2.1.4 Arbitre

2.1.4 Arbitre

2.1.4 Arbitre

2.1.4 Arbitre

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Article détaillé :Arbitre de football.

Sur le terrain, l’application du règlement est confiée à un corps arbitral qui se met en place définitivement en 1891. Un temps évoqué, le double arbitrage était en usage au début du jeu et un troisième arbitre, situé en tribune, prenait la décision en cas de conflit entre les deux arbitres principaux. Ce système s’avère inefficace et en 1891, le referee, jadis placé en tribune, est désormais positionné sur le terrain, tandis que la doublette d’arbitres (umpires) est mise sur les bords de touche (linesmen). L’arbitre central est rapidement doté de larges pouvoirs afin de diriger pleinement la partie. Avant ces réformes, les penalties n’existent pas et l’arbitre n’a pas le contrôle du temps de jeu.

Depuis 1874, les umpires peuvent siffler des coups francs et expulser des joueurs. Avant cette date, les expulsions sont discutées avec les capitaines. Les cartons jaunes et rouges sont introduits en 1970 à la suite d’un incident au cours du match de Coupe du monde Angleterre-Argentine en 1966. Expulsé, le capitaine argentin Antonio Rattín refuse de quitter le terrain prétextant ne pas comprendre l’arbitre allemand Rudolf Kreitlein ; l’affaire dure sept minutes78. Pour éviter ce genre de problèmes, le Board met en place le système universel de cartons jaunes et rouges.

Le corps arbitral est aujourd’hui constitué d’un arbitre principal qui se déplace sur le terrain, ainsi que deux arbitres assistants évoluant le long de chaque ligne de touche et munis de drapeaux. Dans le milieu professionnel, un quatrième arbitre est présent pour assurer un remplacement en cas de blessure de l’un des trois autres ; il sert également à signaler les changements de joueurs et à veiller au maintien de l’ordre dans les zones techniques (bancs des joueurs) et au bord du terrain. Au plus haut niveau, les arbitres subissent des tests physiques réguliers (test de Cooper, notamment).

Depuis la fin du XXe siècle, le recours à la vidéo est souvent évoqué pour remédier aux problèmes d’arbitrage. Ce système est toutefois très controversé, notamment car il n’est pas absolument fiable[réf. nécessaire] et n’est pas applicable à tous les niveaux du football, des juniors aux vétérans. Le 8 mars 2008, à l’occasion de sa 122e réunion annuelle, le Board suspend, jusqu’à nouvel ordre, les options technologiques après des essais peu concluants d’arbitrage vidéo testés au Japon et les difficultés techniques rencontrées par les équipes travaillant sur le contrôle de la ligne de but par des moyens électroniques. En revanche, le Board autorise la mise en place de tests avec deux arbitres assistants supplémentaires pour surveiller les surfaces de réparation.

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5 Arbitre

5 Arbitre

arbitre
Loi 5 du football

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Howard Webb, arbitre anglais de football

La loi 5 du football fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l’International Football Association Board (IFAB). La loi 5 se rapporte à l’arbitre.

L’autorité de l’arbitre

Chaque match de football se dispute sous le contrôle d’un arbitre disposant de toute l’autorité nécessaire pour veiller à l’application des Lois du Jeu dans le cadre du match qu’il est appelé à diriger.

Compétences et obligations

sifflet-cartons-arbitresL’arbitre doit :

