Champions du monde puis d’Europe 1998-2000

Champions du monde puis d’Europe 1998-2000

Champions du monde puis d’Europe 1998-2000

Champions du monde puis d’Europe 1998-2000

Si la série de matchs préparatoires à la Coupe du monde soulève une certaine inquiétude auprès de plusieurs observateurs, ce qui vaudra notamment au journal l'Équipe les foudres d'Aimé Jacquet a posteriori, les Bleus sont bel et bien présents au rendez-vous. Ils se sortent avec facilité du premier tour : victoires contre l'Afrique du Sud (3-0), l'Arabie saoudite (4-0) et le Danemark (2-1) mais, privés de Zidane suspendu, butent en huitièmes contre le mur défensif du Paraguay et de son excellent gardien de but José Luis Chilaver.

La qualification arrachée (1-0) en prolongation (but en or de Laurent Blanc) permet aux Bleus de retrouver l'Italie en quart de finale. Au terme de cent-vingt minutes intenses mais sans but (0-0), les deux équipes jouent leur qualification aux tirs au but et la France s'impose (4-3) à la suite d'un penalty raté de Luigi Di Biagio. En demi-finale, la France semble protabche de tomber après un but encaissé en début de seconde mi-temps face aux surprenants Croates, mais deux buts du latéral français Lilian Thuram la qualifient (2-1) pour la première finale de son histoire, face au Brésil.

Le Brésil impressionne depuis le début de la compétition par la puissance et l'adresse de ses attaquants, mais laisse également entrevoir de grosses carences défensives. Dominateurs et réalistes, les Français prennent l'avantage en première période grâce à deux buts de la tête de Zidane sur corner. Réduits à dix en seconde période à la suite de l'expulsion de Desailly, la France subit mais inscrit en contre un troisième but libérateur par Emmanuel Petit dans les derniers instants du match (3-0), qui est d'ailleurs le 1000e but de l'histoire de l'Équipe de France. Didier Deschamps devient le 12 juillet 1998 le premier joueur français à soulever la Coupe du monde. 

Les Français enchainent ensuite avec les éliminatoires pour obtenir leur place à l'Euro 2000. Dans l'ensemble décevants avec plusieurs contre-performances, les Français arrachent leur qualification de justesse en devançant l'Ukraine et la Russie au bénéfice du match nul entre les rivaux à la toute dernière journée. Les matchs amicaux de préparation à l'Euro sont plutôt rassurants. Au début du mois de juin 2000, les Tricolores remportent le tournoi Hassan II en battant d'abord difficilement le Japon (2-2ap) (4-2tab) aux tirs aux buts puis en écrasant le Maroc (5-1).

La France va confirmer son statut de meilleure équipe du monde à l'occasion de l'Euro 2000. Toujours aussi solide défensivement, elle propose un football plus offensif qu'en 1998 grâce à l'éclosion d'attaquants tels que Thierry Henry, David Trezeguet, Nicolas Anelka, Robert Pirès ou encore Sylvain Wiltord. Sur le banc, Jacquet a cédé sa place à son adjoint de 1998, Roger Lemerre. Après un premier tour parfaitement maîtrisé (victoire contre le Danemark (3-0) et la République tchèque (2-1), défaite sans conséquence des remplaçants face aux Pays-Bas (2-3), la France va connaître trois rencontres à haut suspense dont elle sort à chaque fois victorieuse.

En quart de finale, elle rencontre l'Espagne qu'elle bat (2-1), Raúl ratant un pénalty dans les arrêts de jeu. En demi-finale, elle élimine le Portugal sur le même score (2-1), grâce au but en or, un penalty transformé par Zidane à la 117e minute.

En finale, elle affronte l'Italie considérée comme son équipe jumelle car de nombreux joueurs français jouent alors en championnat d'Italie. Menée 0-1 dans les arrêts de jeu, la France égalise à la 93e minute sur un but de Wiltord et arrache les prolongations, durant lesquelles Trezeguet, sur un centre de Pires, inscrit d'une reprise de volée puissante le but en or synonyme de victoire finale des Français (2-1)69. Sur ce succès historique, les deux anciens que sont le capitaine Didier Deschamps et le libéro Laurent Blanc, annoncent leur retraite internationale.

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