Culture du football

Culture du football

Football et cinéma

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Football et cinéma

Le football et le cinéma possèdent une histoire commune bientôt centenaire. Harry The Footballer, fiction britannique de 11 minutes datant de 1911, fait en effet figure de première œuvre cinématographique consacrée au football. Outre les films prenant pour sujet principal le football, ce sport est également évoqué, de façon plus secondaire, dans d’autres films. On citera pour l’exemple le match de football opposant le Dynamo de Peppone à La Gaillarde de Don Camillo dans Le Petit Monde de don Camillo.

Les principaux films sur le thème du football

  • 1911 : Harry The Footballer film britannique de Lewin Fitzhamon
  • 1912 : The Cat’s Cup Final film britannique d’Arthur Melbourne Cooper
  • 1914 : The Cup Final Mystery film britannique de Maurice Elvey
  • 1914 : A Footballer’s Honour, film britannique de Lewin Fitzhamon
  • 1916 : The Rival Captains, film britannique d’Ethyle Batley
  • 1926 : The Ball of Fortune, film britannique de Hugh Croise
  • 1930 : The Great Game, film britannique de Jack Raymond
  • 1931 : Up for the Cup, film britannique de Jack Raymond
  • 1933 : The Lucky Number, film britannique d’Anthony Asquith
  • 1937 : Les Rois du sport, film français de Pierre Colombier
  • 1937 : Oh, Mr Porter!, film britannique de Marcel Varnel
  • 1939 : The Arsenal Stadium Mystery , film britannique de Thorold Dickinson
  • 1948 : Easy Money, film britannique de Bernard Knowles
  • 1948 : Cup-tie Honeymoon, film britannique de John E. Blakeley
  • 1949 : Les Dieux du dimanche, film français de René Lucot
  • 1950 : Up for the Cup, film britannique (remake de celui de 1931) de Jack Raymond
  • 1952 : The Card, film britannique de Ronald Neame
  • 1952 : The Great Game, (remake de celui de 1930) film britannique de Maurice Elvey
  • 1954 : The Love Match, film britannique de David Paltenghi
  • 1956 : Up in the World, film britannique de John Paddy Carstairs
  • 1962 : On the Beat, film britannique de Robert Asher
  • 1962 : The Saturday Men, film britannique de John Fletcher
  • 1964 : Rattle of a Simple Man, film britannique de Muriel Box
  • 1965 : Cup Fever, film britannique de David Brackwell
  • 1967 : Charlie Bubbles, film britannique d’Albert Finney
  • 1968 : Goal! Goal! Another Goal!, film soviétique (Lenfilm)
  • 1973 : Régi idök focija, film hongrois de Pál Sándor
  • 1974 : Tom foot (Fimpen), film suédois de Bo Widerberg
  • 1977 : The Boys in Company C, film hong-kongais de Sidney Furie
  • 1978 : Forza Bastia, film français de Jacques Tati et Sophie Tatischeff
  • 1979 : Coup de tête, film français de Jean-Jacques Annaud
  • 1979 : Yesterday’s Hero, film britannique de Neil Leifer
  • 1981 : Longshot, film américain de E.W. Swackhamer
  • 1981 : À nous la victoire (Victory), film américain de John Huston
  • 1982 : Gregory’s Girl, film britannique de Bill Forsyth
  • 1983 : À mort l’arbitre, film français de Jean-Pierre Mocky
  • 1988 : Le Jeu viril, film tchèque de Jan Švankmajer
  • 1990 : Struck by Lightning, film australien de Jerzy Domaradski
  • 1990 : Ultrà, film italien de Ricky Tognazzi
  • 1991 : Cup Final, film israélien de Eran Riklis
  • 1992 : Ladybugs, film britannique de Sidney Furie
