2.3 Les joueurs et le jeu

2.3 Les joueurs et le jeu

Poste (football)

Poste (football)

Le poste en football (appelé aussi position) est le rôle assigné à chacun des joueurs d’une équipe lors d’un match de football. Une équipe est composée d’un gardien de but et de dix joueurs de champ, qui se répartissent les postes en fonction du dispositif tactique choisi. Les postes sont répartis en trois grandes catégories (défenseurs, milieux de terrain et attaquant), ils sont attachés à des rôles et des aires de jeu sur le terrain.

La répartition des postes a changé au cours de l’histoire du football. À ses débuts, les joueurs de champ se répartissaient entre avants (traduction de forwards), demis (traduction de half-backs), et arrières (traduction de full-backs ou three-quarter-backs). À la fin du XIXe siècle, les équipes de football jouent classiquement en « 2–3–5 », c’est-à-dire deux arrières, trois demis et cinq attaquants. Au fur et à mesure de l’évolution du jeu, les tactiques et formations ont évolué, et les postes avec. L’expression « milieu de terrain » a remplacé « demi » dans les années 1970, et se trouve depuis accompagné d’un qualificatif : récupérateur, relayeur, offensif ; latéral ou axial…

La fluidité du football moderne, illustrée par l’initiative laissée aux joueurs malgré le poste qui leur est attribué, le distingue de sports plus rigides comme le rugby ou le football américain. L’application la plus poussée de cette fluidité est le concept de football total, apparu dans les années 1970 sous la houlette de Rinus Michels et de son meneur de jeu Johan Cruyff, qui exige de chacun des joueurs de l’équipe un dépassement de son rôle initial1. Cependant, les joueurs se spécialisent généralement sur un seul poste dans leur carrière, car chacun exige des caractéristiques physiques et techniques différentes. Les footballeurs polyvalents sont rares. Ils sont qualifiés en anglais d’utility players.

Les différents postes

Gardien de but

Article détaillé : Gardien de but (football).

Au football, le gardien de but (appelé aussi goal ou portier) est le joueur chargé de protéger le but de son équipe, de manière que le ballon n’en franchisse pas la ligne. Il peut pour ce faire utiliser dans sa surface de réparation tout son corps, y compris ses bras et ses mains, contrairement aux autres joueurs.

Le rôle du gardien de but a évolué récemment dans le sens d’une participation accrue au jeu (notamment dans la relance et dans les interventions en dehors de la surface). Le gardien est donc, du fait de son positionnement sur le terrain, un élément déterminant sur l’aspect tactique du jeu de son équipe (couverture en phase défensive, choix des relances en phase offensive). Il peut même lors d’actions désespérées venir tirer un coup franc, voire monter dans la surface de réparation adverse pour un ultime coup de pied arrêté.

Défenseur

Article détaillé : Défenseur (football).

Les défenseurs (ou arrières) sont les joueurs dont la tâche principale consiste à perturber, ou idéalement empêcher, le jeu de l’attaque adverse. Le ballon peut être récupéré à la suite d’un duel gagné par un défenseur (action individuelle) ou par une déstabilisation des adversaires par une stratégie collective (interception, provocation d’un hors-jeu, pressings collectifs, etc.).

Outre sa solidité et sa rigueur physique, les qualités requises pour un bon défenseur sont donc le sang-froid, la concentration et l’intelligence de jeu, notamment dans le placement. Pendant longtemps, on a pu estimer que les défenseurs étant des « destructeurs » de jeu, qu’ils n’avaient pas à montrer de capacités techniques particulières. Ce n’est plus le cas actuellement, car ils sont amenés à participer à des tâches offensives.Une ligne de défense est habituellement constituée de quatre joueurs, plus rarement trois ou cinq. La défense à quatre « typique » comprend deux arrières latéraux, qui évoluent chacun sur un côté, et deux arrières centraux.

Milieu de terrain

Article détaillé : Milieu de terrain.

