Sélectionneur

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Comité de sélection, manager et tacticien

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Comité de sélection, manager et tacticien

De 1904 à 1908, le comité de sélection de l’USFSA convoque les joueurs, Robert Guérin étant le premier manager de l'équipe de France de 1904 à 1906. Il est remplacé par un duo composé d'André Espir et André Billy qui restent en poste deux années également. De 1908 à 1914, c'est le comité de sélection du CFI qui convoque les joueurs, et Henri Chailloux devient manager.

En 1919, avec la formation de la FFFA, le principe du comité de sélection est reconduit. Ce dernier se compose d’Achille Duchenne, Gabriel Jardin, Eugène Plagnes et Maurice Wuillaume à partir du 13 novembre 1919 avec Gaston Barreau comme manager technique en match. Jean Rigal rejoint le comité de sélection en 1926.

En 1930, Gaston Barreau, Jean Rigal, Maurice Delanche et Jacques Caudron forment le comité de sélection, Gaston Barreau étant toujours chargé de la gestion de l’équipe en match. Il est secondé par un entraîneur, le plus souvent anglais, mais qui doit se contenter d’un rôle secondaire, tel que George Kimpton en poste en mai 1934 pendant le mondial italien. Gaston Barreau reste le manager de l’équipe de France de 1919 à 1955, et est même présent dans le staff des Bleus jusqu’à son décès, en 1958.

Barreau est nommé sélectionneur unique le 24 février 1936, c’est la fin de l’époque du comité de sélection. Il reste en poste jusqu'en novembre 1945, il est alors suppléé par Gabriel Hanot alors que Helenio Herrera est préparateur physique. Le 22 août 1949, un trio composé de Gaston Barreau, Paul Nicolas et Jean Rigal prend la tête des Bleus jusqu'en 4 juin 1950.

En septembre 1950, Gaston Barreau redevient sélectionneur unique et Paul Baron est nommé tacticien de l'équipe, remplacé par Pierre Pibarot de 1951 au 11 novembre 1954. Albert Batteux prend les commandes de l'équipe de France le 17 mars 1955 et y reste jusqu'au 5 mai 1962, participant à la Coupe du monde 1958. Les joueurs sont alors toujours sélectionnées par un comité de sélection dans lequel entrent Georges Verriest et Jean Gautheroux au début des années 1960 en remplacement de Paul Nicolas et Gaston Barreau.

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Sélectionneur unique

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Didier Deschamps entraîneur de l'EFF

Sélectionneur de l'équipe de France

Période LP Nom, prénom, joueur
4 oct. 1964 – 20 juil. 1966 France.ping Henri Guérin
28 sept. 1966 – 26 nov. 1966 France.ping José Arribas et Jean Snella
22 mars 1967 – 3 juin 1967 France.ping Just Fontaine
17 sept. 1967 – 2 mars 1969 France.ping Louis Dugauguez
5 mars 1969 – 26 mai 1973 France.ping Georges Boulogn
8 sept. 1973 – 15 nov. 1975 Roumanie.ping Stefan Kovacs
27 mars 1976 – 27 juin 1984 France.ping Michel Hidalgo
13 oct. 1984 – 22 oct. 1988 France.ping Henri Michel
1er nov. 1988 – 2 juil. 1992 France.ping Michel Platini
26 août 1992 – 17 nov. 1993 France.ping Gérard Houllier
17 déc. 1993 – 12 juil. 1998 France.ping Aimé Jacquet
27 juil. 1998 – 5 juil. 2002 France.ping Roger Lemerre
19 juil. 2002 – 30 juin 2004 France.ping Jacques Santini
12 juil. 2004 – 22 juin 2010 France.ping Raymond Domenech
2 juil. 2010 – 30 juin 2012 France.ping Laurent Blanc
8 juil. 2012 France.ping Didier Deschamps

Adjoint de Georges Verriest, Henri Guérin devient sélectionneur unique des Bleus en 1964. Il se qualifie avec l'équipe pour la Coupe du monde 1966. Lucien Jasseron et Robert Domergue sont nommés adjoints de Guérin, créant des divergences dans l'encadrement de l'équipe. Henri Guérin est remplacé par le Nantais José Arribas et le Stéphanois Jean Snella nommés le 28 septembre 1966, qui ne restent en poste que deux mois.

