1984 1ère Marseillaise au JO

1984 Le drapeau bleu flotte sur l’Europe et une ruée vers l’or au JO

1984 : Le drapeau bleu flotte sur l’Europe

1984 Le drapeau bleu flotte sur l'Europe

En accueillant l’Euro 1984, la France a une chance unique de remporter enfin son premier grand trophée. Portée par un super Michel Platini, elle la saisit superbement !

Nous sommes le 27 juin 1984. La France retient son souffle. Après deux semaines haletantes, l’heure d’une première grande finale internationale a sonné pour les Bleus. Seule l’Espagne peut encore les empêcher de remporter “leur” Euro et d’inaugurer un palmarès tricolore vierge de tout titre. Le trophée est là, à portée de main, Platini et les siens le fixent intensément du regard au moment des hymnes dans un Parc comble avant d’être comblé.

Michel Platini. Le pays entier ne parle que de lui depuis le début de l’épreuve. Le maestro français de la Juve tutoie tout simplement le génie avec huit buts en quatre rencontres (dont deux triplés) qui ont assommé tour à tour le Danemark (1-0), la Belgique (5-0), la Yougoslavie (3-2) et le Portugal (3-2 a.p.), à Marseille, dans une demi-finale dont la Canebière tremble encore d’émotion.

Quel exploit le capitaine des Bleus nous réserve-t-il pour cet ultime rendez-vous ? Et si c’était ce coup franc de la cinquante-septième minute à l’entrée de la surface espagnole ? Sa spécialité. Un tir brossé du pied droit. Arconada est sur la trajectoire, mais le ballon échappe des mains du gardien ibérique, glisse sous son ventre et franchit la ligne de quelques centimètres ! L’Espagne met un genou à terre et bientôt le second sur un contre victorieux de Bellone (2-0). La France, en liesse, est championne d’Europe ! Le soixante-quinzième et dernier match de Michel Hidalgo, au poste de sélectionneur depuis 1976, se transforme en triomphe historique.

1984 : La ruée vers l’or

1984 la ruee vers l-or

Si l’important est de participer, la sélection olympique montre aussi aux Jeux de 1984 qu’une médaille d’or est bien agréable à porter autour du cou…

Plus de 101 000 spectateurs ont pris place dans les gradins du Rose Bowl de Pasadena, en Californie, pour assister à la finale du tournoi de football des JO de Los Angeles, entre le Brésil et la France. Un record digne des tablettes olympiques. À des milliers de kilomètres de là, l’Hexagone, encore endormi – décalage horaire oblige – ne se doute pas que les joueurs d’Henri Michel vont apporter au sport tricolore une cinquième médaille d’or après celles du perchiste Pierre Quinon, du sabreur Jean-François Lamour, de l’épéiste Philippe Boisse et du tireur Philippe Héberlé.

Signe particulier, tous possèdent le statut professionnel. Autorisés par le règlement du CIO à prendre place parmi les 240 athlètes de la délégation nationale et bien décidés à adopter la devise de l’olympisme – citius, altius, fortius (“plus vite, plus haut, plus fort”) – les Touré, Garande, Bijotat, Ayache, Zanon, Lemoult et autres réalisent leur rêve américain en passant un à un les obstacles placés sur la route de l’or : deux matches nuls face au Qatar (2-2) et au Chili (1-1), et trois victoires contre la Norvège (2-1), l’Égypte (2-0) puis la Yougoslavie (4-2 après prolongation), avant de retrouver le Brésil de Dunga le dimanche 11 août.

Grâce à deux buts signés Brisson (55e) et Xuereb (62e), ils sont dix-sept à monter sur la plus haute marche du podium, derrière leur capitaine Albert Rust, et à faire retentir la première Marseillaise du football français aux JO.

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