5.2 Le rôle des médias

5.2 Le rôle des médias

2 Données chiffrées

2. Données chiffrées

Droits TV du championnat de France de Ligue 1 et Ligue 2 (non inclus les droits vendus à l’étranger)

  • 1984-1985 : 2 millions d’euros
  • 1985-1986 : 4 millions d’euros
  • 1998-1999 : 122 millions d’euros
  • 1999-2000 : 243 millions d’euros
  • 2000-2001 : 275 millions d’euros
  • 2001-2002 : 351 millions d’euros
  • 2002-2003 : 362 millions d’euros
  • 2003-2004 : 380 millions d’euros
  • 2004-2005 : 391 millions d’euros
  • 2005-2006 : 550 millions d’euros

2006-2007 : 600 millions d’euros

  • 430 reviennent aux clubs de L1
  • autres : clubs de D2 101
  • taxe Buffet 30
  • LFP 20
  • FFF 12
  • UNFP
    2007-2008 : 650 millions d’euros
    2008-2012 : 668 millions d’euros
    2012-2016 : 607 millions d’euros

La répartition des droits entre clubs de Ligue 1 est la suivante :

  • 46,6 % sont repartis équitablement entre les vingts clubs
  • 27,9 % sont attribués en fonction du classement
  • 23,3 % au titre de l’année en cours, de 15 millions pour le premier à 0 pour un relégué, et 4,6 % selon le classement sur les cinq dernières saisons
  • 25,4 % sont attribués en fonction du nombre de retransmissions.
    2016-2020 : 748,5 millions d’euros

Droits TV du championnat d’Angleterre de Premier League (non inclus les droits vendus à l’étranger)

  • 1988-1992 : 52 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 1992-1996 : 76 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 1996-2000 : 168 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2000-2004 : 320 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2004-2007 : 341 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2007-2010 : 567 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2013-2016 : 755 millions de livres sterling par saison en moyenne10
  • 2016-2019 : 1,7 milliards de livres sterling par saison en moyenne

Droits TV du championnat de la Champions League et entre parenthèses de l’Europa League par zone de diffusion.

Saison 2009-2010, selon Footbiz

  • Angleterre: 179 millions d’euros (3 millions d’euros)
  • Italie: 98 millions d’euros (7,8 millions d’euros)
  • Espagne: 91 millions d’euros (9,2 millions d’euros)
  • Allemagne: 85 millions d’euros (9,3 millions d’euros)
  • France: 52 millions d’euros (7,8 millions d’euros)
  • Croatie: 10 millions d’euros (1,8 million d’euros)

Montants des droits TV de la Coupe du monde

Année-Droits TV-Audience mondiale cumulée(*)

  • 1990: 95 millions de francs suisses – 26,7 milliards de téléspectateurs
  • 1994:110 millions de francs suisses – 32,1 milliards de téléspectateurs
  • 1998: 135 millions de francs suisses –  33,4 milliards de téléspectateurs
  • 2002:1 300 millions de francs suisses – 28,8 milliards de téléspectateurs
  • 2006: 1 500 millions de francs suisses

(*): Chine non incluse. Avec la Chine, la CM 1998 arrive à 40 milliards d’audience et celle de 2002 à 42,6 milliards. L’audience cumulée consiste à additionner les téléspectateurs au cours de tous les matches d’une phase finale de la Coupe du monde. Audience moyenne pour un match de la CM 2002 : environ 659 millions de téléspectateurs.

Meilleures audiences en France

Époque de l’audimat (1977-1988)

Date – Match – Compétition – Audience TV

  • 1982: France – Allemagne – demi-finale – CM 1982 – 30 000 000
  • 1982: France – Angleterre – premier tour – CM 1982 – 25 000 000
  • 1984: France – Espagne – finale Euro 1984 – 24 000 000
  • 1977: France – Bulgarie – qualifications CM 1978 – 23 000 000
  • 1985: Bordeaux – Juventus – demi-finale C1 1985 – 21 000 000

Source : Jean-François Bourg, Football business, Paris, Olivier Orban, 1986, p.127

Époque du médiamat (depuis 1989)