  • 1993 : Nordkurve, film allemand d’Adolf Winckelmann
  • 1994 : Ballon d’or, film franco-guinéen de Cheik Doukouré
  • 1995 : ID, film britannique de Philip Davis
  • 1996 : Forza Roma, (Al centro dell’area di rigore) film franco-italo-suisse de Bruno Garbuglia et Roberto Ivan Orano
  • 1996 : Carton jaune (Fever pitch), film britannique de David Evans
  • 1996 : The Van, film irlandais de Stephen Frears
  • 1996 : Jimmy (When Saturday Comes), film britannique de Maria Giese
  • 1996 : Hillsborough, film TV britannique de Charles McDougall
  • 1997 : Didier, film français d’Alain Chabat
  • 1997 : Historias de fútbol, film chilien d’Andrés Wood
  • 1998 : My Name Is Joe, film britannique de Ken Loach
  • 1998 : Home Team, une équipe de champions (Home Team), film canadien d’Allan A. Goldstein
  • 1999 : La Coupe (Phörpa), film australo-bhoutanais de Khyentse Norbu
  • 1999 : Le Match du siècle (The Beautiful Game (GBR), The Match (USA)), film britannique de Mick Davis
  • 1999 : Gregory’s Two Girls, film britannique de Bill Forsyth
  • 2000 : Jimmy Grimble (There’s Only One Jimmy Grimble), film britannique de John Hay
  • 2000 : Newcastle boys, film britannique de Mark Herman
  • 2000 : Le Football est notre vie, (Fußball ist unser Leben) film allemand de Tomy Wigand
  • 2000 : Deuxième vie, film français de Patrick Braoudé
  • 2001 : Shaolin Soccer, film chinois (Hong-Kong) de Stephen Chow
  • 2001 : Carton rouge (Mean Machine), film britannique de Barry Skolnick
  • 2001 : Mike Bassett: England Manager, film britannique de Steve Barron
  • 2002 : 3 zéros, film français de Fabien Onteniente
  • 2002 : Joue-la comme Beckham (Bend it like Beckham), film britannique de Gurinder Chadha
  • 2003 : Días de fútbol, film espagnol de David Serrano
  • 2003 : Le Miracle de Berne, (Das Wunder von Bern) film allemand de Sönke Wortmann
  • 2004 : The Football Factory, film britannique de Nick Love
  • 2005 : Le Match de leur vie (The Game of Their Lives), film américain de David Anspaugh
  • 2005 : Match en famille (Kicking and Screaming), film américain de Jess Dylan
  • 2005 : Goal!, film américano-britannique de Danny Cannon
  • 2005 : Hooligans (Green Street Hooligans), film américano-britannique de Lexi Alexander
  • 2006 : Zidane, un portrait du XXIe siècle, film français de Douglas Gordon et Philippe Parreno
  • 2006 : Goal! 2, film américano-britannique de Jaume Collet-Serra
  • 2006 : Once in a Lifetime, film américain de Paul Crowder et John Dower.
  • 2006 : Esprit d’équipe, (Strákarnir okkar), film islandais de Robert I. Douglas,
  • 2007 : Gracie, film américain de Davis Guggenheim
  • 2007 : Goal! 3, film américano-britannique de Danny Cannon
  • 2008 : Maradona, film franco-espagnol d’Emir Kusturica
  • 2009 : Looking for Eric, film britannique de Ken Loach
  • 2009 : The Damned United, film britannique de Tom Hooper
  • 2013 : Comme un lion, film français de Samuel Collardey
  • 2013 : Je suis supporter du Standard, film franco-belge de Riton Liebman
  • 2013 : Les Petits Princes, film français de Vianney Lebasque
  • 2014 : Les Rayures du zèbre, film franco-belge de Benoît Mariage
  • 2014 : Le Crocodile du Botswanga, film français de Fabrice Éboué et Lionel Steketee
  • 2014 : Goal of the dead, film français de Benjamin Rocher et Thierry Poiraud

