2.1.3 Lois du jeu

2.1.3 Lois du jeu

Lois du jeu

Lois du jeu

Les lois du jeu (en anglais : Laws of the Game), ou lois du football, est le nom donné aux règles du jeu du football.Elles sont décidées et maintenues par le Conseil de l’association internationale de football (en anglais : International Football Association Board (IFAB)).

Original_laws_of_the_game_1863

La Fédération internationale de football association (FIFA), représentée au sein de l’IFAB à parité avec les représentants des quatre fédérations du Royaume-Uni, veille à leur application uniforme dans le monde et au niveau des différentes compétitions et catégories d’âge. La dernière version des lois du jeu date de 2011. Elles précisent notamment le nombre de joueurs par équipe, la durée d’une rencontre, les dimensions du terrain et du ballon, le type de fautes pénalisées par l’arbitre ou encore la position dite du « hors-jeu ».

Les règles actuelles

Les règles sont au nombre de dix-sept, et concernent chacune un aspect spécifique du jeu. On fait parfois référence, de manière badine, à une 18e loi concernant le « sens commun ou esprit du jeu ». Il s’agit en fait de souligner qu’un arbitre doit interpréter les 17 lois de manière à conserver l’esprit du jeu ; celui-ci étant plus important que la lettre. De fait, les lois laissent place à une certaine interprétation3. Les habitudes font qu’un certain nombre d’actions/sanctions sont communément considérées comme admises alors qu’elles ne sont pas pour autant décrites dans les lois du jeu.

Le terrain de jeu

Positionnement de deux équipes sur un terrain de footballLoi 1 du football.
Le terrain de jeu est rectangulaire et délimité par des lignes blanches. Sa longueur (« ligne de touche ») est comprise entre 90 et 120 mètres, sa largeur (« ligne de but ») entre 45 et 90 mètres. Pour un match international, elles sont respectivement de 105 et 68 mètres. Le terrain de jeu est séparé en deux par une ligne médiane.

Les buts sont placés au centre de chaque ligne de but. La distance séparant l’intérieur des deux poteaux est de 7,32 m et le bord inférieur de la barre transversale se situe à 2,44 m du sol. Chacun des buts est entouré par une « surface de réparation », située à 16,5 m de l’intérieur de chaque montant du but et de la ligne de but. Un point de réparation est marqué à 11 m en face du but.

Le ballon

Loi 2 du football.

Le ballon de football est sphérique, en cuir ou dans une autre matière adéquate, a une circonférence comprise entre 68 et 70 cm et un poids compris entre 410 et 450 g. Ces dimensions ont été fixées en 1937. Il existe d’autres tailles de ballon, plus petits, pour les matchs opposant des équipes de jeunes.

Les joueurs : nombre et équipement

Loi 3 du football et Loi 4 du football

Chaque équipe débute le match avec onze joueurs maximum, dont un gardien, et doit toujours disposer d’au moins sept joueurs sur le terrain (voir plus, en fonction du règlement de la compétition). Depuis 1967, les joueurs peuvent être remplacés sans motif en compétition officielle. Le nombre de remplacements est passé progressivement de un à trois en match officiel (depuis 1995). Lors des matchs amicaux, il est de coutume de ne pas fixer de limite au nombre de remplacements.

L’équipement de base du joueur de champ comprend un maillot d’équipe, un short, des bas (toute l’équipe doit avoir la même couleur d’équipement), des protèges-tibia (sous les bas) et des chaussures. Le gardien de but doit porter une tenue aux couleurs le distinguant des autres joueurs et des arbitres. Il peut porter des gants. L’équipement doit préserver la sécurité des joueurs : les lunettes et les masques de protection sont autorisés, mais pas les bijoux, et les crampons doivent être adaptés. Les arbitres contrôlent l’équipement avant le début du match.

Les arbitres : principal et assistants

Loi 5 du football et Loi 6 du football.
Chaque match de football se dispute sous le contrôle d’un arbitre disposant de toute l’autorité nécessaire pour veiller à l’application des lois dans le cadre du match qu’il est appelé à diriger. Les décisions de l’arbitre sur les faits en relation avec le jeu sont sans appel. Cependant, sous réserve que le jeu n’ait pas repris, l’arbitre peut revenir sur sa décision.

Les arbitres assistants, au nombre de deux ou quatre, aident l’arbitre à contrôler le match en accord avec les lois du jeu. Ils lui apportent leur assistance dans un certain nombre de domaines de la gestion du match, à sa demande et selon ses instructions. L’arbitre conserve un pouvoir discrétionnaire et peut tout à fait prendre des décisions contraires à celle de son arbitre assistant. En plus des arbitres assistants, se trouve un arbitre supplémentaire couramment appelé « quatrième arbitre », chargé entre autres d’effectuer les remplacements et indiquer le temps additionnel.

La durée du match

Loi 7 du football
Le match se joue en deux périodes de 45 minutes chacune. Les compétitions de jeunes (jusqu’aux moins de 16 ans) prévoient des durées plus courtes. La pause entre les deux périodes ne doit pas excéder 15 minutes. Chaque période doit être prolongée pour récupérer tout le temps perdu occasionné par les remplacements, les conséquences des blessures, etc. La durée de la récupération des arrêts de jeu est à la discrétion de l’arbitre. Le règlement des compétitions peut prévoir de jouer une prolongation en cas d’égalité, uniquement pour les compétitions séniors. La prolongation se joue en deux mi-temps de 15 minutes maximum.

Un match commencé peut être définitivement arrêté à la discrétion de l’arbitre, en cas de circonstance particulière (intempéries, bagarres), ou après 45 minutes d’interruption ou bien lorsqu’une équipe ne dispose plus d’assez de joueurs (par expulsion ou blessures), moins de huit pour les matchs internationaux par exemple.

Mise en jeu

Loi 8 du football et Loi 9 du football
Avant match, le choix des camps est déterminé par un tirage au sort, traditionnellement effectué au moyen d’une pièce de monnaie. L’équipe favorisée par le sort choisit le but contre lequel elle attaquera durant la première mi-temps, l’autre équipe donnant le coup d’envoi. En seconde période, les équipes changent de camp. Le coup d’envoi est la procédure pour commencer la partie, au début du match, ou reprendre le jeu, après qu’un but a été marqué, au début de la seconde période du match, ou au début de chaque période de la prolongation le cas échéant. Au coup d’envoi, tous les joueurs se trouvent dans leur propre moitié de terrain. Le ballon, posé à terre sur le point central, est considéré comme étant en jeu dès qu’il est botté vers l’avant.