  • veiller à l’application de toutes les Lois du Jeu
  • assurer le contrôle du match en collaboration avec arbitres assistants
  • s’assurer que le ballon satisfait aux exigences de la Loi 2
  • s’assurer que l’équipement des joueurs satisfait aux exigences de la Loi 4
  • assurer la fonction de chronométreur et rédiger une feuille de match
  • arrêter le match temporairement, le suspendre ou l’arrêter définitivement, à sa discrétion, à chaque infraction aux Lois
  • arrêter le match temporairement, le suspendre ou l’arrêter définitivement en raison de l’interférence d’événements extérieurs, quels qu’ils soient
    arrêter le match s’il considère qu’un joueur est sérieusement blessé et s’assurer que le joueur est porté hors du terrain de jeu.
  • Un joueur blessé ne pourra retourner sur le terrain de jeu qu’une fois que le match aura repris.
  • laisser le jeu se poursuivre jusqu’à ce que le ballon ait cessé d’être hors- jeu, si à son avis, un joueur n’est que légèrement blessé
  • faire en sorte que tout joueur souffrant d’une plaie qui saigne quitte le terrain de jeu.
  • Le joueur ne pourra y revenir qu’une fois le saignement stoppé
  • laisser le jeu se poursuivre quand l’équipe contre laquelle une faute a été commise peut en tirer un avantage, et sanctionner la faute commise
  • initialement si l’avantage escompté n’intervient pas
  • sanctionner la faute la plus grave quand un joueur commet simultanément plusieurs fautes,
  • prendre des mesures disciplinaires à l’encontre de tout joueur ayant commis une faute passible d’avertissement ou d’exclusion.
  • L’arbitre n’est pas tenu de réagir immédiatement, mais doit le faire lors de la prochaine interruption de jeu,
  • prendre des mesures à l’encontre des officiels de l’équipe qui n’ont pas un comportement responsable et, à sa discrétion, expulser ceux-ci du terrain de jeu et de ses abords immédiats,
  • faire en sorte qu’aucune personne non autorisée ne pénètre sur le terrain de jeu,
  • donner le signal de la reprise du match après une interruption du jeu,
  • remettre aux clubs un rapport consignant les informations relatives à toute mesure disciplinaire qu’il a prise à l’encontre de joueurs et/ou d’officiels, ainsi que tout autre incident survenu avant, pendant ou après la pause.

Décisions de l’arbitre

  • Les décisions de l’arbitre sur les faits en relation avec le jeu sont sans appel.
  • Cependant, sous réserve que le jeu n’ait pas repris, l’arbitre peut revenir sur sa décision s’il se rend compte que celle-ci est incorrecte ou, à sa discrétion, à la suite d’un avis d’un arbitre assistant.

Liens externes

loi-du-jeu-fifa-2016.2017

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Arbitre de football

arbitre

Arbitre de football

Un arbitre de football est un sportif qui participe au déroulement d’une rencontre de ce sport. Il est un spécialiste des Lois du jeu chargé de veiller à leur application pour assurer la sécurité des joueurs et la régularité de la compétition.

Compétences et obligations de l’arbitre

  • Loi 5 du football relative à l’arbitre central.
  • Loi 6 du football relative aux arbitres assistants.

    Différents postes

Un arbitre peut occuper différents postes :

  • Arbitre central : il circule sur le terrain avec les joueurs et exerce seul l’autorité.
  • Arbitre assistant (anciennement juge de touche) : au nombre de deux, ils sont présents le long de chacune des lignes de touche. Ils assistent l’arbitre central notamment dans la détection du hors-jeu et des sorties de balle, mais aussi pour les fautes et incorrections commises hors du champ de vision de l’arbitre ou pour lesquelles ils ont un meilleur angle de vue.
  • Arbitre additionnel : depuis 2008, l’IFAB autorise la présence d’un arbitre additionnel derrière chacun des buts. On retrouve ces deux arbitres additionnels principalement dans les compétitions professionnelles ou internationales. Leur rôle est d’assister l’arbitre central dans la détection des fautes à l’intérieur ou aux abords de la surface de réparation, mais aussi d’aider à la validation des buts.
  • Arbitre remplaçant (dit quatrième arbitre) : présent dans certaines compétitions professionnelles ou internationales, il se place entre les bancs de touche et a pour mission d’assurer la discipline parmi les remplaçants et leur encadrement. C’est lui aussi qui affiche les remplacements et le temps additionnel (en général au moyen d’un panneau lumineux prévu à cet effet). Le cas échéant, il remplace l’arbitre ou un assistant défaillant.

    Histoire

Lors de la genèse du jeu, on comptait sur le fair-play des joueurs pour la bonne tenue des parties. L’arbitrage était alors le fait des deux capitaines. Les pères du jeu considéraient en effet qu’une faute ne pouvait être intentionnelle… Ce vœu pieux de fair-play et d’autogestion était utopique, et nombre de parties dégénéraient.

