1 Historique USFSA

1 Historique USFSA

USFSA les dates 1899-1919

USFSA

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Union des Sociétés Françaises de Sport Athlétique

1882 : Création du Racing Club de France.

1883 : Création du Stade Français. Ces deux associations ont pour activité principale la pratique de l’athlétisme.

1887 : Elles fondent « L’Union des sociétés de course à pied ».

Les premiers pas de l'Union-USFSA1887Fondée en 1887, l’Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques (USFSA), est le premier ancêtre de la FFF. Consacrée à l’athlétisme à sa création, elle reconnaît le football en 1894. Dans une carrière du bois de Boulogne, quel – ques illuminés courent après un ballon rond. Les passants regardent avec étonnement ces gamins aux allures british.

Que font-ils ?

Nous sommes en 1888. Ces licenciés de l’International Athlétique Club, association sportive de l’USFSA, s’exercent au football. La jeune fédération omnisports vient d’être créée un an plus tôt par des pensionnaires du Racing Club de France et du Stade Français. Parmi les fondateurs, Georges de Saint-Clair, diplomate qui a passé sa jeunesse en Angleterre, président, et un certain Pierre de Coubertin, secrétaire général.

L’Union regroupe alors une douzaine de sociétés athlétiques composées d’élèves bourgeois des publics schools de Paris. Au siège, les dirigeants ne voient pas le développement du ballon rond d’un bon oeil. Connaissant très bien la nouvelle donne du football britannique, sport de masse ouvert à la jeunesse populaire, ils freinent son essor.

Le rugby, qui a conservé son caractère élitiste et amateur outre- Manche, est privilégié. Malgré ce désintérêt, les « associationnistes » de la capitale disputent de plus en plus de rencontres amicales. Petit à petit, le succès fait tache d’huile en province. L’USFSA se rend compte que si elle n’intervient pas, le football se développera hors de son contrôle.

Le 9 janvier 1894, le comité unioniste prend une décision cruciale en créant une commission dédiée à la pratique. Au printemps, elle met sur pied son premier Championnat de « France » avec six clubs parisiens. Le début d’une grande aventure.

1889 : Changement de nom de l’Union des sociétés de course à pied, elle devient USFSA et omnisports. Roger SAINT CLAIR est à la base de l’USFSA. C’est avec réticence que l’USFSA accueille le football en son sein. A cette époque le rugby domine sur le football celui ci étant jugé trop prolétaire. Le football prend de l’importance et ne peut être ignoré des différentes associations.

1891 : 

Le 7 novembre – Naissance des White Rovers. Dans un des bulletins publiés, l’USFSA annonce la formation à Paris d’un cercle Anglo Américain pour le jeu du football Association. Ce cercle a tenu réunion au café PASQUIER. Il ressort que toutes les « Nationalités » peuvent jouer à ce jeu Anglais mais devront utiliser les termes anglais.

1893 : Admission au sein de l’USFSA des clubs parisiens.

Le 29 novembre – Tous les clubs parisiens sont admis à l’USFSA.

1894 :

Le 9 janvier – L’USFSA crée une commission pour la gestion du football association. Elle veut être la seule à gérer le football.

1894 : Avril – Un championnat à 6 clubs est né.

1895 : Naissance des premiers arbitres officiels, ils seront recrutés parmi les joueurs encore en activité. Ils auront pour nom « directeurs de jeu ».

1896 : 

Le 12 janvier – Prenant l’exemple sur le championnat des leagues anglaises l’USFSA crée son championnat. Le système de classement retenu sera l’addition des points.

1897 : Mise en place d’un championnat pour les équipes réserves.

1899 : L’USFSA ouvre le championnat à la province. L’Iris Club LILLOIS représente le Nord et le Havre Athlétic Club la Normandie répondent présents. Seuls les clubs parisiens ont participés à ce championnat, pour être « National », il devait s’ouvrir à la province.

1904 : 

Le 12 mars – 1er match officiel pour l’équipe de France USFSA, cette sélection parmi les équipes USFSA rencontre SOUTHAMPTON équipe professionnelle anglaise.