Après une interruption temporaire du match provoquée par une cause non prévue par les lois du jeu, le match doit être repris par une « balle à terre » : l’arbitre laisse tomber le ballon à terre à l’endroit où il se trouvait au moment où le jeu a été arrêté, et le jeu reprend dès que le ballon touche le sol. Le ballon reste en jeu tant qu’il n’a pas entièrement franchi la ligne de but ou la ligne de touche, que ce soit à terre ou en l’air, ou que le jeu n’a pas été arrêté par l’arbitre.

But marqué

Loi 10 du football

Un but est marqué quand le ballon a entièrement franchi la ligne de but, entre les montants du but et sous la barre transversale, sous réserve qu’aucune infraction aux lois du jeu n’ait été préalablement commise par l’équipe en faveur de laquelle un but aura été marqué, et quel que soit le dernier joueur à avoir touché le ballon. Un but peut être marqué directement après un coup de pied arrêté (coup d’envoi, « six mètres », penalty, coup franc direct, corner), à l’exception des coups francs indirects.

L’équipe qui aura marqué le plus grand nombre de buts pendant le match remporte la victoire. Quand les deux équipes marquent le même nombre de buts ou ne marquent aucun but, le match est déclaré nul, et peut être suivi de prolongations et de tirs aux buts.

Hors-jeu

Loi 11 du football

Le « hors-jeu » a connu diverses définitions au cours du temps. Il punit la position des joueurs en position d’attaque quand elle est contre l’esprit du jeu : un joueur se trouve en position de hors-jeu quand, au moment où la balle lui est adressée par un partenaire, lui ou une partie de son corps (buste, tête, pieds ) est plus près de la ligne de but adverse que le ballon et l’avant-dernier adversaire (le dernier adversaire étant généralement le gardien de but).

Fautes et comportement antisportif

Loi 12 du football

Les fautes et incorrections sont sanctionnées de façon à lutter contre l’antijeu : il s’agit de manière générale de toutes les brutalités ou actes d’antijeu exercés contre un adversaire, par exemple le fait de toucher délibérément le ballon avec les bras (à l’exception du gardien de but dans sa surface de réparation). Elles donnent lieu à un coup franc, à exécuter à l’endroit où la faute a été commise.Le joueur sanctionné peut recevoir un carton jaune ou un carton rouge, synonyme d’exclusion du terrain. Selon les règlements de chaque compétition, les joueurs avertis ou exclus sont passibles de suspensions pour les matchs suivants.

Coups de pied arrêtés et rentrée de touche

Loi 13, Loi 14, Loi 15, Loi 16 et Loi 17 du football
Les coups francs sont accordés pour sanctionner les fautes et comportements antisportifs définis par la loi 12. Ils peuvent être directs (fautes avec contact physique ou manque de respect envers d’autres joueurs) ou indirects (fautes sans contact physique, notamment celles des gardiens), selon qu’ils peuvent donner lieu, ou pas, à un but sur une frappe directe. Pour le coup franc direct comme pour le coup franc indirect, le ballon doit être immobile au moment de la frappe, et l’exécutant ne doit pas toucher le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur (de la même équipe ou non).

Si l’équipe qui commet l’une des dix fautes pour lesquelles un coup franc direct doit être accordé le fait dans sa propre surface de réparation, elle est pénalisée d’un coup de pied de réparation, ou « pénalty » (de l’anglais : penalty kick), décrit dans la loi 14. Le coup franc est alors tiré du point du coup de pied de réparation. Le gardien de but de l’équipe défendant reste sur sa propre ligne de but, face à l’exécutant. Tous les joueurs autres que l’exécutant doivent se trouver en dehors de la surface de réparation. Dans le cas du coup franc indirect, celui- ci reste joué à l’interieur de la surface à l’endroit de la faute.

La loi 15 décrit la rentrée de touche. Elle est accordée quand le ballon a entièrement franchi la ligne de touche, à l’équipe adverse du joueur qui a touché en dernier le ballon. L’exécutant doit tenir le ballon avec ses deux mains et le lancer depuis la nuque et par-dessus la tête sans décoller les pieds du terrain, depuis l’endroit où le ballon est sorti. Le hors-jeu n’existe pas lors d’une rentrée de touche.

Enfin, quand le ballon a entièrement franchi une ligne de but sans qu’un but ait été marqué, il peut être remis en jeu de deux manières, selon l’équipe du dernier joueur à avoir touché le ballon. S’il s’agit de l’équipe attaquante, un « coup de pied de but », communément appelé « dégagement en six mètres », est sifflé : le ballon est alors botté d’un point quelconque de la surface de but par un des joueurs de l’équipe défendante. S’il s’agit de l’équipe défendante, un « coup de pied de coin », communément appelé « corner » (de l’anglais corner kick) est accordé à l’équipe attaquante. Le ballon placé dans l’arc de cercle du coin du terrain le plus proche d’où il est sorti, est botté par un joueur de l’équipe attaquante.

Annexes

Des annexes décrivent en sus la procédure pour déterminer un vainqueur (tirs au but), la possibilité dans certaines compétitions de modifier le règlement (plus de trois remplacements dans les divisions amateurs par exemple) et sur la surface technique.

Histoire du football

Origines du football

Des jeux proches du football sont pratiqués en Grande-Bretagne depuis le Moyen Âge, sans pour autant être encadrés par des règles communes et partagées. En 1848, Henry de Winton et John Charles Thring, de l’Université de Cambridge, rédigent une première liste de règles du « football », connues comme les règles de Cambridge (Cambridge Rules). Le sport décrit est alors un mélange de football et de rugby moderne. En 1858 les règles de Sheffield (Sheffield Rules) sont à leur tour publiées par le premier club non scolaire, le Sheffield Football Club et connaissent un certain succès dans le nord de l’Angleterre. Aucun de ces différents règlements n’est adopté de façon majoritaire.

