1.1.2 Premier championnat à Paris 1894-1895

1.1.2 Premier championnat à Paris 1894-1895

Premier championnat à Paris 1894-1895

Premier championnat à Paris 1894-1895)

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L’USFSA se rend compte que, si elle n’intervient pas, l’association risque de s’organiser hors de son contrôle. Prenant le devant, elle promet l’institution d’une épreuve. C’est alors que les sociétés qui ne le sont pas demandent à être reconnus officiellement par l’Union.

Le 9 janvier 1894, l’Union décide la mise en place d’une commission composée de dirigeants de clubs parisiens gérant le seul football-association. Le bulletin officiel de l’USFSA publie désormais des comptes rendus plus complet. Un an après la première, le club anglais de Marylebone FC fait une seconde visite en France, accompagné du Belzice FC. La veille de Pâques, une sélection des meilleurs des deux clubs londoniens est opposée aux meilleurs éléments réunis du Club français, du Standard et des White Rovers.

Les Français ne s’inclinent que 2-1, c’est Charles Bernat aidé par Fraysse qui marque le seul but parisien. Respectant sa promesse, l’USFSA organise une compétition qu’elle désigne sous le terme de championnat, bien qu’il s’agisse d’un tournoi sous forme de coupe. Six clubs s’y engagent : le Club français, le Standard, les White Rovers, l’International AC et le CP Asnières, le CA Neuilly. Pour le premier Championnat de France de football USFSA, la finale oppose les deux onze britanniques. Après un premier match nul (2-2), il est décidé de rejoué le match plutôt que de le poursuivre.

Standard_Athletic_Club_1894- remporte quatre des cinq premiers titres.

La rencontre rejouée le 5 mai 1894 voit le Standard s’imposer 2-0. Le football-association grandit au cours de la saison 1894-1895. À Paris, trois nouvelles sociétés sont formées et prétendent es mesurer aux participants du premier championnat. Il s’agit de deux équipes françaises FC Levallois, Paris Star et une anglaise le United Sport Club.

En janvier 1895, le Club français effectue un déplacement au Havre pour y affronter l’Union sportive du lycée de la ville, vainqueur du lendit de Caen, qu’il bat 1 but à 0. Dans la capitale, le football trouve au centre des vélodromes des enceinte pouvant accueillir un assez grand nombre de spectateurs. Le Standard s’installe dans le nouveau Vélodrome de la Seine qui compte 15 000 places, il fait payer les entrées 50 centimes de francs-or lors de la réception des White Rovers qu’il bat par 4 ou 5 buts d’écart.

Quelques équipes secondes commencent à être constituées au sein des premières sociétés parisiennes. De plus, des sociétés naissent partout en France. Le Havre AC affronte le Blue Star, nouvelle équipe havraise. De nombreuses formations scolaires voient le jour dans le Nord notamment à Valenciennes, Arras et Condé. Une première rencontre à lieu à Bordeaux entre le Stade bordelais et le Stade athlétique, le premier l’emporte 4-2 avec sept britanniques en son sein.

Dans la capitale, le Folkstone FC, équipe anglaise vainqueur de la Coupe du comté de Kent, vient faire un match contre une sélection parisienne. L’équipe française comprend les locaux Charles Bernat et Eugène Fraysse. Les choses sont prises au sérieux avec un match d’entraînement contre le Standard le 17 février 1895. Le « match international » a lieu au Vélodrome de la Seine et les prix des places sont fixés. Devant 1 500 spectateurs et sans une domination écrasante, les visiteurs s’imposent 3-0. Pour le championnat 1895, les engagements doivent au siège de l’USFSA accompagné d’un droit de .

Huit club sont inscrits à l’épreuve. Après le tirage au sort, tout le calendrier est arrêté d’avance et les arbitres déterminés jusqu’à la finale. Le FC Levallois, le Paris Star et le United SC sont les nouveaux participants et ne passent pas le premiers tours. Lors du quatrième match, le Stade de Neuilly (nouveau nom du CANS) l’emporte 2-1 face au CP Asnières qui porte réclamation, la première de l’histoire. Motif : la seconde période aurait dépassé le temps réglementaire. Mais les Asniérois sont déboutés.

Le 24 mars 1895, la finale met à nouveau aux prises les deux formations britanniques et c’est le Standard qui devient champion de France pour la seconde fois (3-1). Les vainqueurs n’apprennent que le 7 mai, le don d’une coupe en argent massif d’une valeur de 1 250 francs-or pour le champion par M. James Gordon Bennett junior, directeur du New York Herald. Le trophée doit être remis en jeu chaque année avec certaine conditions : les matchs devront toujours se jouer à Paris, si un club de province la remporte c’est l’USFSA qui en a la garde et si les clubs anglais ou américains sont exclus, la Coupe revient à son donateurA.

Le 11 avril 1895, une sélection parisienne composée d’un seul non-britannique3, fait le voyage en Angleterre pour y disputer trois rencontres et autant de défaite. L’une face à Folkstone devant 5 000 personnes (8-0), la seconde à Londres (11-0) et la dernière à Maidenhead (3-0). L’« association » se développe lentement dans la région parisienne. Le Bois de Vincennes accueille le Paris Star mais également l’« Union athlétique du Ier arrondissement ». D’autres clubs naissent à Sèvres, Passy et Suresnes. Quelques élèves de la capitale, dont certains s’adonne au ballon ovale, se mettent à apprendre l’« association ». L’USFSA n’a pas le monopole des jeux athlétiques. Quelques patronages catholiques pratique l’« association » à partir de 1895 comme l’Étoile des Deux Lacs.

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