1.10 Les premiers succès 1982-1995

1.10 Les premiers succès 1982-1995

Les premiers succès 1982-1995

Les premiers succès 1982-1995

Emmenée dès 1976 par des joueurs comme Marius Trésor et surtout la « génération 1955 » alors montante (Michel Platini, Dominique Rocheteau ou encore Maxime Bossis) rejoints dès 1981 par d’autres très grands footballeurs comme Jean Tigana ou Alain Giresse, l’équipe de France atteint les demi-finales de mondial 1982, ce qui n’était plus arrivé depuis 1958. Mais, battue aux tirs aux buts par la RFA au terme d’un match épique, les bleus terminent finalement quatrième de la compétition avec le sentiment d’être passés tout près de l’exploit.

1_1984 Finale France - Espagne 2-0 Parc des Princes ParisMais ce n’est que partie remise. Deux ans plus tard, la France organise l’Euro 84. Qualifiée d’office, l’équipe de France remporte la compétition et amène au football français son premier trophée international. La même année, la France est sacrée championne olympique de football lors des JO de Los Angeles. Qualifiée pour la coupe du monde 1986 au Mexique, les bleus arrivent avec le statut de favoris et un nouveau sélectionneur en la personne d’Henri Michel. Après avoir éliminé l’Italie championne du Monde en titre en huitième de finale, la France rencontre au tour suivant la grande équipe du Brésil. Au terme d’un match d’anthologie, l’équipe de France se qualifie pour sa deuxième demi-finale consécutive. Finalement éliminée par la RFA, les bleus termineront troisièmes de la compétition comme leurs aînés de 1958.

C’est la fin d’une génération de talents mais aussi le début d’une longue traversée du désert pour l’équipe de France. Championne d’Europe en titre, la France ne parvient pas à se qualifier pour l’Euro 88 et la mauvaise entame des matchs de qualification pour le mondial 90 pousse Henri Michel vers la sortie. Michel Platini est alors choisi pour prendre les rênes de l’équipe de France. Mais cela n’empêche pas les bleus d’être absents pour la coupe du monde 1990 en Italie.

En 1992, la France se qualifie haut la main pour l’Euro en Suède. Mais, pourtant favoris et emmenés par des joueurs de talent tels que Jean-Pierre Papin, Éric Cantona, Basile Boli, Laurent Blanc ou encore Didier Deschamps, les bleus sont éliminés dès le premier tour avec deux matchs nuls, une défaite et seulement un but inscrit. Michel Platini décide de démissionner et de laisser la place à son adjoint Gérard Houllier.

L’équipe de France joue alors sa qualification pour la coupe du monde 94 aux États-Unis. Après des matchs de qualification sans véritable embûche, les bleus affrontent lors de leur avant-dernier match Israël. Il ne manque alors à l’équipe de France qu’un seul petit point pour assurer sa qualification. Mais une défaite 3-2 au Parc des Princes retarde l’échéance. Tout se joue lors de l’ultime rencontre face à la Bulgarie le 17 novembre 1993. bulgariaQualifiée pendant toute la durée du match, l’équipe de France est battue à l’ultime seconde sur un but d’Emil Kostadinov privant les bleus d’une deuxième coupe du monde consécutive. Cette non-qualification sonne le glas pour nombre de joueurs mais aussi nombre de dirigeants de la Fédération ainsi que le sélectionneur en place Gérard Houllier.

Sur la scène européenne, les clubs français commencent à jouer les premiers rôles. La réussite des clubs français au cours de cette décennie est due à plusieurs facteurs. Le premier, c’est le résultat d’une politique de formation qui finit par porter ses fruits. De nombreux joueurs de talent sortent des centres de formation dont les plus réputés sont l’AJ Auxerre et le FC Nantes. Le deuxième facteur, c’est l’arrivée à la tête de plusieurs clubs de présidents charismatiques comme Claude Bez à Bordeaux et Bernard Tapie à Marseille qui n’hésitent pas à injecter de l’argent pour s’assurer les services de joueurs de renom. Des groupes industriels prennent aussi le contrôle de plusieurs clubs. Canal+ au PSG et Matra au Racing Club de France.