Il faut à nouveau trouver un sélectionneur. Jean Doumeng propose alors l'ancien buteur de l'équipe de France Just Fontaine. Officiellement sélectionneur dès le 22 mars 1967, Fontaine révolutionne l'organisation de la sélection en choisissant ses joueurs lui-même en fonction de sa tactique.

La fédération choisit de la remercier en juin 1967 et Louis Dugauguez est nommé sélectionneur de l'équipe de France le 17 septembre 1967.Malgré une première victoire retentissante sur la Pologne pour son premier match, il est rapidement critiqué par les défenseurs de Fontaine. Après l'échec lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1970 au Mexique, il décide de laisser vacant le poste de sélectionneur le 2 mars 1969.

Lorsqu'il entre en poste en remplacement de Dugauguez au printemps 1969, Georges Boulogne ne peut plus voir son équipe se qualifier pour la Coupe du monde et décide de mener une politique de jeunes. Il apporte également un nouvel esprit au sein de l'équipe nationale : stages à Saint-Malo, préparation physique rigoureuse, etc. Malgré tout, les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous et Boulogne, très critiqué par la presse, ne parvient pas à qualifier la France pour les grandes compétitions.

Les Bleus tombent contre l'URSS et Georges Boulogne démissionne le 26 mai 1973. La FFF crée alors la sensation en appelant Ștefan Kovács, ancien entraîneur roumain de l'Ajax Amsterdam, devenant le premier sélectionneur (unique) étranger de l'histoire des Bleus. En deux ans, il convoque près de 70 joueurs. Malgré son court mandat (2 ans), ce brassage change profondément les mentalités.

Son successeur n'est d'autre que son adjoint : Michel Hidalgo. À partir de 1976, Hidalgo va construire l'une des meilleures équipes de France autour de Michel Platini, qu'il fait éclore au plus haut niveau. Il inculque aux Bleus ses principes d'un jeu ouvert axé sur l'offensive et écrit une page dorée de l'histoire du football français. En effet, il permet à l'équipe de France de revenir dans l'élite mondiale en la qualifiant pour deux Coupes du monde et en finissant quatrième du Mondial 1982, après une demi-finale épique contre l'Allemagne. En 1984, il remporte à la tête de la sélection le championnat d'Europe, contre l'Espagne organisé en France

À la suite du sacre de l'Euro 1984, Michel Hidalgo se retire et laisse sa place à Henri Michel, auparavant sélectionneur des Espoirs. Sous son mandat, la France remporte la Coupe intercontinentale des nations en 1985 et atteint la demi-finale de la coupe du monde 1986 au Mexique, une nouvelle fois éliminée par l'Allemagne. De plus en plus contesté, Henri Michel est limogé à la suite d'un match nul contre Chypre (1-1) lors des éliminatoires du Mondial 1990 qui compromet les chances de qualification des Bleus.

Il est remplacé par Michel Platini, à peine plus d'un an après sa retraite en tant que joueur, le 1er novembre 1988. L'arrivée de Platini ne change rien et la France est absente du Mondial 1990 en Italie. Dans son groupe, Platini s'appuie majoritairement dur des joueurs de l'Olympique de Marseille dont Jean-Pierre Papin et Éric Cantona.

Qualifiés facilement pour l'Euro 1992, les Bleus s'affirment parmi les favoris de la compétition. Mais une élimination au premier tour sans une seule victoire pousse Michel Platini à démissionner. Son adjoint Gérard Houllier est nommé pour lui succéder et entame les qualifications pour la coupe du monde 1994. Mais deux défaites consécutives à domicile durant l'automne 1993 (2-3 contre l'Israël puis (1-2) contre la Bulgarie) barrent à la France le chemin du Mondial. Démissionnaire après cette désillusion pour l'équipe de France, Gérard Houllier est remplacé par son adjoint Aimé Jacquet. Sa nomination aura été la plus courte de l'histoire des Bleus.