Supporter de football

Supporter de football

Un supporter de football est une personne qui apprécie un club de football et appuie ce club lors de ses performances.

7772703218_un-supporter-colombien-en-tigre-le-13-juin-2014Types de supporters

On distingue plusieurs niveaux d’implication chez les supporters. Les supporters occasionnels se rendent ponctuellement au stade de leur équipe favorite, de façon autonome. Certains vont regarder les matches dans des bars ou des pubs qui les retransmettent à la télévision.
Certains supporters s’abonnent au stade de leur équipe favorite, afin d’assister à tous ses matches à domicile. Cette proportion dépend de plusieurs facteurs dont le palmarès du club considéré et du degré d’engouement local pour le football.

Les supporters les plus passionnés s’organisent en groupes de supporters officiels ou non officiels. Ces associations de supporters sont créées afin d’organiser les encouragements. Ces groupes ont plus ou moins de pouvoir : certains vont jusqu’à contrôler en partie la billetterie du stade, d’autres élisent le président de leur club de football. Certains clubs possèdent plusieurs groupes de supporters, parfois plus d’une dizaine.

Parmi ces groupes de supporters, les groupes plus influents sont ceux des supporters Ultras, parfois assimilés aux Hooligans, la distinction entre les deux termes résidant principalement dans l’usage de la violence, caractéristique des seconds. Enfin un mouvement apparaît depuis peu sous l’impulsion de supporters souhaitant disposer de plus de pouvoirs au sein de leurs clubs, c’est celui du Football Participatif inspiré en partie par le modèle portugais et espagnol des Socios.

Équipement

ECHARPESParmi les équipements traditionnels d’un supporter de football, on trouve :

  • l’écharpe,
  • le maillot de l’équipe,
  • le drapeau,
  • le maquillage facial.

Ces équipements sont la plupart du temps aux couleurs de l’équipe soutenue.
Les supporters appartenant à des groupes sont généralement mieux équipés, avec par exemple des klaxons (ou plus récemment des vuvuzelas), des mégaphones ou des instruments de musique de fanfares (trompettes et tambours). Une grande partie des supporters utilisent des fumigènes ou des feux de Bengale, bien que l’usage de ceux-ci soit controversé voire interdit (dans certains pays) à l’intérieur des stades.

Animations

Pour encourager leur équipe et montrer leur enthousiasme ou leur insatisfaction, les supporters crient, chantent, applaudissent, sifflent et huent. Mais ils profitent aussi de leur grand nombre pour organiser des animations collectives, comme la ola, qui consiste à ce que les spectateurs lèvent puis baissent les bras les uns après les autres de façon coordonnée, créant une impression de vague traversant les tribunes, ou encore les Tifos, des décorations constituées de bâches, de milliers de morceaux de papier ou de rubans brandis par les supporters, à la façon des mosaïques. Ces spectacles sont la grande spécialité des Ultras.

Quand une partie importante des supporters se met à siffler ou huer pour protester contre la mauvaise prestation de leur équipe, une décision d’arbitrage litigieuse ou une faute de l’adversaire, on parle de bronca. La bronca est une spécialité latine (sud de l’Europe et Amérique latine).

Mouvements particuliers

Les supporters espagnols sont appelés les hinchas ou socios, les italiens les Tifosi. Ces groupes prennent souvent des noms aux consonances belliqueuses ou emphatiques.

Le Torcida (qui en portugais signifie « groupe de supporters ») désigne un mouvement né au Brésil et qui s’est ensuite répandu, notamment lors de la Coupe du monde de 1950.

Rivalités entre supporters

Certains clubs font l’objet de grandes rivalités entre leurs supporters respectifs. L’origine de ces rivalités peut être historique (par exemple à la suite d’un match entre les deux équipes ayant eu un déroulement particulier ou ayant fait l’objet d’un enjeu important), ou géographique. Lorsque deux clubs d’une même ville ou d’une même région s’affrontent, on parle de derby.

Article détaillé : Derby (sport).

Portraits de supporters

Zato

Né en 1955 à Alès, Serge Vieilledent est un supporter globe-trotter célèbre dans le milieu footballistique. Surnommé « Zato » en référence à Emil Zátopek, il a parcouru plus de six millions de kilomètres et vu plus de seize mille matchs en trente-quatre ans d’un périple qui se poursuit toujours en 2008. Sans domicile, il est logé par des joueurs, des entraîneurs, des arbitres et des supporters de football toute l’année. Parrainé par Jean Sadoul, il a notamment suivi l’épopée de l’équipe de France espoirs en 1988, en France et à l’étranger. Laurent Blanc n’a jamais cessé de le soutenir depuis cette époque : une carte d’« accompagnateur » de la Fédération française de football, renouvelée chaque année depuis 1996, lui donne accès gratuitement à tous les stades français, pour toutes les compétitions nationales et internationales.

Rivalités dans le football

Rivalités dans le football

Les rivalités dans le football désignent les antagonismes liés aux confrontations opposant certaines équipes de football concurrentes à travers le monde. Le football est un sport né en Angleterre au XIXe siècle. Ce sport d’équipe voit s’affronter souvent deux villes d’une même région, deux catégories sociales distinctes d’une même ville, ou deux métropoles concurrentes. Cette vision des équipes comme étant des étendards d’une ville ou d’un milieu social a créé de nombreuses rivalités, dans de très nombreux pays où le football est implanté, et parfois entre les nations.