Cadre institutionnel de 1863

La Fédération anglaise de football (F.A.) est créée le 26 octobre 1863 par onze clubs « fondateurs » dans le but de préciser les règles de football, qui diffèrent toujours d’un établissement scolaire ou d’une association sportive à l’autre. L’uniformisation de ces règlements devient urgente pour permettre le développement d’un sport qui ne ressemble alors en rien au football actuel. L’adoption de lois du jeu communes n’est pas facile et certains clubs quittent la table des négociations, posant les bases de la Rugby Football Union (RFU).

  • Finalement, sous la houlette de Ebenezer Cobb Morley (en), treize lois du jeu sont édictées et adoptées le 8 décembre par la fédération, qui peut dès lors s’atteler à l’organisation de compétitions et la promotion de son sport. Elles sont publiées dans le magazine Bell’s Life in London (en)5 :
  • The maximum length of the ground shall be 200 yards (183 m), the maximum breadth shall be 100 yards (91 m), the length and breadth shall be marked off with flags; and the goal shall be defined by two upright posts, eight yards (7.3 m) apart, without any tape or bar across them.
  • « La longueur maximale du terrain doit être de 200 yards (183 m), la largeur maximale de 100 yards (91 m), la longueur et la largeur doivent être délimités avec des drapeaux. Le but est signalé par deux montants verticaux, espacés de 8 yards (7,3 m), sans être reliés par une quelconque bande ou barre. »
  • A toss for goals shall take place, and the game shall be commenced by a place kick from the centre of the ground by the side losing the toss for goals; the other side shall not approach within 10 yards (9.1 m) of the ball until it is kicked off.
  • « Un tirage au sort pour le choix des buts a lieu, et le jeu commence par un coup de pied depuis le centre du terrain par l’équipe ayant perdu le tirage au sort pour les buts ; l’autre équipe ne doit pas s’approcher à moins de 10 yards (9,1 m) du ballon jusqu’à ce que le jeu soit engagé. »
  • After a goal is won, the losing side shall be entitled to kick off, and the two sides shall change goals after each goal is won.
  • « Après qu’un but ait été marqué, l’équipe perdante a le droit de remettre le ballon en jeu, et chaque équipe doit changer de camp après chaque but inscrit. »
  • A goal shall be won when the ball passes between the goal-posts or over the space between the goal-posts (at whatever height), not being thrown, knocked on, or carried.« Un but est inscrit lorsque le ballon passe entre les poteaux, ou dessus de l’espace entre les poteaux (quelle que soit sa hauteur), sans y avoir été jetée ou portée avec les mains. »
  • When the ball is in touch, the first player who touches it shall throw it from the point on the boundary line where it left the ground in a direction at right angles with the boundary line, and the ball shall not be in play until it has touched the ground.
  • « Quand le ballon est sorti du terrain de jeu, le premier joueur à le récupèrer doit le remettre en jeu depuis l’endroit où le ballon est sorti et le lancer perpendiculairement à la ligne de touche. Le ballon n’est pas en jeu tant qu’il n’a pas touché le sol. »
  • When a player has kicked the ball, any one of the same side who is nearer to the opponent’s goal line is out of play, and may not touch the ball himself, nor in any way whatever prevent any other player from doing so, until he is in play; but no player is out of play when the ball is kicked off from behind the goal line.
  • « Quand un joueur tape dans le ballon avec le pied, ses coéquipiers qui sont plus proches que lui de la ligne de but adverse sont hors-jeu : ils ne doivent ni toucher le ballon, ni empêcher leurs adversaires de jouer. Par contre, aucun joueur n’est hors-jeu quand le ballon est tiré de derrière la ligne de but. »
  • In case the ball goes behind the goal line, if a player on the side to whom the goal belongs first touches the ball, one of his side shall be entitled to a free kick from the goal line at the point opposite the place where the ball shall be touched. If a player of the opposite side first touches the ball, one of his side shall be entitled to a free kick at the goal only from a point 15 yards outside the goal line, opposite the place where the ball is touched, the opposing side standing within their goal line until he has had his kick.
  • « Quand le ballon part derrière la ligne de but, si le premier joueur à le toucher est un joueur de l’équipe à qui appartient le but, alors l’équipe a doit à un coup-franc depuis la ligne de but, au point opposé de l’endroit où le ballon a été touché. Si le premier joueur à toucher le ballon est un joueur de l’équipe adverse, alors son équipe a droit à un coup-franc direct d’une distance de 15 yards de la ligne de but, au point opposé de l’endroit où le ballon a été touché. Dans ce cas, les joueurs de l’équipe adversaire doivent rester sur leur ligne de but en attendant le tir du coup-franc. »
  • If a player makes a fair catch, he shall be entitled to a free kick, providing he claims it by making a mark with his heel at once; and in order to take such kick he may go back as far as he pleases, and no player on the opposite side shall advance beyond his mark until he has kicked.
  • « Si un joueur réussit un arrêt de volée, il peut obtenir un coup-franc en marquant le sol avec son talon en retombant. Dans ce cas, il a la possibilité de reculer pour pouvoir prendre de l’élan, sans qu’un joueur adversaire ne vienne le gêner. »
  • No player shall run with the ball.
  • « Aucun joueur n’a le droit de porter le ballon avec la main. »
  • Neither tripping nor hacking shall be allowed, and no player shall use his hands to hold or push his adversary.
  • « Ni croche-pied ni coup de pied ne sont permis, et aucun joueur ne doit utiliser ses mains pour retenir ou pousser un adversaire. »
  • A player shall not be allowed to throw the ball or pass it to another with his hands.
  • « Un joueur ne peut pas lancer ou passer le ballon à un autre avec ses mains. »
  • No player shall be allowed to take the ball from the ground with his hands under any pretence whatever while it is in play.
  • « Aucun joueur ne peut ramasser le ballon avec ses mains sous quelque prétexte que ce soit tant qu’il est en jeu. »
  • No player shall be allowed to wear projecting nails, iron plates, or gutta-percha, on the soles or heels of his boots.
  • « Aucun joueur ne peut porter de clous apparents, de plaques de fer ou de gutta-percha sur la semelle ou le talon de ses chaussures. »

