1 Genèse du jeu

1 Genèse du jeu

1.3 Écoles britanniques

1.3 Écoles britanniques

Nommée football en anglais, la soule est rebaptisée folk football (en français : « football du peuple ») par les historiens anglophones du sport afin de la distinguer du football moderne. Cette activité est en effet principalement pratiquée par le petit peuple comme le signale un ancien élève d’Eton dans ses Reminiscences of Eton (1831) : « I cannot consider the game of football as being gentlemanly; after all, the Yorkshire common people play it ». (« Je ne peux pas considérer le football comme un sport de gentlemen ; après tout, le petit peuple du Yorkshire y joue. »)

Si la soule se joue traditionnellement sur des terrains ouverts, l’introduction de l’éducation sportive dans les écoles anglaises nécessite d’adapter ce jeu à des terrains clos. C’est ainsi que des footballs vont émerger dans les écoles d’Eton, Harrow, Charterhouse, Rugby, Shrewsbury, Westminster et Winchester notamment. Le Highway Act (en) britannique de 1835 interdisant la pratique du folk football sur les routes accélère cette évolution des pratiques.

Les Britanniques codifient et organisent le football en s’inspirant des exemples du cricket et du baseball, ces deux sports collectifs étant déjà structurés avant l’émergence du football. Des ligues professionnelles aux championnats et autres coupes, le football n’innove pas. Le premier club non scolaire est fondé en 1857 : le Sheffield Football Club. Le Sheffield FC dispute le premier match inter-club face au Hallam FC (fondé en 1860) le 26 décembre 1860 à seize contre seize. Ces deux clubs pionniers se retrouvent en décembre 1862 pour le premier match de charité. La Youdan Cup est la première compétition. Elle se tient en 1867 à Sheffield et Hallam FC remporte le trophée le 5 mars. La première épreuve à caractère national est la FA Challenge Cup 1872.

Le professionnalisme est autorisé en 1885 et le premier championnat se dispute en 1888-1889. La Fédération anglaise tient un rôle prépondérant dans cette évolution, imposant notamment un règlement unique en créant la FA Cup, puis les clubs prennent l’ascendant. La création du championnat (League) n’est pas le fait de la Fédération mais une initiative des clubs cherchant à présenter un calendrier stable et cohérent. L’existence d’un réseau ferroviaire rend possible cette évolution initiée par William McGregor, président d’Aston Villa. Ce premier championnat est professionnel, et aucun club du Sud du pays n’y participe.

L’Angleterre est alors coupée en deux : le Nord acceptant pleinement le professionnalisme et le Sud le rejetant. Cette différence a des explications sociales. Le Sud de l’Angleterre est dominé par l’esprit classique des clubs sportifs réservés à une élite sociale. Dans le Nord dominé par l’industrie, le football professionnel est dirigé par des grands patrons n’hésitant pas à rémunérer leurs joueurs pour renforcer leur équipe, de la même façon qu’ils recrutent de meilleurs ingénieurs pour renforcer leurs entreprises. Pendant cinq saisons, le championnat se limite aux seuls clubs du Nord. Le club londonien d’Arsenal passe professionnel en 1891. La ligue de Londres exclut alors de ses compétitions les Gunners d’Arsenal qui rejoignent la League en 1893. La Southern League est créée en réaction (1894). Cette compétition s’ouvre progressivement au professionnalisme mais ne peut pas éviter les départs de nombreux clubs vers la League. Les meilleurs clubs encore en Southern League sont incorporés à la League en 1920.

Photo noir et blanc d’un but marqué dans le petit filet, hors de portée du gardien lors d’un match de football.

FACupFinal1905NewcastleVillaFinale de la FA Cup 1905

Concernant le jeu, le passage du dribbling game (dribbles individuels) au passing game (jeu de passes) est une évolution importante. À l’origine, le football est très individualiste : les joueurs, tous attaquants, se ruent vers le but balle au pied, c’est-à-dire en enchaînant les dribbles. C’est le dribbling. Mais comme Michel Platini aime à le rappeler, « le ballon ira toujours plus vite que le joueur ». C’est sur ce principe simple qu’est construit le passing game. Cette innovation apparaît à la fin des années 1860 et s’impose dans les années 1880. Dès la fin des années 1860, des matches entre Londres et Sheffield auraient introduit le passing au Nord. C’est la version de Charles Alcock, qui situe en 1883 la première vraie démonstration de passing à Londres par le Blackburn Olympic. Entre ces deux dates, la nouvelle façon de jouer trouve refuge en Écosse.