Définitions

Derbys entre clubs

Rivalités entre clubs d’une même ville

Par définition stricto sensu, un derby est une confrontation entre « deux équipes voisines ».

Dans certains pays, dont la France, les derbies entre deux clubs d’une même ville sont rares de nos jours en raison de la règle « une ville, un club ». Cependant, ceux-ci ont existé, en particulier à l’époque des ligues régionales, comme à Strasbourg où le Racing Club de Strasbourg et l’AS Strasbourg ont coexisté en DH Alsace, ou à Marseille où l’Olympique de Marseille et le Stade helvétique de Marseille. Il y avait également de nombreux clubs parisiens ensemble en championnat, et ceci également après la création du championnat professionnel, en 1932. De nos jours, les derbies entre clubs d’une même ville sont relativement rares, que ce soit en D1, D2, ou D3.

Dans les autres pays, la situation est différente. Par exemple, le Championnat d’Argentine de football est quant à lui particulier au niveau des derbies, car treize des vingts participants de la saison 2010-2011 sont basés à Buenos Aires. Les derby sont aussi la manière que le club veut imposer ses idées politiques tels que dans le championnat allemand où les face à face entre le FC Sankt Pauli et l’Hambourg SV, rencontres dénommées HamburgerDerby, sont très tendus puisque tous deux ont des valeurs différentes, de gauche et de droite.

Mais, les derby sont plus nombreux en Grande-Bretagne et en Irlande. Où l’on retrouve d’importants derby considérés tels qu’un derby écossais célèbre est le Old Firm, match opposant le Celtic Glasgow et les Rangers. Ces confrontations peuvent opposer deux communautés : dans le cas du Old Firm, ce sont les Protestants et les Catholiques, des derbys peuvent avoir ainsi des connotations religieuses. A Londres, on trouve treize clubs professionnels répartis en Premier League ainsi qu’en Championship dont beaucoup ont vécu leur petite ou leur grande épopée et donc ont été au-dessus des autres équipes, parmi les différentes confrontations possibles entre ces clubs, certaines sont considérées comme mythiques et sont ainsi très médiatisées.

Comme le East London derby entre Milwall FC et West Ham United, le North London derby, entre Arsenal FC et Tottenham Hotspur FC, le Hammersmith et Fulham entre Fulham FC et le Queens Park Rangers FC et le West London derby entre Chelsea FC et Fulham FC. Sur l’île, on trouve encore d’autre derby médiatisé comme le Manchester derby entre le Manchester United FC et le Manchester City FC, le Derby du Merseyside entre le Liverpool FC et Everton FC ou encore le derby de Birmingham entre Aston Villa FC et Birmingham City FC.

Les derby sont également présents dans des pays où le football est d’implantation récente ou dans des pays où il est moins populaire qu’en Europe ou en Amérique du Sud. Par exemple, au Japon, où la première édition du Championnat du Japon de football s’est tenue en 1993, il existe un derby de Tokyo, entre FC Tokyo et Tokyo Verdy 1969.

Rivalités entre clubs issus de villes différentes

Par extension, on parle de derby entre deux villes issues de deux régions voisines, voire de deux pays voisins. Les rivalités ainsi créées portent souvent le nom de points cardinaux, comme le Derby du Nord, le Derby du Sud, le Derby de l’Est, etc. Un derby peut aussi se faire entre deux métropoles issues d’une même région, le derby porte alors le nom de la région : derby d’Alsace, derby de la Ruhr, derby de la Normandie…

Il est aussi possible qu’un derby porte le nom d’un pays pour des raisons variées, ainsi la rencontre entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille est parfois surnommée Derby de France. L’opposition entre la Juventus et l’Inter de Milan porte quant à elle le nom de Derby d’Italie. On parle également de Derby of England concernant la rencontre entre Liverpool et Manchester United.

Rivalités entre sélections

Explication des rivalités

Rivalités géographiques

Rivalités régionales éphémères

Lorsque deux clubs issus d’une même région évoluent ensemble en championnat, les rencontres peuvent être assimilées à des fêtes régionales, comme en Alsace en 2010-2011 où SR Colmar et RC Strasbourg étaient ensemble en National. Même le président Jafar Hilali parlait d’« un match sympa »

La suprématie régionale

D’autres rivalités régionales se font vraiment dans le but de remporter la suprématie régionale.