Aussi, dès 1847 à Eton, peut-être avant, deux « umpires » surveillent les buts, qui n’ont pas encore de filets. À Winchester, en 1847 également, on précise même que l’un des umpires doit posséder une montre et appeler la mi-temps et la fin du match. Harrow va plus loin, toujours en 1847, en rendant les décisions arbitrales définitives, dépossédant ainsi les capitaines de leurs anciens pouvoirs dans ce domaine.

En 1849, à Cheltenham, on décide que les capitaines désigneront toujours les umpires, ces derniers devant s’entendre pour nommer un referee. Les umpires, un dans chaque camp, restent sur le terrain, tandis que le referee est installé en tribune. Si les umpires ne peuvent tomber d’accord sur une décision, c’est le referee qui tranche.

Le referee passe des tribunes au centre du terrain au début des années 1890, repoussant les deux umpires sur les lignes de touche. Cette évolution fait suite aux nombreux problèmes que posait le double arbitrage. De plus, les équipes de l’époque, contrairement à une idée répandue, n’étaient pas du tout « fair-play » ; il fallait donc sévir. On inventa ainsi toute une batterie de sanctions, tel le penalty (1891), et l’arbitre unique devint « omnipotent », c’est-à-dire responsable d’un match de A à Z.

En août 1891, le trio arbitral tel que nous le connaissons aujourd’hui est formé.

Dès 1996, les juges de touche sont appelés arbitres assistants ; ils assistent en effet l’arbitre central dans ses décisions, notamment quand celui-ci a un doute au sujet d’une action litigieuse (par exemple : franchissement de la ligne de but d’un ballon, responsabilité des protagonistes dans une bagarre, faute dans le dos de l’arbitre, etc.).

Le sujet sur la vidéo est emblématique du dynamisme qui anime le débat sur les règles de ce sport. On dénombre ainsi de nombreuses évolutions, plus ou moins heureuses : règle du hors-jeu, but en or lors de la prolongation, visionnage vidéo après la rencontre pour établir une sanction, communication radio entre arbitres assistants et arbitre central, etc.

L’arbitrage au football a longtemps été exclusivement masculin et le reste encore aujourd’hui très majoritairement. Nicole Petignat, arbitre suisse désormais retraitée, a été la première femme à officier en Coupe de l’UEFA (AIK Stockholm – Fylkyr Reykjavik), le 14 août 2003.

Usage du sifflet

Metal whistle vector illustration

Les arbitres utilisent un sifflet pour indiquer le début ou la reprise du jeu, pour arrêter le jeu en raison d’une infraction ou d’une blessure, ou pour indiquer que le temps de jeu est écoulé. L’utilisation des sifflets n’est pas mandatée par les Lois du Jeu.

Avant l’introduction du sifflet, les arbitres ont indiqué leurs décisions en agitant un mouchoir blanc. Les premiers sifflets qui ont été adoptés par des arbitres ont été faits par Joseph Hudson, Mills Munitions à Birmingham, en Angleterre. L’ACME Sifflet Company (basée à Mills Munitions Factory) a commencé à produire en masse des sifflets de pois dans les années 1870 pour le Service de la police métropolitaine.

Il est souvent indiqué que le sifflet de l’arbitre a d’abord été utilisé dans un match entre Nottingham Forest et Sheffield Norfolk en 1878, mais il se peut que le sifflet ait déjà été utilisé dès 1874. En effet, le livre de comptes de Nottingham Forest de 1872 a enregistré l’achat d’un « sifflet pour arbitre » et, en 1928, un article de RM Ruck, joueur au début des années 1870, fait référence à l’utilisation d’un sifflet par les arbitres pour indiquer une infraction.

Le coup de sifflet n’a pas été mentionné dans les Lois du jeu jusqu’en 1936, quand une décision de l’IFAB (Board) a ajouté une note dans la Loi 2, en déclarant que « le contrôle d’un arbitre sur les joueurs en cas de faute ou de comportement discourtois commence à partir du moment où il pénètre sur le terrain de jeu, mais sa compétence en relation avec les Lois du jeu commence à partir du moment où il siffle pour que le jeu démarre ».