De plus en plus de joueurs étrangers viennent jouer dans le championnat de France. Les grands joueurs français ainsi que les jeunes talents en devenir restent jouer en France. Le niveau du championnat s’améliore considérablement et les résultats se font vite sentir sur le plan européen. Les équipes françaises engagées dans les diverses compétitions européennes font souvent partie du dernier carré. Elles vont même jusqu’à battre de grands clubs européens. Mais la France attend toujours sa première victoire en coupe d’Europe.

En 1991, l’Olympique de Marseille atteint la finale de la coupe d’Europe des clubs champion après avoir éliminé le grand Milan AC en quart de finale. Pourtant favoris, les marseillais perdent aux tirs aux buts face à l’Étoile Rouge de Belgrade. L’année suivante, c’est au tour de l’AS Monaco de disputer une finale européenne. La Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe 1992. Mais Les Monégasques perdent leur finale face au Werder de Brême.

olympique_marseille_om_milan_ac_1-0L‘année suivante, l’Olympique de Marseille dispute de nouveau la coupe d’Europe des clubs champions dorénavant appelée Ligue des champions. Les Marseillais atteignent pour la seconde fois de leur histoire la finale, mais cette fois face à l’AC Milan. Ils remportent le match et offrent à la France son premier trophée européen après 38 ans d’attente.

Championsleague1-BM-Bayern-Muenchen

En 1995, deux clubs français se hissent jusqu’en finale d’une coupe européenne. Le PSG en Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe et les Girondins de Bordeaux en Coupe de l’UEFA. Les premiers remportent leur match et offrent à la France son deuxième trophée européen en l’espace de 3 ans. Les seconds, quant à eux, sont sévèrement battus par le grand Bayern de Munich. Mais cette réussite des clubs français trouve très vite ses limites. De nombreux clubs vivent largement au-dessus de leurs moyens.

En 1984 est créée la DNCG chargée de surveiller les comptes des clubs professionnels. Elle n’hésite pas à rétrograder en division inférieure des clubs se trouvant en grande difficulté financière. De grands clubs du championnat comme Bordeaux et Marseille vont connaitre chacun leur tour cette triste expérience. La corruption gangrène de plus en plus le football français. En 1993 éclate l’Affaire VA-OM concernant un match de championnat qui aurait été acheté par des joueurs de l’OM. Cette affaire va entraîner la chute de Bernard Tapie ainsi que celle du club phare de la décennie, l’Olympique de Marseille.

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Les premiers succès (1982-1995)

Les premiers succès (1982-1995)

Emmenée par les Michel Platini, Jean Tigana, Alain Giresse, Marius Trésor et consort, l'équipe de France atteint les demi-finales de mondial 1982, ce qui n'était plus arrivé depuis 1958. Mais, battue aux tirs aux buts par la RFA au terme d'un match épique, les bleus terminent finalement quatrième de la compétition avec le sentiment d'être passés tout près de l'exploit. Mais ce n'est que partie remise. Deux ans plus tard, la France organise l'Euro 84. Qualifiée d'office, l'équipe de France remporte la compétition et amène au football français son premier trophée international. La même année, la France est sacrée championne olympique de football lors des JO de Los Angeles.

Qualifiée pour la coupe du Monde 1986 au Mexique, les bleus arrivent avec le statut de favoris et un nouveau sélectionneur en la personne d'Henri Michel. Après avoir éliminé l'Italie championne du Monde en titre en huitième de finale, la France rencontre au tour suivant la grande équipe du Brésil. Au terme d'un match d'anthologie, l'équipe de France se qualifie pour sa deuxième demi-finale consécutive. Finalement éliminée par la RFA, les bleus termineront troisièmes de la compétition comme leurs aînés de 1958. C'est la fin d'une génération de talents mais aussi le début d'une longue traversée du désert pour l'équipe de France. Championne d'Europe en titre, la France ne parvient pas à se qualifier pour l'Euro 88 et la mauvaise entame des matchs de qualification pour le mondial 90 pousse Henri Michel vers la sortie. Michel Platini est alors choisi pour prendre les rênes de l'équipe de France. Mais cela n'empêche pas les bleus d'être absents pour la coupe du Monde 1990 en Italie.