1904 :  

Le 21 mai – L’USFSA est admise au sein de la FIFA qui n’accepte qu’une fédération par pays. La FGSPF et le FCAF se trouvent ainsi écartée. Seul l’USFSA représente le football au niveau international.

1905 : 

Le 28 mai – La guerre FGSPF et USFSA continue. Suite au match amical, Étoiles des 2 lacs (FGSPF) et le Gallia Club champion de France USFSA, gagné par l’Étoile par 2 à 1, l’USFSA interdit toute rencontre entre les deux sociétés. Elle va même jusqu’à l’interdiction de prêt de ses terrains aux équipes de la FGSPF.

1906 : Naissance du conflit avec les « patronages » FGSPF. Cette fédération est en ascension constante et commence à faire de l’ombre à l’USFSA. La guerre entre ces 2 organisations ne s’arrêtera qu’en 1919 avec la création de la FFFA.

1907 : Création du FCI par Charles SIMON dans le but de lutter contre l’USFSA.

1908 : Le Président de la commission centrale d’association de l’USFSA André BILLY demande au congres de la FIFA l’affiliation de AFA ( Amateur Football Association – association Anglaise) et qu’une seule fédération ne peut être admise au sein de la FIFA. Lors du vote : seule la France et la Bohème votent pour l’admission de l’AFA. En réponse à ce vote, l’USFSA démissionne de la FIFA. Elle se retrouve seule, sans relation internationale hors mis l’AFA et la bohème. Comme suite à cette rupture, André BILLY tente la création d’une autre union internationale. Ce sera un échec.

1909 : Mai André BILLY démissionne, son successeur sera André ESPIR. Celui-ci cherchera à revenir en arrière et à réintégrer la FIFA; cette tentative s’avérera infructueuse. La FGSPF est déjà admise à titre provisoire.

1912 : Demande Officielle de l’USFSA pour son entrée au CFI.

1913 : 

Le 5 février – L’USFSA est admise au sein du CFI.

1913 : Mai – Reconnaissance d’utilité publique.

1919 : En cette fin de guerre, le football au sein de l’USFSA est malade. Elle lance donc l’idée d’une seule et unique fédération qui gérerait le football et seulement le football. Cette idée se transformera en réalité le 7 avril au CFI.

Le Championnat de France  Formule USFSA

Championnats disparus.

Coupe Nationale

L’USFSA organise durant la période de guerre une compétition qui ressemble à un championnat.

Coupes et challenges disparus.

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Compétitions de guerre et dernier championnat (1915-1919)

Compétitions de guerre et dernier championnat (1915-1919)

Pendant la Première Guerre mondiale, l’USFSA parvient tout de même à mettre en place deux compétitions de football : une Coupe nationale, jouée sous de forme de championnat par des clubs parisiens, et une Coupe des Alliés, ouverte aux clubs de toutes les fédérations. Le Ministère de la Guerre sollicite même l’USFSA pour qu’elle demande aux dirigeants des clubs de reconstituer au plus vite leurs équipes de football après la mobilisation, qui a pour effet de renouveler presque totalement les effectifs des équipes fin 1914.

En 1915, la Coupe nationale oppose en mars quatre clubs parisiens en tournoi toutes rondes : le Club athlétique de la Société Générale, la Légion Saint-Michel, le Club athlétique d’Enghien et le Club français. La compétition, qui n’a de nationale que le nom, est remportée par le CA Société Générale. La première Coupe des Alliés met aux prises en finale le CA Société Générale, club de l’USFSA, à un club de la Ligue de football association, récente fédération parisienne, représentée par le Cercle Athlétique de Paris. Le CA Société Générale l’emporte par 3-2, s’imposant dans les deux compétitions.

Le CA Société Générale continue de dominer les compétitions de guerre de l’USFSA. Il remporte de nouveau la Coupe nationale et la Coupe des Alliés en 1916 et en 1917. Il semblerait que la Coupe nationale passe en format à élimination directe en 1916, la finale celle année là opposant le CA Société Générale et l’Association sportive française. La finale de la Coupe des Alliés 1916 témoigne du total amateurisme dans lequel est joué le football à cette époque. Elle oppose le CA Société Générale au Red Star Amical Club le 9 avril. La rencontre se termine sur le score de 1-1. L’arbitre accorde une prolongation, mais le Red Star refuse, sous prétexte que les règlements de la Coupe d’Angleterre stipule qu’une finale se terminant sur un match nul doit être rejouée, et que plusieurs de ses joueurs doivent retourner travailler dans leur usine de munitions. Le CASG fait constater un forfait, et l’arbitre lui accorde la victoire.