Sur le modèle de la Football Association, des fédérations nationales sont fondées en Écosse (1873), au pays de Galles (1876) et en Irlande (1880). Des rencontres opposant les sélections des meilleurs joueurs de ces fédérations ont lieu dès le 30 novembre 1872 (Écosse-Angleterre), soit quelques mois avant la fondation officielle de la Fédération écossaise. Des matches annuels mettent aux prises ces différentes sélections, et à partir de 1884, ces matches amicaux se transforment en une première compétition internationale : le British Home Championship. En pratiquant le passing plutôt que le dribbling, les Écossais dominent les premières éditions.

Au temps de l’expansion

Ce n’est qu’au début du 19e siècle que le changement s’opère, lorsque le football universitaire devient une coutume, en particulier au sein des prestigieuses « public schools ». C’est un moment décisif. Dans cet environnement, il est enfin possible d’apporter des innovations.

Au temps de l'expansion

Les règles sont encore relativement simples et laxistes, et le jeu est encore loin d’être normalisé. En fait, chaque école a développé sa propre version, qui pouvait différer considérablement des autres. Les aspects traditionnels du jeu subsistent mais les innovations dépendent pour la plupart du terrain disponible. S’il faut faire usage d’une cour d’école pavée, entourée de murs de briques, un match de « mob-football » est évidemment inconcevable.

Ces circonstances poussent des écoles comme Charterhouse, Westminster, Eton et Harrow à privilégier un jeu plus axé sur les dribbles des joueurs que sur la force brute requise dans une mêlée. D’un autre côté, des écoles comme Cheltenham et Rugby ont plus d’affinités pour le côté plus rugueux du jeu qui permet de contrôler le ballon des mains, voire de le tenir en main.

Au cours du 19e siècle, une nouvelle attitude se développe à l’égard du football. Les autorités éducatives comprennent à quel point ce sport encourage les qualités telles que la loyauté, l’altruisme, la coopération, la subordination et le respect de l’esprit d’équipe. Le football est alors inscrit au programme des écoles et la participation devient obligatoire. Le docteur Thomas Arnold, directeur de la Rugby School, va encore plus loin, puisque le premier règlement pour une rencontre organisée est établi en 1846 à Rugby.

Pour autant, la brutalité n’a pas déserté ces matches. Par exemple, il est permis de taper un adversaire sous les genoux, sous réserve que celui-ci ne soit pas immobilisé pendant le matraquage de ses tibias. Tenir le ballon en main est également permis, et ce depuis ce jour historique de 1823 où William Webb Ellis a traversé le terrain en courant avec le ballon sous le bras, à la stupéfaction générale, aussi bien de ses équipiers que de ses adversaires. De nombreuses écoles emboîtent le pas à l’institution de Rugby et embrassent son règlement. D’autres, à l’instar d’Eton, Harrow et Winchester, rejettent cette forme de football et accordent leur préférence à l’utilisation des pieds. Charterhouse et Westminster se prononcent également contre le fait de tenir le ballon avec les mains. Toutefois, contrairement à d’autres écoles, elles ne cherchent pas à développer un style de jeu unique. Au lieu de cela, un noyau apparaît qui permet l’émancipation de ce style de jeu.

Finalement, en 1863, le développement atteint son apogée. A l’Université de Cambridge, où d’anciens étudiants de plusieurs établissements avaient déjà, dès 1848, tenté de trouver un dénominateur commun aux différentes variantes, l’initiative est prise d’uniformiser les lois du jeu. C’est à ce moment que la majorité s’élève contre les coutumes violentes telles que les croche-pieds ou les coups aux tibias. A cette occasion, cette même majorité se prononce également en défaveur de l’utilisation des mains. Cette décision provoque le retrait du groupe de Rugby. L’interdiction de taper dans les tibias aurait pu faire l’objet d’un consensus, puisqu’elle a ensuite été introduite dans le règlement de Rugby, mais il n’était pas question d’abandonner l’utilisation des mains.