Rivalités sportives

Certaines rivalités se créent parce que les deux clubs concernés sont souvent ensemble sur le podium d’un championnat. Il peut s’agir par exemple de la rivalité existante dans les années 1960-1970 entre l’AS Saint-Etienne et le FC Nantes. Le FC Nantes, qui a remporté six titres et cinq vice-titres entre 1963 et 1983, avait pour objectif affiché de « dépasser l’ASSE ». On peut aussi citer la rivalité Bruges-Anderlecht en Belgique, entre les deux clubs les plus titrés du pays. Ces rivalités sont souvent exacerbées par les médias dans le but de faire vendre, c’est le cas par exemple de la rivalité entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint Germain, où Canal+ a créé le différend de toutes pièces dans le but de faire de l’audience.

Rivalité sociale

Les rivalités sociales sont souvent le fruit d’un raisonnement manichéen opposant une couche de la société à une autre. La rivalité sociale la plus représentée est celle qui oppose le pauvre contre le riche. C’est le cas par exemple dans le derby stambouliote opposant Fenerbahçe et Galatasaray, le premier club étant plutôt populaire, et le second plutôt réservé à la bourgeoisie, dans la mesure où il a été fondé par l’élite du lycée français de la ville. D’autres derbies ont un public plus ciblé, c’est le cas par exemple du derby de Strasbourg opposant l’AS Strasbourg et le Racing, le premier étant un club bourgeois du centre-ville, et le second un club ouvrier.

À l’échelle d’une région, une rivalité sociale peut aussi se créer entre la métropole principale et une métropole secondaire, c’est-à-dire entre les « citadins » et les « paysans ». C’est le cas par exemple en Bretagne de la rivalité entre EA Guingamp et Stade rennais. La différence se fait déjà par la taille de la ville du club, dans le cas cité ici, l’antagonisme est flagrant, Guingamp étant un bourg d’aproximativement 8000 habitants, et Rennes étant le chef-lieu de la région, avec une aire urbaine de 580 000 habitants.

Ces rivalités peuvent se décliner à l’infini, comme celle qui lie le FC Metz et l’AS Nancy-Lorraine étant une opposition entre nancéiens cultivés et fins, et messins de tradition militaire. À l’échelle d’un pays, un derby peut opposer deux mentalités différentes, comme le derby OM-PSG entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain qui correspond à une confrontation entre la capitale et la deuxième plus grande commune de France, et ainsi à un match entre Province et Capitale, entre « Marseille la populaire contre Paris la hautaine ».

Rivalités historiques

En continuité avec l’histoire de deux cités

Il est possible que deux villes aient été rivales dans un passé plus ou moins récent, et que cette rivalité se retrouve dans les confrontations footballistiques. On peut sur ce point citer les matches FC Metz – AS Nancy-Lorraine, opposant les deux métropoles de Lorraine. La rivalité entre les deux villes est bien antérieure à l’ère du football et remonterait au XIe siècle où se décide le destin des deux villes, Metz se tournant vers le militaire, et Nancy vers l’urbanisme, l’artistique et le culturel. C’est également le cas de Rennes et de Nantes, toutes deux rivales autrefois pour le rôle de capitale de la Bretagne historique. La même problématique existe pour Rouen et Le Havre. On peut enfin citer le célèbre Derby opposant Lyon à Saint-Étienne.

Cette rivalité rejoint parfois la rivalité politique.

En continuité avec l’histoire de deux pays

Sans qu’il n’y ait forcément des aspects politiques dans les rencontres opposant deux nations, les animosités historiques qui les ont opposées durant de nombreuses années peuvent se ressentir dans les matchs de football. Un exemple frappant est celui de la confrontation footballistique entre la Nationalmannschaft allemande et l’Équipe de Pologne de football. Il n’est évidemment pas nécessaire de rappeler les différentes guerres qui ont opposé ces deux nations pour comprendre que la rencontre entre les deux pays est une source de tensions.