Nommé à titre « provisoire », Aimé Jacquet prend ses fonctions à partir du 17 décembre 1993. Sous sa direction l'équipe de France devient meilleure défensivement et Zinédine Zidane devient son meneur de jeu. les Bleus se qualifient douloureusement pour l'Euro 1996 et tombent en demi-finale contre la République tchèque (0-0,5-6tab). Une étape qui sert de tremplin pour les hommes de Jacquet à deux ans de la coupe du monde 1998 organisée en France.

Très critiquée avant la compétition, les Bleus réalisent un parcours sans faute jusqu'en finale où ils battent le Brésil (3-0). Champion du monde, Aimé Jacquet quitte ses fonctions de sélectionneur au soir de la finale, le 12 juillet 1998 après avoir été fustigé par la presse pendant plusieurs années. C'est à nouveau l'adjoint de l'ex-sélectionneur, Roger Lemerre qui prend le relais. Avec un jeu plus offensif, ce dernier emmène les Bleus vers un nouveau sacre au championnat d'Europe 2000 où la France réalise un doublé inédit Mondial-Euro consécutif en battant l'Italie dans une finale à rebondissements. Mais deux ans plus tard, pourtant favoris de la coupe du monde 2002, la France est sortis dès le premier tour.

À la suite de cette élimination, le sélectionneur national Roger Lemerre est limogé et remplacé par Jacques Santini147. C'est sous la direction de l'ancien entraîneur lyonnais que l'équipe de France débute les éliminatoires pour l'Euro 2004. Après un carton plein en qualifications (8 matchs, 8 victoires), l'équipe de France repris confiance. Malgré cela, les Bleus sont sortis en quart-de-finale face aux Grecs, futurs vainqueurs (1-0). Peu après la compétition, Jacques Santini annonce son départ pour le club anglais de Tottenham.

Le 12 juillet 2004, Raymond Domenech, sélectionneur des Espoirs jusque là, est nommé comme nouveau sélectionneur national148. Son arrivée marque une rupture avec ses prédécesseurs. Il impose de nouvelles règles et change complètement le staff. Mal engagée en qualifications, le retour de plusieurs cadres dont Zinédine Zidane qui avait pris sa retraite en 2004, relance l'équipe de France qui se qualifie pour le Mondial 2006. Raymond Domenech y mène la sélection nationale en finale mais échoue ensuite sévèrement aux premiers tours de l'Euro 2008 et de la coupe du monde 2010.

Il termine sa carrière de sélectionneur national à l'issue de ce Mondial 2010 sur fond de polémiques internes dans ce que les médias qualifieront de "fiasco général" (Grève de Knysna). Il est le sélectionneur français le plus controversé en raison de sa communication suscitant parfois l'incompréhension mais aussi pour la faiblesse des résultats de l'équipe de France postérieurs à 2006. Néanmoins, il est le sélectionneur ayant dirigé le plus de rencontres (79). À la suite du fiasco en Afrique du Sud, Laurent Blanc, en provenance des Girondins de Bordeaux est nommé pour remplacer Raymond Domenech. Après un début poussif, Blanc parvient à qualifier les siens pour l'Euro 2012.

Sortis du premier tour, l'équipe de France est éliminée par l'Espagne, future vainqueur de la compétition en quart-de-finale. Le parcours des Bleus est de nouveau marqué par des problèmes extra-sportifs. Après l'Euro, en brouille avec le président de la FFF Noël Le Graët, Laurent Blanc quitte le poste de sélectionneur et cède sa place à Didier Deschamps qui prend ses fonctions à partir du 8 juillet 2012. Le 12 février 2015, Didier Deschamps est prolongé à la tête de l'équipe de France jusqu'en 2018.

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