Cette action de Cambridge marque une première tentative d’uniformiser les lois du jeu. Toutefois, c’est le 26 octobre 1863 qu’a lieu la réunion décisive, lorsque 11 clubs et écoles de Londres envoient leurs représentants à la Freemason’s Tavern. Ceux-ci ont pour mission de clarifier la situation en unifiant les différents codes, de sorte que toutes les parties les acceptent. Cette rencontre marque la naissance de la Football Association. La dispute éternelle concernant les coups aux tibias, les croche-pieds et l’utilisation des mains fait l’objet d’un débat en profondeur au cours de cette réunion et des suivantes. Le 8 décembre 1863, les ardents défenseurs du style Rugby, menés par Blackheath, prennent définitivement congé de leurs collègues. A ce stade, les deux conceptions sont désormais clairement incompatibles. Le 8 décembre, le football et le rugby se séparent pour de bon. Six années plus tard, cette séparation revêt un caractère tout à fait irrévocable via l’ajout dans le règlement du football d’une provision interdisant toute utilisation des mains (qu’il s’agisse du contrôle du ballon ou du fait te le tenir en main).

Dès lors, les progrès sont fulgurants. Quelque huit années après la fondation de la Football Association, 50 clubs en étaient déjà membres. La première compétition de football du monde, la FA Cup, est créée en 1872. Dès 1888, le premier championnat est en préparation. Des rencontres internationales ont lieu en Grande-Bretagne alors que l’on n’avait même quasiment jamais entendu parler de football en Europe. La première a lieu en 1872, entre l’Angleterre et l’Ecosse. Cet essor soudain du football organisé, associé à un nombre ahurissant de spectateurs, cause des problèmes auxquels d’autres pays ne devront faire face que beaucoup plus tard.

L’un de ces problèmes est le professionnalisme. Les premières signes annonciateurs de cette tendance remontent à 1879, lorsque Darwin, un petit club du Lancashire, parvient à deux reprises à décrocher le match nul en FA Cup face à l’équipe réputée invincible des Old Etonians. A la troisième tentative, la célèbre équipe d’amateurs londoniens réussit enfin à arracher la victoire. Deux joueurs de Darwin, les Ecossais John Love et Fergus Suter, sont considérés comme les premiers joueurs jamais rémunérés pour leurs talents de footballeurs. Cette pratique se répand comme une traînée de poudre et la FA est contrainte de légaliser le professionnalisme dès 1885. Ce développement précède la création d’associations nationales en dehors de la Grande-Bretagne (à savoir aux Pays-Bas et au Danemark) de quatre ans.

Après la FA anglaise, les plus anciennes sont la FA écossaise (1873), la FA galloise (1875) et la FA irlandaise (1880). En fait, au moment du premier match international, l’Angleterre n’avait aucune autre association contre laquelle jouer. Lorsque l’Ecosse affronte l’Angleterre à Glasgow le 30 novembre 1872, la FA écossaise n’existe même pas encore ; elle ne sera créée que trois mois plus tard. L’équipe que l’Angleterre affronte ce jour-là est en fait le plus ancien club écossais, Queen’s Park. Comme aujourd’hui, les Ecossais portent un maillot bleu et les Anglais évoluent en blanc (bien que les shorts et les chaussettes soient aux couleurs de leurs écoles privées). Les deux formations recourent à ce qu’il convient d’appeler, selon les canons actuels, des formations à vocation offensive (un 2-2-6 pour l’Ecosse et un 1-1-8 pour l’Angleterre) mais le jeu conserve à l’époque encore beaucoup des caractéristiques du « mob-football ». Les deux formations s’appuient sur le « kick and rush » et, du moins sur le plan tactique, le jeu ressemble davantage au rugby moderne qu’au football.

L’expansion du football au-delà des frontières de la Grande-Bretagne, principalement due à l’influence britannique à l’étranger, débute timidement. Mais, dès lors qu’elle atteint sa vitesse de croisière, elle gagne rapidement les quatre coins du monde. Après les Pays-Bas et le Danemark en 1889, les premiers pays à se doter d’une association de football sont la Nouvelle-Zélande (1891), l’Argentine (1893), le Chili (1895), la Suisse, la Belgique (1895), l’Italie (1898), l’Allemagne et l’Uruguay (1900), la Hongrie (1901) et la Finlande (1907).

Lorsque la FIFA est fondée à Paris en mai 1904, elle compte sept membres fondateurs : la France, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, l’Espagne (représentée par le Madrid FC), la Suède et la Suisse. Le jour même, la Fédération allemande de football communique son intention d’adhérer. Cette communauté internationale de football se développe de manière constante, malgré de nombreux obstacles. En 1912, 21 associations nationales sont déjà affiliées à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Dès 1925, ce nombre passe à 36.