En réaction à un événement

Une rivalité peut aussi se créer en réaction à un événement, comme celle existante entre Guingamp et Brest. La rivalité date de 1991, lorsque Brest est mis en liquidation judiciaire. Les supporters brestois pensent alors que Noël Le Graët, alors président de la Ligue nationale de football, a abusé de son pouvoir pour réduire à néant la concurrence bretonne opposée à l’En Avant de Guingamp, club qu’il présidait depuis vingt ans. En Belgique, la rivalité Bruges-Anderlecht peut être datée précisément au 12 mars 1972.

Rivalité politique

Certains clubs se réclament explicitement ou implicitement d’un bord politique. C’est le cas entre le CSKA Sofia et le Levski Sofia, le premier se réclamant des militaires et des anciens communistes, le second étant connoté plus libéral. La politique est aussi source de rivalité entre les équipes nationales, comme le match Serbie – Croatie qui est sujet à de nombreux affrontements entre supporters.

Rivalité médiatique

C’est le cas lorsque le derby est créé par les acteurs du mass media dans le but d’augmenter leur audience. L’exemple typique est le match OM-PSG en France.

Culture du football

Culture du football

WBA_The_Great_EscapeStade de football envahi par les supporteurs. La culture du football couvre les aspects culturels liés au jeu du football, apparu au XIXe siècle, à travers ses trois principaux acteurs : les clubs, les joueurs et les supporteurs. Cette culture spécifique s’entend notamment par des codes, un vocabulaire et des productions artistiques spécifiques.

Le phénomène du football a pris une telle importance qu’il est devenu une part de la culture nationale dans de nombreux pays, au point d’être considéré comme un « langage universel » par certains auteurs. Dans de nombreux pays existe une presse quotidienne spécialisée sur le football, tandis que les meilleurs joueurs de football sont devenus des icônes populaires.

Clubs

Pratiquement tous nés avec un statut amateur, les clubs sont pour certains devenus de grandes entreprises commerciales, réalisant des chiffres d’affaires très importants. Les meilleurs joueurs ont profité de ce développement pour augmenter leurs revenus de façon exponentielle.

Rivalités

Article détaillé : Rivalités dans le football

Les rencontres entre clubs voisins, typiquement basés dans la même ville, ou traditionnellement rivaux sur un plan sport sont souvent qualifiées de « derby ». Ces rencontres recouvrent parfois des tensions politiques ou sectaires. Les derbys sont souvent considérés comme les matchs les plus importants de la saison par les supporteurs, les joueurs et les clubs, parfois plus que la position finale en championnat1.

Aspects financiers

En 1997, le président du club anglais Tottenham Hospur Alan Sugar décrit à l’Oxford Union (en) la difficulté pour les clubs professionnels à gérer leurs revenus toujours croissants, l’augmentation de leurs dépenses dépassant souvent celle des revenus tirés des publicités et des droits télévisés. Alors que de très nombreux clubs de football connaissent des difficultés à boucler leurs budgets, notamment en bas de l’échelle professionnelle, les revenus des grands clubs atteignent des niveaux très importants, qui se comptent en centaines de millions d’euros, à l’exemple de Manchester United, du Real Madrid CF et du FC Barcelone, qui comptent des supporteurs dans le monde entier.

Dans les années 2000 et 2010, plusieurs clubs européens sont l’objet d’une transformation sous l’impulsion de leurs riches propriétaires, qui font l’acquisition à grands frais des meilleurs joueurs mondiaux afin de faire de leur club l’égal des plus grands et de les rendre encore plus rentables. Le premier d’entre eux est le club londonien de Chelsea, acquis par le milliardaire russe Roman Abramovich, imité notamment par l’Émirati le Cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyane à Manchester City en 2008 et le Qatari Nasser Al-Khelaïfi au Paris SG en 2011.

Le catalyseur du développement exponentiel de ces grands clubs est l’arrivée de la télévision par satellite, qui permet de faire payer des téléspectateurs à travers le monde pour assister aux matchs. Elle provoque une augmentation forte et continue des droits télévisés depuis les années 1990.

L’augmentation des revenus, et des coûts associés, du football rend les clubs plus fragiles en cas de mauvais résultats. Des investissements infructueux sur le marché des transferts, conjugués à une éventuelle relégation (provoquant une baisse générale des revenus), s’avèrent redoutables. Les exemples récents de faillite sont nombreux, en France (Le Mans FC, Grenoble Foot 38, RC Strasbourg) comme en Grande-Bretagne (Leeds United, Rangers FC), provoquant une dégringolade sportive.