Arbitrage vidéo

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Dans l’histoire du football, les arbitres furent souvent la cible des joueurs, des médias ou des spectateurs, notamment depuis que les décisions arbitrales sont soumises à la critique avec l’apparition de la vidéo et a son perfectionnement qui permet aux téléspectateurs et aux spectateurs (par exemple avec la retransmission sur les écrans du stade) de revoir les actions de jeu sous les différents angles proposées par les multiples caméras. La mise en place d’un arbitrage vidéo pour aider l’arbitrage d’un match est devenu un débat récurrent dans le monde du football, surtout dans les médias, avec ses partisans et ses opposants.

Plusieurs faits de jeu célèbres ont alimenté ce débat.

Le 23 juin 1998, à l’occasion d’un match de poule de la Coupe du monde opposant le Brésil et la Norvège, une tempête médiatique se lève contre l’arbitre de la rencontre, l’américain Esfandiar Baharmast, qui a accordé un penalty aux Norvégiens à la 86e minute. Le penalty transformé offre la victoire à la Norvège et une qualification inespérée pour celle-ci, au détriment du Maroc, inutile vainqueur 3-0 de l’Écosse.

Les 17 caméras de télévision officielles ne montrent en effet aucun contact entre les deux joueurs. Et le débat sur l’arbitrage vidéo est relancé. L’arbitre américain est traîné dans la boue pendant 48 heures, tandis que la FIFA est vivement critiquée car elle refuse toute évolution concernant l’arbitrage vidéo. Deux jours après le match, une télévision suédoise rend publiques les images prises par l’une de ses caméras privées… et elles montrent clairement que le joueur brésilien attrape par le maillot le joueur norvégien : il y avait bien penalty.

Les 17 caméras ne l’avaient pas vu, mais l’arbitre si. C’est presque un cas d’école, qui a d’autant plus de retentissement qu’il se déroule à l’occasion de la Coupe du monde. FIFA, UEFA et Board, historiquement clairement défavorables à cette solution technologique, se sont alors trouvés renforcés dans leurs convictions.

Le 9 juillet 2006, lors de la finale de la Coupe du monde 2006, Zinédine Zidane assène un violent coup de tête à la poitrine à l’Italien Marco Materazzi. L’action de jeu étant de l’autre côté du terrain, l’arbitre n’a pas vu cette agression et ses 2 arbitres assistants non plus. Il est alerté par le quatrième arbitre, via ses écouteurs, qui lui annonce avoir vu la scène. Il fait semblant de consulter l’un de ses arbitres assistants puis se dirige vers Zinédine Zidane pour lui sortir un carton rouge d’expulsion.

La polémique enfle alors et certains (dont le sélectionneur français Raymond Domenech) assurent que le quatrième arbitre avait vu la scène, non pas en direct, mais… sur son écran de contrôle. Ce dernier a toujours nié. Une contre-expertise contredit cette affirmation avec plusieurs arguments : le quatrième arbitre était penché sur le moniteur dévoilant les ralentis vidéo, une reconstitution 3D montre qu’il lui était très difficile de voir l’action directement depuis sa situation et le délai pour appliquer la sanction par l’arbitre a été très long (2 minutes).

Le 18 novembre 2009, lors du match France – Irlande, match de barrage pour la qualification pour la Coupe du monde 2010, Thierry Henry est dans la surface de réparation de l’équipe d’Irlande, juste à gauche du but, lorsque le ballon rebondit accidentellement sur sa main. Il pousse ensuite volontairement de la main le ballon vers son pied droit pour faire une passe à William Gallas qui marque le but de la qualification.

La vidéo montra la faute évidente de la main. Mais ni l’arbitre ni l’arbitre assistant ne pouvaient voir cette faute puisque Thierry Henry était caché par d’autres joueurs. Sans vidéo, la faute ne pouvait être vue par les arbitres, le but, synonyme de qualification pour la France, est donc accordé. Ce match a créé une très vive polémique dans le monde du football.