En 1930, l’année de la première Coupe du Monde, il est de 41.Entre 1937 et 1938, les lois modernes du jeu sont établies par Stanley Rous, le futur président de la FIFA. Sur la base du règlement original rédigé en 1886 et légèrement modifié par la suite, il en dresse une liste dans un ordre rationnel (révisée une seconde fois en 1997). Dès la fin des années 30, la FIFA compte 51 membres ; en 1950, après une pause forcée en raison de la Deuxième Guerre mondiale, ce chiffre est de 73. Pendant le demi-siècle suivant, la popularité du football continue à attirer de nouveaux partisans, si bien que lors du Congrès de la FIFA de 2007, la FIFA totalise 208 membres.

1.2 Moyen Âge

1.2 Moyen Âge

À la fin du XVe siècle, le calcio florentin apparaît en Italie. Lointain cousin de l’Harpastum des Romains, ses règles sont formalisées en 1580 par Giovanni Bardi : deux équipes de 27 joueurs s’affrontent sur un terrain rectangulaire, avec l’objectif de marquer plus de buts que leur adversaire pendant les 50 minutes que durent chaque rencontre, sous la surveillance d’un arbitre. Les joueurs sont pour la plupart des nobles, âgés de dix-huit à quarante-cinq ans. Dans la pratique, ce sport est un mélange des football, rugby et lutte modernes. Il est pratiqué activement au XVIIIe siècle avant de disparaître progressivement. La dernière partie officielle connue a lieu en 1739.

Le football actuel trouve plutôt ses racines dans la soule (ou choule) médiévale. Ce jeu sportif est pratiqué de longue date dans les villages des deux côtés de la Manche. Il a pu arriver en Angleterre lors de la conquête normande. La première mention écrite de la soule en France remonte à 1147 et son équivalent anglais date de 1174. Dès le XVIe siècle, le ballon de cuir gonflé est courant en France.

Bien que longtemps interdite pour des raisons militaires en Angleterre ou de productivité économique en France, la soule, malgré sa brutalité, reste populaire jusqu’au début du XIXe siècle dans les îles Britanniques et dans un grand quart nord-ouest de la France. Le jeu est également pratiqué par les colons d’Amérique du Nord et il est notamment interdit par les autorités de la ville de Boston en 1657.

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Ce jeu primitif pratiqué par les Britanniques, héritier de la soule médiévale, est caractérisé par son peu d’organisation et son degré de violence. Contrairement au calcio florentin, le nombre de joueurs n’est pas défini (il est dans certains cas illimité) et les limites du jeu ne sont pas bien établies. Parmi ces footballs populaires, de masse (mob-football), le football de Shrovetide, du nom des Jours gras, est notoire. Il ne compte pas d’autres règles qu’un but (amener le ballon à destination) et une règle (pas d’homicide).

Une pratique codifiée de ce type de jeu a semble-t-il existé dans la cour du roi d’Écosse vers la fin du XVe siècle, mais n’a cependant pas perduré.

1.1 Jeux de balle

1.1 Jeux de balle
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Représentation de Kemari au Japon

Les jeux de balle existent depuis l’Antiquité. Les Grecs connaissent plusieurs jeux de balle, se pratiquant avec les pieds ou les mains : aporrhaxis et phéninde à Athènes et épiscyre (Episkyros) à Sparte. Chez les Romains on pratique la pila paganica, la pila trigonalis, la follis et l’harpastum. Ce dernier jeu oppose deux équipes sur un terrain rectangulaire, dans le but d’amener une petite balle au-delà des limites du camp opposé.

Les Chinois accomplissent également des exercices avec un ballon qu’ils utilisent pour jongler et effectuer des passes ; cette activité pratiquée sans but et en dehors de toute compétition sert à l’entretien physique des militaires (??, cuju, ou Tsu’ Chu). Les premiers textes concernant le Cuju datent de la fin du IIIe siècle av. J.-C. et sont considérés comme les textes les plus anciens liés au sport chinois.

Au Japon, on pratique un peu plus tard (vers le IIIe siècle) le Kemari, jeu consistant à se passer une balle entre joueurs disposés en cercle, sans qu’elle ne touche terre. À la fin du XVe siècle, le calcio florentin apparaît en Italie. Il s’agit d’un lointain cousin du football, qui disparaît totalement en 1739.