Développement des règles du jeu

  • L’International Football Association Board (IFAB) est créé le 6 décembre 1882 sur entente des fédérations écossaise, galloise, nord-irlandaise et anglaise afin d’unifier les lois du jeu.
  • Lors de la création de la Fédération internationale de football association (FIFA) à Paris en 1904, il est aussitôt stipulé que l’association internationale adhérerait aux règles édictées par l’IFAB ; depuis 1913, en raison de la popularité internationale croissante du sport, l’IFAB admet en son sein des représentants de la FIFA. Aujourd’hui l’IFAB est ainsi composé de huit membres, quatre de la FIFA et quatre du Royaume-Uni, à savoir un par fédération.
  • Depuis leur édition de 1863, les lois du jeu ont été modifiées de nombreuses fois par l’IFAB.
  • Il faut pour cela que l’évolution soit votée par au moins six des huit membres du Conseil :

1866 : Les passes vers l’avant sont autorisées, pourvu que trois défenseurs se trouvent entre le destinataire du ballon et le but. Cette évolution est le premier pas vers la distinction entre le hors-jeu du football et celui du rugby. La prise en main du ballon est interdite aux joueurs, à l’exception des gardiens de but.
1877 : Les lois du jeu sont officiellement fusionnées avec les Sheffield rules, après que certaines spécificités aient été ajoutées les années précédentes.
1891 : Le coup de pied de réparation (en anglais : penalty kick) est ajouté pour punir les fautes commises dans la surface de réparation.
1912 : Le gardien ne peut se saisir du ballon que dans sa surface (auparavant dans toute sa moitié de terrain)
1925 : La condition de la règle du hors-jeu est réduite de trois à deux joueurs adverses.
1958 : Suite au match Brésil-France autorisation d’un remplaçant, seulement pour un joueur blessé.
1967 : le remplacement est libre.
1970 : Introduction des cartons jaunes et rouges (l’expulsion était déjà possible en cas de brutalité mais l’arbitre n’utilisait pas de carton et la règle de deux avertissements = expulsion n’existait pas), ainsi que de la séance de tirs aux buts en cas d’égalité après prolongations.
1976 : Autorisation d’un second remplacement.
1981 : Un joueur qui a été remplacé ne peut plus participer au match. De rares cas de retour ont pu se voir entre 1976 et 1981.
1990 : Le Board précise explicitement qu’un joueur sur la même ligne que l’avant-dernier défenseur n’est pas hors-jeu; la formulation précédente étant ambigüe.
1992 : Introduction de la règle interdisant au gardien de se saisir du ballon sur une passe (se saisir du ballon sur une touche reste autorisé). Possibilité d’un troisième remplacement, uniquement pour blessure. Une sortie de but peut être tiré de n’importe quel point de la surface de but (auparavant: seulement dans la moitié du côté où la balle était sortie). De même un coup franc dans la surface de but peut être tiré de n’importe quel point de la surface de but (auparavant: seulement dans la moitié de la faute)
1993 : Introduction du but en or
1994 : La FIFA généralise de la victoire à trois points (qui était jusqu’alors laissé au gré des fédérations nationale)
1995 : Généralisation du troisième remplacement.
1997 : La règle de 1992 est étendue aux touches. L’arbitre doit revenir a une faute initiale si l’avantage n’a pas profité. Il est désormais possible de marquer directement sur un coup d’envoi ou une sortie de but. Introduction de la règle des six secondes pour le gardien. Le gardien n’est plus obligé d’être immobile et au milieu des buts sur un pénalty
1998 : Introduction du temps additionnel et du but en or.
2000 : Avant une séance de tirs au but, lorsqu’une équipe termine une rencontre en supériorité numérique, elle doit ramener le nombre de ses joueurs au niveau de celui de l’autre
2002 : Introduction du but en argent. Le gardien peut se déplacer librement avec la balle (il était auparavant limité à quatre pas).
2004 : Suppression du but en or et du but en argent.
2005 : Sur une touche, les adversaires doivent se trouver à deux mètres minimum.
2012 : Un but ne peut plus être marqué directement sur balle à terre.
2014 : Autorisation d’un système de contrôle de but en Coupe du monde.
2016 : Expérimentation de l’arbitrage vidéo pendant 2 ans pour savoir quel joueur est fautif et éventuellement donner ou pas un carton jaune ou rouge sur une faute et le hors-jeu (à partir de la saison 2016-2017).

Arbitrage

Aux débuts du football, le fair-play stipulait que les joueurs commettant une faute le signalent eux-mêmes ; le match se déroulait en l’absence d’arbitre sur le terrain et les décisions se prenaient par accord conjoint des capitaines des équipes. En 1872, il fut décidé que chacune des équipes pourraient faire appel à un umpire situé sur le terrain, prenant conjointement des décisions en cas de désaccord entre les joueurs. Ils gagnent rapidement le droit d’octroyer des coups francs puis d’expulser un joueur. Vers 1880 un arbitre situé en tribune commence à être employé en cas de désaccord entre umpires8. L’application du règlement fut ensuite confiée à un corps arbitral situé sur le terrain en 1891.

Aujourd’hui, ce corps arbitral est constitué d’un arbitre de champ ainsi que de deux arbitres de touche. Dans le milieu professionnel, un quatrième arbitre est généralement présent pour assurer un remplacement en cas de blessure de l’un des trois autres ; il est également celui qui vérifie les changements de joueur. Après avoir étudié la possibilité d’ajouter un deuxième arbitre de champ à la fin des années 19909, l’IFAB autorise en 2012 les fédérations qui le souhaitent à mettre en place un arbitrage à cinq, dont quatre arbitres assistants. L’UEFA, qui testait cette solution depuis plusieurs années, l’applique depuis pour toutes les compétitions européennes10.

Hors-jeu

À l’origine, un joueur était hors-jeu lorsqu’il était situé plus en avant que le ballon. En 1866, la règle du hors-jeu évolue, un joueur est désormais hors-jeu s’il y a moins de trois joueurs entre lui et la ligne de but adverse6. Cette contrainte est abaissée à deux arrières adverses en 19256. En 1873, le hors-jeu sera signalé au départ de la balle, et pas à l’arrivée comme c’était généralement le cas jusque-là.

Un joueur est en position hors-jeu s’il se trouve plus près de la ligne de but que le ballon au moment où il est joué. Exception : si deux joueurs adverses se trouvent entre lui et la ligne de but. Un joueur n’est jamais hors-jeu sur une rentrée de touche, un coup de pied de but (un « 6 mètres » ), un coup de pied de coin (Corner) et lorsqu’il se trouve dans sa moitié de terrain, au départ du ballon.