Le rôle du milieu de terrain est de réaliser la liaison entre la défense et l’attaque. Après la récupération de la balle, les milieux doivent la transmettre aux attaquants dans les meilleures conditions possibles. Inversement, ils doivent gêner le développement du jeu adverse pour faciliter la tâche des défenseurs. Il est fréquent d’entendre des entraineurs indiquer qu’un match se gagne ou se perd au milieu de terrain[citation nécessaire].

Le milieu de terrain est peut-être la ligne de jeu qui propose le plus d’options tactiques différentes. On peut avoir deux, trois, quatre voire cinq milieux de terrain, selon le dispositif choisi et selon la possession du ballon et de l’adversaire. Traditionnellement, un milieu de terrain doit être endurant, c’est le joueur qui parcourt le plus de chemin au cours d’une partie. C’est peut-être d’ailleurs la seule caractéristique commune aux milieux, qui peuvent montrer par ailleurs des aptitudes totalement différentes.

Si le milieu forme un bloc, on différencie bien souvent les milieux défensifs des milieux offensifs, même si ceux-ci se doivent d’être complémentaires, et de ne surtout pas « couper l’équipe en deux » (les uns derrière, les autres devant).

Attaquant

Article détaillé : Attaquant (football).

Le rôle d’un attaquant (ou avant) est de concrétiser le jeu offensif de son équipe. Il est positionné à proximité des cages adverses et a donc plus de possibilités pour marquer des buts que ses coéquipiers plus défensifs. Si des profils de joueur particuliers peuvent se dégager de ce rôle crucial, la fonction d’attaquant peut se résumer en trois postes différents.

Un attaquant positionné dans l’axe au plus proche des buts adverses est dit de pointe (ou avant-centre). Un attaquant de soutien peut l’assister dans le processus de construction offensive. Enfin, lorsque l’attaquant joue sur un côté, il est appelé ailier. Évidemment, les fonctions que les attaquants sont amenés à remplir varient selon les caractéristiques individuelles de ces derniers, l’organisation tactique ainsi que le jeu de leur équipe.

Libéro et « poste 6 – poste 8 – poste 10 »

Article détaillé : Libéro (football).

Les termes libéro, « poste 6 », « poste 8 » et « poste 10 » tendent à disparaître dans le football moderne.

Le libéro, dernier joueur de l’équipe avant le gardien de but, est aujourd’hui remplacé par deux défenseurs centraux qui pratiquent une tactique de défense en ligne, hors-jeu ou pressing, c’est-à-dire une défense placée plus haut sur le terrain, un peu plus loin du portier. On trouve quelquefois des libéros dans les niveaux régionaux mais surtout au niveau départemental, où bien souvent le manque de culture tactique requis pour appliquer une défense en ligne oblige l’entraîneur à mettre un libéro pour réduire les mésententes entre les deux défenseurs axiaux.

  • Le « poste 6 » est occupé par un joueur juste devant la défense centrale, mais est également archaïque, on le remplace par des milieux défensifs dont le nombre varie selon la tactique adoptée.
  • Le « poste 8 » est occupé par un joueur en milieu de terrain plus précisément en milieu central devant des milieux défensifs {le « poste 6 »} ou derrière des milieux offensifs {le « poste 10 »}, mais est également archaïque, on le remplace par des milieux centraux ou par des milieux relayeurs plus utilisé dans le football Moderne dont le nombre varie selon le nombre des milieux défensifs ou offensifs dans le schéma tactique. C’est dans ce rôle qu’évoluent beaucoup de grands joueurs comme Lampard ou Gerrard.
  • Le « poste 10 » est occupé par un autre joueur évoluant dans l’axe devant le « poste 8 ». Il est parfois juste derrière les deux avants-centres, au milieu. Il est maintenant remplacé par le terme de milieu offensif et leur nombre varie selon la tactique adoptée (par exemple l’équipe du Brésil (Seleção) jouait avec deux milieux offensifs Kaká et Ronaldinho). En fusion de ces deux derniers termes, on parle de joueurs qui épousent deux rôles, à la fois offensif et défensif, que l’on appelle également relayeur-récupérateur. Ce terme a été créé car c’est de cet axe que dépend le relais entre les attaquants et les défenseurs. C’est également le lieu de beaucoup de récupérations de balles. Le numéro 10 n’est pas forcément celui du « meilleur » joueur de l’équipe mais il a été porté par certains des plus grands joueurs de l’histoire tels les Brésiliens Pelé et Ronaldinho, les Argentins Lionel Messi et Diego Maradona et les Français Michel Platini et Zinédine Zidane.