En finale de la Coupe des Alliés 1917, le CASG se défait du Football Club lyonnais par 4-1, malgré de multiples occasions lyonnaises. La Coupe nationale 1918 est remportée par Le Havre Athletic Club, 3-2 en finale face au Club sportif des Terreaux. Le championnat de France reprend une dernière fois en 1919. Le Havre AC remporte le dernier titre de cette compétition en battan l’Olympique de Marseille par 4-1.

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Mainmise des clubs nordistes et méditerranéens (1909-1914)

Mainmise des clubs nordistes et méditerranéens (1909-1914)

Alors que le championnat n’avait été remporté jusqu’à présent que par des clubs de Paris, du Nord et de Normandie, les années 1910 permettent d’assister à l’éclosion des clubs méditerranéens. Lors de édition 1909, le champion du Littoral, le Stade helvétique de Marseille, club composé majoritairement de Suisses se qualifie pour la finale face au Cercle athlétique de Paris, en bénéficiant notamment du forfait de son adversaire en huitième de finale et en demi-finale.

Rouenshmarseille1913-La finale de l'édition 1913 oppose le FC Rouen au SH Marseille.
La finale de l’édition 1913 oppose le FC Rouen au SH Marseille

Le SH Marseille remporte le match par 3-2, malgré les six internationaux français du CA Paris, qui échoue pour la deuxième fois en finale après 1906. Les Marseillais rééditent leur performance deux ans plus tard, en battant le Racing Club de France en finale par 3-2. Pour l’occasion, la rencontre se tient à Marseille au stade de l’Huveaune, dans un match disputé par quatorze Suisses, dix du côté Marseillais et quatre du côté Parisiens.

OL_Trophée_de_France_1914-L'Olympique lillois, ici en finale remporte le dernier championnat en 1914.
L’Olympique lillois, ici en finale du Trophée de France 1914, remporte le dernier championnat en 1914.

Le SH Marseille continue sa domination et décroche son troisième titre lors de l’édition 1913. L’équipe est cette fois composée de huit Suisses, un Anglais et deux Français, dont le seul buteur du match, Mouren. Ces succès des Hélvéto-marseillais sont entrecoupés par la victoire du champion de Côte d’Azur, le Stade raphaëlois, en 1912, qui élimine le SH Marseille en huitième de finale avant de remporter la finale contre l’Association sportive française par 2-1 après deux prolongations, dans un match de faible qualité.

Enfin, les clubs nordistes continuent d’assoir leur domination sur le football hexagonal. Lors de édition 1910, l’Union sportive tourquennoise décroche le titre en passant un 7-2 au SH Marseille en finale, puis en 1914, l’Olympique lillois s’empare du dernier titre de champion de France décerné par l’USFSA avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, qui y met fin momentanément.

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Domination du RC Roubaix (1902-1908)

Domination du RC Roubaix (1902-1908)

Le championnat de France de l’USFSA prend son envol en ce début du XXe siècle, coïncidant avec l’augmentation du nombre de Comité régionaux. De trois participants au championnat de France en 1901, on passe à quatre en 1902, neuf en 1903, treize en 1905 et dix-huit en 1908. La compétition continue d’être jouée en fin de saison entre chaque champion régional, en tournoi à élimination directe. Entre 1902 et 1908, alors que le football se développe dans toute la France, la finale du championnat va systématiquement opposer le champion du Nord au champion de Paris.

La finale de l’édition 1902 met aux prises le 20 avril le Racing Club de France au Racing Club de Roubaix à Bécon les Bruyères. Elle accouche d’un match d’anthologies. Les deux équipes terminent la rencontre à 3-3, et il est prévu de disputer des prolongations de vingt minutes jusqu’à ce qu’une équipe prenne l’avantage. Dans la troisième prolongation, Peacock finit par marquer pour les Roubaisiens, qui enlèvent le titre au bout d’un match interminable de 2 h 30. L’édition suivante se termine par la même finale, et par une nouvelle victoire du RC Roubaix, par 3-1.

