Mario Zatelli de son dauphin le FC Sochaux, vainqueur de la Coupe. Cette saison voit les brillants débuts dans l’élite du FC Rouen, cantonné en deuxième division les années précédentes malgré ses nombreux internationaux et notamment son jeune buteur Jean Nicolas.

Les rôles entre Sochaliens, champions, et Marseillais, vainqueurs de la Coupe, sont inversés en 1937-1938. Enfin la septième édition du championnat, la dernière avant la seconde Guerre mondiale, voit le FC Sète remporter un second sacre, devant l’Olympique de Marseille et le Racing.

Les joueurs britanniques et ceux originaires d’Europe centrale (Autriche au premier chef) sont nombreux à rejoindre les clubs français professionnels, qui comptent ainsi dans leurs rangs quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète, parmi lesquels le gardien de but parisien Hiden, l’attaquant suisse du FC Sochaux André Abegglen ou encore le Marocain Larbi Benbarek qui illumine le championnat en 1938-1939 sous les couleurs marseillaises. Côté français, les buteurs sochalien Roger Courtois et rouennais Jean Nicolas sont parmi les joueurs les plus en vue.

Albert_DhulstÀ l’Excelsior AC Roubaix depuis 1932, le défenseur Albert Dhulst n’a jamais manqué un match officiel : à l’issue de cette ultime saison, il compte 194 matches de championnat (il est le seul dans ce cas) et 25 de Coupe de France.Malgré les problèmes financiers inhérents au passage au professionnalisme et à la multiplication des longs déplacements, le football professionnel français se développe progressivement. Un « effet Coupe du monde » est même noté après l’organisation par la France du Mondial de 1938, laissant présager d’un avenir radieux… avant que la guerre ne vienne balayer les progrès réalisés.

1.3 Championnat de Guerre 1939-1945

Les championnats de 1939 à 1945 sont appelés « Championnats de guerre ». Par convention, ces titres ne figurent pas au palmarès des clubs. En effet, durant cette période, la France du football a été handicapée par la Seconde Guerre mondiale : les combats, le gouvernement de Vichy, les bombardements puis le désordre des premiers mois suivant la Libération ont gêné la mise en place d’un championnat digne de ce nom.

En raison de la guerre, les relégations ne sont pas prises en compte en 1939 : les 14 équipes qui ne cessent pas leur activité après la mobilisation générale de septembre 1939 peuvent prendre part à l’édition 1939-1940. Rebaptisée « Championnat national » et réorganisée en trois groupes géographiques par la Fédération, la compétition est interrompue au Nord par la bataille de France et ne couronne pas de champion. L’OGC Nice enlève le groupe Sud aux Girondins de Bordeaux sur tapis vert. Les permissions sont rares, les équipes alignées souvent constituées de joueurs inconnus. Les éditions suivantes, en 1941 et 1942, désignent des vainqueurs par zones d’occupation (zone interdite, zone occupée et zone libre jusqu’en 1942), quand elles ont pu s’achever.

En 1943, la compétition se déroule de façon plus sereine, mais les vainqueurs des deux poules de seize équipes, le RC Lens et le Toulouse FC ne se rencontrent pas. À la fin de cette saison, le colonel Pascot, arrivé au poste de commissaire aux sports de Vichy un an plus tôt, organise la « nationalisation » du football professionnel français par la Révolution nationale du régime de Vichy : seize équipes fédérales régionales sont créées et sont seules autorisées à rémunérer des joueurs professionnels, considérés de fait comme des fonctionnaires.

Le championnat de France fédéral qui se tient en 1943-1944, décrit comme catastrophique en matière d’organisation (tous les matchs ne sont pas joués) et de jeu, sacre l’équipe fédérale Lens-Artois. Les clubs dépossédés de leurs sections professionnelles poursuivent leurs activités footballistiques, s’ils le souhaitent, dans des championnats amateurs, et sont autorisés à participer à la Coupe de France aux côtés des équipes fédérales.

Le système des équipes fédérales est abandonné avec la Libération : les anciens clubs retrouvent leurs joueurs et leur statut professionnel. Deux groupes de douze équipes sont montés (à partir de novembre au Nord, de janvier au Sud), malgré l’impossibilité pour les clubs de l’Est d’y prendre part (combats obligent). Même dans les zones libérées, les transports sont difficiles car les réseaux ferroviaires et routiers sont très endommagés. Malgré une finale remportée en bonne et due forme par le FC Rouen sur le Lyon OU en juin 1945, la compétition est finalement reclassée comme le dernier des championnats « de guerre » (les réclamations à traiter sont très nombreuses) et le titre reste officiellement non attribué.

1.4 L’après-guerre 1945-1952

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palmares

1945-1952

Période LC trophyClub
1945-1946 LOSC_1946-1955.svg Lille OSC
1946-1947 CO_Roubaix_Tourcoing.svg CO Roubaix-Tourcoing
1947-1948 marseille-1970 Olympique de Marseille
1948-1949 reims-2 Stade de Reims
1949-1950 bordeaux-5 Girondins de Bordeaux
1950-1951 nice-2 OGC Nice
1951-1952 nice-2 OGC Nice (2)

La refonte de la Division 1 est un sujet prioritaire de la Fédération à l’été 1945, certains clubs ont fusionné pendant la guerre : l’Olympique lillois et le SC Fivois au sein du Lille OSC d’une part, les deux clubs de Roubaix et l’US Tourcoing au sein du CO Roubaix-Tourcoing d’autre part. Des places se libèrent, d’autant que l’élite passe de seize à dix-huit clubs.

On se réfère ainsi aux résultats du dernier championnat pour admettre directement en D1 les clubs du Lyon OU, des Girondins de Bordeaux et du Stade de Reims, seulement 6e de seconde division en 1939 mais 4e du groupe Nord en 1944, préféré au Stade clermontois, 4e du groupe Sud, en raison de ses bons résultats durant les saisons de guerre.

Le Lille OSC du président Louis Henno est le club le plus régulier de l’immédiat après-guerre. Les Lillois enlèvent le premier titre en 1946, devant d’inattendus Stéphanois, puis collectionnent les deuxièmes places. Le CO Roubaix-Tourcoing remporte à la surprise générale le titre en 1947 avec quatre points d’avance sur une valeur montante du football français, le Stade de Reims. Ce ne sera qu’un feu de paille pour le CORT, qui déclinera rapidement par la suite.

L’Olympique de Marseille remporte un troisième titre de champion en s’imposant au « finish » devant le Lille OSC, vainqueur de la Coupe, et Stade de Reims en 1948, malgré un football « fruste ». Les jeunes Rémois concrétisent leur progression par un premier titre la saison suivante, à la barbe des Lillois toujours, dépassés en toute fin de saison.

En 1950 c’est au tour des Girondins de Bordeaux, pourtant tout juste promus, d’ouvrir leur palmarès grâce à une défense imprenable, avant que l’OGC Nice, emmené par le brillant Yeso Amalfi, n’en fasse de même en 1951, à l’issue d’un championnat extrêmement serré : cinq équipes se tiennent en deux points, le LOSC étant de nouveau second au goal-average. Malgré le départ du Brésilien pour l’Italie, les Aiglons réalisent l’exploit inédit de conserver leur couronne l’année suivante et, mieux encore, d’y ajouter la Coupe de France.

1.5 La référence rémoise 1952-1963

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palmares

1952-1963

Période LC Club
1952-1953 reims-2 Stade de Reims
1953-1954 LOSC_1946-1955.svg Lille OSC
1954-1955 reims-2 Stade de Reims (2)
1955-1956 nice-2 OGC Nice
1956-1957 st-etienne-9 AS Saint-Etienne
1957-1958 reims-2 Stade de Reims (3)
1958-1959 nice-2 OGC Nice (2)
1959-1960 reims-2 Stade de Reims (4)
1960-1961 monaco AS Monaco
1961-1962 reims-2 Stade de Reims (5)
1962-1963 monaco AS Monaco (2)

Sous la conduite d’Albert Batteux depuis 1950, le Stade de Reims s’impose à partir de 1952 comme la première équipe vedette du championnat. Jamais classé au-delà de la quatrième place depuis 1945, grâce notamment à son buteur Pierre Sinibaldi, le club applique une politique de recrutement de jeunes talents et de formation qui porte ses fruits.

1953

Stade de Reims, champion de France 1953. Marche, Batteux (entraîneur), Jonquet, Penverne, Kopa, Paul Sinibaldi, Méano, Appel, Pierre Sinibaldi, Glovacki, Cicci, Templin.

Les joueurs vedettes du grand Reims sont le meneur de jeu :

Raymond Kopa (stadedereims)Raymond Kopa (1951-1956) puis (1959-1967)

robert_jonquetle capitaine Robert Jonquet (1942-1960)

1954 francia armand penverneArmand Penverne (1947-1959)

En 1953, les Rémois remportent le championnat sans contestation, présentant la meilleure attaque et la meilleure défense, avant d’enlever la Coupe latine au Milan AC, une première pour un club français. Le fameux « jeu à la rémoise », un jeu offensif, technique et rapide, et la science tactique de Batteux font des merveilles, à l’opposé du jeu physique en vogue jusqu’alors.

le-losc-saison-1954-1955Dépassés en toute fin de saison 1953-1954 par le Lille OSC, les Rémois prennent leur revanche la saison suivante. Ils s’inclinent en finale de la Coupe latine face au Real Madrid mais remportent facilement la première édition du Challenge des champions face aux Lillois. S’il domine incontestablement dans le jeu, comme l’illustre le nombre de ses joueurs en équipe de France lors de la Coupe du monde 1958, le Stade de Reims n’écrase cependant pas le championnat sur le plan des résultats, notamment parce que sa priorité va volontiers à la prestigieuse Coupe d’Europe des clubs champions, dont il atteint la finale à deux reprises, en 1956 qui verra Raymond Kopa signer au Real Madrid contre 52 millions de francs lors de l’inter-saison suivante, et en 1959.

Nice 1953-54

L’édition 1956 du championnat est remportée par les Niçois de Luis Carniglia, tandis que la première couronne stéphanoise est acquise en 1957 avec quatre points d’avance sur le RC Lens. Les meilleurs Verts de cette époque sont Claude Abbes, Kees Rijvers, le meneur de jeu Rachid Mekhloufi et Eugène N’Jo Léa, dirigés par Jean Snella. Les transferts en Champagne des attaquants Just Fontaine de l’OGC Nice et Roger Piantoni du FC Nancy en 1956 et 1957 permettent aux Rémois de remporter le doublé Coupe-championnat en 1958.

À l’épopée européenne rémoise de 1959 répond un nouveau titre de champion pour l’OGC Nice de Jean Luciano. L’Olympique de Marseille, dernier club à avoir participé à toutes les éditions du championnat de France, est à son tour relégué en Division 2.

Stade de Reims 1961-1962

Le Stade de Reims remporte deux nouveaux titres de championnat en 1960 et en 1962, en dominant avec une certaine facilité ses concurrents. Lors de cette dernière saison, il termine en tête, vainqueur de son dernier match 5-1, à égalité de points avec le Racing Club de Paris et avec la même différence de buts. Malgré la meilleure attaque du Racing, le titre est bien décerné aux Rémois, départagés à la moyenne de buts.

Cette déception marque la fin du grand Racing de Pierre Pibarot, une équipe particulièrement populaire et spectaculaire, dont l’attaquant Thadée Cisowski est plusieurs fois meilleur buteur du championnat. Trop irrégulière, elle est troisième en 1959 et 1960 et perd surtout le titre à la dernière journée à deux reprises, en 1961 face à l’AS Monaco, alors qu’une victoire lui assurait d’être sacrée championne de France, et en 1962 face au Stade de Reims.

Parmi les illustres « perdants » de cette époque figure également le Nîmes Olympique, mené par le buteur Hassan Akesbi et l’entraîneur Abdelkader Firoud, qui échouera régulièrement dans le trio de tête sans jamais arriver à décrocher le Graal. Just Fontaine doit arrêter sa carrière en 1962 et le Stade de Reims termine au deuxième rang la saison suivante derrière l’AS Monaco de Lucien Leduc, déjà championne de France en 1961.

Les parcours décevants en Coupe d’Europe et l’indépendance de Batteux vis-à-vis des dirigeants conduisent les responsables rémois à ne pas renouveler le contrat de l’entraîneur à la fin de la saison 1962-1963, marquant ainsi la fin de la domination du Stade de Reims sur le football français. En 1964, la règle de la moyenne de buts est remplacée par celle de la différence de buts.

1.6 Les Verts et les Canaris s’imposent 1963-1983
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1963-1983

Période LC trophyClub
1963-1964 st-etienne-8 AS Saint-Etienne (2)
1964-1965 FC-Nantes@5.-old-logo FC Nantes
1965-1966 FC-Nantes@5.-old-logo FC Nantes (2)
1966-1967 FC-Nantes@5.-old-logo FC Nantes (3)
1967-1968 st-etienne-8 AS Saint-Etienne (3)
1968-1969 st-etienne-8 AS Saint-Etienne (4)
1969-1970 st-etienne-8 AS Saint-Etienne (5)
1970-1971 marseille-1970 Olympique de Marseille (2)
1971-1972 marseille-1970 Olympique de Marseille (3)  
1972-1973 fc-Nantes-logo FC Nantes (4)
1973-1974 st-etienne-7 AS Saint-Etienne (6)
1974-1975 st-etienne-7 AS Saint-Etienne (7)
1975-1976 st-etienne-7 AS Saint-Etienne (8)
1976-1977 fc-Nantes-logo FC Nantes (5)
1977-1978 monaco AS Monaco (3)
1978-1979 Blason_RC_Strasbourg_1976 RC Strasbourg
1979-1980 fc-Nantes-logo FC Nantes (6)
1980-1981 Logo_asse_1980 AS Saint-Etienne (9)
1981-1982 monaco AS Monaco (4)
1982-1983 FC-Nantes-logo (2) FC Nantes (7)

1962-63-asse

Pour son retour dans l’élite en 1963, l’AS Saint-Étienne décroche un deuxième titre de champion à la surprise générale des observateurs. Dans le même temps, la relégation conjointe des grands anciens, le Stade de Reims, le RC Paris et l’OGC Nice, introduit vingt années de domination des Stéphanois sur le football français, qualifiées de « grande époque des Verts ».