Le développement des droits télévisés a également eu pour conséquence le décrochage économique des championnats européens des pays de taille plus petite, comme ceux de la Belgique, des Pays-Bas, de l’Écosse ou des pays de l’Europe de l’Est, dont les clubs remportaient régulièrement des compétitions continentales dans les années 1960 à 1980. Une des conséquences est le développement des centres de formation et le recrutement de joueurs extra-européens, à l’image de l’Ajax Amsterdam et du FC Porto.

« Pourquoi ne pourriez-vous pas battre un club plus riche? Je n’ai jamais vu un sac de billets marquer un but. »

  • — Johan Cruyff

Corruption

Le football connaît ses affaires de corruption (que ce soit des accusations, des tentatives ou des corruptions avérées), à des niveaux différents selon les pays, qui visent les joueurs, les agents ou les arbitres. En 1980 en Italie, l’AC Milan et la SS Lazio sont relégués des suites de l’affaire Totonero 1980. En 1994 en France, l’Olympique de Marseille, champion d’Europe en 1993, est relégué des suites de l’affaire VA-OM.

La saison 2005-2006 est marquée par plusieurs scandales :

  • en Allemagne (en) autour de l’arbitre Robert Hoyzer
  • la Máfia do Apito (pt) au Brésil
  • le Calciopoli en Italie où cinq clubs sont sanctionnés, dont la Juventus FC reléguée en Serie B
  • l’Apito Dourado (en) au Portugal, où le FC Porto et le Boavista FC sont impliqués.

Supporteurs

Article détaillé : Supporter de football

Le supporteur de football est une personne qui apprécie un club de football et appuie ce club lors de ses activités sportives. Il existe tout un éventail de supporteurs de football et de manières de suivre ce sport en tant qu’observateur, plus ou moins fortement impliqué. Il existe différentes cultures et de types de groupes de supporters de football. En Europe continentale, le mouvement majoritaire est celui des « Ultras ». En Grande-Bretagne, une sous-culture notoire est le casual (en), souvent reliée au hooliganisme. En Amérique latine hispanophone, les groupes de supporters fanatiques sont appelés barra bravas (en), et torcida organizada (en) au Brésil.

Chants

Les chants dans le football sont produits par les supporteurs pendant les rencontres, généralement pour soutenir leur équipe ou célébrer leurs joueurs préférés. Certains clubs disposent d’un hymne. La FIFA et l’UEFA ont organisé des campagnes médiatiques Say no to racism pour lutter contre les chants à connotation raciste ou simplement offensifs contre l’adversaire ou certains joueurs.

Hooliganisme et violence

La passion existant autour des clubs sportifs en général, et les équipes de football en particulier, peut engendrer des problèmes et des phénomènes de violence – notamment de la part de groupes cherchant à les provoquer, un phénomène connu comme le hooliganisme. Ce problème connaît son paroxysme en Angleterre dans les années 1970 et 1980, et persiste encore de façon sensible dans d’autres pays, notamment en Europe centrale ou en Amérique du Sud.

Les conséquences de ces violences entre supporteurs vont de batailles à main nue dans la rue à de véritables tragédies, à l’image du drame du Heysel en 1985. Certains incidents tournent à l’homicide, par exemple à Istanbul en 2000 où deux supporters de Leeds United perdent la vie10, où en 2009 à Belgrade avec la mort du Toulousain Brice Taton.

La violence de l’environnement du football affecte parfois aussi les joueurs, à l’exemple de Christian Vieri menacé en 2005 par un supporteur de l’Inter Milan critique envers son attitude. Plus grave, le joueur colombien Andrés Escobar est assassiné au retour de la Coupe du monde de 1994 après avoir marqué un but contre son camp qui a conduit à l’élimination de la sélection11.

Arts

Littérature

Nick Hornby publie Fever Pitch en 1992 qui fait évoluer la perception du phénomène supporter par les Britanniques. Citons également des auteurs comme Pierre Bourgeade (Le Football, c’est la guerre poursuivie par d’autres moyens chez Gallimard en 1981) ou le plus léger René Fallet (Le Triporteur chez Denoël en 1951) sans oublier les pionniers Henry de Montherlant (1895-1972), Jean Giraudoux (1882-1944) et Albert Camus (1913-1960) qui introduisent le football dans la littérature.