Numéro

Au milieu du XXe siècle les modèles généraux du jeu sont passés du WM, première organisation stratégique globale en 4 lignes (carré magique au milieu), au jeu en 3 lignes, 4-2-4 puis 4-3-3 et 4-4-2 durant les années 1970-80. Les numéros des joueurs sont associés à une vue d’ensemble, distributions de ceux-ci selon ces formes d’ensemble à 11, de leur zone de jeu, attribuée aussi en rapport au terrain et/ou à l’ensemble de leur équipe (avant, milieu, arrière). Dans une répartition simplifiée : 1, gardien de but (cible) ; 2, arrière droit ; 3, arrière gauche ; 4, arrière central ; 5 arrière central (dans le jargon : reculé, décroché de couverture, libéro dans le catenaccio, verrouilleur dans l’appellation suisse du verrou, …) ; 6, milieu ‘défensif’ ; 7, milieu latéral ou ailier droit selon les dispositif spatiaux (voire joueur de couloir comme le 2 arrière latéral droit) ; 8, milieu (relayeur, intermédiaire… ; 9, avant-centre ; 10, attaquant meneur (avancé, libre, meneur de jeu…) ; 11, ailier gauche ou milieu latéral gauche ou couloir.

Dans le football moderne et l’élargissement du banc à un grand nombre de joueurs, les numéros ne sont plus significatifs de la fonction occupée ou de la zone. Toutefois, en référence à des joueurs de classe mondiale ayant arboré tel ou tel numéro (Kopa 9 ; Di Stéfano, Platini, Zidane 10 ; Cruyff 9, 10 ou 14…) ces numéros (1, 9 et 10 surtout) sont souvent utilisés par des joueurs qui tiennent effectivement une fonction renommée et souhaitent également se montrer en digne successeur.

Dans le langage stratégique et de l’analyse des jeux sportifs collectifs pour la théorie des jeux, on parle d’assignation pour signifier qu’un numéro est attribué à un joueur et qu’il peut être associé à des fonctions répondant de près ou de loin à des fonctions ou des utilités dans le jeu. La disposition des joueurs peut aussi se considérer suivant que l’équipe est à l’initiative du jeu où si elle s’adapte à celui de son adversaire. Le dispositif est alors imposé ou redéfini.

 

2.3.5 Joueurs emblématiques

2.3.5 Joueurs emblématiques

pele-Tout au long de son histoire, le football a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Parmi ces joueurs emblématiques, ce chapitre distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès quant au nombre de sélections et de titres remportés en club ou avec une sélection nationale. Par leur activité, ils couvrent la période 1894-2008. Le football possède ses héros depuis la fin du XIXe siècle. Certains de ces joueurs sont aujourd’hui tombés dans l’oubli, mais ils furent pourtant salués en leurs temps comme les plus brillants pratiquants du jeu. Le FIFA 100, liste des 125 plus grands footballeurs vivants dressée par l’ancien international brésilien Pelé, ne s’intéresse pas à ces grands anciens. Certaines nations honorent leurs anciens, comme l’Angleterre qui a mis en place en 2002 l’English Football Hall of Fame.


gardie10

 

  • l’Espagnol Ricardo Zamora111 (1901-1978)
  • l’Autrichien Rudi Hiden (1909-1973) sont considérés comme les meilleurs portiers des années 1930.
  • Le Russe Lev Yachine (1929-1990)
  • l’Anglais Gordon Banks (1937-)
  • l’Italien Dino Zoff112 (1942-) s’imposent après la Seconde Guerre mondiale.