Cependant les années d’après-titre sont plus difficiles : les Verts sont humiliés par les Suisses du FC La Chaux-de-Fonds au premier tour de la Coupe des clubs champions européens 1964-1965 et distancés par le FC Nantes de José Arribas en championnat. Il faut attendre 1967 pour les voir remporter de nouveau le championnat à l’issue d’un duel serré avec les Nantais. La saison suivante est celle de l’apothéose pour la méthode José Arribas : l’entraineur du FC Nantes accède à son premier titre de champion de France.

FC Nantes (1965-1966)

Le trophée est remporté après une victoire (2-1) sur l’AS Monaco devant 20 000 spectateurs. Jacky Simon, meilleur buteur du championnat avec vingt-quatre réalisations, devient le premier joueur du FC Nantes à porter le maillot de l’équipe de France. Le club complète son palmarès avec les victoires en Coupe de la Ligue et en Challenge des champions.

Les Nantais conservent leur titre de champion de France la saison suivante et terminent meilleure défense (36 buts), meilleure attaque (84 buts) et voient aussi le titre de meilleur buteur être glané par Philippe Gondet (avec 36 réalisations en 37 matchs de championnat). Néanmoins le club perd en finale de la coupe de France contre le RC Strasbourg (0-1) ainsi qu’au premier tour de la coupe des clubs champions européens contre les Yougoslaves du Partizan Belgrade, futurs finalistes de la compétition.

A.S. Saint-Etienne 1966-67

Il faut attendre 1967 pour voir les Stéphanois reprendre les rênes du championnat à l’issue d’un nouveau duel serré avec les Nantais. L’année suivante, la greffe prend exceptionnellement bien entre Albert Batteux et son nouveau club, l’AS Saint-Etienne, qui remporte dès sa prise de fonction le premier doublé Coupe-championnat de son histoire, en dominant ses concurrents assez largement.

Les hommes de Batteux conservent leur couronne la saison suivante, malgré la concurrence des Girondins de Bordeaux, faisant de l’ASSE le premier club vainqueur de trois titres de champion de France d’affilée.

A.S. Saint-Etienne 1970-71

En 1970, les Stéphanois remportent un triplé historique Coupe-championnat-Gambardella. Signes de la domination totale des Verts sur le football français, le dauphin en championnat, l’Olympique de Marseille, pointe à onze points en fin de saison, tandis que la finale de Coupe est remportée face à un FC Nantes ridiculisé par un cinglant 5-0.

L’année suivante et après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, l’Olympique de Marseille décroche le titre de champion de France, avec un duo d’attaquants composé de Josip Skoblar qui marque 44 buts, ce qui reste le record de buts inscrits en championnat sur une saison, et de Roger Magnusson.

1972--om - COUPE DE FRANCE

L’OM frappe ensuite un grand coup en recrutant, chez les Verts, Georges Carnus et Bernard Bosquier, qui lui permettront de réaliser pour la première fois de son histoire le doublé championnat-coupe la saison suivante. Dominés en 1973 par le FC Nantes, les Verts prennent leur revanche les années suivantes en signant deux nouveaux doublés Coupe-championnat en 1974 et 1975.

Mieux encore, ils vivent leur première épopée européenne en éliminant les Portugais du Sporting, l’Hajduk Split de Tomislav Ivić puis les Polonais du Ruch Chorzów avant de s’incliner en demi-finale face au Bayern Munich. Ils y gagnent une grande popularité à travers le pays.

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En 1975-1976, les Verts remportent le championnat de France pour la troisième année consécutive et réalisent un parcours européen resté dans les mémoires. Ils éliment successivement le KB Copenhague, les Glasgow Rangers, le Dynamo Kiev du ballon d’or Oleg Blokhine et enfin le PSV Eindhoven.

En finale, ils affrontent le 12 mai le Bayern Munich, double tenant du titre, au Hampden Park de Glasgow. Les Verts touchent deux fois les poteaux avant de s’incliner sur un but sur coup franc de Franz Roth.

Dans la fin des années 1970, la domination stéphano-nantaise n’est plus aussi pressante, l’AS Monaco enlevant deux titres en 1978 et 1982, tandis que le RC Strasbourg de l’entraîneur Gilbert Gress décroche l’édition 1979. Les recrutements du jeune Michel Platini et de l’international hollandais Johnny Rep replacent l’ASSE au sommet du football français en 1981 grâce à un Platini qui arrive au sommet de son art.

La course au titre de meilleur buteur de la saison 1970-1971 reste l’un des grands moments de cette période. Le Marseillais Josip Skoblar remporte finalement cette distinction avec 44 buts inscrits en 38 matchs devant le Stéphanois Salif Keita et ses 42 buts

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À l’image des treize buts inscrits en phase finale de Coupe du monde par Just Fontaine en 1958, ce record de 44 buts sur une saison apparaît comme inaccessible, même pour des buteurs en série comme l’Argentin Carlos Bianchi qui plafonne à 37 buts en 38 matchs en 1977-1978.

Parmi les autres grands buteurs de ces années, on compte :

  • Philippe Gondet (36 buts en 1965-1966)
  • Delio Onnis (299 buts de 1972 à 1986)
  • Bernard Lacombe (255 buts de 1970 à 1987)
  • Hervé Revelli (216 buts de 1966 à 1975)

1.7 Girondins de Bordeaux et Olympique de Marseille en patron 1983-1993

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palmares

1983-1993

Période LC trophyClub
1983-1984 Girondins_de_Bordeaux-1980-1990 Girondins de Bordeaux (2)
1984-1985 Girondins_de_Bordeaux-1980-1990 Girondins de Bordeaux (3)
1985-1986 Logo_PSG_1982 Paris Saint-Germain
1986-1987 Girondins_de_Bordeaux-1980-1990 Girondins de Bordeaux (4) 
1987-1988 monaco AS Monaco (5)
1988-1989 1986.1990 Olympique de Marseille (4)
1989-1990 1986.1990 Olympique de Marseille (5)
1990-1991 1990.1993 Olympique de Marseille (6)
1991-1992 1990.1993 Olympique de Marseille (7)
1992-1993 1990.1993 Olympique de Marseille (8) Retirer par LFP

1980-81-fcgbDans le milieu des années 1980, les Girondins sont l’équipe-phare du football français. Ils remportent trois titres en 1984, 1985 et 1987, deux coupes de France et se qualifient chaque année pour les coupes d’Europe. Ils manquent de peu la consécration européenne par deux fois. En 1985, ils sont battus en demi-finale de la Coupe des Champions par la Juventus de Michel Platini. En 1987, les Girondins sont de nouveau sortis en demi-finale de la Coupe des Coupes par le Lokomotive Leipzig.

1986-coupe-de-franceLe 30 avril 1986, Bordeaux remporte la Coupe de France de football face à l’Olympique de Marseille, en pleine ascension au début des années Tapie, en s’imposant 2-1 après prolongation grâce à un somptueux but de Giresse sur Joseph-Antoine Bell. L’année suivante est réalisé son premier et seul doublé en devançant l’Olympique de Marseille de quatre points en championnat et dominant ces mêmes Marseillais (2-0) en finale de la Coupe.

Au terme de la saison 1990-1991 où le club finit dixième, la DNCG décide de reléguer administrativement les Girondins de Bordeaux en D2 en raison de leur déficit budgétaire (environ 45 millions d’euros actuels). Durant cette période de domination bordelaise, deux autres clubs décrochent tout de même un titre de champion de France : le Paris Saint-Germain en 1986 et l’AS Monaco en 1988 avec à sa tête un certain Arsène Wenger.

S’ensuit une longue période de domination marseillaise connue sous le nom d’ère Tapie, du nom du président marseillais de l’époque Bernard Tapie, qui voit se succéder à l’OM de grands ou futurs grands joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Éric Cantona et des entraîneurs de renom tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals.

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Le club, après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, remporte quatre championnats de France de 1989 à 1992 et une coupe de France en 1989. Régulièrement qualifié en coupe d’Europe, il atteint les demi-finales de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l’Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp, puis les demi-finales de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne.

En 1991, Marseille échoue en finale de Coupe d’Europe des clubs champions face à l’Étoile rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3), après avoir notamment éliminé en quarts de finale le Milan AC, double tenant du titre. L’AC Milan de Frank Rijkaard, Marco van Basten et Jean-Pierre Papin est encore défait par l’Olympique de Marseille, cette fois en finale de la Ligue des champions à Munich (1-0), le 26 mai 1993 d’un but de la tête de Basile Boli.

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Il s’agit de la première victoire d’un club français en Coupe d’Europe, qui est terni dans la foulée par l’affaire VA-OM, une affaire de corruption qui éclate à la suite du match de championnat entre l’Olympique de Marseille et l’US Valenciennes-Anzin, des joueurs valenciennois déclarant avoir reçu des sommes d’argent d’émissaires de l’équipe adverse pour lever le pied durant le match.

Le 22 septembre, la fédération française suspend l’attribution à l’OM du titre de champion de France pour la saison 1992-1993, ainsi que les licences de Jean-Pierre Bernès et des joueurs impliqués.

1.8 Années d’alternance 1993-2001

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palmares

1993-2001

Période LC trophyClub
1993-1994 PSG_1992 Paris Saint-Germain (2)
1994-1995 nantes-4 FC Nantes (8)
1995-1996 auxerre-2 AJ Auxerre
1996-1997 monaco AS Monaco (4)
1997-1998 RC_Lens_(1994-1998) RC Lens
1998-1999 bordeaux-2 Girondins de Bordeaux (5)
2000-2001 monaco AS Monaco (5)

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En 1993-1994, le brésilien Raí renforce l’effectif du Paris Saint-Germain, qui s’installe en tête du championnat en octobre pour ne plus la lâcher, décrochant enfin un titre face au rival marseillais qui est de plus rétrogradé administrativement.

La saison suivante est celle du renouveau du FC Nantes, qui a atteint la finale de la coupe de France 1993 avec des joueurs comme Patrice Loko, Christian Karembeu, Claude Makelele ou Nicolas Ouédec avant de dominer le championnat de France 1995. Les Canaris remportent alors le septième titre du club, réalisant un record de trente-deux matches d’affilée sans défaite.

Lors de la saison 1995-1996, le championnat est d’abord largement dominé par le Paris Saint-Germain, qui est sacré champion d’automne avec sept points d’avance sur l’AJ Auxerre de Guy Roux et le FC Metz. Pourtant l’équipe parisienne réalise de nombreuses contre-performances en février et mars, au point d’être dépassée par les Bourguignons fin mars.

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Le 4 mai, l’AJ Auxerre remporte sa deuxième Coupe de France en battant le Nîmes Olympique (2-1), avant d’être sacrée championne de France pour la première fois de son histoire à la surprise générale et de réaliser ainsi le doublé Coupe-Championnat.

Le Paris SG se console en remportant le 8 mai la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe, une première pour un club français, face au Rapid Vienne. Lors de sa seconde année à la tête de l’AS Monaco, Jean Tigana empoche le titre de champion de France 1997 avec son équipe, composée notamment de Franck Dumas, Sylvain Legwinski, Fabien Barthez, Thierry Henry, Victor Ikpeba, Emmanuel Petit et Vicenzo Scifo.

Il emmène l’ASM en demi-finales de la Coupe UEFA, seulement défait par l’Inter Milan, et de la Coupe de la Ligue face à au RC Strasbourg.

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La saison suivante, le championnat est animé par deux outsiders que sont le RC Lens et le FC Metz, deux équipes au palmarès encore vierge dans cette compétition. Au coude à coude tout au long de la saison, c’est finalement les Nordistes qui remportent le titre, à la différence de buts.

Le championnat 1998-99 voit également un coude à coude tout au long de la saison entre les Girondins de Bordeaux, dirigés par Élie Baup, et l’Olympique de Marseille de Rolland Courbis. Lors de la dernière journée de la saison, les deux équipes sont respectivement à 69 et 68 points avec donc l’avantage pour les Girondins.

L’OM se déplace chez le FC Nantes tandis que les Bordelais doivent ramener la victoire du Parc des Princes face au Paris Saint-Germain. Alors que l’OM ouvre le score à la 38e minute par Robert Pirès, Bordelais et Parisiens sont à égalité 2 buts partout quand Baup fait rentrer Pascal Feindouno, qui vient battre Bernard Lama à la 89e minute, offrant le premier titre depuis douze saisons aux Girondins.

La saison suivante, l’AS Monaco domine le championnat grâce à des joueurs comme Fabien Barthez, Willy Sagnol, David Trezeguet, Dado Pršo, Rafael Márquez, John Arne Riise, Pablo Contreras, Marco Simone, Philippe Christanval, Marcelo Gallardo, Sabri Lamouchi et Ludovic Giuly qui connaîtront tous de grandes carrières par la suite. Le club du Rocher remporte ainsi son septième titre de champion de France mais souffre l’année suivante des départs de ses meilleurs joueurs.

FC Nantes 2000-2001

En 2000-2001, Raynald Denoueix et son équipe de jeunes joueurs, en grande partie formés au FC Nantes et qui ont déjà remporté deux coupes de France en 1999 et 2000, décrochent le huitième titre de champion de France du club.

1.9 Hégémonie lyonnaise

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2001-2008

Période LC trophyClub
2001-2002 lc-ol- Olympique Lyonnais
2002-2003 lc-ol- Olympique Lyonnais (2)
2003-2004 lc-ol- Olympique Lyonnais (3)
2004-2005 lc-ol- Olympique Lyonnais (4)
2005-2006 lc-ol- Olympique Lyonnais (5)
2006-2007 lc-ol- Olympique Lyonnais (6)
2007-2008 lc-ol- Olympique Lyonnais (7)

En 2002, l’Olympique lyonnais obtient son premier titre de champion de France lors de la dernière journée. S’ensuit alors une série inédite de sept titres consécutifs de champion de France.

L’Olympique lyonnais débute le championnat 2001-2002 avec une étiquette de favori. Alors que le club lyonnais est en tête lors de la neuvième journée, il est peu à peu distancé par le leader lensois, qui compte sept points d’avance au soir de la dix-neuvième journée. Mais l’écart ne va cesser de diminuer, à tel point qu’à la veille de la dernière journée, un seul point départage les deux équipes, qui s’affrontent au stade de Gerland.