Date-Match-Compétition-Audience TV

  • 12 juillet 1998: France – Brésil finale CM football 1998 – 23 647 480 (20 577 480 sur TF1 et 3 070 000 sur Canal+)²
  • 5 juillet 2006:France – Portugal demi-finale CM football 2006 – 22 199 760
  • 9 juillet 2006: France – Italie finale CM football 2006 22 143 700
  • 8 juillet 1998: France – Croatie demi-finale CM football 1998 – 20 597 680 (17 697 680 sur TF1 et 2 900 000 sur Canal+)²
  • 2 juillet 2000: France – Italie – finale Euro football 2000 – 20 279 040¹
  • 27 juin 2006: France – Espagne – 1/8 finale CM football 2006 – 19 564 940
  • 23 juin 2006: France – Togo – premier tour CM football 2006 – 18 331 620
  • 13 octobre 2007: France – Angleterre 1/2 finale CM Rugby à XV 2007 -18 300 000
  • 18 juin 2006: France – Corée du Sud – premier tour CM football 2006 – 18 051 320
  • 1er juillet 2006: France – Brésil – 1/4 finale CM football 2006 – 17 939 200²
  • 28 juin 2000: France – Portugal – demi-finale Euro football 2000 – 17 691 350

Source : Médiamétrie

¹: La finale de l’Euro 2000 est parfois créditée de 21,4 millions de téléspectateurs. Ce fut le premier chiffre annoncé, mais ce dernier fut corrigé à 20 279 040. À signaler que les écrans géants en plein air ne sont pas pris en compte dans ces comptages.

²: le match était diffusé en direct par les deux chaines

À titre de comparaison, le programme non lié au football et au match France-Angleterre en Coupe du monde de rugby à XV ayant eu la meilleure audience depuis 1989 est l’émission de divertissement Le Grand bluff de Patrick Sébastien diffusée le 26 décembre 1993 : 17 350 000.

1.1 Les débuts

chronologie0

1 Chronologie

1.1 Les débuts

Le Français Ernest Chamond prophétise en 1927 que le football sera à terme le plus grand spectacle télévisé. Chamond effectue très régulièrement des voyages à Londres où il assiste à de nombreux matchs de football dont il est un passionné. En cette année 1927, il rencontre le Britannique Baird qui expérimente alors ses premiers téléviseurs. Ernest Chamond jouera un rôle décisif en France durant les années 1930 pour le développement de la télévision.

À la suite notamment des travaux du Britannique John Logie Baird et de Vladimir Zworykin, Russe émigré aux États-Unis, la télévision devient une réalité en 1932. Les premières retransmissions sportives expérimentales ont lieu en Allemagne à l’occasion des Jeux olympiques d’été de 1936. Dans la foulée des Jeux, des images de la rencontre Allemagne – Italie du 15 novembre 1936 sont diffusées en direct, non sans mal, en raison de nombreuses pannes des caméras électroniques.

La première véritable retransmission d’un match de football à la télévision se tient le 16 septembre 1937 : la BBC diffuse un match d’entraînement entre Arsenal FC et sa réserve. Arsenal est choisi en raison de la proximité avec les studios de télévision de l’Alexandra Palace. En fin de saison 1937-38, la finale de la FA Challenge Cup anglaise est au programme en intégralité et en direct sur la BBC le 30 avril 1938. On estime à 10 000 le nombre des téléspectateurs, pour 93 497 spectateurs à Wembley.

5.2.2 Médias audiovisuels

5.2.2 Médias audiovisuels

Article détaillé :Football et télévision

La radio couvre le football dès les années 1920. En Italie, la première retransmission d’un match à la radio a lieu le 6 octobre 1924. En Belgique, Adrien Milecamp assure en 1927 le commentaire du premier match radiodiffusé dans le royaume (Belgique-Angleterre du 11 mai). Georges Briquet, le « roi des radio-reporters » qui commence sa carrière en 1931, est la grande voix française des sports et du football jusqu’aux années 1950. C’est lui qui crée le concept des dimanches après-midi « sport et musique » juste après la Seconde Guerre mondiale. L’arrivée de la télévision modifie la donne, mais ne condamne pas la radio qui s’adapte et met en place des multiplex et des émissions de débats à propos de l’actualité du jeu.

Le 16 septembre 1937, la BBC diffuse un match d’entraînement entre Arsenal et sa réserve. Arsenal est choisi en raison de sa proximité avec les studios de télévision de l’Alexandra Palace. Mis à part des tentatives allemandes à l’occasion des Jeux olympiques durant l’été 1936 puis du match Allemagne – Italie le 15 novembre 1936, c’est une première.