Le 18 octobre 2013, à la 70e minute du match Hoffenheim – Bayer Leverkusen, match du championnat allemand, Stefan Kiessling, joueur du Bayer Leverkusen, plaça le ballon de la tête, à la suite d’un coup de pied de coin (corner), dans le filet latéral à l’extérieur du but. Mais le filet était troué à cet endroit et le ballon rentra donc dans le but. L’arbitre, pourtant placé au bon endroit pour le tir d’un corner, se trouva pratiquement dans l’axe de la trajectoire du ballon et ne pouvait donc pas voir le ballon rentrer par l’extérieur du filet latéral, il valida alors ce but fantôme alors que la vidéo montra clairement l’erreur.

De nombreux anciens footballeurs, occupant aujourd’hui des responsabilités dans le monde du football, sont opposés à l’arbitrage vidéo comme Michel Platini, Franz Beckenbauer, Pelé, Dejan Savićević ou George Weah. C’est aussi le cas de certains sociologues, comme Jacques Blociszewski, auteur de Le match de football télévis, des arbitres comme Stéphane Lannoy, de journalistes tels que Daniel Riolo ainsi que des Cahiers du footbal. L’actuel gardien de l’Argentine, Sergio Romero, s’est lui aussi récemment prononcé contre la vidéo, expliquant que le football est « pour les malins ».

À l’inverse, Frédéric Thiriez, président la Ligue professionnelle française, se déclare intéressé en mars 2005.

Le 8 mars 2008, à l’occasion de sa 122e réunion annuelle, le Board (l’instance qui détermine et fait évoluer les règles du football) suspend, jusqu’à nouvel ordre, les options technologiques après des essais peu concluants d’arbitrage vidéo faits au Japon et les difficultés techniques rencontrées par les équipes travaillant sur le contrôle de la ligne de but par des moyens électroniques. En revanche, le Board autorise la mise en place de tests avec deux arbitres assistants supplémentaires pour surveiller les surfaces de réparation.

Technologie sur la ligne de but

C’est un dispositif électronique et/ou vidéo d’assistance à l’arbitrage, utilisé pour déterminer de façon certaine si un ballon a franchi entièrement ou non la ligne de but. Testé en Premier League anglaise et par la FIFA lors de certaines compétitions (Coupes du monde des clubs en 2012 et en 2013 et Coupe des confédérations 2013), il a été pour la première fois utilisé à grande échelle lors de la Coupe du monde de football de 2014 au Brésil. Il prévient d’un signal l’arbitre central via une montre spéciale si la balle a franchi intégralement la ligne de but.

Description de la Goal-line Technology

La Goal-Line Technology n’est pas de l’arbitrage vidéo. C’est de l’arbitrage algorithmique, avec un ordinateur qui décide de manière souveraine s’il y a but ou non. La France est entrée dans l’histoire du football dimanche 15 juin, en devenant la première nation à avoir un but validé par la désormais fameuse Goal-Line Technology, au terme d’un moment de confusion télévisuelle qui restera lui aussi dans les annales (à partir de 3’50).

Y a pas but ! Y a but ! Pour sa première utilisation décisive, la Goal-Line Technology a donné l’impression d’embrouiller davantage la décision qu’elle ne la simplifie.

La confusion vient du fait que la technologie a jugé deux positions successives de la balle : une première sur le poteau (verdict évident : NO GOAL) et une deuxième au moment où le gardien essaye de sortir la balle de son but (verdict : GOAL).

Au-delà de ce cafouillage, tout le monde semble se réjouir de l’arrivée – ENFIN – de la vidéo dans le football, milieu traditionnellement très réticent à l’utilisation de la vidéo, au contraire du rugby où cela fait une quinzaine d’années que le réalisateur télé fait quasiment office de second arbitre.

Mais on a tort : ce n’est pas de l’arbitrage vidéo.C’est plutôt ce qu’on pourrait appeler de l’arbitrage algorithmique. L’arbitrage vidéo, c’est l’arbitre qui a accès aux images de la télé, comme le téléspectateur, et ça reste un jugement humain, soumis à critique et à interprétations diverses. Le vrai arbitrage vidéo serait, par exemple, pour savoir s’il y a pénalty ou non suite à une action litigieuse dans la surface.
L’arbitre ne peut pas se risquer à contester
Avec la Goal-Line Technology, l’arbitrage algorithmique, c’est un ordinateur qui décide, de manière souveraine, sans contestation possible, s’il y a but ou pas. Le dispositif fonctionne avec 14 caméras placées dans le stade qui filment le ballon quand il s’approche du but. Les images sont envoyées à un ordinateur qui modélise la position de la balle et décide si elle a passé ou non la ligne.