Grégory coupet remporte sept titres consécutifs

Grégory CoupetLe duel tourne en faveur de l’Olympique lyonnais qui s’impose par trois buts à un et remporte ainsi son premier titre de champion. L’année suivante, le scénario est similaire, après un début de saison poussif, l’Olympique lyonnais rattrape le peloton de tête à mi-saison. À dix journées de la fin, le club est quatrième et compte six points de retard sur l’Olympique de Marseille, mais six victoires consécutives lui permettent de prendre la tête au soir de la trente-deuxième journée, qu’il conserve jusqu’à la fin du championnat. La saison 2003-2004 voit l’Olympique lyonnais de Paul Le Guen proposer un jeu plus offensif, qui permet à l’équipe de remporter un troisième titre d’affilée à l’issue d’un duel serré avec l’AS Monaco.

En Ligue des champions, l’OL se hisse jusqu’en quart de finale avant d’être battu par le futur vainqueur de la compétition, le FC Porto. La saison suivante, l’OL est plus dominateur en championnat, en tête dès la dixième journée, les Lyonnais terminent avec douze points d’avance sur leur dauphin, le Lille OSC. En Ligue des champions, ils s’arrêtent de nouveau en quart de finale, éliminés aux tirs au but par le PSV Eindhoven. L’équipe survole de nouveau le championnat 2005-2006, quinze points la séparant des Girondins de Bordeaux à la fin de la saison.

L’année suivante, l’OL accentue encore sa domination, puisque les Lyonnais ne chutent pour la première fois que face au Stade rennais le 4 novembre, après neuf victoires consécutives. La deuxième moitié de saison est plus difficile, en mars 2007, l’OL se fait éliminer en huitième de finale de la Ligue des champions par l’AS Rome, puis perd la finale de la Coupe de la ligue contre les Girondins de Bordeaux. Le club conserve néanmoins le titre champion de France, cinq matchs avant la fin de la saison, et égale son record du plus grand nombre de victoires à l’extérieur. Bien qu’en tête tout au long de la saison, l’OL doit affronter la concurrence des Girondins de Bordeaux jusqu’à la dernière journée.

En disposant de l’AJ Auxerre, l’Olympique lyonnais est champion pour la septième fois consécutive et bat ainsi le record du nombre de championnats gagnés consécutivement en France. Il remporte une semaine plus tard la coupe de France en prenant le dessus sur le Paris Saint-Germain, ce qui lui permet de fêter le premier doublé de son histoire. Entre le titre de 2002 et celui de 2007, l’effectif est renouvelé à 80 % et quatre entraîneurs se succèdent. Il s’agit de Jacques Santini, Paul Le Guen, Gérard Houllier et Alain Perrin mais cela ne remet pas en cause la stabilité garantie par le duo Bernard Lacombe et Jean-Michel Aulas, qui explique en grande partie le succès du club.

1.10 Période ouverte 2008-2012

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palmares

Période LC trophyClub
2008-2009 lc-girondins-bordeaux Girondins de Bordeaux (6)
2009-2010 lc-om Olympique de Marseille (9)
2010-2011 lc-losc Lille OSC (2)
2011-2012 lc-montpelier-hsc Montpellier HSC

Lors de la saison 2008-2009, les Girondins de Bordeaux remportent leur troisième Coupe de la Ligue face au Vannes OC, rejoignant le Paris Saint-Germain en tant que club ayant le plus de victoires dans cette compétition. À la lutte avec l’Olympique de Marseille, le club termine sa saison sur une série de onze victoires consécutives. Il devient champion le 30 mai 2009 sur le terrain du Stade Malherbe Caen et remporte le sixième trophée de Champion de France de son histoire.

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La saison suivante, l’OM de Didier Deschamps est renforcé par les arrivées des internationaux argentins Lucho Gonzalez et Gabriel Heinze ainsi que par celle de l’ex-Girondin Souleymane Diawara. Le club brise sa série de dix-sept ans sans titre majeur le 27 mars 2010 en remportant la Coupe de la Ligue face aux Girondins de Bordeaux (3-1), puis en étant sacré champion de France 2010 deux journées avant la fin de la saison.

Cette décennie est marquée par les finances des clubs qui posent problèmes depuis 2008-2009. En effet, ceux qui compensaient leurs déficits d’exploitation en vendant leurs meilleurs joueurs ne le peuvent plus depuis l’apparition d’une crise du marché des transferts en Europe, liée aux difficultés économiques que traverse le Vieux Continent. Les clubs de première et deuxième divisions présentent un bénéfice d’environ 50 millions d’euros par saison de 2005-2006 à 2008-2009 alors que 71 % de leurs recettes sont affectées aux salaires, contre 61 % en Allemagne et 60 % en Angleterre.

Mavuba_CSKA-LOSCRio Mavuba, capitaine du LOSC, est sacré champion de France en 2011. La saison 2010-2011 est importante dans l’histoire du Lille OSC puisque ce dernier réalise le doublé championnat-coupe de France, titres qui lui échappent respectivement depuis 1954 et 1955. Le LOSC termine le championnat à la première place devant le champion sortant, l’Olympique de Marseille, et bat en finale de coupe le Paris Saint-Germain, tenant du titre, au stade de France. Ce doublé est le deuxième de l’histoire des Dogues après celui de la saison 1945-1946 et le seizième de l’histoire du football français. Lors de la saison 2011-2012, le Montpellier HSC déjoue tous les pronostics de début de saison en devenant pour la première fois de son histoire champion de France lors de l’ultime journée d’une saison où le club n’aura quitté qu’une seule fois les deux premières places.

1.11 La suprématie parisienne depuis 2012

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palmares

Période LC Club
2012-2013 lc-PSG Paris Saint-Germain (3)
2013-2014 lc-PSG Paris Saint-Germain (4)
2014-2015 lc-PSG Paris Saint-Germain (5)
2015-2016 lc-PSG Paris Saint-Germain (6)
2016-2017

Un an après l’arrivée du fonds d’investissement Qatar Sports Investments (QSI), le Paris Saint-Germain remporte en 2012-2013 son troisième titre de champion sous la direction de l’Italien Carlo Ancelotti, après dix-neuf ans d’attente, en s’imposant à deux journées de la fin sur la pelouse de l’Olympique lyonnais (0-1)94, oubliant sa déception de l’année précédente et la place de dauphin derrière le Montpellier HSC. Ce titre est acquis en partie grâce à Zlatan Ibrahimović, meilleur buteur cette saison-là, avec plus de trente réalisations du jamais vu en France depuis la saison 1989-1990 et le ballon d’Or Jean-Pierre Papin.

La saison suivante, la formation parisienne conserve son titre de champion de France, le premier club français à réaliser cela depuis 2008 et l’Olympique lyonnais. Il s’agit alors du quatrième titre du PSG dans son histoire, rejoignant l’OGC Nice. Durant cette saison, Paris bat deux records : celui du nombre de points (89) et du nombre de victoires (27) sur une saison. Le Paris Sant-Germain réalise également le doublé en remportant la Coupe de la Ligue.

Durant la saison 2014-2015, le PSG conserve son titre de champion difficilement, après avoir pris les rênes du classement seulement à partir de la trentième journée. En effet, d’abord l’Olympique de Marseille durant l’automne et l’Olympique lyonnais au cours de l’hiver ont empêché le club parisien de ravir le titre plus tôt. En parallèle, le Paris Saint-Germain réalise le quadruplé inédit dans l’histoire du football français et européen avec quatre titres à son actif durant cette saison, il s’agit de la Coupe de la Ligue, la Coupe de France, le Trophée des champions et enfin le championnat.

La saison 2015-2016 voit le Paris Saint-Germain battre tous les records en remportant le championnat dès la trentième journée en battant Troyes sur un score lui aussi historique (0-9), il s’agit alors du record de la plus large victoire à l’extérieur et du titre acquis le plus tôt, alors que l’hiver n’est même pas encore terminé. Il permet au club parisien de ravir le titre une quatrième fois consécutive et une sixième fois dans son histoire, se rapprochant peu à peu des hauteurs du palmarès français.

2 Palmarès et Statistiques

2.1 Palmarès

Article détaillé: Palmarès du championnat de France de football

 Palmarès des clubs champions de France

Depuis le premier championnat de France professionnel en 1932-1933 jusqu’à la saison 2015-2016, 78 titres ont été mis en jeu. Sur les 19 clubs qui sont parvenus à remporter le championnat, les plus titrés sont l’AS Saint-Étienne, l’Olympique de Marseille et le FC Nantes avec respectivement dix, neuf et huit titres. Le tableau suivant liste les clubs vainqueurs du championnat de France et, pour chaque club, la division dans laquelle ils évoluent lors de la saison 2015-2016, le nombre de titre(s) remporté(s) et les années correspondantes par ordre chronologique.

 Palmarès des clubs champions de France

R LC Club Vainqueur Titres Années
1 lc-as-st-etienne AS Saint-Étienne 10 Titres 1957, 1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976, 1981
2 lc-om Olympique de Marseille 9 Titres 1937, 1948, 1971, 1972, 1989, 1990, 1991, 1992, 2010
3 lc-fc-nantes FC Nantes 8 Titres 1965, 1966, 1973, 1977, 1980, 1983, 1995, 2001
4 lc-Monaco_AS   AS Monaco 7 Titres 1961, 1963, 1978, 1982, 1988, 1997, 2000
lc-ol-    Olympique Lyonnais 7 Titres 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008
6 lc-stade-de-reims Stade de Reims 6 Titres 1949, 1953, 1955, 1958, 1960, 1962
lc-girondins-bordeaux Girondins de Bordeaux 6 Titres 1950, 1984, 1985, 1987, 1999, 2009
8 lc-PSG Paris Saint-Germain 5 Titres 1986, 1994, 2013, 2014, 2015, 2016
9 lc-ogc-nice OGC Nice 4 Titres 1951, 1952, 1956, 1959
10 lc-losc Lille OSC 3 Titres 1946, 1954, 2011
11 lc-sochaux-montbeliard FC Sochaux-Montbéliard 2 Titres 1935, 1938
Fc_sète FC Sète 2 Titres 1934, 1939
13 lc-olympique-lillois Olympique Lillois 1 Titre 1933
Racing_Paris_(1932-1966).svg RC Paris 1 Titre 1936
CO_Roubaix_Tourcoing.svg CO Roubaix-Tourcoing 1 Titre 1947
lc-rc-strasbourg RC Strasbourg 1 Titre 1979
lc-aja AJ Auxerre 1 Titre 1996
lc-rc-lens RC Lens 1 Titre 1998
lc-montpelier-hsc Montpellier HSC 1 Titre 2012

2.2 Statistiques et records

statistiques

 Article détaillé : Statistiques du championnat de France

En soixante-quinze éditions du championnat de France, de nombreux records ont été établis par les différents clubs participant à cette compétition. À ce jour, le record d’affluence moyenne sur une saison est de 23 154 spectateurs par match, réalisé lors du championnat 2006-2007, alors que le record d’affluence pour un match est détenu par la confrontation entre le Lille OSC et l’Olympique lyonnais du 7 mars 2009 au Stade de France, avec 78 056 spectateurs.

Le record de buts sur une saison est de 1 334 buts inscrits (3,51 par match), lors de la saison 1946-1947 pour un championnat à vingt clubs et de 1 138 buts inscrits (3,71 par match) lors de la saison 1948-1949 pour un championnat à dix-huit clubs. Les joueurs ont été le plus sanctionnés par les arbitres lors du championnat 2002-2003, puisque cette saison détient le record du plus grand nombre de cartons jaunes (1 654) et le record du plus grand nombre de cartons rouges (131).

2.2.1 Clubs

Stats

Les dix clubs ayant le plus de participations au début de la saison 2015-2016

Rang LC Clubs Saisons Matchs joués
1 FC Sochaux-Montbéliard FC Sochaux-Montbéliard 66 2368
2 Olympique de Marseille Olympique de Marseille 66 2322
3 Girondins de Bordeaux Girondins de Bordeaux 63 2288
4 AS Saint-Etienne AS Saint-Etienne 63 2276
5 Stade Rennais FC Stade Rennais 59 2080
6 RC Lens RC Lens 58 2120
7 FC Metz FC Metz 58 2080
8 AS Monaco AS Monaco 57 2076
9 Olympique Lyonnais Olympique Lyonnais 57 2072
10 OGC Nice OGC Nice 57 2048

Clubs

Article détaillé : Classement du championnat de France de football toutes saisons confondues

  • Le club ayant disputé le plus grand nombre de saisons en première division depuis la création du championnat est le FC Sochaux-Montbéliard, avec soixante-cinq apparitions au plus haut niveau depuis 1932, alors que le club ayant disputé le plus de saisons d’affilée en première division est le FC Nantes, avec quarante-quatre saisons entre 1962 et 2007.
  • Le plus grand nombre de points récoltés lors d’une même saison est détenu par le Paris SG , avec 89 points en 2013-2014 (victoires à trois points), alors que les records de points récoltés sur une même saison à domicile et à l’extérieur sont respectivement détenus par le Montpellier HSC (avec 50 points lors de la saison 2011-2012) et par l’Olympique de Marseille (avec 42 points lors de la saison 2008-2009, victoires à trois points).
  • Le record d’invincibilité d’un club en première division est détenu par le FC Nantes avec 32 matches sans défaite entre la 1re à la 32e journée la saison 1994-199596. Les Canaris détiennent également le record d’invincibilité à domicile avec 92 matches sans défaite du 15 mai 1976 au 7 avril 1981.
  • Le plus grand nombre de victoires consécutives est détenu par les Girondins de Bordeaux avec quatorze victoires à cheval entre la saison 2008-2009 et la saison 2009-2010.
  • Le plus grand nombre de défaites consécutives est détenu par le Cercle Athlétique de Paris avec douze défaites lors de la saison 1933-193497 et par le Grenoble Foot à cheval entre la saison 2008-2009 et la saison 2009-2010.
  • Le record du plus grand nombre de buts marqués sur une saison est détenu par le RC Paris avec 118 buts lors de la saison 1959-1960 tandis que le record du plus petit nombre de buts encaissés sur une saison est détenu par l’Olympique de Marseille avec 21 buts lors de la saison 1991-1992.
  • Le record de la plus grande différence de buts sur une saison est détenu par le Stade de Reims avec 109 buts marqués pour 46 buts encaissés (soit une différence positive de 63) lors de la saison 1959-1960.
  • La plus large victoire enregistrée lors d’un match de première division est celle du FC Sochaux-Montbéliard face à l’US Valenciennes-Anzin lors de la saison 1935-1936 (12-1).

