1.1 Jeux de balle

1.1 Jeux de balle

1.1 Jeux de balle

1.1 Jeux de balle
Kemari_Matsuri_at_Tanzan_Shrine_2

Représentation de Kemari au Japon

Les jeux de balle existent depuis l’Antiquité. Les Grecs connaissent plusieurs jeux de balle, se pratiquant avec les pieds ou les mains : aporrhaxis et phéninde à Athènes et épiscyre (Episkyros) à Sparte. Chez les Romains on pratique la pila paganica, la pila trigonalis, la follis et l’harpastum. Ce dernier jeu oppose deux équipes sur un terrain rectangulaire, dans le but d’amener une petite balle au-delà des limites du camp opposé.

Les Chinois accomplissent également des exercices avec un ballon qu’ils utilisent pour jongler et effectuer des passes ; cette activité pratiquée sans but et en dehors de toute compétition sert à l’entretien physique des militaires (??, cuju, ou Tsu’ Chu). Les premiers textes concernant le Cuju datent de la fin du IIIe siècle av. J.-C. et sont considérés comme les textes les plus anciens liés au sport chinois.

Au Japon, on pratique un peu plus tard (vers le IIIe siècle) le Kemari, jeu consistant à se passer une balle entre joueurs disposés en cercle, sans qu’elle ne touche terre. À la fin du XVe siècle, le calcio florentin apparaît en Italie. Il s’agit d’un lointain cousin du football, qui disparaît totalement en 1739.

Le football trouve ses racines réelles dans la soule (ou choule) médiévale. Ce jeu sportif est pratiqué dans les écoles et universités mais aussi par le peuple des deux côtés de la Manche. La première mention écrite de la soule en France remonte à 1147 et son équivalent anglais date de 1174. Dès le XVIe siècle, le ballon de cuir gonflé est courant en France. Longtemps interdite pour des raisons militaires en Angleterre ou de productivité économique en France, la soule, malgré sa brutalité, reste populaire jusqu’au début du XIXe siècle dans les îles britanniques et dans un grand quart nord-ouest de la France. Le jeu est également pratiqué par les colons d’Amérique du Nord et il est notamment interdit par les autorités de la ville de Boston en 1657.

Nommée football en anglais, la soule est rebaptisée folk football (« football du peuple ») par les historiens anglophones du sport afin de la distinguer du football moderne. Cette activité est en effet principalement pratiquée par le petit peuple comme le signale un ancien élève d’Eton dans ses Reminiscences of Eton (1831) : « I cannot consider the game of football as being gentlemany; after all, the Yorkshire common people play it ». (« Je ne peux pas considérer le football comme un sport de gentlemen ; après tout, le petit peuple du Yorkshire y joue. »)

Le Highway Act britannique de 1835 interdisant la pratique du folk football sur les routes le contraint à se replier sur des espaces clos. Des variantes de la soule se pratiquent déjà, de longue date, sur des terrains clos. C’est là, sur les terrains des écoles d’Eton, Harrow, Charterhouse, Rugby, Shrewsbury, Westminster et Winchester, notamment, que germe le football moderne. Les premiers codes de jeu écrits datent du milieu du XIXe siècle (1848 à Cambridge). Chaque équipe possède ses propres règles, rendant les matches problématiques. La Fédération anglaise de football (Football Association) est créée en 1863. Son premier objectif est d’unifier le règlement.
balle-mexico
Connaissez vous le jeu de balle ?

Le jeu de balle, ou Pok-a-tok en langue Maya, ou encore Tlachtli en náhuatl, était une activité cérémoniale à caractère rituel portant la symbolique du » récit de la création « . On le retrouve dans la mythologie Maya au temps des Jumeaux Héroïques, mais daterait probablement de la culture Olmèque (1500 à 400 av-JC).

Le jeu de balle a la forme d’un « I » majuscule dont les grands côtés sont composés de murs inclinés. Parfois, un anneau de pierre se trouve sur chaque plan incliné.En haut de chaque mur, sur chaque plateforme se trouvait le public.

jeu-de-balle

Les dimensions du terrain varient en fonction de la région. Le plus grand (connu bien sur) se trouve à Chichén Itzá, avec 140 m de longueur et 35 m de large.

But du jeu

Deux équipes de sept joueurs chacune s’affrontent. Le but du jeu est de faire rebondir une balle de caoutchouc (10 – 12 cm de diamètre) dans le camp adverse ou de la faire passer dans l’un des anneau de pierre quand ceux-ci sont présents. Par contre, la balle ne doit jamais tomber au sol dans son camp. Les joueurs ne peuvent la toucher qu’avec les hanches, les coudes ou les genoux, jamais avec les mains ou les jambes. Sachant que les joueurs étaient en général de petite taille, il est facile de penser que rare étaient les passages de la balle dans l’un des anneaux (en général, au premier passage dans l’anneau, le jeu s’arretait). C’étaient alors les dieux qui déterminaient les vainqueurs du jeu de balle, comme ils décidaient qui serait victorieux à la guerre. Les perdants avaient donc généralement le privilège d’être sacrifiés, rappelant ainsi les origines mythiques de la civilisation Maya et la résurrection du dieu maïs.

jeudeballe-maya2

Symbolique du jeu

Le jeu de balle symbolise en fait le combat à mort qui eut lieu au cours de la troisième création. Le sol du terrain représente la plate-forme terrestre, censé séparer le monde humain du Monde inférieur. C’est pourquoi on dit que les dieux déterminaient les vainqueurs du jeu de balle.

Les jeux de balle n’avaient pas lieu à n’importe quel moment : ils étaient programmés par les astronomes et les prêtres mayas à des dates bien précises, en fonction du calendrier sacré de 260 jours. Cependant, il faut distinguer 2 types de parties :
Celles réservées aux joueurs et spectateurs du peuple
Celles réservées à l’élite régnante (rois, nobles, seigneurs) dont les parties s’apparentent à un jeu de guerre rituel.

Participer au jeu de balle étaient un énorme privilège, tout comme le fait d’être sacrifié, bien que les joueurs n’étaient pas des seigneurs mais plus généralement des prisonniers de guerre.

Categories
  • 1914
  • Armand Thibaudeau
  • cdl le trophée du désamour
  • Paul Michaux
  • Statistiques et records du championnat
  • Trophée france football