En 1904, les Roubaisiens remportent leur troisième titre consécutif, 4-2 face à l’United Sport Club, démontrant qu’il faudra désormais compter avec le football nordiste. Les Parisiens du Gallia Club récupèrent le titre au RC Roubaix le 16 avril édition 1905. Une nouvelle fois, on a recourt à deux prolongations de trente minutes pour départager les équipes. Le Gallia finit par l’emporter 1-0 après 2 h 30 de match, malgré une domination roubaisienne. André Billy, vice-président de l’USFSA, s’inspire de cette rivalité pour proposer l’organisation d’une rencontre annuelle entre une sélection de Paris et une sélection du Nord. La première rencontre de ce type a lieu le 7 janvier 1906 et se solde par une victoire de Paris sur le Nord par 3-0. Néanmoins, les Nordistes en profite pour se faire repérer par les sélectionneurs de l’équipe de France et gagner leurs galons d’internationaux. Quatre mois plus tard, en finale du championnat, les rôles s’inversent.

Le RC Roubaix se défait du tout récent Cercle athlétique de Paris par 4-1. Le RC France et le RC Roubaix se retrouvent pour la troisième fois en finale lors de l’édition 1907. Cette fois-ci, la rencontre tourne à l’avantage des Parisiens, qui l’emportent par 3-2. Il s’agit de la dernière victoire d’un club parisien dans la compétition. Les Racingmen des deux camps s’opposent une quatrième et dernière fois en finale dès la saison suivante. Les Roubaisiens reprennent leur titre grâce à une victoire 2-1. Avec ce cinquième titre, le RC Roubaix rejoint le Standard AC au palmarès. Paradoxalement, ce dernier succès signe la fin de la domination roubaisienne sur le championnat de France. Ils ne remporteront plus de titre de champion du Nord, ne se qualifiant plus pour le championnat national.

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Historique USFSA

usfsa

Championnat de France de football USFSA

Union_des_sociétés_françaises_de_sports_athlétiquesLogo officiel USFSA
Généralités
Sport : Football
Création : 1894
Disparition : 1919
Organisateur(s) : USFSA
Éditions : 22
Périodicité : Annuelle
Lieux : France.pingFrance
Participants :
Nbre de matchs :
Statut des participants : Amateur
Coupe
James_Gordon_Bennett_ dote le championnat d'une coupe à son nom.
James Bennett dote le championnat d’une coupe à son nom
Hiérarchie
Hiérarchie : Pas de niveaux
Palmarès
Plus titré(s) : RC Roubaix (5) , Standard AC (5)
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Les buteur(s)
Nbre de but(s) : but.png

Le championnat de France de football USFSA est une compétition française de football qui fut disputée chaque année entre 1894 et 1914 puis en 1919. Elle était organisée par l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (ou USFSA). La compétition est initiée par des clubs parisiens et reste l’apanage des clubs de la capitale de 1894 à 1899. À cette date, l’USFSA décide d’ouvrir la compétition aux premiers clubs provinciaux. Les Parisiens refusent et déclarent forfait en 1899. Ce championnat se déroule d’abord sous forme de compétition à élimination directe en 1894 et 1895.La formule championnat est adoptée à partir de 1896. Avec l’ouverture aux clubs provinciaux, la compétition retrouve sa formule à élimination directe. Elle met alors aux prises les différents champions régionaux.

Historique

Débuts du championnat à Paris (1894-1898).

La première trace écrite d’un match de football-association en France entre deux clubs remonte au 11 mars 1891, avec une rencontre à Paris entre l’International Athlétic Club, le club des collégiens de l’Institut international de Paris, et l’Association athlétique des Élèves de l’École Monge, du nom de la École Monge à Paris.

Les deux clubs sont affiliés à la récente Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), qui regroupe alors une douzaine d’associations omnisports. Néanmoins, l’USFSA, fidèle à l’amateurisme, est d’abord réticente au football, déjà professionnalisé au Royaume-Uni depuis 1888. Elle ne reconnaît pas les sections de football des clubs omnisports, tentant de contenir le développement du football, mais relate tout de même les rencontres dans son bulletin officiels.

