1 Genèse du jeu

1 Genèse du jeu

Il y a 150 ans, le football naissait (2/2)

Il y a 150 ans, le football naissait (2/2)

Il y a 150 ans cette semaine, le lundi 26 octobre 1863, une poignée de passionnés se réunissaient dans un pub londonien, le Freemasons’ Tavern, pour fixer quelques règles communes de jeu. La première fédération de football au monde, la Football Association, était née et le football moderne avec.

freemasons

1863, an zéro : naissance de la FA et des premières Lois du jeu

Ebenezer Cobb Morley est un avocat de 32 ans et un joueur émérite. En tant que président et capitaine du club londonien de Barnes, il a contacté l’hebdomadaire sportif Bell’s Life pour suggérer la création d’une instance dirigeante et proposer de nouvelles règles destinées à sortir le football de l’ornière. Il met en exergue le succès de la codification du cricket un siècle plus tôt, ainsi que celle du baseball. Le journal approuve l’initiative et lui prête son concours [1]. Arthur Pember, journaliste et avant-centre du club londonien de No Name Kilburn s’associe à sa démarche.

C’est ainsi que le 26 octobre 1863, les réprésentants et capitaines de huit clubs et trois écoles [2] – tous londoniens ou proche région – se réunissent au Freemasons’ Tavern près de Covent Garden à Londres (réunion appelée « The Meeting of Captains ») pour, enfin, arrêter officiellement quelques règles communes. Avant toute chose, il faut créer une instance et c’est Pember qui devient le premier Président de la Football Association (Morley est nommé Secrétaire général), puisque telle est la dénomination choisie [3]. Cette création est ainsi justifiée par le comité :

« Il est souhaitable qu’une fédération de football soit formée avec pour but l’élaboration d’un ensemble de règles destinées à réguler ce sport. »
fa-rulebookLa partie semble bien entamée pour Morley et Pember, ardents défenseurs du dribbling game popularisé par Eton College, mais il va falloir convaincre la frange dure des acteurs présents, le petit groupe mené par Francis Maule Campbell, capitaine du club londonien de Blackheath FC. Ce dernier est partisan d’un football rugbystique et rejette la version molle du sport voulu par le clan Morley-Pember, version qui limiterait sérieusement toute brutalité ainsi que l’usage des mains et bannirait le hacking (ou shinning), ce vicieux coup de savate au tibia.

La bataille s’annonce coriace et l’on sait déjà que ce premier meeting en appellera d’autres. Au fil des débats qui dureront six semaines, quelques concessions seront faites au clan Campbell (le football reste un sport hybrique – usage pied/main) mais c’est le tandem Morley-Pember qui sortira largement victorieux des négociations et provoquera le grand schisme entre football et rugby (lire en bas d’article la réaction des footeux pro-rugby).

Lors des six réunions tenues du 26 octobre au 8 décembre 1863, le comité va peaufiner le réglement pour finalement adopter, à 13 voix contre 4, les treize règles suivantes (alors surnommées les « London Rules » [4]) qui ont pour source les brouillons d’Ebenezer Cobb Morley, eux-mêmes inspirés des Cambridge Rules :

Les 13 Lois du jeu de 1863

La traduction ci-dessous est tirée de ce wiki en français. Cette traduction wiki, bonne dans l’ensemble (on passera sur les quelques fautes), a cependant dû être modifiée [5] (à noter également que le texte anglais de ce wiki diffère légèrement de la version officielle originale contenue dans The Rules of Association Football 1863).

Règle 1 : « La longueur maximale du terrain doit être de 200 yards (183 m), la largeur maximale de 100 yards (91,5 m), la longueur et la largeur doivent être délimitées par des drapeaux. Les buts sont signalés par deux montants verticaux, espacés de 8 yards (7,32 m), sans être reliés par une bande ou barre. »

england-scot

Le premier England-Scotland, 30 nov. 1872 (0-0)

Règle 2 : « Le vainqueur du tirage au sort peut choisir ses buts. Le match commence lorsque l’équipe ayant perdu ce tirage donne un “place kick“ [6] du centre du terrain. L’équipe adverse ne doit pas s’approcher à moins de 10 yards (9,15 m) du ballon jusqu’au coup d’envoi. »

