5 Le football phénomène social

5 Le football phénomène social

5.4 Oppositions et opposants au football

5.4 Oppositions et opposants au football

No_footballLe football suscite de violentes oppositions. À l’époque de la soule, nombre de clercs menacent ceux qui pratiquent cette discipline d’excommunication. Comme déjà indiqué, la bonne société anglaise n’a jamais vraiment admis cette discipline trop populaire. Le football est aussi attaqué au niveau de ses principes de jeu et est longtemps surnommé « sport de paralytiques » en France par ses opposants. Nombre de pays refusent de reconnaître cette discipline à ses débuts, lui préférant le rugby et le cyclisme (France) ou la gymnastique (Allemagne).

Dès 1905, pourtant, le football compte en France plus de clubs et de licenciés que le rugby, défendu par les élites. L’USFSA multiplie ainsi les vexations[???] contre le football, et programme en 1911 le match international de football France-Angleterre en lever de rideau d’un match du championnat de France de rugby. Dans l’Almanach des sports de 1901, Frantz Reichel, figure emblématique de l’USFSA, écrit : « Le Français dégénéré va plus volontiers à l’Association ; dans vingt ans, seul le Rugby triomphera. » après avoir noté que « la race anglaise est au commencement de sa dégénérescence (…) ; je ne veux pour l’instant pour seule preuve de cette dégénérescence que le goût qui entraîne athlètes et spectateurs au football association. ». Reichel note que l’Association « triomphe » désormais sur le Rugby, mais il ne lui consacre que peu d’espace dans sa notice intitulée « Football », de fait, presque entièrement consacrée au Rugby.

L’attaque la plus courante contre le football est la professionnalisation. Cette critique fait son apparition dès 1885 et l’adoption du professionnalisme en Angleterre. Les réticences sont importantes notamment en France, aujourd’hui encore, et en Allemagne jusqu’aux années 1960. Pour mémoire, le cyclisme, professionnel depuis les années 1880, n’a jamais subi ce type d’attaques en France. La FFF, elle-même, n’est pas très à l’aise avec cette situation, et refuse de reconnaître l’existence du semi-professionnalisme. Elle préfère ainsi nommer ses championnats nationaux semi-professionnels (du National au CFA2) d’« amateurs ».

Encore aujourd’hui, nombre d’auteurs considèrent que « le football est une maladie ». Des auteurs comme le sociologue Jean-Marie Brohm et l’architecte-philosophe Marc Perelman perpétuent cette école avec des ouvrages aux titres évocateurs : Le football, une peste émotionnelle : Planète des singes, fête des animaux (1998), Les intellectuels et le football. Montée de tous les maux et recul de la pensée (2000) ou Le football, une peste émotionnelle : La barbarie des stades (2006).

5.3.2 Enjeux internationaux

5.3.2 Enjeux internationaux

5.3.2.1 Football et nationalisme

Le football a souvent servi de vecteur aux sentiments nationalistes. Beaucoup de régimes totalitaires ou autoritaires l’ont utilisé en tant que moyen de propagande. Benito Mussolini a ainsi promu l’équipe d’Italie au rang de « soldats de la cause nationale ». Les fascistes italiens sont pourtant clairement hostiles au football, trop anglais, à leur arrivée au pouvoir. Ils tentent ainsi de lui substituer le jeu local de la Volata ; sans succès.

Les dirigeants soviétiques, à l’image de Mussolini, ne sont pas franchement férus de football, mais exploitent le filon à partir des années 1950 après avoir mis la main via l’armée, la police et le KGB sur les principaux clubs de la capitale dès les années 1920-1930. En ex-Yougoslavie, les clubs de football deviennent également des symboles identitaires forts. La structuration des groupes ultras dès les années 1950 favorise cette évolution et la mutation en groupes para-militaires actifs (comme les Tigres d’Arkan, notamment, ultras de l’Étoile rouge de Belgrade à la base) pendant la guerre civile des années 1990.

5.3.2.2 Football et diplomatie

Le football a parfois provoqué des tensions entre états ayant de mauvaises relations diplomatiques.

En 1969, un match de football marque ainsi le coup d’envoi d’une guerre connue sous le nom de Guerre du football ou guerre de Cent Heures. En match de barrage pour accéder à la phase finale de la Coupe du monde 1970, le Salvador s’impose 3-2 face au Honduras. Dans la foulée de cette victoire, le Salvador envahit le Honduras afin de régler un ancien conflit frontalier. Cette courte guerre fait plus de 2 000 morts et ne règle pas le problème entre les voisins.