En décembre 1893, confrontés aux réticences de l’USFSA à organiser un championnat, les dirigeants des clubs parisiens du Standard Athletic Club, des White Rovers et du Club français envisagent de créer une ligue de football indépendante. L’USFSA finit pas accepter ce sport, et crée le 9 janvier 1894 un comité chargé de gérer le football. Dans la foulée, un championnat de France est mis en place, qui se tient en avril et en mai 1894. Peu de clubs existent alors, et cette première édition d’un championnat national de football ne regroupe que six clubs, tous de région parisienne. Le tournoi, joué par élimination directe, est doté d’une coupe d’une valeur de 1250 francs or, don de l’homme de presse James Gordon Bennett, qui sera remise en jeu chaque année.
Standard_Athletic_Club_1894- remporte quatre des cinq premiers titres.Le 5 mai à Courbevoie, lors d’une finale rejouée, le Standard Athletic Club se défait des White Rovers par 2-0, devenant le premier champion de France de football. Ce sport est alors surtout pratiqué par des Britanniques résidants en France. Tous les joueurs de cette première finale sont Britanniques, à l’exception du demi gauche du Standard, le français Leguillar.

Après une nouvelle victoire du Standard AC lors de l’édition 1895, la compétition passe à une formule de championnat pour l’édition 1896. Neuf clubs s’affrontent entre janvier et avril, se rencontrant une seule fois sur terrain neutres .

Alors que le Standard AC et les White Rovers comptent encore se disputer le titre, un troisième club vient s’immiscer dans la course au titre, les Roses et Noirs du Club français. Il prend la tête le 23 février après une victoire sur les White Rovers par 4-1, puis conserve la première place en remportant tous ses matchs. L’équipe-type compte dix Français et un Belge. Pour la première fois, des Français s’imposent dans ce sport britannique, ouvrant la voie vers l’expansion du football en Frances. Les deux éditions suivantes, le Club français se mêle à la course au titre, mais le Standard AC reste impérial et remporte ses troisième et quatrième titres. Dans le même temps, devant l’augmentation du nombre de clubs, des divisions, appelées séries, sont mises en place en dessous de la 1er série du championnat de France.

Ouverture aux clubs provinciaux (1899-1901)

Le championnat, jusqu’alors exclusivement parisien, s’ouvre aux clubs provinciaux lors de l’édition 1899. Cette année-là, l’USFSA décrète que pour être nationale, la compétition doit s’ouvrir à la province. Le championnat de France sera désormais disputé entre chaque champion régional. Le football s’est alors surtout développé dans le Nord, en Picardie et en Normandie. L’USFSA compte alors un seul comité régional en province, celui du Nord, qui sacre cette année l’Iris Club lillois. Le Havre Athletic Club, pourtant non champion car le comité de Normandie n’existe pas encore, est aussi invités. L’IC lillois et Le Havre AC doivent s’affronter au Parc des Princes le 15 avril, pour se qualifier en finale contre le champion de Paris, le Club français.

Club_Francais_1898- est la première équipe de Français à remporter le championnat, en 1896. Il termine ensuite trois fois vice-championLe Club français, ici en 1898, est la première équipe de Français à remporter le championnat, en 1896. Il termine ensuite trois fois vice-champion.

Le match n’aura jamais lieu, car le ballon du match a été perdu. Le temps d’en trouver un autre, le terrain est occupé par des joueurs de hockey sur gazon. La rencontre est reportée à Amiens, mais les Lillois, grippés, déclarent forfaits. Cependant, le Club français refuse de jouer la finale contre Le Havre AC, qui n’est pas champion régional et qui s’est de surcroit qualifié sans jouer. De plus, les règles initiales du trophée James Gordon Bennett stipulent que la coupe ne doit pas quitter Paris. Qu’importe, l’USFSA considère que les Parisiens déclarent forfait, et proclament les Havrais champions de France, bien qu’ils n’ait joués aucun matchs. Le championnat 1900 est reconduit selon la même formule. Le Havre AC se défait de l’US tourquennoise par 4-1 et se qualifie pour la finale contre le Club françaiss .