2.2.2 Joueurs

Articles détaillés : Statistiques du championnat de France et Meilleurs buteurs du championnat de France 

buteurs

joueurs

Les cinq joueurs ayant joué le plus de matchs en championnat

Delio Onnis

Delio Onnis, meilleur buteur de l’histoire de première division

Rang Poste LP Pays Nom, prénom Matchs
1 silhouette-footballeur.gif Argentina.ping Argentine Delio Onnis 299
2 gardiens de but France.ping France Bernard Lacombe 255
3 gardiens de but France.ping France Hervé Revelli 216
4 silhouette-footballeur.gif France.ping France Roger Courtois 210
5 silhouette-footballeur.gif France.ping France Thadée Cisowski 210

  Les cinq meilleurs buteurs de l’histoire du championnat

W001I_Landreau2511

Mickaël Landreau, 618 matchs

Rang Poste LP Pays Nom, prénom Matchs
1 gardiens de but France.ping France Mickaël Landreau 618
2 gardiens de but France.ping France Jean-Luc Ettori 602
3 gardiens de but France.ping France Dominique Dropsy 596
4 gardiens de but France.ping France Dominique Baratelli 593
5 silhouette-footballeur.gif France.ping France Alain Giresse 586

Record futebol

  • Le joueur ayant joué le plus de matches en première division est le gardien de but Mickaël Landreau, qui compte pas moins de 618 matchs en première division avec 4 clubs différents, le FC Nantes (1996-2006), le Paris SG (2006-2009), le Lille OSC (2009-2012) et le SC Bastia (2012-2014). Il est suivi par deux autres gardiens de buts : Jean-Luc Ettori (602 matches) et Dominique Dropsy (596 matches).
  • Le joueur ayant joué le plus grand nombre de matches consécutifs en première division est également un gardien de but, il s’agit de Fabien Cool pour ses 306 rencontres avec l’AJ Auxerre.
  • Le joueur de champ ayant joué le plus de matchs de première division est Alain Giresse qui se classe cinquième du classement général avec 586 matches entre 1970 et 198899. Jean-Pierre Papin, cinq fois meilleur buteur du championnat. Le record d’invincibilité pour un gardien de but est détenu par Gaëtan Huard, qui a gardé les buts des Girondins de Bordeaux inviolés durant 1 176 minutes lors de la saison 1992-1993.
  • Le meilleur buteur de l’histoire de la première division est l’Argentin Delio Onnis, qui a inscrit 299 buts en 449 matches entre 1971 et 1986. Il est suivi par les Français Bernard Lacombe et Hervé Revelli, avec respectivement 255 buts en 497 matches et 216 buts en 389 matches.
  • Le meilleur buteur sur une saison est le Yougoslave Josip Skoblar qui inscrit 44 buts avec l’Olympique de Marseille lors de la saison 1970-1971.
  • Le meilleur buteur français sur une saison est Philippe Gondet avec le FC Nantes durant le championnat 1965-1966. Jean-Pierre Papin est le joueur ayant décroché le plus grand nombre de titres de meilleur buteur du championnat de France consécutifs en remportant cinq titres entre les saisons 1987-1988 et 1991-1992.
  • Le record de buts inscrits en un seul match est codétenu par Jean Nicolas, avec le FC Rouen, et le Suisse André Abegglen, avec le FC Sochaux-Montbéliard, en inscrivant tous deux sept buts face à l’US Valenciennes, respectivement le 1er mai 1938 et le 25 août 1935.
  • Le but le plus rapide est celui de Michel Rio, joueur du SM Caen, inscrit le 15 février 1992 contre l’AS Cannes dès la huitième seconde du match100.
  • Le joueur ayant été le plus expulsé lors de matchs de première division est Cyril Rool avec vingt-deux cartons rouges obtenus tout au long de sa carrière.
  • Le plus jeune joueur à participer à un match de première division est Laurent Paganelli, le 25 août 1978 avec l’AS Saint-Étienne, alors qu’il n’avait que quinze ans et dix mois.

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entraineurs

2.2.3 Entraîneurs

Article détaillé : Statistiques des entraîneurs du championnat de France

guy-roux

Les cinq entraîneurs à avoir coaché le plus de matchs de championnat

Rang Saison LP Nom, prénom M   V  D  N
1 1980-2007 France Guy Roux 894 375 258 261
2 1955-1982 France Abdelkader Firoud 782 323 195 264
3 1950-1979 France Albert Batteux 655 367 131 151
4 1963-1982 France José Arribas 654 275 196 196
5 1955-1974 France Louis Dugauguez 603 219 163 221
  • L’entraîneur détenant le record de matchs passés sur le banc d’une équipe évoluant dans le championnat de France de football de première division est Guy Roux avec 894 matchs coachés entre 1980 et 2007 avec l’AJ Auxerre et le RC Lens. Il est suivi par Abdelkader Firoud avec 782 matchs coachés entre 1955 et 1982 pour le Nîmes Olympique, le Toulouse FC et le Montpellier HSC, et par Albert Batteux avec 655 matchs coachés entre 1950 et 1979 avec le Stade de Reims, l’AS Saint-Étienne et l’OGC Nice.
  • L’entraîneur ayant remporté le plus de fois le titre de champion de France est Albert Batteux, à huit reprises, dont cinq avec le Stade de Reims (1953, 1955, 1958, 1960, 1962) et trois avec l’AS Saint-Étienne (1968, 1969, 1970). Il est suivi par Robert Herbin et par Lucien Leduc qui l’ont remporté tous deux à quatre reprises avec l’AS Saint-Étienne (1974, 1975, 1976, 1981) pour le premier et avec l’AS Monaco (1961, 1963, 1978) et l’Olympique de Marseille (1971) pour le deuxième.

Distinctions individuelles

Il y a plusieurs distinctions individuelles attribuées au terme d’une saison du championnat de France. Si France Football attribue des récompenses depuis 1956, les trophées UNFP ne leur font concurrence que depuis 1994.

Statistiques des entraîneurs du championnat de France de football

Le tableau répertorie les statistiques des entraîneurs ayant dirigé un minimum de 300 matchs de Division 1/Ligue 1, classés par nombre de matchs dirigés. Seuls les matchs de Division 1/Ligue 1 sont pris en compte.

R LP Entraîneur Saisons M V N D %Vict Equipes
1 France Guy Roux 1980-2007 894 375 261 258 41,9 Auxerre, Lens
2 France Kader Firoud 1955-1982 782 323 264 195 41,3 Nîmes,Toulouse FC, Montpellier
3 France Albert Batteux 1950-1979 655 367 157 131 56,0 Reims, saint-Etienne, Nice
4 France José Arribas 1963-1982 654 275 196 196 42,0 Nantes, Marseille, Lille
5 France Louis Dugauguez 1955-1974 603 196 191 216 32,5 Sedan
6 France Jean Fernandez 1987-2013 603 196 191 216 32,5 Cannes,Nice,Marseille,Lille,Sochaux, Metz, Auxerre, Nancy, Montpellier
7 France Joël Muller 1989-2006 577 204 187 186 35,9 Metz, Lens
France Claude Puel 1998-2016 577 244 163 170 42,2 Monaco, Lille, Lyon, Nice
9 France Michel le Milinaire 1976-1996 570 182 216 172 31,9 Laval, Rennes
10 France Jean Snella 1950-1980 565 258 137 170 45,7 Saint-Etienne, Nice, Metz
 11 France Aimé Jacquet 1975-1991 560 244 148 168 43,6 Lyon, Bordx, Montpellier, Nancy
 12 France Antoine Redin 1970-1986 556 193 146 217 34,7 Nancy, Bastia
13 France André Gérard 1949-1972 534 206 129 199 38,6 Bordeaux,Nancy,Toulon,Stade Français,Rouen
 13 France André Gérard 1949-1972 534 206 129 199 38,6 Bordeaux,Nancy,Toulon,Stade Français,Rouen
14 France Frédéric Antonetti 1994- 533 197 154 181 36,9 Bastia, Nice, Rennes
 15 France Robert Herbin 1972-1990 529 262 127 140 49,5 Saint Étienne, Lyon
 16 France Elie Baup 1994-2013 501 194 145 161 36,1 Saint-Etienne, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Marseille
 17 France Jacques Santini 1985-2006 500 192 147 161 38,4 Toulouse, Lille, Saint Etienne, Sochaux, Lyon, Auxerre
 18 France Rolland Courbis 1986- 494 187 156 151 37,8 Toulon, Bordeaux, Marseille, Lens, Ajaccio, Montpellier
 19 France Pierre Pibarot 1947-1967 492 210 112 170 42,7 Alès, Nîmes, R.C. Paris
 20 France JClaude Suaudeau 1982-1988 488 222 152 114 45,5 Nantes(1991-1997)
 21 France Robert Domergue 1956-1974 488 222 152 114 45,5 Valenciennes, Marseille, Strasbourg
 22 France Jules Bigot 1950-1966 464 187 114 163 40,3 Le Havre,Rouen,Toulouse,Lens,Lille
 23 France Lucien Leduc 1958-1984 457 226 105 126 49,5 Monaco, Angers,Marseille,Reims,Psg
 24 France Guy Lacombe 1995-2011 419 138 142 139 32,9 Cannes, Toulouse, Guingamp, Sochaux, Paris SG, Rennes, Monaco
 25 France André Cheuva 1946-1959 409 196 84 129 47,9 Lille
 26 France Arsène Wenger 1984-1995 388 165 114 109 33,8 Nancy, Monaco
 27 France Christian Gourcuff 1998-2014 372 117 109 121 31,4 Lorient, Rennes
 28 France Elie Fruchart 1962-1981 363 119 96 148 32,8 Lens, Reims, Angers
 29 France Aimé Mignot 1968-1979 357 130 90 137 36,4 Lyon, Angers
 30 France Henryk Kasperczak 1979-1999 356 101 120 135 28,4 Metz, St-Étienne, Strasbourg, Matra Racing, Montpellier, Lille, Bastia
 31 France Pierre Cahuzac 1971-1985 254 148 74 132 41,8 Bastia, Toulouse, Marseille
 32 France Pierre Flamion 1958-1979 350 117 91 142 33,4 Limoges, Metz, Troyes, Reims
 33 France Francis Gillot 2005-2014 339 124 110 105 36,6 Lens, Sochaux, Bordeaux
34 France Pierre Mosca 1981-1991 335 115 101 119 34,3 Sochaux, Rennes, Montpellier, Toulouse,Toulon
 35 France Gérard Gili 1988-2004 315 119 102 94 37,8 Marseille, Bordx, Montpellier, Bastia
 36 France Silvester Takač 1984-1997 316 96 96 124 30,4 Sochaux, R.C. Paris, Nice
 37 France Paul Le Guen 1998-2009 311 145 77 89 46,6 Rennes, Lyon, Paris S.G.
 38 France Henri Roessler 1945-1954 310 142 72 96 45,8 Reims, Marseille
 39 France Jean Prouff 1964-1972 309 112 77 120 36,2 Reims, Rennes

2.2.4 Distinctions individuelles

Il y a plusieurs distinctions individuelles attribuées au terme d’une saison du championnat de France. Si France Football attribue des récompenses depuis 1956, les trophées UNFP ne leur font concurrence que depuis 1994.

Les récompenses France Football

Article détaillé : 2.3 Étoile d’or
Le trophée de l’Étoile d’or récompense le joueur le plus performant et régulier de la saison de première division du championnat de France, sans distinction de nationalité. Il est décerné à la fin de chaque saison au joueur ayant obtenu la meilleure moyenne d’étoiles attribuées à l’occasion de chaque match de championnat. La note d’un joueur est comprise entre 0 (cas d’un joueur expulsé) et 10 (auparavant 6) étoiles (attribuée de façon rarissime). Depuis la saison 1992-1993, un classement spécifique est établi pour les gardiens de but.

Le premier joueur à avoir remporté cette distinction est le Hollandais Kees Rijvers en 1957. Par la suite deux joueurs de champs et deux gardiens de but se sont illustrés en remportant à trois reprises l’Étoile d’or d’une saison. Il s’agit du Franco-Algérien Rachid Mekhloufi en 1964, 1966 et 1967, du Français Roger Lemerre en 1966, 1968 et 1969, et des gardiens de but Christophe Revault en 1995, 1996 et 1997 et Hugo Lloris en 2008, 2010 et 2011. Les deux derniers lauréats de ce trophée sont le suédois Zlatan Ibrahimović et le gardien français Benoît Costil après leurs performances en 2014.

France Football a attribué également depuis 1973 un trophée au meilleur entraîneur français de l’année.

Les récompenses UNFP

Article détaillé : Trophées UNFP du football

trophees_unfp

Trophées UNFP du football

trophees_unfp_2015_uneCréée en 1988 sous le nom des « Oscars du football », la cérémonie change de nom en 2004. Elle est organisée par l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) en mai à la fin de la saison de football.

Quatre grandes récompenses concernent les acteurs du championnat de France de première division :

  • le « Meilleur joueur de l’année »,
  • le « Meilleur espoir de l’année »
  • le « Meilleur gardien de l’année »Le trophée du meilleur gardien n’est remis que depuis 2002.
  • le « Meilleur entraineur de l’année ».

Depuis 1994, seuls trois joueurs ont remporté à deux reprises le trophée de meilleur joueur :

  • Pedro Miguel Pauleta, en 2002 et 2003
  • Eden Hazard en 2011 et 2012
  • Zlatan Ibrahimović en 2013 et 2014.

Eden Hazard est également le seul joueur à avoir remporté à deux reprises le trophée de meilleur espoir en 2009 et 2010, trophée aujourd’hui détenu par le lyonnais Nabil Fekir.

Grégory Coupet est le seul gardien de but à avoir remporté à quatre reprises le trophée de meilleur gardien entre 2003 et 2006, il est talonné par Hugo Lloris qui a remporté son troisième trophée à l’issue de la saison 2011-2012 et par Steve Mandanda actuel détenteur.