Spray marque la distance lors de coups francs

Spray pour marquer la distance lors de coups francs

Une autre innovation introduite lors de la Coupe du monde de football de 2014 au Brésil, mais déjà utilisée auparavant dans certaines compétitions, notamment en Amérique du Sud, est l’utilisation d’une bombe aérosol pour marquer la distance à respecter lors de coups francs. Lorsqu’il le juge nécessaire (par exemple sur un coup franc à proximité des buts), l’arbitre peut pulvériser de la mousse à l’aide du spray qu’il porte sur lui (accroché par un dispositif à son short) pour matérialiser la distance réglementaire : il trace ainsi un arc de cercle à l’endroit où se trouve le ballon pour l’exécution du franc et une ligne à 9,15 m ; le mur doit se tenir derrière cette ligne. Cela permet ainsi d’éviter que certains joueurs essaient de gagner quelques centimètres sans que l’arbitre ne s’en rende compte.

L’arbitre ne rentre pas en compte dans la décision, il reçoit juste sur sa montre connectée un message “GOAL” ou “NO GOAL” (ce qui d’ailleurs ouvre la voie à du hacking d’arbitrage…). Sa seule marge de manoeuvre est de suivre l’ordinateur, ou de ne pas le suivre.

Imaginons qu’un arbitre se soulève contre la machine et refuse un but jugé “GOAL” par la Goal-Line Technology. Il serait forcément en tort face à l’opinion publique : le monde entier verrait en direct à la télé une vidéo en 3D expliquant qu’il y a but. L’algorithme a de fait le pouvoir, l’arbitre ne peut rien faire face à cette machine qui émet un jugement et produit elle-même les preuves (qui peuvent être fausses, mais ça on n’en sait rien).

Pourquoi pas sur le hors-jeu ?

On peut imaginer que la FIFA a accepté cette technologie, justement parce que c’est un algorithme et parce que ce n’est pas de la vidéo. L’arbitrage vidéo oblige un humain à revisionner l’action et à émettre un jugement qui reste contestable car humain. L’arbitrage algorithmique a aussi l’avantage d’être très rapide, et de ne pas obliger à effectuer un arrêt de jeu comme l’arbitrage vidéo dans le rugby.

L’étape suivante serait d’appliquer ce genre de technologie au hors-jeu, où ne rentre en compte qu’un critère répondant aux lois de la physique: un joueur est-il placé devant un autre ? (même si la position des différentes parties du corps serait matière à d’infinis débats, tandis que les Cahiers du Foot rentreraient en résistance). Cet arbitrage algorithmique paraît beaucoup plus compliqué pour le type d’action le plus contesté, les pénaltys, où le jugé humain reste pour l’instant le seul capable de dire s’il y a bien faute, et s’il y a ou non simulation.

Spray marque la distance lors de coups francs

Spray pour marquer la distance lors de coups francs

Une autre innovation introduite lors de la Coupe du monde de football de 2014 au Brésil, mais déjà utilisée auparavant dans certaines compétitions, notamment en Amérique du Sud, est l’utilisation d’une bombe aérosol pour marquer la distance à respecter lors de coups francs. Lorsqu’il le juge nécessaire (par exemple sur un coup franc à proximité des buts), l’arbitre peut pulvériser de la mousse à l’aide du spray qu’il porte sur lui (accroché par un dispositif à son short) pour matérialiser la distance réglementaire : il trace ainsi un arc de cercle à l’endroit où se trouve le ballon pour l’exécution du franc et une ligne à 9,15 m ; le mur doit se tenir derrière cette ligne. Cela permet ainsi d’éviter que certains joueurs essaient de gagner quelques centimètres sans que l’arbitre ne s’en rende compte.