dafens10

 

 

  • L’Autrichien Gerhard Hanappi (1929-1980),
  • l’Allemand Franz Beckenbauer113 (1945-)
  • l’Italien Franco Baresi (1960-) sont emblématiques des systèmes défensifs qu’ils pratiquèrent avec intelligence,

milieu10

 

 

  • l’Uruguayen José Andrade (1901-1957),
  • l’Italien Giovanni Rivera (1943-)
  • l’italien Alessandro Mazzola (1942-)
  • le Néerlandais Johan Cruijff114 (1947-2016)
  • l’Argentin Diego Maradona115 (1960-)
  • les Français Raymond Kopa (1931-), Michel Platini116 (1955-) et Zinédine Zidane (1972-) allièrent au mieux créativité, technique et efficacité.

attaqu10

 

  • le Gallois Billy Meredith (1874-1958)
  • l’Autrichien Matthias Sindelar (1903-1939)
  • l’Uruguayen Pedro Petrone (1905-1964)
  • les Italiens Giuseppe Meazza (1910-1979) et Silvio Piola (1913-1996)
  • les Brésiliens Leônidas da Silva (1913-2004), Garrincha117 (1933-1983), Pelé118 (1940-) et Ronaldo (1976-)
  • le Français Just Fontaine (1933-)
  • le Marocain jouant en équipe de France Larbi Benbarek (1910-1992)
  • l’Anglais Stanley Matthews (1915-2000)
  • les Argentins Ángel Labruna (1918-1983), Alfredo Di Stéfano (1926-2014) et Lionel Messi (1987-)
  • les Hongrois Ferenc Puskás (1927-2006) et Sándor Kocsis (1929-1979)
  • les Allemands Uwe Seeler (1936-) et Gerd Müller120 (1945-)
  • les Portugais Eusébio121 (1942-2014) et Cristiano Ronaldo (1985-)
  • le Néerlandais Marco van Basten (1964-) furent parmi les plus efficaces.

Le joueur ayant inscrit le plus grand nombre de buts en match officiel est l’Autrichien Josef Bican (1913-2001) (804) devant les Brésiliens Romário (1966-) (771) et Pelé (765). Les deux joueurs brésiliens fêtèrent pourtant en grande pompe leur 1000e but, en prenant aussi en compte les buts inscrits en match amical en club.

Chaque année, plusieurs titres de meilleurs joueurs sont décernés. Les plus prestigieux de ces honneurs sont le Ballon d’or France Football, créé en 1956, le Joueur FIFA de l’année (depuis 1991), le Ballon d’or africain (depuis 1970) et le Meilleur joueur sud-américain de l’année (depuis 1971).

2.3.4 Evolutions tactiques

2.3.4 Evolutions tactiques

Article détaillé : Dispositifs tactiques en football.

Dispositif tactique en « WM »Des années 1880 à 1925, la pièce essentielle d’une équipe est son avant-centre qui constitue la pointe d’une formation où figurent cinq attaquants, trois milieux et deux défenseurs. Les attaquants doivent être puissants car le hors-jeu est signifié si moins de trois joueurs se trouvent entre la ligne de but adverse et celui qui reçoit une passe. Le passage de trois à deux joueurs pour un hors-jeu change en profondeur le jeu. On passe de 4 700 buts marqués par saison dans les deux divisions de League anglaise à 6 373 dès l’entrée en application de cette modification. L’entraîneur Herbert Chapman met au point une tactique innovante, dite en « WM », c’est-à-dire trois défenseurs, deux milieux, deux inters (milieux offensifs) et trois attaquants. Les quatre joueurs du milieu de terrain constituent le carré magique, marquant la montée en puissance du poste de milieu offensif (ou inter) dont le rôle est d’alimenter l’avant-centre en ballons.