Le seul entraîneur a avoir remporté trois fois  le trophée du meilleur entraîneur est Laurent Blanc, actuel détenteur qui le remporte en 2008 avec les Girondins de Bordeaux et en 2015, 2016 avec le PSG.

Enfin, 2 entraîneurs ont décroché deux fois le trophée du meilleur entraîneur. Il s’agit de Claude Puel, qui le remporte une première fois en 2000 avec l’AS Monaco, puis une deuxième fois en 2006 avec le Lille OSC, de René Girard qui le remporte en 2012 avec le Montpellier HSC et en 2014 avec le Lille OSC

Lors de cette cérémonie, un trophée est remis à l’auteur du plus beau but de la saison selon le vote des supporteurs. De plus, une équipe type de première division est constituée.

3 Les compétitions européennes

UEFA

clubfrancais

Parcours Européen des clubs français

Entre 1991 et 2011, le championnat français fait partie des cinq meilleurs championnats européens. Ce coefficient par nation est utilisé pour attribuer à chaque pays un nombre de places pour les compétitions européennes (Ligue des Champions et Ligue Europa) ainsi que les tours auxquels les clubs doivent entrer dans la compétition. Jusqu’en 1997, la France n’envoie que le champion en Ligue des champions, les trois ou quatre équipes suivantes participant à la Coupe UEFA, sauf qualification pour la Coupe des Coupes.

À partir de 1997, les vice-champions des huit meilleures ligues, dont a toujours fait partie la France depuis 1990, sont autorisés à participer au tour préliminaire. Depuis 1999, la France, systématiquement quatrième ou cinquième, reçoit le droit d’envoyer ses deux meilleurs clubs dans une phase de groupes élargie à 32 clubs, le troisième pouvant y entrer par un tour préliminaire jusqu’en 2012.

Les clubs classés quatrième et cinquième continuent de se qualifier en Coupe UEFA, désormais connue sous le nom de Ligue Europa. Les places qualificatives pour la Coupe Intertoto (1995-2008) ont pu descendre jusqu’au dixième rang. Depuis l’abolition de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en 1999, le vainqueur de la Coupe de France est qualifié pour la Ligue Europa.

À partir de la création de la Coupe de la Ligue en 1994, le vainqueur de cette compétition est également qualifié pour l’édition suivante de la Ligue Europa. Aujourd’hui, seules les quatre premières places du championnat assurent de participer à une coupe d’Europe, car des deux places « théoriques » en Ligue Europa attribuées au championnat, l’une est redistribuée au vainqueur de la Coupe de la Ligue. La règle de droit commun est que le rang en championnat décide de l’ordre.

La seule exception va au vainqueur de la Coupe de France qui, s’il peut participer (donc s’il n’est pas déjà qualifié pour la Ligue des champions), prend forcément la meilleure des trois places. La Coupe de la Ligue prend au championnat la moins bonne place. Si son vainqueur est déjà qualifié autrement, la place sera rendue104, ce qui fut le cas des Girondins de Bordeaux en 2009 et de l’Olympique de Marseille en 2010 et 2011. Si le vainqueur de Coupe de France est indisponible, la place revient au premier non-qualifié du championnat et la règle de droit commun s’applique.

Classement UEFA

À compter de la saison 2011-2012, la meilleure place en Ligue Europa qualifie d’office le club détenteur en phase de groupes ; l’Olympique lyonnais a été le premier club concerné par cette nouvelle règle, en tant que vainqueur de la Coupe de France. D’autres dispositions s’appliquent si le vainqueur d’une coupe européenne est français ou si la France dispose d’une place supplémentaire au titre du fair play. Depuis son introduction en 1995, le RC Lens est le seul club à en avoir bénéficié, en 2003-2004.

Pour la saison 2014-2015, le championnat de France est classé au 6e rang UEFA, derrière l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal. Cette place implique qu’à l’issue du championnat 2015-2016, la troisième place du classement est qualificative pour le troisième tour de qualification de la Ligue des champions.

3.1 Coefficient UEFA

Le tableau ci-contre récapitule le classement de la France au coefficient UEFA depuis 1960.

1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969
2 4 8 6 14 14 16 15 16 18
1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979
19 17 18 23 20 18 15 14 9 10
1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989
8 6 6 8 10 11 15 14 10 11
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
6 4 5 2 2 2 2 3 4 4
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
4 5 5 5 5 4 4 4 4 5
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
5 5 6 6 6 6

Coefficient UEFA des équipes masculines de football.

Les coefficients UEFA, parfois appelés indices UEFA, permettent de classer selon leurs performances les sélections nationales, championnats nationaux et clubs de football membres de l’Union des associations européennes de football (UEFA).

L’UEFA calcule trois coefficients à usages différents : celui de ses 54 équipes nationales, permettant d’équilibrer les tirages au sort des championnats d’Europe et de ses phases éliminatoires. celui de ses 54 championnats nationaux de première division, permettant d’attribuer à chaque pays ses places qualificatives en Ligue des champions et en Ligue Europa. celui de ses clubs, permettant d’équilibrer les tirages au sort des différentes phases de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, et ce jusqu’aux huitièmes de finale inclus.

Coefficient des équipes nationales

Le coefficient des équipes nationales permet d’équilibrer les tirages au sort des Championnats d’Europe et de ses phases éliminatoires. Il est déterminé selon leurs résultats aux trois dernières Coupe du monde ou Championnat d’Europe. Il est calculé tous les deux ans au mois de novembre lorsque les qualifications de ces deux compétitions sont terminées.

Jusqu’en 2006, ce classement était également utilisé pour le tirage au sort des groupes de qualification du Mondial en Europe, tandis que le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du Monde a toujours été basé sur le classement officiel de la FIFA. Cependant, la FIFA a demandé à l’UEFA de systématiquement utiliser son classement pour les tirages aux sort des compétitions de la FIFA, y compris les qualifications pour la coupe du monde.

Au cours de l’histoire du football international, les méthodes de calculs de différents coefficient et classements ont beaucoup évolué, mais l’UEFA et la FIFA ont toujours eu recours à des moyens de pondération lors des tirages au sort des compétitions internationales, afin de préserver les meilleures équipes le plus longtemps possible.

Ancien mode de calcul

Introduit en 2003 et utilisé lors de l’Euro 2004, du Mondial 2006 et jusqu’à la fin de l’Euro 2008, le coefficient des équipes nationales était calculé en divisant le nombre de points marqués (trois points pour une victoire, un pour un nul) par le nombre de matchs joués lors des qualifications de la dernière Coupe du monde ou des qualifications du dernier championnat d’Europe.

Les résultats des phases finales, des matches de barrages et des matchs amicaux étaient quant à eux ignorés. Dans les cas où une nation ne prenait pas part à l’une des deux campagnes de qualification, seulement celle à laquelle elle avait participé était prise en compte. Si deux ou plusieurs nations se retrouvaient avec le même coefficient, les critères de classement suivant étaient appliqués :

  • coefficient plus élevé dans la dernière campagne de qualification.
  • plus grande différence de buts par match en moyenne, en divisant la somme de toutes les différences de buts par le nombre de matchs joués.
  • plus grand nombre de buts marqués en moyenne par match. le nombre moyen de buts marqués par match. un tirage au sort.

Nouveau mode de calcul

Le 20 mai 2008, l’UEFA a annoncé de profonds changements du système de calcul du coefficient et du classement. Le classement est retenu tous les deux ans au mois de novembre, mais dans le cadre du nouveau système, les équipes gagnent des points lors de chaque match joué lors des deux cycles précédents, un cycle représentant la phase de qualifications et la phase finale d’une compétition internationale (Coupe du monde ou championnat d’Europe) plus le demi-cycle en cours ne représentant que la phase de qualification d’une compétition internationale.

Les points pour tous les matches joués lors de ces deux cycles et demi sont attribués selon le barême suivant :

  • + 10 000 points pour chaque match joué. + 30 000 points en cas de victoire.
  • + 10 000 points en cas de match nul.
  • + 10 000 points en cas de victoire aux tirs aux buts (en plus des points du match nul).

Un système de bonus valorise également les matchs joués lors des barrages et des phases finale de Coupe du monde ou de championnat d’Europe :

  • + 6 000 points pour chaque match joué lors des barrages de Coupe du monde ou de championnat d’Europe.
  • + 6 000 points pour chaque match joué lors de la phase de groupe de la Coupe du monde.
  • + 9 000 points pour chaque match joué lors de la phase de groupe du championnat d’Europe.
  • + 9 000 points pour la participation aux huitièmes de finale de la Coupe du monde.
  • + 18 000 points pour la participation aux quarts de finale d’une de ces deux compétitions.
  • + 28 000 points pour la participation aux demi-finales d’une de ces deux compétitions.
  • + 38 000 points pour la participation à la finale d’une de ces deux compétitions.
  • + 18 000 points pour la participation aux match pour la troisième place de la Coupe du monde.

Les buts inscrits dans ces deux compétitions sont également pris en compte:

  • + 501 points sont attribués par but marqué
  • – 500 points par but encaissé.
  • Les coefficients sont ensuite calculés pour chaque cycle et demi-cycle, en divisant la somme des points par le nombre de matchs joués lors du cycle.
  • La somme de ses trois cycles est alors pondérée, les poids des deux cycles les plus récents valant le double de celui du cycle le plus ancien.
  • Enfin, au cas où une équipe ne participe pas à une phase de qualification (Pays hôtes, nouvelle fédération), des dispositions spéciales sont prises de façon à ne pas la pénaliser ou la surcoter.

Commentaires :

  • France

Depuis 2008 la France n’a jamais obtenu un coef. supérieur aux autres nations du comparatif.

  • Allemagne

A la traine jusqu’en 2007, le football allemand n’a cessé de progressé, obtenant même les meilleurs coef. en 2010 et 2013.

  • Espagne

Après un creux en 2008 et 2009 le football espagnol s’impose au sommet depuis 2010.

  • Italie

Le football italien a chuté depuis 2007, mais a connu un succès en 2015.

  • Angleterre

De 2008 à 2011 l’Angleterre était au sommet, puis vint la chute lente jusqu’à l’année 2015, année catastrophe pour le football anglais.

Classement UEFA depuis 2011

Rang LC Pays 2011-12 2012-13 2013-14 2014-15 2015-16 Pts Clubs
1 Espagne 20.857 17.714 23.000 20.214 8.928 90.713 7/7
2 Allemagne 15.250 17.928 14.714 15.857 8.000 71.749 7/7
3 Angleterre 15.250 16.428 16.785 13.571 7.000 69.034 6/8
4 Italie 11.357 14.416 14.166 19.000 6.500 65.439 5/6
5 Portugal 11.833 11.750 9.916 9.083 6.166 48.748 5/6
6 France 10.500 11.750 8.500 10.916 6.583 48.249 6/6
7 Russie 9.750 9.750 10.416 9.666 8.500 48.082 5/5
8 Ukraine 7.750 9.500 7.833 10.000 5.000 40.083 3/5
9 Belgique 10.100 6.500 6.400 9.600 4.200 36.800 3/5
10 Pays-Bas 13.600 4.214 5.916 6.083 3.250 33.063 4/6
11 Turquie 5.100 10.200 6.700 6.000 4.200 32.200 3/5
12 Suisse 6.000 8.375 7.200 6.900 3.700 32.175 2/5
13 Rép. tchèque 5.250 8.500 8.000 3.875 4.700 30.325 3/5
14 Grèce 7.600 4.400 6.100 6.200 4.800 29.100 3/5
15 Roumanie 4.333 6.800 6.875 5.125 2.250 25.383 0/4
16 Autriche 7.125 2.250 7.800 4.125 3.400 24.700 1/5
17 Croatie 3.750 4.375 4.375 6.875 4.500 23.875 1/4
18 Chypre 9.125 4.000 2.750 3.300 3.000 22.175 1/4
19 Pologne 6.625 2.500 3.125 4.750 4.750 21.750 2/4
20 Suède 2.900 5.125 3.200 3.900 4.750 19.875 1/4
21 Belarus 3.125 4.500 1.750 5.500 4.375 19.250 2/4
22 Israël 6.000 3.250 5.750 1.375 2.250 18.625 1/4
23 Norvège 2.300 4.900 2.600 2.200 6.250 18.250 2/4
24 Danemark 3.100 3.300 3.800 2.900 4.750 17.850 1/4
25 Écosse 2.750 4.300 3.250 4.000 2.750 17.050 1/4
26 Azerbaïdjan 1.375 3.000 2.500 3.625 4.125 14.625 2/4
27 Serbie 2.125 3.000 2.500 2.750 3.750 14.125 1/4
28 Kazakhstan 1.625 1.375 3.125 3.375 4.125 13.625 1/4
29 Bulgarie 1.500 0.750 5.625 4.250 1.000 13.125 0/4
30 Slovénie 2.250 3.250 2.625 4.000 1.000 13.125 0/4
31 Slovaquie 2.375 1.500 1.625 2.750 3.750 12.000 0/4
32 Liechtenstein 2.000 0.000 1.000 2.500 5.000 10.500 0/1
33 Hongrie 2.250 3.000 0.875 2.125 1.625 9.875 0/4
34 Moldavie 0.500 2.250 3.375 1.750 1.250 9.125 0/4
35 Islande 1.375 1.250 2.500 2.500 1.125 8.750 0/4
36 Géorgie 2.875 1.500 1.875 1.250 0.625 8.125 0/4
37 Finlande 1.500 2.000 0.500 2.400 1.000 7.400 0/4
38 Bosnie-Herzégovine 1.125 1.250 1.500 1.750 1.500 7.125 0/4
39 Albanie 0.875 0.750 2.000 0.875 2.125 6.625 1/4
40 ARY de Macédoine 1.625 1.250 0.500 1.125 1.500 6.000 0/4
41 République d’Irlande 1.500 1.000 0.250 2.000 0.700 5.450 0/5
42 Lettonie 0.625 1.250 1.625 0.250 1.625 5.375 0/4
43 Luxembourg 1.125 1.375 1.500 0.500 0.750 5.250 0/4
44 Monténégro 0.500 1.375 1.250 0.750 1.000 4.875 0/4
45 Lituanie 1.000 1.125 1.250 0.500 0.750 4.625 0/4
46 Irlande du Nord 0.500 1.000 0.875 1.375 0.750 4.500 0/4
47 Estonie 0.375 0.375 1.000 1.500 1.000 4.250 0/4
48 Arménie 0.125 0.875 1.125 0.375 1.625 4.125 0/4
49 Îles Féroé 0.500 0.500 0.875 1.375 0.375 3.625 0/4
50 Malte 0.833 0.875 0.875 0.125 0.875 3.583 0/4
51 Pays de Galles 0.625 0.500 0.750 0.125 1.500 3.500 0/4
52 Gibraltar 0 0 0 0.250 0.750 1.000 0/2
53 Andorre 0.000 0.000 0.333 0.500 0.166 0.999 0/3
54 Saint-Marin 0.000 0.000 0.333 0.000 0.000 0.333 0/3

Comment lire ce classement

Le classement par coefficient des associations est calculé sur la base des résultats des clubs de chaque association sur les cinq précédentes saisons d’UEFA Champions League et d’UEFA Europa League. Le classement est utilisé pour déterminer le nombre de clubs qu’une association pourra engager dans les compétitions de clubs de l’UEFA dans les années à venir.