Théâtre

En Allemagne on monte la pièce burlesque Un footballeur et un indien d’Amérique (Fussballspieler und Indianer, écrite 1924 et montée en 1926), satire pointant déjà la place des médias dans le sport, Sous le maillot rouge et blanc (Stimmung Rot-Weiss, 1971) et La Guerre des États (Länderkampf, 1971), dénonçant les passions nationalistes engendrées par le football. La radio allemande diffuse des pièces conçues pour ce média tel Le Match (Das Fussballspiel, 1967-1969), La Balle (1974 ; brèves de comptoirs de supporters) ou Der syntetische Seler (1973).

Cinéma

Article détaillé : Football et cinéma

Dans le domaine du cinéma, tous les aspects du jeu ont été explorés depuis 1911 et le premier film du genre : Harry The Footballer de Lewin Fitzhamon. De la folie de certains supporters dans À mort l’arbitre de Jean-Pierre Mocky (1984, un an avant le Drame du Heysel) à la satire sociale avec Coup de tête de Jean-Jacques Annaud (1979) en passant notamment par la fresque historique avec Le Miracle de Berne (Das Wunder von Bern) de Sönke Wortmann (2003) et l’exotisme avec La Coupe (Phörpa), film australo-bhoutanais de Khyentse Norbu (1999) nous racontant les aventures de deux jeunes tibétains réfugiés dans un monastère bouddhiste, qui tentent de suivre la Coupe du monde 1998 à la télévision. L’universalité du ballon rond, encore et toujours.

Musique

Clubs et équipes nationales génèrent des chansons dont certaines sont d’authentiques succès commerciaux, d’Allez les Verts ! de Jacques Monty en France au milieu des années 1970 aux multiples chants de clubs anglais édités à partir de 197112.

Citons :

  • Leeds United (Leeds Utd) est N°10 dans les charts anglais en avril 19711
  • Good old Arsenal (Arsenal) N°16 en mai 1971
  • The blue is our colour (Chelsea) N°5 en mars 1972
  • I’m forver blowing bubbles (West Ham) N°31 en mai 1975
  • We can do it (Liverpool FC) N°15 en mai 1977
  • Glory glory Man United (Manchester United) N°13 en mai 198315.

Toutefois, les supporters préfèrent généralement recycler des chants n’ayant aucun rapport avec le football. Ainsi, l’hymne emblématique des supporters est You’ll Never Walk Alone depuis 1965, et son adoption par les fans de Liverpool FC et du Celtic Glasgow. Ce chant fut créé pour une comédie musicale américaine sans rapport avec le football. Certains artistes, en revanche, s’inspirent directement du phénomène football. Le groupe Queen exploite ainsi cette influence dans ses titres We Will Rock You et We Are the Champions.

Société

Humour

Match de football pour philosophes des Monthy Python (1972)

Jeux

Le football se décline dans une gamme de jeux de plein air, de plateaux ou vidéo. Les plus emblématiques sont le Baby-foot et le Subbuteo. Ces deux jeux disposent même de compétitions officielles, et de Coupes de monde.Depuis l’avènement du jeu vidéo, le football figure parmi les thèmes les plus porteurs. Le jeu vidéo Pro Evolution Soccer est ainsi le produit culturel le plus vendu en France en 2006.

Il existe deux grandes familles de jeux vidéo de football : jeu d’action où l’on contrôle les footballeurs et jeu de gestion où l’on incarne l’entraîneur d’une équipe. Football Manager est la plus grande des référence du jeu de gestion de football tandis que Pro Evolution Soccer et FIFA (le jeu, pas la fédération) se disputent la position de leader des jeux d’action liés au football.

Collections

Les vignettes Panini que les enfants collectionnent, ou les programmes de match, qui tiennent un rôle important dans les relations entre club et supporters au Royaume-Uni.

Paris sportifs

Les paris sur les matches de football tiennent une place de choix dans le domaine des paris sportifs. Le Totocalcio italien (créé le 5 mai 194618) et la Quiniela espagnole (saison 1946-1947) sont de véritables institutions, sans même parler des Britanniques qui pratiquent les paris depuis l’origine du jeu et de manière plus encadrée depuis 1923. La France fut la dernière nation en Europe à autoriser les paris sur des matches de football (17 avril 1985). Une taxe, plus ou moins lourde selon les pays, est généralement prélevée sur ces paris pour financer le mouvement sportif.

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