Buts en or et argent

Entre 1993 et 2004, l’IFAB autorise l’application des buts en or. Le but en or sert alors à départager deux équipes lors de la prolongation : la première équipe marquant durant les prolongations remportant la partie et mettant fin aux prolongations. La règle du but en or est appliquée pour la première fois lors de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 1993. L’Allemagne puis la France remportent les finales 1996 et 2000 du Championnat d’Europe de football sur un but en or. En 2002 est proposée la règle du « but en argent », qui est notamment appliquée pour l’Euro 2004 : au terme de la première mi-temps de la prolongation, l’équipe qui mène remporte la partie.

L’International Board supprime ces deux règles en 2004.

Contrôle des buts litigieux

L’iFAB se réunit en 2007 pour étudier les solutions permettant de fiabiliser la validation des buts. Il est alors envisagé de faire appel à la technologie, par l’utilisation de l’arbitrage vidéo ou par l’installation d’un système de contrôle électronique de franchissement de la ligne de but (parfois appelé « Hawk-eye »). Des essais concernant cette dernière technologie sont menés en 2012.

Application

Les lois du jeu sont publiées par la FIFA chaque année à destination des fédérations nationales chargées de l’organisation des compétitions. En France, la Fédération française de football et la Direction nationale de l’arbitrage complètent et précisent ces lois afin d’homogénéiser leur application sur les terrains du pays.

17 Coup de pied de coin (corner)

Loi 17 du football : 17 Coup de pied de coin (corner)

La loi 17 du football fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l’International Football Association Board (IFAB). La loi 17 se rapporte au « coup de pied de coin », communément appelé « corner » (de l’anglais corner kick).

Conditions

Le coup de pied de coin est, en football, l’une des manières de reprendre le jeu. Un coup de pied de coin est accordé quand le ballon, touché en dernier par un joueur de l’équipe défendante, a entièrement franchi la ligne de but, que ce soit à terre ou en l’air, sans qu’un but ait été marqué conformément à la Loi 10.Un but peut être marqué directement sur coup de pied de coin, mais uniquement contre l’équipe adverse.

Exécution

  • le ballon est placé dans l’arc de cercle du coin le plus proche où il est sorti
  • les drapeaux des coins ne peuvent être enlevés
  • les joueurs de l’équipe adverse doivent se tenir à au moins 9,15 m de l’arc de cercle de coin jusqu’à ce que le ballon soit en jeu
  • le ballon est botté par un joueur de l’équipe attaquante
  • le ballon est en jeu dès qu’il est botté et a bougé
  • l’exécutant ne doit pas jouer le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur.

Infraction et sanction

Le coup de pied de coin est exécuté par un joueur de champ

Si le ballon est en jeu et que l’exécutant touche le ballon (autrement qu’avec la main) une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Si le ballon est en jeu et que l’exécutant saisit délibérément le ballon de la main avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.
  • un coup de pied de réparation est accordé si la faute a été commise dans la surface de réparation de l’exécutant.

Coup de pied de coin exécuté par le gardien de but

Si le ballon est en jeu et que le gardien de but touche (autrement que des mains) une seconde fois le ballon avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Si le ballon est en jeu et que le gardien de but saisit délibérément le ballon des mains avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse si la faute a été commise en dehors de la surface de réparation du gardien de but.
  • Ce coup franc direct doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.
  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse si la faute a été commise dans la surface de réparation du gardien de but.
  • Ce coup franc indirect doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise .

Pour toute infraction à cette loi :

  • le coup de pied de coin sera recommencé.

Liens externes :

loi-du-jeu-FIFA-2015-2016

Images liées:

16 Coup de pied de but

Loi 16 du football : Coup de pied de but

La loi 16 du football fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l’International Football Association Board (IFAB). La loi 16 se rapporte au « coup de pied de but », communément appelé, par abus de langage, « dégagement en six mètres ».

Le coup de pied de but est, en football, le dégagement consécutif à une sortie de but. Un coup de pied de but est accordé quand le ballon, touché en dernier par un joueur de l’équipe attaquante, a entièrement franchi la ligne de but, que ce soit à terre ou en l’air, sans qu’un but ait été marqué conformément à la Loi 10. Il est l’une des manières de reprendre le jeu. Un but peut être marqué directement sur un coup de pied de but, mais uniquement contre l’équipe adverse.

Exécution

  • le ballon est botté d’un point quelconque de la surface de but par un des joueurs de l’équipe défendante
  • les joueurs de l’équipe adverse doivent se tenir en dehors de la surface de réparation jusqu’à ce que le ballon soit en jeu
  • l’exécutant ne doit pas jouer le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur
  • le ballon est en jeu dès qu’il est botté directement en dehors de la surface de réparation.

Infraction/Sanction

Si le ballon n’est pas botté en jeu directement en dehors de la surface de réparation le coup de pied de but est à recommencer.

Coup de pied de but exécuté par un autre joueur que le gardien de but

Si le ballon est en jeu et que l’exécutant touche le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Si le ballon est en jeu et que l’exécutant saisit délibérément le ballon des mains avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.
  • un coup de pied de réparation est dicté si la faute a été commise dans la surface de réparation de l’exécutant.

Coup de pied de but exécuté par le gardien de but

Si le ballon est en jeu et que le gardien de but touche (autrement que des mains) une seconde fois le ballon avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Si le ballon est en jeu et que le gardien de but saisit délibérément le ballon des mains avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse si la faute a été commise en dehors de la surface de réparation du gardien de but.
  • Ce coup franc direct doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.
  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse si la faute a été commise dans la surface de réparation du gardien de but.
  • Ce coup franc indirect doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Pour toute infraction à cette loi :

  • le coup de pied de but sera recommencé.

Liens externes :

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15 Rentrée de touche

Loi 15 du football : Rentrée de touche

La loi 15 du football fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l’International Football Association Board (IFAB). La loi 15 se rapporte à la rentrée de touche.

La rentrée de touche est l’une des procédures de la reprise de jeu. Un but ne peut être marqué directement sur rentrée de touche, même avec rebond.