Barème

  • 1. Chaque équipe remporte deux points en cas de victoire et un en cas de nul (et la moitié de ces points dans les tours de qualification et les barrages).
  • 2. Les clubs qui atteignent les 8es de finale, quarts de finale, demi-finales ou finale de l’UEFA Champions League, ou les quarts de finale, demi-finales ou finale de l’UEFA Europa League, reçoivent un point en plus à chaque tour.
  • 3. En outre, quatre points sont accordés pour une participation à la phase de groupes de l’UEFA Champions League et quatre autres pour une qualification pour les 8es de finale.

Calcul du coefficient

  • Le coefficient est obtenu à partir d’une moyenne, le résultat de la division du nombre de points obtenus par le nombre total de clubs représentant une association dans une saison donnée dans les deux compétitions.
  • Ce résultat est ajouté à ses homologues des quatre saisons précédentes pour obtenir le coefficient.
  • Si deux associations ont le même coefficient, celle qui possède le coefficient annuel le plus élevé dans l’année la plus récente est classée en premier.

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palmares

3.2 Palmarès continental

Le tableau suivant récapitule le palmarès du football français dans les coupes d’Europe organisées par l’UEFA

1955-1992Coupe des Clubs Champions

1971-2009

Coupe UEFA

sc4

SuperCoupe

Année

1992-presentLigue des Champions

c-d-c-uefaCoupe des Vainqueurs 2009-presentLeague Europa
1956 Stade_de_Reims.svgStade de Reims
1959 Stade_de_Reims.svgStade de Reims
1976 st-etienne-7AS Saint-Etienne
1978 SC-Bastia-Logotype-EtoilevegaSC Bastia
1991 Olympique-de-MarseilleOlympique de Marseille
1992 monacoAS Monaco
1993 Olympique-de-MarseilleOlympique de Marseilletrophy
1996 Logo_PSG_1996Paris Saint-Germaintrophy bordeaux-2Girondins Bordeaux Logo_PSG_1996Paris Saint-Germain
1997 Logo_PSG_1996Paris Saint-Germain
1999 Olympique-de-MarseilleOlympique Marseille
2004 lc-Monaco_ASAS Monaco Olympique-de-MarseilleOlympique  Marseille
Total 1 victoire – 5 défaites 1 victoire – 2 défaites 0 victoire – 4 défaites 0 victoire – 1 défaite

Depuis la création des compétitions européennes en 1955, sept équipes de première division ont disputé treize finales continentales pour un total de deux victoires toutes compétitions confondues.

L’équipe ayant disputée le plus de finales européennes est :

  • l’Olympique de Marseille (OM) avec quatre finales
  • le Paris Saint-Germain (PSG),
  • l’AS Monaco et le Stade de Reims qui ont chacune deux finales européennes à leur actif.

Les années 1990 sont les plus prolifiques pour le football français, avec sept finales jouées pour deux succès. En 1993, l’OM bat un but à zéro l’AC Milan en finale de la Ligue des champions tandis qu’en 1996, le PSG s’impose contre le Rapid Vienne sur le même score en finale de la Coupe des coupes.

Paris et Marseille participent à trois autres finales dans la décennie :

  • revers contre l’Étoile rouge de Belgrade puis Parme pour l’OM
  • défaite contre le FC Barcelone pour le PSG.
  • L’AS Monaco et les Girondins de Bordeaux atteignent également une finale européenne dans cette décennie, tous deux battus par un club allemand (respectivement le Werder Brême et le Bayern Munich).

En plus de la Ligue des champions, de la Coupe des coupes et de la Ligue Europa, les clubs français se sont distingués dans la Coupe Intertoto. Organisée par l’UEFA entre 1995 et 2008, cette compétition permettait aux vainqueurs de se qualifier pour la Coupe UEFA. La France obtient 16 succès pour 13 clubs différents.

4 Organisation

4.1 Fonctionnement et nom du championnat

Article détaillé : Ligue de football professionnel.

france-associationÀ ses débuts en 1932, le championnat de France professionnel est géré par la Commission du Championnat de France Professionnel, commission de la Fédération française de football association qui chapeaute les clubs dits « autorisés » à rémunérer leurs joueurs. Le championnat s’appelle alors Division Nationale.

Le 23 octobre 1932, les clubs disposant d’une équipe professionnelle créent de plus l’Amicale des clubs amateurs utilisant des joueurs professionnels. Le 16 juin 1945, la FFFA décide de confier la gestion du football professionnel à un organisme qui s’occupera désormais d’organiser seul le championnat de France. L’association, déclarée le 12 mars 1946, prend le nom de « Groupement des clubs autorisés à utiliser des joueurs professionnels ».

Elle devient le Groupement du Football Professionnel le 15 janvier 1969. Au conseil national de juillet 1969, le projet d’unification des championnats amateurs et professionnels, avec l’institution d’un nouveau championnat National, pour des équipes à statut à la fois professionnel et amateur, est acté. Cette réorganisation des championnats nationaux, opérée conjointement par la Fédération française de football et le Groupement du Football Professionnel, va s’opérer sur deux saisons entre 1970 et 1972.

À la suite de la réforme, la Division Nationale du championnat de France professionnel devient le premier échelon de la nouvelle pyramide et prend le nom de Division 1. Le Groupement du Football Professionnel change une nouvelle fois de nom le 20 février 1981 pour devenir la Ligue Nationale de Football, puis encore une fois le 7 juillet 2002 pour devenir la Ligue de football professionnel, date à laquelle la Division 1 devient la Ligue 1, nom actuel du championnat.

4.2 Format de la compétition

Actuellement, le championnat oppose vingt clubs français en une série de trente-huit rencontres jouées durant la saison de football.

  • Les quatre premières places de ce championnat sont qualificatives pour les compétitions européennes que sont la Ligue des champions et la Ligue Europa.
  • Les deux autres places sont attribuées au vainqueur de la coupe nationale et à celui de la Coupe de la Ligue.
  • Le troisième du championnat de la saison 2015-2016 doit passer par deux tours de qualification pour accéder à la phase de poules de la Ligue des champions 2016-2017.

Les dix-sept premiers du championnat de France de Ligue 1 2014-2015 ainsi que les trois premiers du championnat de Ligue 2 2014-2015 (appelés les promus) participent à la compétition.

Le classement est calculé avec le barème de points suivant :

  • une victoire vaut trois points et le match nul un.
  • La défaite ne rapporte aucun point.

Critères de départage :

  • 1-plus grand nombre de points
  • 2-plus grande différence de buts générale
  • 3-plus grand nombre de buts marqués
  • 4-plus grande différence de buts particulière
  • 5-meilleure place au Challenge du fair-play (un point par joueur averti, trois points par joueur exclu).

À la fin de la saison, l’équipe terminant en tête du classement est sacrée championne de France, alors que les deux dernières sont reléguées en deuxième division, sauf si une ou plusieurs équipes ayant fini dans les dix-huit premières sont rétrogradées administrativement.

Equipes engagées dans le Championnat France de Football 2015-2016

LC Clubs Der/m. LP Entraîneur Stade Spect N/S
GFC Ajaccio GFC Ajaccio 2015 France Thierry Laurey Ange-Casanova 3200 0
Angers SCO Angers SCO 2015 France Stéphane Moulin Jean-Bouin 18000 23
SC Bastia SC Bastia 2012 France Ghislain Printant Armand-Cesari 17600 32
Girondins de Bordeaux Girondins Bordeaux 1992 France Willy Sagnol Matmut Atlantique 42115 62
SM Caen SM Caen 2014 France Patrice Garande Michel-d’Ornano 21250 14
EA Guingamp EA Guingamp 2013 France Jocelyn Gourvennec  du Roudourou 18126 9
LOSC Lille OSC 2000 France Frédéric Antonetti Pierre-Mauroy 50157 55
FC Lorient FC Lorient 2006 France Sylvain Ripoll du Moustoir 18910 11
Olympique Lyonnais Olympique lyonnais 1989 France Hubert Fournier de Gerland 42591 56
Olympique de Marseille Olympique Marseille 1996 Espagne Míchel Vélodrome 67394 65
AS Monaco AS Monaco 2013 Portugal Leonardo Jardim  Louis-II 18523 56
Montpellier Hérault SC Montpellier HSC 2009 France Rolland Courbis de la Mosson 32939 23
FC Nantes FC Nantes 2013 ARM Michel Der Zakarian de la Beaujoire 38004 47
Stade-de-Reims Stade de Reims 2012 France Olivier Guégan Auguste-Delaune 21628 32
Stade Rennais FC Stade Rennais 1994 France Philippe Montanier Roazhon Park 29778 58
AS Saint-Etienne AS Saint-Etienne 2004 France Christophe Galtier Geoffroy-Guichard 42000 62
Toulouse FC Toulouse FC 2003 France Dominique Arribagé Stadium 36508 27
ESTAC Troyes ES Troyes AC 2015 France Jean-Marc Furlan de l’Aube 20400 15

4.3 Evolution du règlement

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4.3.1 Relégation

Le renouvellement des clubs est désormais très simple. Les trois derniers du classement final sont relégués, et les trois premiers du niveau inférieur les remplacent (dans le cas où l’un de ceux-ci ne peut assumer sa promotion, on repêche chez les relégués). Cette méthode a remplacé en 1993 un système mixte entre relégation directe (généralement les deux clubs les moins bien classés) et barrages. Ceux-ci opposaient les clubs de D1 qui avaient évité la relégation et ceux de D2 qui avaient manqué la promotion. Ces barrages eurent de multiples variantes. La plus simple consistait à opposer l’antépénultième de la Division 1 (le 18e ou le 16e selon le nombre de clubs engagés) contre le troisième de D2. Il exista également de véritables petits championnats d’après saison impliquant jusqu’à quatre clubs (deux de D1 et deux de D2).

À l’époque où la D2 était divisée en deux groupes, un premier match de pré-barrage, sec, opposait les deuxièmes d’un groupe qui recevaient les troisièmes de l’autre groupe. Les deux vainqueurs s’affrontaient ensuite en matches aller-retour et le vainqueur de cette confrontation disputait alors les barrages d’accession contre le 18e de D1, également en match aller-retour, la première rencontre étant toujours sur le terrain de l’équipe de D2.

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4.3.2 Bonifications

Afin de relancer le spectacle, la Ligue met en place plusieurs systèmes de bonifications.

Le bonus des années 1970 est le plus fameux. On accorde un point supplémentaire aux équipes marquant trois buts en 1973-1974. Ainsi, un match nul 3-3 est récompensé d’un point supplémentaire pour chaque équipe, générant quelques matchs douteux.

La Ligue rectifie le tir la saison suivante en accordant seulement un point supplémentaire à une équipe qui s’impose par au moins trois buts d’avance, puis abandonne cette formule qui prêta à controverses (1976-1977). La Ligue joua également sur le nombre de points attribués pour une victoire. Dès la saison 1988-1989, le système de la victoire à trois points est testé. Il est finalement adopté en 1994.

4.3.3 Restriction du nombre d’étrangers

En 1932-1933, la D1 compte 113 joueurs étrangers sur 387, soit 29,2 %. On monte à 35 % en 1933-1934. Leur nombre est ensuite limité à trois, puis à deux, sur le terrain dès 1938. Malgré ces restrictions, les clubs de D1 conservent en moyenne plus de cinq joueurs étrangers dans leur effectif jusqu’à la guerre. De 1945 à 1955, le nombre moyen de joueurs étrangers par club de D1 passe de 1 à 3,45. Paul Nicolas, président du Groupement des clubs autorisés, ferme les portes du championnat aux joueurs étrangers le 27 avril 1955. Ceux étant déjà sous contrat peuvent cependant rester (ils ne sont plus que 16 en D1 en 1960), mais aucun joueur étranger ne peut plus être recruté. L’objectif de Nicolas est de favoriser la formation au sein des clubs.

Entre 1961 et 1963, les clubs peuvent recruter un joueur étranger, mais la frontière est ensuite de nouveau fermée jusqu’en 1966. De nombreux joueurs africains profitent de la période de fermeture du marché étranger pour faire leur entrée en masse en D1. Les clubs jouent en effet sur la double nationalité de ces joueurs, tous nés sous autorité française, empire colonial oblige. À partir de 1966, le marché étranger ne sera plus jamais interdit aux clubs français. Le nombre de joueurs étrangers par club est d’abord limité à deux, puis à trois. L’arrêt Bosman modifie la donne en profondeur en créant de fait un marché européen ouvert à partir de la saison 1996-1997.

Remplacement

4.3.4 Remplacements

Le Groupement tente d’introduire le douzième homme en Championnat à partir de la saison 1959-1960. Dans un premier temps, un vote du 28 février 1959 décide que seul un gardien de but blessé pourra être remplacé. Un nouveau vote le 11 avril 1959 annule les décisions prises le 28 février. L’utilisation d’un remplaçant est finalement adoptée en 1967.

Lors de la première journée de la saison 1967-1968, le Red Star est la première formation a procéder à un changement dès la sixième minute de jeu. Un deuxième changement de joueur est autorisé depuis la saison 1976-1977. Aucun club n’utilise ses deux remplaçants lors de la première journée du championnat. Le LOSC et Rennes procèdent à leurs deux changements à l’occasion de la deuxième journée lors de matchs joués et perdus à l’extérieur le vendredi 13 août 1976. Le troisième changement est introduit en 1995.