Des incidents frontaliers ont également lieu après la finale de la Coupe du monde 1930 entre l’Uruguay et l’Argentine, tandis que 320 morts sont recensés lors d’émeutes après un match Pérou-Argentine le 23 mai 1964. De même, le football est utilisé comme arme de propagande par le FLN durant la Guerre d’Algérie. Entre avril 1958 et mars 1962, l’équipe de football du FLN est un puissant ambassadeur de la cause algérienne, malgré l’interdiction par la FIFA d’affronter cette formation.

Le football peut également servir de médiateur diplomatique comme ce fut notamment le cas en 1998 lors de la Coupe du monde en France à l’occasion du match du groupe F opposant l’équipe des États-Unis à celle d’Iran match remporté 2-1 par l’Iran ou en 2002 quand la Coupe du monde se tient conjointement en Corée du Sud et au Japon. Ne voulant pas trancher entre ces deux nations historiquement rivales, la FIFA a en effet décidé, contre toute logique sportive, de leur confier l’organisation de cette Coupe du monde afin de favoriser leur réconciliation.

En 2008-2009, l’Arménie et la Turquie ont accompagné leurs matches de sélection pour la Coupe du monde 2010 d’un rapprochement diplomatique. Cette « diplomatie du football » aboutit quatre jours avant le match retour en octobre 2009 à la signature d’un accord historique entre les deux pays.

5.3.2.3 Droits de l’homme

En encourageant le dialogue entre les peuples, on peut considérer que le sport, et le football en particulier, favorise le changement des mentalités et la progression des droits de l’homme. On attribue au football une influence favorable à la parité homme-femme, à la lutte contre le racisme et l’intolérance, ou encore à la liberté d’expression.

Les dates de sélection des premiers joueurs noirs en équipe nationale européenne sont significatives : 1881 en Écosse (cas isolé), 1931 en France et au Pays de Galles, 1937 au Portugal, 1951 en Suisse, 1960 aux Pays-Bas, 1974 en Allemagne, 1978 en Angleterre, 1987 en Belgique, 1998 en Espagne, 2000 en Pologne et 2001 en Italie. De plus, les réactions à certaines de ces premières sont difficiles pour nombre de joueurs. Viv Anderson, sélectionné en 1978 pour porter le maillot de l’équipe d’Angleterre, reçoit non seulement des menaces de mort, mais doit aussi subir tout au long de sa carrière des chants racistes descendant des tribunes. Ces derniers, tels « Everton are White », restent courants dans les stades anglais jusqu’à la fin des années 1980. La situation est clairement plus paisible en France pour les Raoul Diagne et autres Larbi Ben Barek dans les années 1930.

Sous le régime communiste, le stade de football reste l’un des rares espaces où peut s’exprimer la contestation contre le régime. En effet, se déclarer supporter de tel ou tel club a alors une signification politique majeure tandis que les chants des supporters contre les clubs dirigés par le parti communiste et ses divers organes politico-militaro-industriels étaient autant de cris d’opposition au régime. Certains joueurs refusent même de jouer pour ces clubs. Eduard Streltsov, le « Pelé russe », refuse de quitter le populaire Torpedo Moscou pour le CSKA Moscou ou le Dynamo. Il effectue alors sept années de détention dans les goulags. À sa sortie, il remporte le titre de champion d’URSS 1965 avec le Torpedo en forme de pied de nez au régime.

5.3.1 Enjeux locaux

5.3 Football et politique

5.3.1 Enjeux locaux

Selon Alfred Wahl : « Au niveau le plus modeste, celui du village, l’association sportive constitue un champ d’affrontement entre notables car elle peut devenir un marchepied pour l’accession au pouvoir ». Le match de football opposant le Dynamo de Peppone à La Gaillarde de Don Camillo dans le film Le Petit Monde de Don Camillo (1951) illustre sur le ton de l’humour cette situation. L’existence de plusieurs clubs rivaux dans la même ville appartient en général au passé, notamment dans les villes moyennes. Certaines grandes cités sont parvenues à conserver plusieurs clubs de même niveau, sauf en France, où les autorités ont veillé, dès les années 1930, à appliquer la règle : « un club, une ville ».

Les derniers exemples français de clubs de même niveau localisés dans la même ville sont ceux de Vannes (Vannes OC est le résultat de la fusion des deux clubs historiques de la ville en 1998) et La Roche-sur-Yon (idem pour La Roche VF en 1989). Dans ces cas, il s’agit de fusion entre un club issu d’un patronage catholique et d’un club s’affichant comme laïc. Cette opposition née en France au début du XXe siècle a masqué les oppositions classiques droite/gauche que l’on retrouve dans le reste de l’Europe continentale. En France, quand les « Rouges » affrontaient les « Blancs », il s’agissait d’un match opposant laïcs et catholiques ; ailleurs, comme dans l’exemple de Don Camillo, il était plutôt question d’une opposition gauche/droite, même si l’Église était le plus souvent derrière les clubs « Blancs ». Le seul club professionnel français issu d’un patronage catholique est l’AJ Auxerre. Son rival local, le laïc Stade auxerrois existe toujours, mais évolue en championnat de Bourgogne.