Conditions

La rentrée de touche est accordée :

  • quand le ballon a entièrement franchi la ligne de touche, que ce soit à terre ou en l’air
  • à l’endroit où le ballon a franchi la ligne de touche, ou en face de l’arbitre de champ.
  • à l’équipe adverse du joueur qui a touché en dernier le ballon

Exécution

Au moment de la rentrée de touche, l’exécutant doit :

  • faire face au terrain de jeu
  • avoir les deux pieds à l’extérieur de terrain ou sur la ligne
  • tenir le ballon avec ses deux mains
  • lancer le ballon depuis la nuque et par-dessus la tête sans décoller les pieds du terrain.
  • lancer le ballon depuis l’endroit où il est sorti du terrain
  • Tous les adversaires doivent se trouver à au moins deux mètres de l’endroit où est effectuée la rentrée de touche.
  • Le ballon est en jeu dès l’instant où il a pénétré sur le terrain de jeu.

L’exécutant ne doit pas retoucher le ballon avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur.

Infraction et sanction

Remise en jeu exécutée par un joueur de champ

Si le ballon est en jeu et que l’exécutant touche le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Si le ballon est en jeu et que l’exécutant saisit délibérément le ballon des mains avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.
  • un coup de pied de réparation est dicté si la faute a été commise dans la surface de réparation de l’exécutant.

Remise en jeu exécutée par le gardien de but

Si le ballon est en jeu et que le gardien de but touche (autrement que des mains) le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse, lequel doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Si le ballon est en jeu et que le gardien de but saisit délibérément le ballon des mains avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse quand la faute a été commise en dehors de la surface de réparation du gardien de but.
  • Ce coup franc direct doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.
  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse quand la faute a été commise dans la surface de réparation du gardien de but.
  • Ce coup franc indirect doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Si l’exécutant de la rentrée de touche est importuné ou gêné par un joueur de l’équipe adverse :

  • le joueur de l’équipe adverse est sanctionné d’un avertissement (carton jaune) pour comportement antisportif.

Pour tout autre infraction à cette Loi :

  • la rentrée de touche est recommencée par un joueur de l’équipe adverse.

Positionnement des autres joueurs

  • Le hors-jeu n’existe pas lors d’une rentrée de touche.
  • Tous les adversaires doivent se trouver à au moins 2 mètres du lieu de la rentrée de touche et ce jusqu’à ce que le ballon soit en jeu.

Dans le cas où un joueur adverse n’est pas à distance, l’arbitre ou l’arbitre assistant officiel se devra d’intervenir pour inviter ce joueur à se placer à une distance de 2 mètres du lieu de la rentrée de touche. En cas de difficulté ou de récidive, le fautif recevra un avertissement pour « retarder la reprise du jeu ».

Lorsqu’un joueur effectue une rentrée de touche malgré la présence d’un adversaire situé à une distance inférieure à 2 mètres du lieu de la rentrée de touche, l’arbitre n’interviendra pas immédiatement. Si l’équipe qui bénéficiait de la rentrée en touche tire un avantage, il laissera le jeu se dérouler. Dans le cas contraire, il arrêtera le jeu et donnera la rentrée de touche à refaire à la même équipe. En cas de difficulté ou de récidive, le fautif recevra un avertissement pour « retarder la reprise du jeu ».

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14 Coup de pied de réparation (penalty)

Loi 14 du football : Coup de pied de réparation (penalty)

La loi 14 du football fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l’International Football Association Board (IFAB). La loi 14 se rapporte au coup de pied de réparation, communément appelé « penalty » (de l’anglais penalty kick).

Un coup de pied de réparation pénalise, en football, l’équipe qui commet, dans sa propre surface de réparation et alors que le ballon est en jeu, l’une des dix fautes pour lesquelles un coup franc direct doit être accordé. Un but peut être marqué directement sur coup de pied de réparation, mais ce n’est pas une obligation.

Un temps supplémentaire doit être accordé pour tout coup de pied de réparation devant être exécuté à la fin de chacune des périodes du temps réglementaire ou à la fin de chacune des deux périodes de la prolongation.

Historique

L’inventeur du « penalty kick » est l’Irlandais William McCrum, en 1890, en tant que membre de l’Association irlandaise de football de l’époque.

Positions respectives du ballon et des joueurs

Le ballon :

  • est placé sur le point du coup de pied de réparation.

Le joueur exécutant le coup de pied de réparation :

  • est identifié à l’avance.

Le gardien de but de l’équipe défendant :

  • reste sur sa propre ligne de but, face à l’exécutant, entre les montants du but, jusqu’à ce que le ballon ait été botté.
  • Depuis 2000, il a le droit de se mouvoir sur sa ligne (il devait auparavant être immobile et au centre des buts).

Tous les joueurs autres que l’exécutant se trouvent :

  • dans les limites du terrain de jeu,
  • en dehors de la surface de réparation,
  • au moins à 9,15 m du point de réparation.
  • derrière le point de réparation

L’arbitre

ne doit pas donner le signal de l’exécution avant que les joueurs n’aient pris position conformément à la règle,
décide quand le coup de pied de réparation est considéré comme exécuté.

Exécution

  • le tireur de coup de pied de réparation botte le ballon en direction du but
  • il ne doit pas jouer le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur, même si le ballon touche la transversale ou un poteau
  • le ballon est en jeu dès qu’il est botté et a bougé en direction du but adverse.
  • le tireur a le droit de ralentir voir de s’arrêter dans sa course. En revanche il n’a pas le droit de faire une feinte de frappe.

Quand un coup de pied de réparation est exécuté ou doit être répété pendant le temps réglementaire ou pendant le temps additionnel prévu en fin de période ou en fin de match pour permettre son exécution ou sa répétition, le but est accordé si, avant de passer entre les montants du but et sous la barre transversale :
le ballon touche l’un ou l’autre ou les deux montants et/ou la barre transversale et/ou le gardien de but.

Infractions/Sanctions

Si l’arbitre a donné le signal de l’exécution du coup de pied de réparation et que, avant que le ballon ne soit en jeu, les situations suivantes surviennent.

Le joueur exécutant le coup de pied de réparation enfreint les Lois du Jeu :

  • l’arbitre laisse exécuter le coup,
  • si le ballon pénètre dans le but, le coup de pied de réparation sera recommencé,
  • si le ballon n’entre pas dans le but (le ballon frappe la barre transversale et/ou les montants et/ou le gardien de but) : l’arbitre interrompt le jeu
  • et le jeu reprend par un coup franc indirect en faveur de l’équipe adverse.