Cette fois-ci, les Clubistes acceptent de relever le défi. Le match a lieu le 6 mai 1900 à Bécon-les-Bruyères. Le Havre AC, composé majoritairement de Britanniques, s’impose 1-0 grâce à un but de Richards et devient champion de France, à la régulières . L’édition suivante réunit de nouveau les champions de Paris, de Normandie et du Nord. Une nouvelle fois, Le Havre AC se qualifie pour la finale, cette fois-ci contre le Standard AC, dans une finale à l’accent britannique. Après un match nul à Bécon-les-Bruyères, les deux clubs se retrouvent au stade de Sanvic, l’antre des Havrais, pour la première finale jouée en province. La victoire du Standard AC, par 6-1, est sans appel. Ce pionnier du football français remporte là son cinquième et dernier titre de champion de France. Dans le même temps, ce dernier succès coïncide avec la fin de l’hégémonie des clubs parisiens. Domination du RC Roubaix (1902-1908)

Le championnat de France de l’USFSA prend son envol en ce début du XXe siècle, coïncidant avec l’augmentation du nombre de Comité régionaux. De trois participants au championnat de France en 1901, on passe à quatre en 1902, neuf en 1903, treize en 1905 et dix-huit en 1908. La compétition continue d’être jouée en fin de saison entre chaque champion régional, en tournoi à élimination directe.

Entre 1902 et 1908, alors que le football se développe dans toute la France, la finale du championnat va systématiquement opposer le champion du Nord au champion de Paris. La finale de l’édition 1902 met aux prises le 20 avril le Racing Club de France au Racing Club de Roubaix à Bécon les Bruyères. Elle accouche d’un match d’anthologies. Les deux équipes terminent la rencontre à 3-3, et il est prévu de disputer des prolongations de vingt minutes jusqu’à ce qu’une équipe prenne l’avantage. Dans la troisième prolongation, Peacock finit par marquer pour les Roubaisiens, qui enlèvent le titre au bout d’un match interminable de 2h30. L’édition suivante se termine par la même finale, et par une nouvelle victoire du RC Roubaix, par 3-1.

Emile_SARTORIUS- remporte cinq titres de champion de France avec le RC Roubaix entre 1902 et 1908.Émile Sartorius remporte cinq titres de champion de France avec le RC Roubaix entre 1902 et 1908.

En 1904, les Roubaisiens remportent leur troisième titre consécutif, 4-2 face à l’United Sport Club, démontrant qu’il faudra désormais compter avec le football nordistes. Les Parisiens du Gallia Club récupèrent le titre au RC Roubaix le 16 avril édition 1905.

Une nouvelle fois, on a recourt à deux prolongations de trente minutes pour départager les équipes. Le Gallia finit par l’emporter 1-0 après 2 h 30 de match, malgré une domination roubaisienne.

André Billy, vice-président de l’USFSA, s’inspire de cette rivalité pour proposer l’organisation d’une rencontre annuelle entre une sélection de Paris et une sélection du Nord. La première rencontre de ce type a lieu le 7 janvier 1906 et se solde par une victoire de Paris sur le Nord par 3-0. Néanmoins, les Nordistes en profite pour se faire repérer par les sélectionneurs de l’équipe de France et gagner leurs galons d’internationaux. Quatre mois plus tard, en finale du championnat, les rôles s’inversent.

Le RC Roubaix se défait du tout récent Cercle athlétique de Paris par 4-1. Le RC France et le RC Roubaix se retrouvent pour la troisième fois en finale lors de l’édition 1907. Cette fois-ci, la rencontre tourne à l’avantage des Parisiens, qui l’emportent par 3-2. Il s’agit de la dernière victoire d’un club parisien dans la compétition. Les Racingmen des deux camps s’opposent une quatrième et dernière fois en finale dès la saison suivante. Les Roubaisiens reprennent leur titre grâce à une victoire 2-1. Avec ce cinquième titre, le RC Roubaix rejoint le Standard AC au palmarès. Paradoxalement, ce dernier succès signe la fin de la domination roubaisienne sur le championnat de France. Ils ne remporteront plus de titre de champion du Nord, ne se qualifiant plus pour le championnat national.