La présence d’un seul club dans une ville pose d’autres problèmes, comme la municipalisation du club, avec toutes les dérives possibles à ce niveau. Les communes possèdent généralement les installations sportives et ont longtemps eu droit de vie ou de mort sur les clubs en accordant ou en refusant des subventions. La montée en puissance des droits versés par la télévision permet aux clubs professionnels de s’émanciper un peu, mais le problème reste entier au niveau amateur.

Certains clubs sont emblématiques de revendications. Le FC Barcelone ou l’Athletic Bilbao sont ainsi des symboles forts du régionalisme catalan et basque. Aujourd’hui encore, il faut être né au Pays basque « historique » ou avoir été formé au club pour pouvoir jouer à l’Athletic Bilbao.[???]

Les revendications religieuses ont aussi leur droit de cité dans le football. En Irlande du Nord, le principal club de Belfast, Linfield FC est composé exclusivement de joueurs protestants. Pendant longtemps, ses matches contre Cliftonville FC, club situé en plein quartier catholique, se jouaient pour raison de sécurité sur terrain neutre à Windsor Park. À la suite de la multiplication des incidents à domicile et à l’extérieur, le club catholique de Derry City Football Club joue désormais dans le championnat d’Irlande. La situation est également tendue à Glasgow entre les protestants du Glasgow Rangers et les catholiques du Celtic FC.

À l’inverse, le football peut servir d’élément de rassemblement symbolique comme ce fut le cas en France après la victoire en Coupe du monde 1998 ou en Irak en 2007 après le gain de la Coupe d’Asie des nations. « Les Irakiens ne vivent que pour le football, et c’est leur secret pour faire face aux difficultés », déclare Hussein Saeed, ancien joueur emblématique des années 1980 et président de la fédération irakienne.

2 Données chiffrées

2. Données chiffrées

Droits TV du championnat de France de Ligue 1 et Ligue 2 (non inclus les droits vendus à l’étranger)

  • 1984-1985 : 2 millions d’euros
  • 1985-1986 : 4 millions d’euros
  • 1998-1999 : 122 millions d’euros
  • 1999-2000 : 243 millions d’euros
  • 2000-2001 : 275 millions d’euros
  • 2001-2002 : 351 millions d’euros
  • 2002-2003 : 362 millions d’euros
  • 2003-2004 : 380 millions d’euros
  • 2004-2005 : 391 millions d’euros
  • 2005-2006 : 550 millions d’euros

2006-2007 : 600 millions d’euros

  • 430 reviennent aux clubs de L1
  • autres : clubs de D2 101
  • taxe Buffet 30
  • LFP 20
  • FFF 12
  • UNFP
    2007-2008 : 650 millions d’euros
    2008-2012 : 668 millions d’euros
    2012-2016 : 607 millions d’euros

La répartition des droits entre clubs de Ligue 1 est la suivante :

  • 46,6 % sont repartis équitablement entre les vingts clubs
  • 27,9 % sont attribués en fonction du classement
  • 23,3 % au titre de l’année en cours, de 15 millions pour le premier à 0 pour un relégué, et 4,6 % selon le classement sur les cinq dernières saisons
  • 25,4 % sont attribués en fonction du nombre de retransmissions.
    2016-2020 : 748,5 millions d’euros

Droits TV du championnat d’Angleterre de Premier League (non inclus les droits vendus à l’étranger)

  • 1988-1992 : 52 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 1992-1996 : 76 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 1996-2000 : 168 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2000-2004 : 320 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2004-2007 : 341 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2007-2010 : 567 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2013-2016 : 755 millions de livres sterling par saison en moyenne10
  • 2016-2019 : 1,7 milliards de livres sterling par saison en moyenne

Droits TV du championnat de la Champions League et entre parenthèses de l’Europa League par zone de diffusion.

Saison 2009-2010, selon Footbiz

  • Angleterre: 179 millions d’euros (3 millions d’euros)
  • Italie: 98 millions d’euros (7,8 millions d’euros)
  • Espagne: 91 millions d’euros (9,2 millions d’euros)
  • Allemagne: 85 millions d’euros (9,3 millions d’euros)
  • France: 52 millions d’euros (7,8 millions d’euros)
  • Croatie: 10 millions d’euros (1,8 million d’euros)

Montants des droits TV de la Coupe du monde

Année-Droits TV-Audience mondiale cumulée(*)

  • 1990: 95 millions de francs suisses – 26,7 milliards de téléspectateurs
  • 1994:110 millions de francs suisses – 32,1 milliards de téléspectateurs
  • 1998: 135 millions de francs suisses –  33,4 milliards de téléspectateurs
  • 2002:1 300 millions de francs suisses – 28,8 milliards de téléspectateurs
  • 2006: 1 500 millions de francs suisses

(*): Chine non incluse. Avec la Chine, la CM 1998 arrive à 40 milliards d’audience et celle de 2002 à 42,6 milliards. L’audience cumulée consiste à additionner les téléspectateurs au cours de tous les matches d’une phase finale de la Coupe du monde. Audience moyenne pour un match de la CM 2002 : environ 659 millions de téléspectateurs.