Règle 3 : « Après tout but inscrit, l’équipe perdante doit donner le coup d’envoi. Les équipes doivent changer de camp après chaque but inscrit. »

Règle 4 : « Un but est validé lorsque le ballon passe entre les poteaux, ou au-dessus de l’espace entre les poteaux (quelle que soit sa hauteur), sans y avoir été jeté, poussé ou porté avec les mains. »

Règle 5 : « Quand le ballon sort de l’aire de jeu, le premier joueur à le récupérer doit le remettre en jeu depuis l’endroit où le ballon est sorti et le lancer perpendiculairement à la ligne de touche. Le ballon n’est pas en jeu tant qu’il n’a pas touché le sol. »

Règle 6 : « Quand un joueur tape dans le ballon, tout coéquipier se trouvant plus près de la ligne de but adverse que lui est hors-jeu : il ne doit ni toucher le ballon ni empêcher un adversaire de le toucher. En revanche, aucun joueur n’est hors-jeu quand le ballon est remis en jeu de derrière la ligne de but. »

Règle 7 : « Quand le ballon sort au-delà de la ligne de but, si le premier joueur à le toucher est un joueur de l’équipe qui défend ce but, alors l’équipe obtient à un coup-franc depuis la ligne de but, au point opposé de l’endroit où le ballon a été touché. Si le premier joueur à toucher le ballon est un joueur de l’équipe adverse, alors son équipe obtient un coup-franc d’une distance de 15 yards de la ligne de but, au point opposé de l’endroit où le ballon a été touché. Dans ce dernier cas, les joueurs de l’équipe adverse doivent rester sur leur ligne de but et attendre l’exécution du coup-franc. »

The Football Association puts original rules in safe hands

Joe Hart tenant le manuscrit original des premières Lois du jeu (le fais pas tomber Joe stp, ne nous sors pas une de tes boulettes, ça coûte bonbon)

Règle 8 : « Si un joueur réussit un “fair catch” [7], il obtient alors un coup-franc, mais seulement s’il marque le sol avec son talon immédiatement. Dans ce cas, il peut prendre autant d’élan qu’il le souhaite, sans qu’un joueur adversaire ne vienne le gêner. »

Règle 9 : « Aucun joueur n’a le droit de courir avec le ballon en main. »

Règle 10 : « Ni croche-pied ni coup de pied ne sont permis, et il est interdit d’utiliser ses mains pour retenir ou pousser un adversaire. »

Règle 11 : « Il est interdit à tout joueur de lancer ou passer le ballon à un coéquipier avec ses mains. »

Règle 12 : « Il est formellement interdit de ramasser le ballon avec ses mains tant qu’il est en jeu. »

Règle 13 : « Il est interdit de porter des chaussures avec clous protubérants, plaques de fer ou gutta-percha* sur la semelle ou le talon. » [*sorte de caoutchouc/résine très dur, rarement utilisé aujourd’hui]

Le reste des règles – telles que la durée du match, les sanctions à appliquer ou le nombre de joueurs par équipe – est laissée à l’appréciation des deux capitaines avant le match (même si des conventions vont rapidement s’établir, le jeu à onze va vite s’imposer par exemple).

Forte évolution des Lois du jeu de 1863 à 1900

Ces règles, civilisées pour l’époque (« Le triomphe de l’adresse sur la force », dira l’un des membres fondateurs), déplaisent fortement aux pro-rugby menés par Campbell de Blackheath FC. L’un des points de contention majeurs est le hacking (ou shinning) que le clan Campbell voudrait ardemment conserver et qui, protestent-ils, figurait dans le brouillon de réglement établi par ce bon Ebenezer ainsi que dans les points acquis au cours des débats (ce point crucial n’aurait été changé que sur le tard, rendant les pro-rugby furieux). Campbell s’insurge :