Le football trouve ses racines réelles dans la soule (ou choule) médiévale. Ce jeu sportif est pratiqué dans les écoles et universités mais aussi par le peuple des deux côtés de la Manche. La première mention écrite de la soule en France remonte à 1147 et son équivalent anglais date de 1174. Dès le XVIe siècle, le ballon de cuir gonflé est courant en France. Longtemps interdite pour des raisons militaires en Angleterre ou de productivité économique en France, la soule, malgré sa brutalité, reste populaire jusqu’au début du XIXe siècle dans les îles britanniques et dans un grand quart nord-ouest de la France. Le jeu est également pratiqué par les colons d’Amérique du Nord et il est notamment interdit par les autorités de la ville de Boston en 1657.

Nommée football en anglais, la soule est rebaptisée folk football (« football du peuple ») par les historiens anglophones du sport afin de la distinguer du football moderne. Cette activité est en effet principalement pratiquée par le petit peuple comme le signale un ancien élève d’Eton dans ses Reminiscences of Eton (1831) : « I cannot consider the game of football as being gentlemany; after all, the Yorkshire common people play it ». (« Je ne peux pas considérer le football comme un sport de gentlemen ; après tout, le petit peuple du Yorkshire y joue. »)

Le Highway Act britannique de 1835 interdisant la pratique du folk football sur les routes le contraint à se replier sur des espaces clos. Des variantes de la soule se pratiquent déjà, de longue date, sur des terrains clos. C’est là, sur les terrains des écoles d’Eton, Harrow, Charterhouse, Rugby, Shrewsbury, Westminster et Winchester, notamment, que germe le football moderne. Les premiers codes de jeu écrits datent du milieu du XIXe siècle (1848 à Cambridge). Chaque équipe possède ses propres règles, rendant les matches problématiques. La Fédération anglaise de football (Football Association) est créée en 1863. Son premier objectif est d’unifier le règlement.
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Connaissez vous le jeu de balle ?

Le jeu de balle, ou Pok-a-tok en langue Maya, ou encore Tlachtli en náhuatl, était une activité cérémoniale à caractère rituel portant la symbolique du » récit de la création « . On le retrouve dans la mythologie Maya au temps des Jumeaux Héroïques, mais daterait probablement de la culture Olmèque (1500 à 400 av-JC).

Le jeu de balle a la forme d’un « I » majuscule dont les grands côtés sont composés de murs inclinés. Parfois, un anneau de pierre se trouve sur chaque plan incliné.En haut de chaque mur, sur chaque plateforme se trouvait le public.

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Les dimensions du terrain varient en fonction de la région. Le plus grand (connu bien sur) se trouve à Chichén Itzá, avec 140 m de longueur et 35 m de large.

But du jeu

Deux équipes de sept joueurs chacune s’affrontent. Le but du jeu est de faire rebondir une balle de caoutchouc (10 – 12 cm de diamètre) dans le camp adverse ou de la faire passer dans l’un des anneau de pierre quand ceux-ci sont présents. Par contre, la balle ne doit jamais tomber au sol dans son camp. Les joueurs ne peuvent la toucher qu’avec les hanches, les coudes ou les genoux, jamais avec les mains ou les jambes. Sachant que les joueurs étaient en général de petite taille, il est facile de penser que rare étaient les passages de la balle dans l’un des anneaux (en général, au premier passage dans l’anneau, le jeu s’arretait). C’étaient alors les dieux qui déterminaient les vainqueurs du jeu de balle, comme ils décidaient qui serait victorieux à la guerre. Les perdants avaient donc généralement le privilège d’être sacrifiés, rappelant ainsi les origines mythiques de la civilisation Maya et la résurrection du dieu maïs.

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Symbolique du jeu

Le jeu de balle symbolise en fait le combat à mort qui eut lieu au cours de la troisième création. Le sol du terrain représente la plate-forme terrestre, censé séparer le monde humain du Monde inférieur. C’est pourquoi on dit que les dieux déterminaient les vainqueurs du jeu de balle.

Les jeux de balle n’avaient pas lieu à n’importe quel moment : ils étaient programmés par les astronomes et les prêtres mayas à des dates bien précises, en fonction du calendrier sacré de 260 jours. Cependant, il faut distinguer 2 types de parties :
Celles réservées aux joueurs et spectateurs du peuple
Celles réservées à l’élite régnante (rois, nobles, seigneurs) dont les parties s’apparentent à un jeu de guerre rituel.

Participer au jeu de balle étaient un énorme privilège, tout comme le fait d’être sacrifié, bien que les joueurs n’étaient pas des seigneurs mais plus généralement des prisonniers de guerre.

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