Les relations entre le football et la télévision restent longtemps conflictuelles. Matt Busby, entraîneur de Manchester United, réclame ainsi en 1957 pour ses joueurs les mêmes égards qu’ont les vedettes de cinéma : « Les footballeurs doivent être payés sur leur valeur. Pas de rétribution, pas de télévision ». Cette position est adoptée en Angleterre et en France, et malgré quelques tentatives de diffusions et de crises retentissantes, les stades de football restent généralement inaccessibles aux caméras de télévision. Ceci concerne exclusivement les clubs, qui remportent finalement ce bras de fer avec la télévision durant les années 1980 (1983 en Angleterre et 1984 en France) quand les diffuseurs acceptent d’abandonner la politique du dédommagement et acceptent de payer le « spectacle football » à son juste prix.

Les équipes nationales ne sont pas concernées par ce débat car les matches sont généralement retransmis depuis le début des années 1950. La Coupe du monde 1954 est la première édition couverte par la télévision. Payant désormais fort cher les droits de retransmission des rencontres, certains diffuseurs deviennent exigeants en matière de calendrier notamment pour l’étalement des journées de championnat pour permettre la diffusion de plusieurs rencontres. Mais le football devient également un enjeu majeur en matière de concurrence. Les chaînes qui possèdent ces droits s’imposent comme des leaders : Sky au Royaume-Uni, TF1 et Canal+ en France.

Les prix des droits sont élevés, mais les taux d’audience atteignent des records. Ainsi, sur les onze meilleures audiences de la télévision française depuis 1989 (création de Médiamat), on compte dix matches de football et un de rugby à XV. De même, au niveau international, la Coupe du monde 2006 est diffusée par 376 chaînes de télévision à travers le monde pour une audience cumulée de 26,29 milliards de téléspectateurs pour 52 matches, soit une audience moyenne par match de 506 millions de téléspectateurs.

L’arrivée de la télévision n’a pas que des conséquences financières. La diffusion de rencontres engendre des problèmes au niveau du jeu lui-même et de sa perception par les médias et le public, en pointant notamment les erreurs d’arbitrage. Ce phénomène n’est pas nouveau. Dès les années 1950, déjà, certains matches déclenchent des vagues de protestations importantes. Le 2 mars 1960, la chaîne unique française diffuse le match retour de la Coupe des clubs champions européens : Real Madrid – OGC Nice, dont l’arbitrage douteux à l’avantage des Espagnols choque de très nombreux téléspectateurs.

Au lieu de jouer un rôle de médiateur, les médias français jettent de l’huile sur le feu, hier comme aujourd’hui, plaçant les arbitres dans des situations compliquées. Et du « Monsieur Foote, vous êtes un salaud ! Quel scandale cet arbitrage, c’est invraisemblable ! Jamais vu un individu pareil, il devrait être en prison et pas sur un terrain de football » lancé par Thierry Roland lors du match Bulgarie-France de 1976 à l’encontre de l’arbitre, aux campagnes de dénigrement systématique marquant les premières années du XXIe siècle, la télévision française s’est particulièrement illustrée par son manque de fair-play, qui englobe également le respect des décisions de l’arbitre.

Quelques clubs possèdent leurs propres chaînes de télévision. Middlesbrough FC est le premier club anglais à se doter d’un tel outil. Boro TV opère de 2001 à 2005. Parmi les autres chaînes de télévision de clubs, citons OM TV, OL TV, Inter Channel, Milan Channel, Roma Channel, Manchester United TV, Real Madrid TV et Barça TV notamment. D’autres clubs se contentent de diffuser matches, résumés et reportages via leurs sites Internet.

5.2 Le rôle des médias

5.2 Le rôle des médias

5.2.1 Presse écrite

Le football entre dans la presse généraliste puis la presse omnisports dès le XIXe siècle. Certains titres refusent toutefois de traiter de ce sport aux racines trop populaires ; The Field (créé en 1853) qui traite principalement de sports « nobles » comme le tennis, le golf, le sport hippique et la chasse n’ouvre ainsi ses colonnes au football que pour le dénigrer. Même son de cloche en France avec le quotidien L’Auto qui multiplie les unes sur le rugby mais refuse d’accorder au football sa première page jusqu’à la Grande Guerre.