Mainmise des clubs nordistes et méditerranéens

Rouenshmarseille1913-La finale de l'édition 1913 oppose le FC Rouen au SH Marseille.

(1909-1914)

Alors que le championnat n’avait été remporté jusqu’à présent que par des clubs de Paris, du Nord et de Normandie, les années 1910 permettent d’assister à l’éclosion des clubs méditerranéens. Lors de édition 1909, le champion du Littoral, le Stade helvétique de Marseille, club composé majoritairement de Suisses se qualifie pour la finale face au Cercle athlétique de Paris, en bénéficiant notamment du forfait de son adversaire en huitième de finale et en demi-finale.

Le SH Marseille remporte le match par 3-2, malgré les six internationaux français du CA Paris, qui échoue pour la deuxième fois en finale après 1906. Les Marseillais rééditent leur performance deux ans plus tard, en battant le Racing Club de France en finale par 3-2. Pour l’occasion, la rencontre se tient à Marseille au stade de l’Huveaune, dans un match disputé par quatorze Suisses, dix du côté Marseillais et quatre du côté Parisiens. Le SH Marseille continue sa domination et décroche son troisième titre lors de l’édition 1913. L’équipe est cette fois composée de huit Suisses, un Anglais et deux Français, dont le seul buteur du match, Mouren.

Ces succès des Hélvéto-marseillais sont entrecoupés par la victoire du champion de Côte d’Azur, le Stade raphaëlois, en 1912, qui élimine le SH Marseille en huitième de finale avant de remporter la finale contre l’Association sportive française par 2-1 après deux prolongations, dans un match de faible qualité. Enfin, les clubs nordistes continuent d’assoir leur domination sur le football hexagonal. Lors de édition 1910, l’Union sportive tourquennoise décroche le titre en passant un 7-2 au SH Marseille en finale, puis en 1914, l’Olympique lillois s’empare du dernier titre de champion de France décerné par l’USFSA avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, qui y met fin momentanément.

Compétitions de guerre et dernier championnat (1915-1919)

Pendant la Première Guerre mondiale, l’USFSA parvient tout de même à mettre en place deux compétitions de football : une Coupe nationale, jouée sous de forme de championnat par des clubs parisiens, et une Coupe des Alliés, ouverte aux clubs de toutes les fédérations.

En 1915, la Coupe nationale oppose en mars quatre clubs parisiens en tournoi toutes rondes : le Club athlétique de la Société Générale, la Légion Saint-Michel, le Club athlétique d’Enghien et le Club français. La compétition, qui n’a de nationale que le nom, est remportée par le CA Société Générale.

La première Coupe des Alliés met aux prises en finale le CA Société Générale, club de l’USFSA, à un club de la Ligue de football association, récente fédération parisienne, représentée par le Cercle Athlétique de Paris. Le CA Société Générale l’emporte par 3-2, s’imposant dans les deux compétitions.

CASGLe CA Société Générale continue de dominer les compétitions de guerre de l’USFSA. Il remporte de nouveau la Coupe nationale et la Coupe des Alliés en 1916 et en 1917. Il semblerait que la Coupe nationale passe en format à élimination directe en 1916, la finale celle année là opposant le CA Société Générale et l’Association sportive française.

La finale de la Coupe des Alliés 1916 témoigne du total amateurisme dans lequel est joué le football à cette époque. Elle oppose le CA Société Générale au Red Star Amical Club le 9 avril. La rencontre se termine sur le score de 1-1. L’arbitre accorde une prolongation, mais le Red Star refuse, sous prétexte que les règlements de la Coupe d’Angleterre stipule qu’une finale se terminant sur un match nul doit être rejouée, et que plusieurs de ses joueurs doivent retourner travailler dans leur usine de munitions. Le CASG fait constater un forfait, et l’arbitre lui accorde la victoire. En finale de la Coupe des Alliés 1917, le CASG se défait du Football Club lyonnais par 4-1, malgré de multiples occasions lyonnaises.

La Coupe nationale 1918 est remportée par Le Havre Athletic Club, 3-2 en finale face au Club sportif des Terreaux. Le championnat de France reprend une dernière fois en 1919. Le Havre AC remporte le dernier titre de cette compétition en battan l’Olympique de Marseille par 4-1.

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