Le WM règne en maître absolu jusqu’en 1953 et la fameuse défaite des Anglais à domicile face aux Hongrois, qui évoluent déjà en 4-2-4. Avant le triomphe des 4-2-4, 4-3-3 et autres 4-4-2, les Suisses, les Français et les Italiens mettent au point des tactiques basées sur la défense : le « verrou suisse » (ou « verrou Rappan » du nom de l’entraîneur-joueur autrichien Karl Rappan qui met en place ce système au Servette de Genève en 1932), le « béton » (initié par Robert Accard au début des années 1930 au Stade français et pratiqué notamment par Charleville en 1936) et le « Catenaccio ». Ces tactiques sont notamment affinées après la Seconde Guerre mondiale par Helenio Herrera et déclinées dans de nombreux pays, donnant par exemple naissance au « Riegel » en Allemagne. L’innovation principale de ce dispositif tactique est la création du poste de libéro nommé verrouilleur ou bétonneur à l’origine. Il se place derrière la ligne de défense, généralement de trois puis quatre joueurs, et a pour tâche de colmater les brèches.

Dispositif tactique en « 4-4-2 »En 1958, l’équipe du Brésil remporte sa première Coupe du monde en s’appuyant sur un effectif hors norme et un dispositif tactique en 4-2-4. C’est une forme de compromis entre les stratégies offensives et défensives. Nouvelle évolution tactique des Brésiliens en 1962, avec un dispositif en 4-3-3, où l’ailier gauche, Mario Zagallo, est reconverti en milieu de terrain. Ces tactiques plutôt offensives se retrouvent toutefois à la peine face à des formations très rigoureuses, telles que l’Inter Milan en Europe ou le Peñarol en Amérique du Sud. L’Allemagne échoue aussi de peu en Coupes du monde 1966 et 1970 en pratiquant un béton très strict.

La disposition tactique n’est rien sans animation du jeu. La vitesse tient ici un rôle prépondérant. Sur le principe du passing, Bill Shankly à Liverpool FC et José Arribas au FC Nantes (jeu à la nantaise) développent une animation de jeu très rapide dès le début des années 1960, entraînant d’inévitables erreurs. Ces dernières doivent être compensées par un collectif soudé, ne rechignant pas à effectuer des tâches défensives ou offensives, selon les besoins de l’équipe. C’est le « football total » prôné par Rinus Michels à l’Ajax Amsterdam au début des années 1970.[???]

Par convention, on attribue un style physique au football du Nord de l’Europe et un style plus technique aux Latins. C’est un cliché, mais cette opposition presque philosophique entre le réalisme et le spectacle marque durablement les débats stratégiques. Ainsi, le jeu du Stade de Reims développé dès la fin des années 1940 et qui enchante les foules françaises et européennes jusqu’à la fin des années 1950, est taxé de « latin » car il est axé sur la technique et le jeu de passes. Gabriel Hanot détestait le « petit jeu » des Rémois lui préférant un jeu plus physique, « à la Britannique ». La presse spécialisée française se déchire dans ces débats jusqu’au début des années 1970. L’Équipe et France Football étaient partisans de l’efficacité ; Miroir du football défendait le football spectacle.[???]

Le football moderne est plutôt réaliste en s’appuyant avant tout sur une solide assise défensive. On assiste à la mise en place de dispositifs en 5-3-2, 4-5-1 et 5-4-1 avec des joueurs de couloirs remplaçant les ailiers d’autrefois.

2.3 Les joueurs et le jeu

2.3 Les joueurs et le jeu

2.3.1 Jouer au football

Les jeunes joueurs découvrent généralement le football dans la cour de récréation, dans la rue (le sport du football de rue est un dérivé du football) ou sur des terrains de fortune sur lesquels les buts sont simplement signalés par des cartables ou des blousons. L’étape de la découverte passée, l’intégration à une école de football dans un club de jeunes est nécessaire pour acquérir quelques fondamentaux. Dès cette période, les joueurs les plus prometteurs, techniquement ou physiquement, sont détectés et rejoignent des centres de formation (France), des Academies (Royaume-Uni) ou des clubs dits « formateurs » qui ont la charge de préparer les joueurs au métier de footballeur. Une minorité de joueurs atteint ce but et devient effectivement footballeur professionnel. La majorité n’est pas retenue pour passer pro et ces joueurs doivent se contenter d’évoluer au mieux en semi-professionnel[???].