4.3.5 Stades

La Commission des stades de la Ligue de football professionnel demande que chaque club évoluant en Ligue 1 dispose d’enceintes confortables, accueillantes et sûres. Afin de répondre à ces exigences, un certain nombre de règles a été établi.

Il est demandé aux équipes de Ligue 1 d’évoluer dans un stade de 20 000 places couvertes minimum, le nombre de places évoluant proportionnellement avec le bassin de population de la ville où se situe l’enceinte. Il doit aussi répondre à des contraintes tant au niveau du confort des acteurs du jeu (terrains, vestiaires, …) qu’au niveau du confort des spectateurs (sanitaires, buvette, …). Le club doit également répondre d’obligations vis-à-vis des médias, de la sécurité et des conditions dans lesquelles se déroule le match

Les vingt stades de Ligue 1 en 2015-2016

  • Stade Ange-Casanova Ajaccio
  • Stade Jean-Bouin Angers
  • Stade Armand-Cesari Bastia
  • Matmut Atlantique Bordeaux
  • Stade Michel-d’Ornano Caen
  • Parc Olympique lyonnais Décines-Charpieu
  • Stade de Roudourou Guingamp Stade du Moustoir Lorient
  • Stade Vélodrome Marseille
  • Stade Louis-II Monaco
  • Stade de la Mosson Montpellier
  • Stade de la Beaujoire Nantes
  • Allianz Riviera Nice
  • Parc des Princes Paris
  • Stade Auguste-Delaune Reims
  • Roazhon Park Rennes
  • Stade Geoffroy-Guichard Saint-Étienne
  • Stadium Toulouse
  • Stade de l’Aube Troyes
  • Stade Pierre-Mauroy Villeneuve-d’Ascq

4.3.6 Matériel

Depuis la saison 2009-2010, un ballon unique est utilisé lors des rencontres. Les ballons sont fournis par l’équipementier allemand Puma. En janvier 2012, la Ligue de football professionnel et Puma lancent un nouveau design pour le ballon de la Ligue 1 jusqu’à la fin de la saison 2011-2012 ; il est de couleur rose bonbon et apporte de la « fraîcheur et de l’innovation », selon le site de la LFP. Lors de la saison 2012-2013, les ballons sont fournis par Adidas.

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4.3.7 Arbitrage

Vingt-et-un arbitres sont retenus en début de saison pour devenir les arbitres principaux des matchs de première division. À l’issue de la saison, un classement est établi sur les performances de ces derniers et le moins bon arbitre est rétrogradé en division inférieure.

arbitre

Les arbitres de Ligue 1 en 2015-2016 :

  • Benoît Bastien
  • Hakim Ben El Hadj
  • Wilfried Bien
  • Ruddy Buquet
  • Tony Chapron
  • Amaury Delerue
  • Fredy Fautrel
  • Antony Gautier
  • Johan Hamel
  • Lionel Jaffredo
  • Stéphane Jochem
  • Stéphane Lannoy
  • Mikaël Lesage
  • Jérôme Miguelgorry
  • Benoît Millot
  • Sébastien Moreira
  • Nicolas Rainville
  • Frank Schneider
  • Clément Turpin
  • Bartolomeu Varela

Parmi les arbitres de Fédérale 1, neuf sont internationaux et peuvent être appelés à arbitrer des matchs de coupe d’Europe des clubs, voire des confrontations entre équipes nationales. Parmi eux se trouvent Antony Gautier, qui a participé à plusieurs matchs de Ligue des Champions, de Ligue Europa et des éliminatoires du championnat d’Europe de football 2012, ou encore Clément Turpin, qui devient en décembre 2009 le plus jeune arbitre français désigné arbitre international par la FIFA.
stephane-lannoy_L’arbitre occupant actuellement le plus haut niveau
dans la hiérarchie française est Stéphane Lannoy. Sélectionné en tant qu’arbitre principal pendant le tournoi de football des Jeux olympiques 2008 à Pékin, il a depuis été sélectionné pour tous les évènements majeurs du football international, comme la Coupe du monde 2010133 ou le Championnat d’Europe de football 2012. Il a été élu meilleur arbitre de Ligue 1 au terme de la saison 2011-2012, accompagné de ses assistants Eric Dansault et Frédéric Cano.

En 2011, plusieurs arbitres de première division menacent de retarder volontairement les coups d’envoi des matchs de la 26e journée du championnat, dont notamment Olympique de Marseille – Lille OSC, décisif pour le titre de champion de France. Ils se justifient par les continuelles critiques reçues de la part des clubs lors des semaines précédentes et évoquant « le mépris profond des arbitres par tous les acteurs du football ».

SAFEFace à la décision du Syndicat des Arbitres de Football Elite (SAFE), la Fédération française de football, en accord avec la Ligue de football professionnel, a procédé à la désignation de nouveaux arbitres de niveau National, qui respecteraient les règlements de la Fédération.

SAFE : 

  • Une mise en avant du geste de l’avantage à travers une forme dynamique et stylisée reprenant les 2 bras en avant.
  • Le logo véhicule ainsi l’ouverture au jeu et non pas seulement la notion de sanction trop souvent vue comme unique rôle de l’arbitre.
  • Un sigle composé de deux formes distinctes, insistant sur le caractère multiple et la notion d’équipe associés à l’arbitrage, tant au niveau des individus que des fonctions. Ce sigle symbolise aussi l’élan et l’ouverture du syndicat pour promouvoir et défendre les intérêts des arbitres.
  • Un rappel de la couleur historique attribuée à l’arbitrage, le noir.
  •  Une couleur verte pour la symbolique du terrain.
  • Un cadre blanc rappelant la délimitation blanche des terrains ainsi que la notion de défense des arbitres, mission du syndicat.
  • Une volonté de trouver un caractère propre et de s’éloigner de couleurs déjà uilisées dans le milieu du football.
  •  Les proportions du logo rappellent celles du carton, le syndicat devant répondre avec fermeté aux déviances comportementales qui affectent les arbitres.
  • Une volonté générale de s’éloigner de certains codes désuets du football et de gagner en modernité à travers un style épuré et dynamique

5 Symboles

5.1 Le trophée

hexagoal-le-trophee

championnat france

L’Olympique lillois et son capitaine Georges Beaucourt reçoivent à l’issue de la finale du 14 mai 1933, des mains du sous-secrétaire d’État à l’éducation nationale, M. Ducos, la coupe récompensant le champion de France professionnel. Il s’agit d’ailleurs plus d’un vase que d’une coupe (pas d’anse).

Olympique Lillois 1932-1933 premier Champion de France Professionnel

olympique-lillois_1932-1933

Ce trophée est offert par le journal Le Petit Parisien. Lille conserve définitivement ce premier trophée et Le Petit Parisien finance un nouveau trophée, différent du premier, mais toujours sans anse, qui reste en activité jusqu’en 2002. On remplace juste la plaque mentionnant Le Petit Parisien après la Seconde Guerre mondiale par une autre au nom du Parisien Libéré. Toutefois, il n’exista que très rarement de véritables cérémonies de remise officielle.

Au milieu des années 1980, la Ligue tente pourtant de rétablir cet usage. On se souvient ainsi de la remise du trophée aux Girondins de Bordeaux à domicile contre l’AS Monaco en 1985. Pour récompenser l’AS Saint-Etienne de ses dix titres, un « super trophée » est remis : il s’agit du trophée remis tous les ans au champion, mais à l’échelle 1,5.

Avec le changement de nom du championnat, un nouveau trophée est créé : le Trophée de Ligue 1. Une cérémonie de remise calquée sur le modèle anglais est également instaurée. Représentant de manière stylisée un torse, il est présenté pour la première fois au public le 6 mai 2003.

Pour honorer l’Olympique lyonnais, cinq fois champion consécutivement, il fut décidé que le club le conserverait définitivement après le titre de 2006. Le nouveau trophée — baptisé Hexagoal — est remis pour la première fois à l’Olympique lyonnais à l’issue de la saison 2006-2007.

5.2 L’affiche

L'affiche

Depuis la mise en place d’un championnat en 1894, certaines rivalités ont généré des « affiches » focalisant l’intérêt des supporters et des médias. Depuis le début des années 1990, les rencontres PSG-OM se dégagent ainsi clairement du reste du calendrier. La première affiche du championnat remonte à la fin du XIXe siècle et opposa, de 1894 aux premières années du XXe siècle, les clubs parisiens du Standard AC et du Club français.

L’effectif du Standard était principalement composé de joueurs britanniques tandis que les Clubistes étaient majoritairement français. Durant les dix années précédant la Première Guerre mondiale, c’est l’âge d’or des derbies avec la multiplication d’affiches mettant aux prises des clubs de la même ville. L’Olympique de Marseille avait ainsi fort à faire au niveau local face au Stade helvétique de Marseille.

De 1919 à 1932, la Coupe de France est la compétition de référence et initie les premières rivalités régionales. La création du championnat professionnel en 1932 accentue cette tendance. La politique « un club, une ville », illustrée notamment par la fusion forcée des trois clubs professionnels de Bordeaux en 1937 élimine ainsi du calendrier les derbies internes à une même ville, et même Paris ne dispose depuis 1990, date de la relégation du Matra Racing, que d’un seul club parmi l’élite, malgré des discours convenus sur l’intérêt de mettre en place un deuxième grand club à Paris.

Déjà initiés avant la Seconde Guerre mondiale, les derbies régionaux s’imposent comme des rendez-vous incontournables du calendrier après le conflit. Il est vrai que les rencontres entre Lyon et Saint-Étienne ou Lens et Lille avaient été rares au plus haut niveau avant 1945.

À l’image de la rivalité entre le Standard et le Club Français de la fin du XIXe siècle, des chocs émergent également du calendrier. Ainsi, les rencontres entre le RC Paris et le Lille OSC entre 1945 et 1955 furent l’équivalent des PSG-OM d’aujourd’hui. Dans la même veine, le Stade de Reims remplace Lille comme rival du Racing durant les années 1950 et années 1960.

Puis ces deux phares du football français se trouvent éclipsés par deux valeurs montantes : Nantes et Saint-Étienne. Du milieu des années 1960 au début des années 1980, le choc était Nantes-« Sainté ». On signale la micro-rivalité entre Saint-Étienne et Marseille entre 1969 et 1972, mais malgré une brillante mise en scène médiatique (Leclerc, président de l’OM, était directeur du journal But !), l’opposition Nantes-Sainté restait l’affiche principale.

Sous la direction de Claude Bez, les Girondins de Bordeaux s’imposent comme la meilleure formation française des années 1980 et l’opposition face à l’OM de Bernard Tapie, dans la seconde moitié des années 1980, constituait un choc à la mesure des présidents des deux clubs.

Depuis les déboires du président Bez, le PSG version Canal+ est parvenu à se glisser dans la brèche, et en jouant sur la vieille rivalité Paris/Province, le choc PSG-OM fut mis au monde pour devenir le « Classique » du championnat. Certains journalistes de la chaîne cryptée ont baptisé au début des années 2000 ce choc du terme de « Classico » (avec deux S contrairement au modèle espagnol).

5.3 Signes distinctifs sur les maillots

Jusqu’au début des années 2000, le champion de France n’avait pas de signe distinctif sur son maillot contrairement à des championnats comme la Serie A italienne ou encore la Premier League anglaise.

5-du-stade-de-REIMSNéanmoins, certains clubs comme le Stade de Reims des années 1960, l’AS Saint-Étienne des années 1970 ou encore l’Olympique de Marseille des années 1990 avaient pris l’habitude d’arborer un liseré bleu blanc rouge sur le col de leur maillot.

Cette tradition, qui n’avait rien d’officiel, a aujourd’hui disparu. En effet, depuis la création de la Ligue 1 en 2002, le champion de France est distingué par un écusson placé sur le haut de la manche droite de son maillot représentant un Hexagoal stylisé accompagné du nom du club ainsi que de l’année du titre.

6 Aspects socio-économiques

Transferts-Mercato

6.1 Transferts

Le transfert au montant le plus élevé réalisé par un club français dans l’histoire du championnat est la cession par l’AS Monaco du Colombien James Rodriguez au Real Madrid en 2014 pour au moins 80 millions d’euros.

Pour ce qui est des recrutements, le record est détenu par le Paris SG, lors de la venue d’Edinson Cavani en 2013 contre une indemnité alors estimée à 64 millions d’euros. Ce transfert est alors un des dix plus élevés de l’histoire du football.

Classement des dix recrutements les plus onéreux

R LP Joueur Indemnité Année LP Transfert LP Clubs
1er urug Edinson Cavani 64 M€ 2013 Italie SSC Naples France Paris SG
arg Angel di Maria 63 M€ 2015 Angleterre Manchester United France Paris SG
col- Radamel Falcao 60 M€ 2013 Espagne Atlético Madrid France AS Monaco
bra David Luiz 50 M€ 2014 Angleterre Chelsea FC France Paris SG
col- James Rodriguez 45 M€ 2013 Portugal FC Porto France AS Monaco
bra Thiago Silva 42 M€ 2012 Italie AC Milan France Paris SG
arg Javier Pastore 42 M€ 2011 Italie US Palerme France Paris SG
bra Lucas Moura 40 M€ 2013 bra São Paulo FC France Paris SG
France Nicolas Anelka 32 M€ 2000 Espagne Réal Madrid France Paris SG
10è bra Marquinhos 31,4 M€ 2013 Italie AS Rome France Paris SG

Classement des dix départs les plus chers

R LP Joueur Indemnité Année LP Transfert LP Clubs
1er col- James Rodriguez 80 M€ 2014 France SSC Naples Espagne Paris SG
France Anthony Martial 50 M€ 2015 France Manchester United Angleterre Paris SG
Belgique Eden Hazard 40 M€ 2012 France Atlético Madrid Angleterre AS Monaco
France Geoffrey Kondogbia 40 M€ 2015 France Chelsea FC Italie Paris SG
gha- Michael Essien 38 M€ 2005 France FC Porto Angleterre AS Monaco
civ- Didier Drogba 37 M€ 2004 France AC Milan Angleterre Paris SG
France Karim Benzema 35 M€ 2009 France US Palerme Espagne Paris SG
bra Ronaldinho 32 M€ 2003 France São Paulo FC Espagne Paris SG
ml_Mali Mahamadou Diarra 26 M€ 2006 France Réal Madrid Espagne Paris SG
10è France MFranck Ribéry 25 M€ 2007 France AS Rome France Paris SG

 Finance

6.2 Finances

Le contrôle financier des clubs par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) est la conséquence de dérives observées durant les années 1980. Elle a une fonction de contrôle et dispose des moyens de sanctionner, notamment le pouvoir de rétrograder des clubs ou les interdire de promotions. La DNCG délivre ses premières sanctions de rétrogradation administrative en 1991.