Le gardien de but enfreint les Lois du Jeu :

  • l’arbitre laisse exécuter le coup,
  • si le ballon pénètre dans le but, le but est accordé,
  • si le ballon n’entre pas dans le but, le coup de pied de réparation sera recommencé.

Un coéquipier de l’exécutant pénètre dans la surface de réparation, va se placer devant le point de réparation ou s’approche à moins de 9,15 m du point de réparation :

  • l’arbitre laisse exécuter le coup
  • si le ballon pénètre dans le but, le coup de pied de réparation sera recommencé
  • si le ballon n’entre pas dans le but, le coup de pied de réparation ne sera pas recommencé
  • si le ballon, après avoir été repoussé par le gardien de but ou la barre transversale est touché par ce joueur, l’arbitre interrompt le jeu et fait reprendre le match par un coup franc indirect en faveur de l’équipe adverse.

Un coéquipier du gardien de but enfreint les Lois du Jeu :

  • l’arbitre laisse tirer le coup de pied de réparation.
  • si le ballon pénètre dans le but, le but est accordé.
  • si le ballon ne pénètre pas dans le but, le coup de pied de réparation devra être retiré.

Un ou plusieurs joueurs de l’équipe défendant et attaquante enfreignent les Lois du Jeu :

  • le coup de pied de réparation sera recommencé.

Si, après le tir du coup de pied de réparation, l’exécutant touche le ballon une seconde fois (autrement qu’avec la main) avant que celui-ci ait été touché par un autre joueur :

  • un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

L’exécutant saisit délibérément le ballon des mains avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :
un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse qui doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.

Le ballon entre en contact avec un corps étranger sur sa trajectoire :

  • le coup de pied de réparation sera recommencé.

Le ballon, après avoir été repoussé par le gardien de but, un montant du but ou la barre transversale, retombe dans le terrain de jeu où il est alors touché par un corps étranger :

  • l’arbitre interrompt le jeu
  • le jeu reprend par une balle à terre à l’endroit où le ballon se trouvait au moment où il a été touché par un corps étranger.
  • Si un joueur botte le ballon avant le coup de sifflet de l’arbitre, celui-ci doit l’avertir (carton jaune) ou rouge s’il conteste.

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« La science du penalty » par Pierre Barthélémy, 3 juillet 2014

La science du penalty

On ne ressassera pas cette douloureuse séance de tirs au but qui termina la demi-finale d’anthologie entre la France et l’Allemagne lors de la Coupe du monde de football de 1982, en Espagne. On revoit Maxime Bossis, hébété, rester accroupi après sa tentative manquée. On revoit Horst Hrubesch catapulter sans état d’âme le ballon dans les filets de Jean-Luc Ettori… Bref. Trente-deux ans ont passé et, entretemps, la Mannschaft n’a jamais perdu lors de cet exercice très particulier qui s’impose après un nul lors d’un match par élimination directe. Si le football fait son intrusion dans ce blog à l’occasion de cette Coupe du monde brésilienne, c’est parce que des dizaines d’études ont été consacrées à l’art difficile de tirer un penalty… ou de l’arrêter. Alors, avant ce France-Allemagne version 2014, si les Bleus me lisent (on peut rêver…), voici quelques conclusions tirées par la science, qui montrent que, contrairement à ce que prétend le Café du Commerce, la séance de tirs au but n’est pas une loterie.

Côté tireur

1. Où placer la balle ?

Qu’il sanctionne une faute commise lors du jeu et s’appelle alors un coup de pied de réparation (penalty kick en anglais) ou qu’il départage deux équipes en cas de match nul, cet affrontement entre le tireur et le gardien de but s’avère inégal. Les moyennes fluctuent suivant les compétitions mais on est toujours plus ou moins dans une fourchette allant de 70 à 85 % de réussite pour celui qui frappe dans le ballon. Cependant, si l’on en croit une étude israélienne de 2009 publiée dans la revue Soccer and Society, les tireurs sont loin de choisir la stratégie optimale. Ses auteurs, Michael Bar‐Eli et Ofer Azar, ont analysé quelque 300 penalties tirés dans les championnats espagnol, anglais, français, italien, allemand, brésilien et argentin et lors de grandes compétitions internationales comme la Coupe du monde. Ils ont divisé le but en neuf cellules (trois en hauteur et trois en largeur), comptabilisé le nombre de fois où le ballon y était tiré et le nombre d’arrêts réussis par les « portiers ».

Première surprise : la stratégie la plus commune (tirer à ras de terre dans un angle du but) est aussi la moins efficace. Tandis que le taux de réussite, sur l’échantillon total, était de 85 %, il descend à un peu plus de 80 % dans ce cas de figure particulier car le ballon se heurte souvent au gardien qui a choisi de plonger d’un côté ou d’un autre. Deuxième surprise : les tireurs qui ont visé le tiers supérieur du but (comme sur la photo qui ouvre ce billet) ont obtenu 100 % de réussite, parce que le « goal » était en général à plat ventre. La troisième surprise n’est pas la moindre : tirer au milieu du but est plus rentable (près de 87 % de réussite) que de viser les angles inférieurs, là encore parce que le gardien a plongé. Ceci dit, il est difficile sur le plan psychologique de choisir d’envoyer le ballon dans la direction du gardien…

2. Attendre que le gardien de but plonge ?

Il y a deux manières d’aborder un penalty pour un tireur. Décider de sa cible et s’y tenir quel que soit le mouvement du gardien (qui bien souvent choisit d’anticiper pour se donner une chance de capter le ballon) ou bien attendre le départ de ce dernier pour le prendre à contre-pied. La première stratégie permet de se concentrer sur la zone visée et de l’atteindre avec plus de précision tandis qu’avec la seconde, ce que l’on perd en précision est gagné en assurance de tirer dans un espace vide (et aussi en plaisir d’avoir ridiculisé son opposant direct…). Tout est une affaire de « timing », comme l’a montré une étude britannique publiée en 2009 dans l’International Journal of Sports Science and Engineering. Les expériences menées par ses auteurs ont montré que cette stratégie était payante uniquement si le gardien plongeait 300 millisecondes au moins avant que la chaussure n’entre en contact avec la balle. Dans ce cas, le joueur avait le temps d’orienter son pied correctement pour placer le ballon du côté opposé à celui choisi par le « portier ». D’où l’intérêt pour celui-ci de ne pas partir trop tôt.