Meilleures audiences en France

Époque de l’audimat (1977-1988)

Date – Match – Compétition – Audience TV

  • 1982: France – Allemagne – demi-finale – CM 1982 – 30 000 000
  • 1982: France – Angleterre – premier tour – CM 1982 – 25 000 000
  • 1984: France – Espagne – finale Euro 1984 – 24 000 000
  • 1977: France – Bulgarie – qualifications CM 1978 – 23 000 000
  • 1985: Bordeaux – Juventus – demi-finale C1 1985 – 21 000 000

Source : Jean-François Bourg, Football business, Paris, Olivier Orban, 1986, p.127

Époque du médiamat (depuis 1989)

Date-Match-Compétition-Audience TV

  • 12 juillet 1998: France – Brésil finale CM football 1998 – 23 647 480 (20 577 480 sur TF1 et 3 070 000 sur Canal+)²
  • 5 juillet 2006:France – Portugal demi-finale CM football 2006 – 22 199 760
  • 9 juillet 2006: France – Italie finale CM football 2006 22 143 700
  • 8 juillet 1998: France – Croatie demi-finale CM football 1998 – 20 597 680 (17 697 680 sur TF1 et 2 900 000 sur Canal+)²
  • 2 juillet 2000: France – Italie – finale Euro football 2000 – 20 279 040¹
  • 27 juin 2006: France – Espagne – 1/8 finale CM football 2006 – 19 564 940
  • 23 juin 2006: France – Togo – premier tour CM football 2006 – 18 331 620
  • 13 octobre 2007: France – Angleterre 1/2 finale CM Rugby à XV 2007 -18 300 000
  • 18 juin 2006: France – Corée du Sud – premier tour CM football 2006 – 18 051 320
  • 1er juillet 2006: France – Brésil – 1/4 finale CM football 2006 – 17 939 200²
  • 28 juin 2000: France – Portugal – demi-finale Euro football 2000 – 17 691 350

Source : Médiamétrie

¹: La finale de l’Euro 2000 est parfois créditée de 21,4 millions de téléspectateurs. Ce fut le premier chiffre annoncé, mais ce dernier fut corrigé à 20 279 040. À signaler que les écrans géants en plein air ne sont pas pris en compte dans ces comptages.

²: le match était diffusé en direct par les deux chaines

À titre de comparaison, le programme non lié au football et au match France-Angleterre en Coupe du monde de rugby à XV ayant eu la meilleure audience depuis 1989 est l’émission de divertissement Le Grand bluff de Patrick Sébastien diffusée le 26 décembre 1993 : 17 350 000.

1.1 Les débuts

chronologie0

1 Chronologie

1.1 Les débuts

Le Français Ernest Chamond prophétise en 1927 que le football sera à terme le plus grand spectacle télévisé. Chamond effectue très régulièrement des voyages à Londres où il assiste à de nombreux matchs de football dont il est un passionné. En cette année 1927, il rencontre le Britannique Baird qui expérimente alors ses premiers téléviseurs. Ernest Chamond jouera un rôle décisif en France durant les années 1930 pour le développement de la télévision.

À la suite notamment des travaux du Britannique John Logie Baird et de Vladimir Zworykin, Russe émigré aux États-Unis, la télévision devient une réalité en 1932. Les premières retransmissions sportives expérimentales ont lieu en Allemagne à l’occasion des Jeux olympiques d’été de 1936. Dans la foulée des Jeux, des images de la rencontre Allemagne – Italie du 15 novembre 1936 sont diffusées en direct, non sans mal, en raison de nombreuses pannes des caméras électroniques.

La première véritable retransmission d’un match de football à la télévision se tient le 16 septembre 1937 : la BBC diffuse un match d’entraînement entre Arsenal FC et sa réserve. Arsenal est choisi en raison de la proximité avec les studios de télévision de l’Alexandra Palace. En fin de saison 1937-38, la finale de la FA Challenge Cup anglaise est au programme en intégralité et en direct sur la BBC le 30 avril 1938. On estime à 10 000 le nombre des téléspectateurs, pour 93 497 spectateurs à Wembley.

Categories
  • 1914
  • Armand Thibaudeau
  • cdl le trophée du désamour
  • Paul Michaux
  • Statistiques et records du championnat
  • Trophée france football