Une presse sportive moins guindée voit le jour à l’extrême fin du siècle, et ces titres accordent une large place au football. Cette presse enregistre toujours de solides tirages au début du XXIe siècle avec des périodicités quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles. Parmi les grands titres de la presse omnisports quotidienne, citons A Bola, O Jogo et Record au Portugal, La Gazzetta dello Sport, Tuttosport et Corriere dello Sport – Stadio en Italie, Marca et As en Espagne, Olé en Argentine et L’Équipe en France. Il faut attendre l’entre-deux-guerres pour assister à l’apparition d’une presse spécialisée. Ainsi, en France, outre l’hebdomadaire Le Football Association, organe officiel de la FFFA créé le 4 octobre 1919, le premier titre dédié exclusivement au football est l’hebdomadaire Football (1929-1944) qui affiche fièrement en en-tête « Le plus fort tirage des hebdomadaires de football du monde entier ». Ce titre fait office de référence jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. France football lui succède après la Libération.

La presse écrite joue un rôle majeur dans la médiatisation du jeu, mais également dans l’organisation de compétitions, notamment en France. Hachette est ainsi le « soutien indispensable » de la fédération française lors des dix premières éditions de la Coupe de France. Le quotidien Le Petit Parisien prend le relais pour les dernières éditions de la Coupe avant la Seconde Guerre mondiale et devient également le partenaire des premières éditions du championnat de France professionnel. La Coupe des clubs champions européens est créée par le quotidien français L’Équipe en 1955. Dans un premier temps, la jeune UEFA (fondée en 1954) ne s’oppose pas à cette organisation privée, mais la FIFA, redoutant la privatisation des organisations, pousse l’UEFA à prendre à son compte une épreuve dont le tirage au sort du premier tour avait déjà eu lieu.

Les clubs possèdent des médias écrits de longue date, programme de match au premier chef. The Celtic View, hebdomadaire traitant uniquement de l’actualité du club écossais du Celtic FC est édité depuis 1965. Nombre d’autres clubs se dotent ensuite d’hebdomadaires ou de mensuels ou sont traités par des titres de presse plus ou moins indépendants des clubs. L’AS Roma est à ce jour le seul club traité par un quotidien spécialisé : Il Romanista, dont le numéro un sort le 10 septembre 2004. Ce titre est diffusé à 10 000 exemplaires.

1.8 Les années 2010

1.8 Les années 2010

Le 11 juin 2010 débute la 19e édition de la coupe du monde de football en Afrique du Sud : au niveau des audiences le match France-Uruguay rassemble plus de 15 millions de spectateurs avec un pic d’audience enregistré en fin de match à 18 millions, c’est la 2e plus grosse audience de l’année pour TF1. Ce record est battu le 17 juin avec le match France-Mexique qui lui rassemble 15,1 millions de spectateurs, c’est donc la plus grosse audience de l’année pour TF1. La finale elle rassemble plus de 14,1 millions de telespectateurs pour le match pays bas-espagne (0-1), ce qui fait de cette audience la plus grosse jamais enregistré depuis la création de médiametrie pour un match hors équipe de france.
Le 10 juin 2011, La Ligue Pro annonce que, pour la période 2011-2014, les droits TV pour le championnat de Belgique de football seront répartis entre Telenet Group (Trois top matches décalés en direct, résumés, magazine hebdomadaire, supercoupe et gala du footballeur pro) et Belgacom TV (cinq matches restant en direct) pour un montant de 166 millions d’euros. Telenet annonce dans la foulée que les droits pour les matches en direct seront retrocédés à VOO en Belgique francophone et que les résumés et le magazine hebdomadaire seront retrocédés à la RTBF et à VTM. Une guerre commerciale est lancée dans les jours qui suivent : Belgacom TV annonce l’accès gratuit au multilive pour tous ses abonnés tandis que VOO annonce l’accès gratuit à tous ses abonnés disposant de certains packs (10€ par mois pour les abonnés ne disposant pas de ces packs).
Le 23 juin 2011, la Ligue de Football Professionnel annonce la cession d’un lot de son appel d’offres au groupe qatari Al Jazeera pour les saisons 2012/13 à 2015/16.
Le 2 septembre 2011, le match France-Albanie sur TF1 totalise 6,18 millions de téléspectateurs. Le 6 septembre 2011, le match France-Roumanie sur M6 totalise 6,17 millions de téléspectateurs.

Images liées:

Categories
  • 1914
  • Armand Thibaudeau
  • cdl le trophée du désamour
  • Paul Michaux
  • Statistiques et records du championnat
  • Trophée france football