Le président de la Ligue Noël Le Graët a également imposé des critères en matière de capacité d’accueil des stades, mais cette règle n’a jamais impliqué la relégation ou l’interdiction d’accéder à l’élite, les clubs concernés faisant le choix d’évoluer dans un autre stade que le leur plutôt que de refuser une accession (Évian TG joue ainsi ses matchs à Annecy depuis sa montée en Ligue 2).

6.3 Economie du championnat

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Économie du championnat

Selon le dernier rapport financier publié par la DNCG, le budget cumulé des vingt clubs de Ligue 1 était de 910 millions d’euros en 2005-2006, soit une hausse de 39 % par rapport à la saison 2002-2003143. Grâce à cette solide croissance qui repose essentiellement sur une hausse importante des droits télé, les clubs français ont pu sortir de la crise financière quasi permanente depuis les débuts du championnat. Mis à part le PSG, tous les clubs de l’élite présentent désormais des comptes équilibrés ou bénéficiaires. La saison 2005-2006 est même marquée par un bénéfice global pour l’ensemble des clubs de Ligue 1 de 27,708 millions d’euros. En comparaison, leur déficit cumulé était de 151,176 millions d’euros sur la seule saison 2002-2003.

rapport dncg

Cette dernière grave crise financière qui débute au milieu des années 1980 avec la hausse des salaires imposée par des clubs comme le Matra-Racing fait suite à une autre période difficile qui débute au début des années 1960 et qui s’achève au milieu des années 1970. Au pire de la crise, la moyenne des spectateurs plonge à moins de 7000 par match en 1968-69.

Nombre de clubs prestigieux furent d’ailleurs contraints de stopper leurs activités en championnat professionnel :

  • le FC Sète (1960)
  • le CA Paris (1963)
  • le CO Roubaix-Tourcoing (1963)
  • l’AS Troyes (1963)
  • l’US Forbach (1966)
  • le Racing Club de Paris/Matra-Racing (1966)
  • le Stade français (1967)
  • le SO Montpellier (1969)
  • l’AS Béziers (1969)
  • le RC Lens (1969)
  • le Lille OSC (1969)

Après cette hécatombe, la Fédération et la Ligue, toujours en froid depuis 1944, trouvèrent un terrain d’entente afin de sauver le football français de haut niveau : c’est la réforme des compétitions qui entre en application en 1970. Depuis 1932, le championnat était fermé et aucune équipe ne pouvait descendre de D2 en CFA. À partir de 1970, ce dispositif n’est plus, permettant l’émergence de nouveaux clubs professionnels comme l’AJ Auxerre et l’EA Guingamp, parmi d’autres.

Jusqu’aux années 1970, la quasi-totalité des recettes des clubs provenait des guichets. En 2005-2006, les recettes des vingt clubs de Ligue 1 proviennent à 57 % des droits télé et seulement à 15 % des guichets. La publicité a toujours été présente autour des stades mais apparaît sur les maillots des joueurs en octobre 1969. Ce type de recettes pèse en 2005-2006 pour 18 % dans les budgets des clubs de l’élite. Les produits dérivés et les subventions des collectivités locales (3 %) les complètent. Ces mêmes subventions représentent un quart des recettes au début des années 1980. Elles sont désormais sévèrement encadrées par la réglementation européenne.

6.4 Le championnat et les médias

micro-radio

6.4.1 Le championnat et la radio

Avant la Seconde Guerre mondiale, les clubs n’autorisent pas les radios à retransmettre les rencontres en direct. Quelques rares matchs sont toutefois diffusés, telle la finale de la première édition du championnat, le 14 mai 1933. Radio Paris, Le Poste Parisien et Radio PTT assurent la couverture du match en direct. À partir de la saison 1935-36, la Fédération autorise la diffusion de matchs du championnat en différé, une demi-heure après le coup de sifflet final avec des commentaires gravés sur disques. À partir de novembre 1937, les diffusions de matchs de championnat en direct deviennent quasi hebdomadaires. Radio 37, Radio Paris, Radio Cité et Le Poste Parisien assurent ces retransmissions, parfois en couvrant le même match (par exemple, le dimanche 21 novembre 1937, Radio Cité, Radio 37 et Le Poste Parisien diffusent à partir de 14h00 le match Sète-Sochaux) ou des rencontres différentes. Georges Briquet, Alex Virot, Jean Eskenazi, Fred Poulain et Roger Mahler, notamment, assurent les commentaires. Radio 37 est la plus active en matière de diffusions.

Pendant la guerre, deux matchs sont diffusés en direct le dimanche. Après la Libération, les radios opèrent sans contrainte. Radio Luxembourg met en place à partir du 1er novembre 1953 un multiplex en direct permettant de suivre tous les matchs d’une même journée de championnat. Le Groupement interdit la diffusion en direct durant la première mi-temps en mars 1954 au prétexte que cela encouragerait les spectateurs à aller au stade. Les stations s’adaptent en attendant la fin de la première période pour en faire le résumé et enchaîner avec la diffusion en direct de la seconde mi-temps.

En octobre 1975, France Inter lance le multiplex moderne[???] sans demander d’autorisation aux autorités du football au nom du droit à l’information. Europe 1, RTL et RMC adoptent rapidement la même formule, toujours d’actualité.

Ces voix magiques de la radio

1

La célébration du 50e anniversaire de la création de la station de radio France-Inter puis de la Maison de la radio a donné l’occasion à ses auditeurs de se remettre dans l’oreille des indicatifs d’émissions des voix célèbres d’autrefois.

Celles-ci sont des compagnes fidèles de nos vies. On se souvient souvent avec émotion, de leur timbre, de leur rythme qui ont imprégné la mémoire.

J’ai fait toute ma carrière de journaliste dans la presse écrite. Pourtant, ce sont les fameuses voix de la radio des années 1950-60 qui m’ont inoculé le virus du journalisme. A une époque où les images de sport à la télévision étaient rares et où les téléviseurs n’avaient pas encore la place de choix dans les foyers, c’étaient ces radio-reporters qui faisaient vivre les grands événements. Ils emmenaient avec eux, au son de leur voix et de leurs enthousiasmes, leurs auditeurs dans les tribunes des stades et sur les routes du Tour de France. Leurs voix étaient nos yeux. Elles font partie de l’histoire du sport.

Je voudrais citer ici quelques noms de ces grands anciens qui racontaient le football à la TSF et rappeler quelques titres d’émissions sportives de ce temps-là. Les évoquer me remet immanquablement dans la tête le son de l’époque et l’image des postes à l’œil lumineux et vert, qui ont précédé l’apparition du transistor.
« Sport et musique » ou « le dimanche des auditeurs »

Le dimanche, lorsque je n’étais pas au stade Moulonguet d’Amiens, l’après-midi était rythmée par les reportages sportifs de la radio entrecoupés de chansons. Dans le nord de la France, on naviguait surtout entre Paris-Inter (l’ancêtre de France-Inter) et Radio-Luxembourg

Georges Briquet (à g.) et Roland Mesmeur, au bord du terrain, à AthènesGeorges Briquet (à g.) et Roland Mesmeur, au bord du terrain, à Athènes

Sur l’une, « Sports et musique » introduisait l’émission par la chanson martiale entonnée par la voix tonitruante d’André Dassary: « Chantons pour le sport, d’un cœur joyeux, chantons l’espoir de la jeunesse ». A moins de 10 ans, on n’était pas obligé de savoir qu’il avait aussi chanté « Maréchal, nous voilà », moins de vingt ans plus tôt… Le grand Georges Briquet prenait la parole, souvent depuis un stade de championnat, partageant l’antenne du football avec Bruno Delaye.

André Bourillon,c’était le dimanche des auditeurs

André Bourillon, c’était le dimanche des auditeurs

Sur Radio-Luxembourg, c’était « Le dimanche des auditeurs », animé par André Bourillon. Sur les stades, on entendait Patrick Saint-Maurice et surtout le journaliste de L’Equipe Jacques de Ryswick et sa voix métallique si particulière. En fin de journée, on écouterait avec impatience Michel Cazeau donner tous les résultats du jour. Il égrenait des noms de villes et de villages, des noms de clubs aux sigles bizarres, des noms de champions. C’était comme une longue poésie, en même temps qu’une leçon de géographie.

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Les vedettes de la radio en 1957

Ecouter les résultats de toutes ces rencontres, c’était le prolongement naturel de ces voyages imaginaires de la journée. Je continuerai de me bercer au doux chant des résultats sportifs un peu plus tard, le samedi après-midi, sur les ondes de la BBC où l’on pouvait suivre les évolutions des scores des quatre divisions du championnat anglais, de Liverpool à Torquay, de Southampton à Preston (North End).

Mais dans ces années de petite enfance, quand mon père jouait à l’extérieur avec Amiens, quelque part du côté d’Hénin-Liétard, de Béthune ou de Quiévrechain, on tournait le bouton du gros poste pour écouter les résultats des championnats du Nord. Sur Radio-Lille, officiait une autre voix, célèbre dans toute la région, celle de Jean Crinon.

Bientôt viendrait Europe n°1, avec Fernand Choisel, Jacques Forestier, Emile Toulouse. On faisait alors un pas de plus dans la modernité, surtout l’été, au moment du Tour de France. Mon père avait acheté en Allemagne un premier poste transistor, si mignon parce que si petit. C’était un Siemens qui nous accompagnait à la plage. Pour connaître les résultats de l’étape du jour, nous n’avions plus besoin d’attendre de rentrer en ville et d’aller consulter le classement écrit à la craie sur un tableau noir, dans la vitrine d’un magasin de vêtements de la rue de l’Impératrice, à Berck-Plage. Nous pouvions suivre, désormais en direct, les péripéties de la course. Ah ! la magie des temps de passage en haut des cols et le chronométrage des écarts entre les échappés et le peloton, quand le reporter choisissait comme point de repère un poteau électrique sur la droite de la route ou la camionnette rouge près d’un panneau indicateur !

Plus tard viendraient les successeurs de ces enchanteurs des ondes, ceux qui feraient le sport à la radio à partir des années 70, les Pierre Loctin, Fabrice Balédent – mon camarade de classe d’Amiens, Eugène Saccomano, Guy Kédia, Bernard Roseau, Jacques Vendroux, Jean-Yves Dhermain, Christian Bindner, Roger Zabel, Didier Beaune – on nous confondait à cause de nos noms, pas à cause de la corpulence ! – ou, un peu plus tard, Thierry Gilardi. Mais c’est à titre professionnel que je les ai côtoyés. On comprendra que la magie n’était plus la même. »Jacques de Ryswick et Luc Varenne »

Je voudrais enfin rapporter deux souvenirs personnels qui, lorsque je les évoque, rendent encore présentes deux de ces grandes voix.

Jacques de Ryswick, Patrick Saint-Maurice au micro de Radio-Luxembourg avec Jean Baratte à Colombes

Jacques de Ryswick, Patrick Saint-Maurice au micro de Radio-Luxembourg avec Jean Baratte à Colombes

Le premier remonte au tout début des années 1970. J’étais étudiant en histoire et entreprenais un mémoire sur les aspects politiques de la Coupe du monde de football avant-Guerre. Désireux de m’entretenir avec les quelques journalistes français qui avaient été témoins de ces Coupes de 1930, 1934 et 1938, j’avais pris contact avec Jean Eskenazi à France-Soir et Jacques de Ryswick, alors chef de presse de la Fédération Française de Football. Dès qu’il décrocha le téléphone et prononça ses premiers mots de bienvenue, ce fut comme si je me retrouvais à l’écoute de Radio-Luxembourg, des années auparavant. La voix n’avait pas changé et le téléphone rendait le même son que le vieux poste d’autrefois. J’ai souvent revu Jacques par la suite et chaque fois, son timbre de voix me renvoyait vers mes jeunes années.

L’autre souvenir date de 1983. Le Paris Saint-Germain affrontait l’équipe belge de Watershei en Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe. J’avais à rédiger pour L’Equipe un article dit d’ambiance. N’ayant pas très envie de répéter les sempiternels clichés sur les drapeaux, les chants des supporters et les cars de police postés dans le quartier d’Auteuil, je finis pas trouver une idée de papier qui avait au moins le mérite de me sortir de cette impasse. J’avais constaté que c’était la première fois qu’une équipe belge venait disputer un match de Coupe d’Europe à Paris contre un club français, depuis le célèbre Reims-Standard de Liège de 1959. Je me souvins soudain que j’avais écouté la retransmission de cette rencontre à la radio belge, avec au micro le célèbre Luc Varenne. Je rédigeai donc un papier, sous forme de correspondance, que je titrai: « Lettre à une voix ».

Le lendemain, au bureau, le téléphone sonna et dès les premiers mots, je reconnus l’accent: « Allô, Monsieur Braun, ici Luc Varenne ». Pour le coup, j’en restai sans voix. Il me remercia gentiment de l’article, ne soupçonnant pas qu’il avait pu laisser un souvenir aussi fort dans la mémoire d’un enfant de 8 ans qui n’était même pas supporter des « Rouches ».

L’émotion de ce moment est resté intacte, plus de 30 ans après. Comme sont restées présentes, toutes ces voix d’autrefois qui m’ont fait rêver avant de me diriger vers un métier où je passerais très bien d’un micro.

Didier Braun

Cette entrée a été publiée dans La nostalgie, et marquée avec radio, reporters, le 18 décembre 2013 .

Un grand merci pour ce reportage et commentaire de notre ami Didier Braun et vous conseille d’aller voir et lire ces récits sur son bloghttp://uneautrehistoiredufoot.blogs.lequipe.fr/2013/12/18/ces-voix-magiques-de-la-radio/

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