Arbitres internationaux

  • La FIFA sélectionne les arbitres admis à officier dans les compétitions internationales. Ils sont choisis parmi les arbitres des plus hautes catégories nationales. Il existe deux filières à ce niveau : les arbitres centraux et les arbitres assistants spécialistes. Chaque filière est divisée en catégories hiérarchiques.
  • Le passage d’une catégorie à l’autre est subordonné à l’obtention de notes conformes puisque les arbitres internationaux sont observés sur tous leurs matches. Des tests réguliers sont également effectués (théorie, technique, physique, linguistique…).
  • Les arbitres internationaux sont agréés par la FIFA mais leur classement se fait au sein de leur confédération.
UEFA
Catégories UEFA
Elite
Catégorie 1
Catégorie 2
Catégorie 3

 

Les arbitres nouvellement nommés sont classés Catégorie 3 , sauf les arbitres anglais, allemands, français, espagnols et italiens qui peuvent accéder directement à la Catégorie 2 .

  • Un arbitre international peut changer de catégorie tous les six mois (passage dans la catégorie immédiatement supérieure ou inférieure). Ainsi l’arbitre français Antony Gautier a été nommé arbitre international catégorie 3 en 2010, promu à mi-saison puis à nouveau en début de saison suivante (catégorie 1). Il officie depuis en ligue des champions ce qui laisse penser à de nouvelles promotions dans l’avenir.
  • Pour les compétitions internationales majeures (coupe du monde, jeux olympiques…), la FIFA sélectionne des arbitres dans les groupes Élite de chaque confédération. L’UEFA est la confédération la plus sollicitée avec près d’un arbitre sur deux à chaque tournoi.
UEFA

arbitre

Catégories UEFA Arbitres Français
Elite Clément Turpin (2015)
Catégorie 1 Ruddy Buquet (2011)  Tony Chapron (2007)
Catégorie 2 Benoît Bastien(2014) Amaury Delerue(2015) Frank Schneider(2016) Frédy Fautrel(2007) Anthony Gautier(2010) Benoît Millos(2014)  Nicolas rainville(2013)
Catégorie 3

Situation des arbitres français (juillet 2015)

Spécificités nationales

  • L’arbitrage n’est pas professionnel en France. Les arbitres sont formés et contrôlés régulièrement. Ils perçoivent une indemnité pour chaque match, qui augmente en fonction du niveau de compétition.
  • Les arbitres sont rattachés à une formation (FFF, ligue régionale ou district). Au sein de leur formation, ils sont classés chaque saison dans différentes catégories, qui définissent les niveaux auxquels ils peuvent officier.
  • Les arbitres les mieux classés d’une catégorie accèdent à la catégorie supérieure et les moins bien classés sont rétrogradés dans la catégorie inférieure. Le passage d’une formation à l’autre se fait par voie de concours (par exemple, arbitre de ligue postulant pour devenir arbitre fédéral). Il n’existe plus de limite d’âge ou de restriction de durée au sein de l’arbitrage français, y compris à haut niveau.
  • Un arbitre continue donc d’officier à son niveau tant qu’il réussit les contrôles imposés et tant qu’il n’est pas rétrogradé. Il demeure encore un âge maximum pour être nommé arbitre fédéral pour la première fois.

Les Jeunes Arbitres, qui officient dans les compétitions de jeunes, sont classés en trois catégories :

  • JAF : Jeune Arbitre Fédéral (championnats jeunes nationaux)
  • JAL : Jeune Arbitre de Ligue (championnats jeunes régionaux)
  • JAD : Jeune Arbitre de District (championnats jeunes départementaux)

La FIFA sélectionne parmi les arbitres F1 ceux qui sont admis à officier dans les compétitions européennes et internationales. Ils sont alors classés dans les catégories arbitrales internationales et portent l’écusson FIFA même lorsqu’ils officient en compétitions nationales. Il en va de même pour les arbitres assistants spécialistes (AAF1 qui deviennent AA FIFA).

Par le passé, les arbitres portaient des tenues uniformément noires. Pour cette raison, ils sont parfois appelés Hommes en noir dans le jargon imagé des journalistes et commentateurs sportifs. De nos jours, les arbitres utilisent des tenues de différentes couleurs. Ils portent l’écusson de la formation dont ils dépendent (Fédération, Ligue ou District) qui mentionne parfois leur catégorie.

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