2.2.2.1 Du terrain de jeu au stade

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2.2.2 Le stade

2.2.2 Le stade

Article détaillé : Stade de football

2.2.2.1 Du terrain de jeu au stade

terrainLes terrains de cricket restant déserts pendant l’hiver, ils sont utilisés au début de l’histoire du jeu. Ceux qui peuvent disposer d’installations de cricket comprenant également des vestiaires et des tribunes sont toutefois minoritaires. Il faut le plus souvent se contenter de jouer sur un terrain plus ou moins bien tracé et se changer au café du coin. Certains matches drainent toutefois très vite une affluence certaine, et les premières tentatives d’entrées payantes se font en Angleterre dès les années 1860.

Sur le continent européen, les vélodromes jouent le rôle des terrains de cricket au Royaume-Uni. Passée l’étape du simple pavillon destiné à accueillir les membres du bureau et leurs invités puis l’installation de praticables couverts ou pas autour du terrain pour les autres spectateurs, les premiers stades sont principalement en bois, mais les dimensions des tribunes, toujours plus imposantes, nécessitent bien vite le recours à une armature métallique. Parmi les principaux architectes initiant cette évolution, citons l’emblématique Archibald Leitch qui opère de 1904 à 1939.

Après la Seconde Guerre mondiale, les stades connaissent de nombreuses révolutions, du toit cantilever (sans poteaux de soutien au milieu des tribunes) à la construction de systèmes d’éclairage pour les matches en nocturne. Les premières expériences de matches joués à la lumière des projecteurs datent de 1878, mais ce type de rencontres, interdit en Angleterre de 1930 à 1950, reste marginal jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. L’éclairage est seulement de quelques centaines de lux, mais la télévision exige au moins 800 lux pour filmer correctement les rencontres. Cette demande pressante de la télévision et les progrès réalisés au niveau des systèmes d’éclairage permettent désormais aux meilleurs stades de disposer d’au moins 1 500 lux.

Le terrain de jeu connaît également des changements avec la mise en place de systèmes de chauffage pour éviter le gel du terrain ou même l’adoption de surfaces de jeu plus ou moins artificielles. La pelouse naturelle reste toujours la plus courante. Quelques clubs anglais installent des revêtements totalement artificiels comme QPR, Luton, Preston et Oldham dans les années 1980, mais la FA freine ces expériences sans toutefois parvenir à les interdire. Même remarque au niveau de la FIFA qui ne recommande pas cette surface mais qui ne l’interdit pas. En revanche, ce type de revêtement reste longtemps proscrit par la FIFA en phase finale de Coupe du monde.

Lors de la Coupe du monde 1994 disputée aux États-Unis, les stades ont dû tous être dotés de pelouse naturelle, Pontiac Silverdome à Détroit (Michigan) et Giants Stadium (New Jersey) au premier chef. À la suite des modifications des tests de certification de la FIFA (2001), il est désormais possible d’utiliser un terrain artificiel en phase finale de Coupe du monde. Toutefois, jamais le cas ne s’est produit. Pourtant équipé depuis 2002 d’une pelouse artificielle certifiée par la FIFA, le Stade Loujniki de Moscou est équipé d’une pelouse naturelle pour accueillir la finale de la Ligue des champions de l’UEFA 2007-2008.

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