En 1992, la France se qualifie haut la main pour l'Euro en Suède. Mais, pourtant favoris et emmenés par des joueurs de talent tels que Jean-Pierre Papin, Éric Cantona, Basile Boli, Laurent Blanc ou encore Didier Deschamps, les bleus sont éliminés dès le premier tour avec deux matchs nuls, une défaite et seulement un but inscrit. Michel Platini décide de démissionner et de laisser la place à son adjoint Gérard Houllier. L'équipe de France joue alors sa qualification pour la coupe du Monde 94 aux États-Unis. Après des matchs de qualification sans véritable embûche, les bleus affrontent lors de leur avant-dernier match Israël. Il ne manque alors à l'équipe de France qu'un seul petit point pour assurer sa qualification. Mais une défaite 3-2 au Parc des Princes retarde l'échéance. Tout se joue lors de l'ultime rencontre face à la Bulgarie le 17 novembre 1993.

Qualifiée pendant toute la durée du match, l'équipe de France est battue à l'ultime seconde sur un but d'Emil Kostadinov privant les bleus d'une deuxième coupe du monde consécutive. Cette non-qualification sonne le glas pour nombre de joueurs mais aussi nombre de dirigeants de la Fédération ainsi que le sélectionneur en place Gérard Houllier. Sur la scène européenne, les clubs français commencent à jouer les premiers rôles. La réussite des clubs français au cours de cette décennie est due à plusieurs facteurs. Le premier, c'est le résultat d'une politique de formation qui finit par porter ses fruits.

De nombreux joueurs de talent sortent des centres de formation dont les plus réputés sont l'AJ Auxerre et le FC Nantes. Le deuxième facteur, c'est l'arrivée à la tête de plusieurs clubs de présidents charismatiques comme Claude Bez à Bordeaux et Bernard Tapie à Marseille qui n'hésitent pas à injecter de l'argent pour s'assurer les services de joueurs de renom. Des groupes industriels prennent aussi le contrôle de plusieurs clubs. Canal+ au PSG et Matra au Racing Club de France. De plus en plus de joueurs étrangers viennent jouer dans le championnat de France.

Les grands joueurs français ainsi que les jeunes talents en devenir restent jouer en France. Le niveau du championnat s'améliore considérablement et les résultats se font vite sentir sur le plan européen. Les équipes françaises engagées dans les diverses compétitions européennes font souvent partie du dernier carré. Elles vont même jusqu'à battre de grands clubs européens. Mais la France attend toujours sa première victoire en coupe d'Europe.

En 1991, l'Olympique de Marseille atteint la finale de la coupe d'Europe des clubs champion après avoir éliminé le grand Milan AC en quart de finale. Pourtant favoris, les marseillais perdent aux tirs aux buts face à l'Étoile Rouge de Belgrade. L'année suivante, c'est au tour de l'AS Monaco de disputer une finale européenne. La Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1992. Mais Les Monégasques perdent leur finale face au Werder de Brême. L'année suivante, l'Olympique de Marseille dispute de nouveau la coupe d'Europe des clubs champions dorénavant appelée Ligue des champions. Les Marseillais atteignent pour la seconde fois de leur histoire la finale, mais cette fois face à l'AC Milan. Ils remportent le match et offrent à la France son premier trophée européen après 38 ans d'attente.

En 1995, deux clubs français se hissent jusqu'en finale d'une coupe européenne. Le PSG en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe et les Girondins de Bordeaux en Coupe de l'UEFA. Les premiers remportent leur match et offrent à la France son deuxième trophée européen en l'espace de 3 ans. Les seconds, quant à eux, sont sévèrement battus par le grand Bayern de Munich. Mais cette réussite des clubs français trouve très vite ses limites. De nombreux clubs vivent largement au-dessus de leurs moyens.

En 1984 est créée la DNCG chargée de surveiller les comptes des clubs professionnels. Elle n'hésite pas à rétrograder en division inférieure des clubs se trouvant en grande difficulté financière. De grands clubs du championnat comme Bordeaux et Marseille vont connaitre chacun leur tour cette triste expérience. La corruption gangrène de plus en plus le football français.

En 1993 éclate l'Affaire VA-OM concernant un match de championnat qui aurait été acheté par des joueurs de l'OM. Cette affaire va entraîner la chute de Bernard Tapie ainsi que celle du club phare de la décennie, l'Olympique de Marseille.

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