Côté gardien

1. Deviner de quel côté le joueur va tirer ?

Les gardiens connaissent les préférences des buteurs vedettes auxquels ils sont opposés. Mais, lors des séances de tirs au but, ils sont souvent confrontés à des joueurs sur lesquels ils ne disposent pas de statistiques significatives, les occasionnels du penalty, qui sont entraînés à l’exercice mais ont rarement l’occasion de mettre leur savoir-faire en pratique. Il n’empêche : les gardiens de but, pour peu qu’ils aient l’œil vif, peuvent, à partir de la posture du joueur juste avant qu’il ne tape dans le ballon, extraire des indices sur le côté choisi. Plusieurs études ont été effectuées sur ce sujet étant donné l’importance à la fois sportive et financière du penalty dans l’économie du football. Dans un travail publié en 2002 dans le Journal of Sports Sciences, une équipe britannico-néerlandaise a résumé ces indices.

Le gardien doit regarder les hanches du tireur ou son pied d’appui. S’il choisit les hanches, il devra déterminer, en une fraction de seconde, si celles-ci sont parallèles au but ou pas. Dans le premier cas, il y aura toutes les chances pour que le joueur croise sa frappe et que, par exemple, un footballeur droitier tire sur la droite du gardien. Dans le second cas, le tir aura plus de chances d’être décroisé. Le goal peut aussi se concentrer sur le pied d’appui (pour peu que la pelouse ne soit pas trop haute…) qui indique en général la direction que prendra le ballon. On peut aussi regarder la position du buste pour avoir une idée de la hauteur du tir : en moyenne, un buste droit indique un tir à ras de terre et un buste en arrière dit que le joueur va lever le ballon.

2. Influencer le choix du tireur ?

La question peut sembler tout droit sortie d’un match de foot version amateurs ou cour de récré. Pourtant, des chercheurs de l’université libre d’Amsterdam et de l’université de Hongkong se la sont sérieusement posée dans une étude publiée en 2007 par Psychological Science. Au terme de trois petites expériences, ils ont conclu qu’un gardien se décalant de manière presque imperceptible du centre de ses buts (de seulement 6 à 10 cm) augmentait d’au moins 10 % la probabilité pour que le joueur tire vers le côté le plus ouvert…

3. Déconcentrer le tireur ?

On voit souvent des gardiens de but faire de grands gestes des bras avant que le tireur ne frappe la balle. On se souvient également d’un épisode mémorable de l’histoire du football, la victoire aux tirs au but de Liverpool face à l’AS Roma en finale de la Coupe des clubs champions européens de 1984, au cours de laquelle le goal des Reds, Bruce Grobbelaar, fit le guignol en flageolant face à l’un des joueurs italiens, lequel expédia son tir sur la transversale. Se remémorant cet épisode des « jambes spaghetti » des années plus tard, Grobbelaar expliqua qu’il n’avait pas voulu manquer de respect à ses adversaires : » Je voulais juste tester leur concentration sous la pression. Je suppose qu’ils ont raté ce test. » Dans une étude publiée en 2010 par le Journal of Sports Sciences, des chercheurs britanniques ont montré que, chez des footballeurs amateurs, un gardien « remuant » était capable de distraire le tireur. Ce dernier regardait davantage le portier, perdait de la précision et voyait plus souvent ses penalties arrêtés.

Côté équipe

Manifester sa joie ?

Une séance de tirs au but peut sembler un exercice éminemment individuel, comme une somme de duels en un contre un. Ce n’est pas complètement le cas si l’on en croit une étude néerlando-norvégienne publiée en 2010 toujours dans le Journal of Sports Sciences. Ces chercheurs ont analysé une trentaine de séances de tirs au but en s’attachant moins à la technique de chaque tireur qu’à son langage corporel après sa frappe réussie (bras levés, poings rageurs, sourire, tête vers le ciel, regard vers le sol, etc.). Ils ont noté que le succès final revenait plus souvent aux équipes ayant eu le plus de manifestations de joie et de domination. La corrélation ne fait pas forcément un lien de cause à effet mais les auteurs de l’étude émettent l’hypothèse d’une contagion émotionnelle, la gestuelle expressive des joueurs en réussite donnant un surplus de confiance à leurs partenaires.

Côté entraîneur

1. Comment choisir les tireurs ?

Dans un monde footballistique qui laisse de moins en moins de place au hasard, le douzième homme, l’entraîneur, a aussi son influence sur le déroulement d’une séance de tirs au but, même s’il ne chausse pas les crampons ni n’enfile les gants. C’est dans le choix des tireurs et dans l’ordre dans lequel ils passent que cette influence s’exerce. Une étude néerlandaise publiée en 2007 dans le Journal of Sports Sciences a noté que les joueurs qui réussissaient le mieux l’exercice du tir au but étaient en général les plus jeunes et aussi ceux qui étaient entrés en cours de jeu. Ce travail aborde aussi la fameuse question de l’ordre des tireurs et montre que le taux de réussite baisse systématiquement entre le premier joueur à frapper et le quatrième, avant de remonter brusquement pour le cinquième.

Cela trahit-il la montée en pression des footballeurs qui craquent face à l’enjeu ou bien est-ce le signe d’une stratégie fréquente qui consiste à faire passer les meilleurs techniciens en premier ? Dans un article publié dans la même revue en 2000, deux chercheurs britanniques, en s’appuyant sur un modèle mathématique, ont affirmé que l’entraîneur devait au contraire faire passer ses cinq tireurs de penalties dans l’ordre inverse de leurs performances, quitte à prendre le risque que le meilleur ne participe pas à un exercice qui s’achève parfois avant le cinquième essai…

2. Changer de gardien ?

Dans la même étude, les auteurs évoquent une autre question de « coaching », plutôt osée, en expliquant que, s’il dispose sur le banc des remplaçants d’un gardien très fort pour arrêter les penalties, l’entraîneur doit le faire entrer en jeu avant la fin des prolongations… On laisse à Didier Deschamps le soin de réviser les statistiques en la matière d’Hugo Lloris, de Mickaël Landreau et de Stéphane Ruffier, les trois gardiens de l’équipe de France, et de s’interroger sur le risque qu’il y aurait à prendre pareille décision.

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