« La technique, ce n’est pas savoir faire 1 000 jongles, c’est savoir passer la balle à la bonne vitesse au bon endroit, au bon moment. »

  • Johan Cruyff

2.3.2 Pédagogie du football

Deux méthodes pédagogiques principales sont proposées aux jeunes joueurs. Dans la première, analytique, utilisée depuis des décennies, l’éducateur découpe l’activité en gestes techniques. Il démontre chaque geste et le fait répéter. Dans la deuxième, appelée globale ou intégrée, l’éducateur met en place des situations qui posent des problèmes aux joueurs. Il appartient aux joueurs de trouver des solutions et de mettre en place des stratégies pour y parvenir. Dans cette méthode, les jeunes joueurs sont actifs de leur apprentissage. L’éducateur guide les joueurs et ne leur donne pas les réponses immédiatement mais procède par questionnement pour leur permettre de trouver la solution par eux-mêmes.[réf. souhaitée]

2.3.3 Caractéristiques du jeu

Pratiquer le football implique une activité physique intense et prolongée. En 90 minutes, selon son poste, un joueur parcourt entre 6 et 11 km et perd en moyenne 2 kg. Les blessures, généralement aux chevilles et aux genoux, touchent tous les types de footballeurs, professionnels ou amateurs, jeunes ou vieux. La mort subite, en match ou à l’entraînement, est également un phénomène touchant tous les niveaux. Les cas sont rares mais posent la question des limites physiques des joueurs avec en toile de fond l’éternel débat sur le calendrier, trop chargé. Un sportif ne peut pas être à 100 % sur l’ensemble d’une saison, et la gestion du calendrier fait partie du jeu.

Le dopage est présent de longue date dans le football. De très forts soupçons planent ainsi sur l’équipe d’Allemagne de 1954 qui remporte la Coupe du monde. L’enquête lave finalement la Mannschaft qui n’aurait procédé qu’à des piqûres de glucose. La position des instances qui affichent en façade leur volonté de lutter contre ce fléau est assez ambiguë. La FIFA refuse ainsi longtemps de confier à l’Agence mondiale antidopage la gestion de cette question. Un accord est trouvé en juin 2006 quand le Comité international olympique demanda à toutes les fédérations internationales de parapher le code mondial antidopage. La FIFA conserve toutefois son autorité en matière de suspension.

Mis à part le baseball, le football est le sport collectif le plus sujet à des surprises sur un match. De la victoire inattendue de West Bromwich Albion FC face à l’« Invincible » Preston North End en finale de la FA Cup 1888 à l’élimination de l’Olympique de Marseille par les amateurs de l’USJA Carquefou en Coupe de France 2007-08, l’histoire du football est marquée par de nombreux résultats étonnants. Comme le dit un adage sportif particulièrement adapté au football : « sur un match, tout est possible ». Cette possibilité laissée aux « petits » de triompher des « grands » est l’un des attraits du football.


Warning: mysqli_query() [function.mysqli-query]: MySQL server has gone away in /home/clients/5a23f8cdefdd6592e4b029a5a3c0df6a/om13fcs/wp-includes/wp-db.php on line 2007

Warning: mysqli_query() [function.mysqli-query]: Error reading result set's header in /home/clients/5a23f8cdefdd6592e4b029a5a3c0df6a/om13fcs/wp-includes/wp-db.php on line 2007
Categories
  • 1914
  • Armand Thibaudeau
  • cdl le trophée du désamour
  • Paul Michaux
  • Statistiques et records du championnat
  • Trophée france football