  • « Le coup de savate au tibia [hacking] est un aspect essentiel du vrai football. Si vous l’enlevez des règles, alors vous éliminerez de ce sport toute notion de courage et de bravoure. »
  • Les dirigeants de Blackheath FC, en minorité, s’inclineront et, avec une vingtaine d’autres clubs, iront créer leur propre sport : le rugby (la Rugby Football Union – fédé anglaise du rugby à XV – sera fondée en 1871).
  • Parallélement, la Football Association se dote d’un réglement intérieur, 9 règles qui tiennent en quelques lignes (plus de 600 pages aujourd’hui pour le FA rulebook, Lois du jeu comprises !).
  • Après vingt ans d’atermoiements, plus de temps à perdre et le premier match disputé suivant les nouvelles règles se déroule onze jours après l’établissement des Lois du jeu, le 19 décembre 1863 : 0-0 entre Richmond et Barnes (le club d’Ebenezer Cobb Morley, qui dispute le match [8]).

Ces nouvelles règles stimulèrent l’esprit compétitif et nombre de clubs se créa dans la foulée.

Parmi les plus connus :

  • Notts County en 1862 – mais date très controversée, décembre 1864 selon Keith Warsop, historien des Magpies -,
  • Stoke City 1863, Wrexham FC 1864, Nottingham Forest 1865, Chesterfield FC 1866, Sheffield Wednesday 1867.
  • Les premiers vrais derbys purent avoir lieu, notamment entre Notts County et Forest (le tout premier étant bien sûr Hallam FC v Sheffield FC, disputé pour la première fois le 26 décembre 1860 et récemment ici. Hallam qui a recruté gros cet été, enregistrant l’arrivée de… Chris Waddle, ci-dessous – il habite dans le coin depuis 20 ans).

Modifications et évolutions

Jusqu’à la fin du XIXè siècle, les modifications et ajouts seront nombreux (L’IFAB est créée en 1882).

Parmi les plus significatifs :

  • 1865 : une bande/corde doit être installée entre les deux poteaux, à une hauteur de 8 pieds (2,44 m). La barre transversale, d’abord en bois, ne se généralisera qu’à partir du début des années 1880 (rendue obligatoire en 1882). Avant 1863, si la longueur avait déjà été fixée à huit yards, aucune hauteur n’était spécifiée ! (Francis Jeffers aurait adoré).
  • 1866 : la passe vers l’avant est autorisée et un vrai hors-jeu est introduit : un joueur est désormais hors-jeu s’il y a moins de trois joueurs entre lui et la ligne de but adverse. Ce bouleversement va favoriser le lent essor d’un embryon de jeu de passe, technique alors inexistante.
  • 1867 : le nombre de joueurs est fixé à 11 par équipe (pourquoi 11 ? Voir [9]).
  • 1869 : le coup de pied de but (goal kick) est introduit, mais comme le marquage du terrain n’existe pas encore (dessin 1863), on place le ballon un peu vaguement devant le but. Ce n’est qu’en 1891 qu’un marquage clair est introduit et il faudra attendre 1902 pour voir apparaître un marquage tel qu’on le connaît aujourd’hui, avec l’ajout du « D » à la surface de réparation en 1937. Dans ce superbe clip de 1901 (Newcastle-Liverpool), on voit bien – à 1 minute – que la surface de réparation était arrondie, un peu comme au handball aujourd’hui. Un an plus tard, elle sera totalement redessinée.
  • 1871 : la position de gardien est officiellement reconnue par la FA et lui seul peut désormais toucher le ballon avec les mains.
  • 1872 : le corner (semblable à aujourd’hui) remplace le « corner » exécuté jusqu’alors comme un coup-franc et tiré à 15 yards de la ligne de but, là où le ballon était sorti.
  • 1873 : la règle du hors-jeu est modifiée : le hors-jeu est signalé au départ du ballon et non plus à son arrivée.
  •  1874 : Sam Widdowson, cricketteur et footballeur puis arbitre, invente les protège-tibias, qui rentreront dans les lois du jeu bien plus tard (accessoirement, ce futur international anglais et arbitre développa aussi la formation 2-3-5, dite « pyramide » ; ce sera le dispositif standard des années 1890 à la Seconde guerre mondiale, avec quelques variantes parfois).
  • 1877 : la durée de match est fixée à 90 minutes.
  • 1878 : l’arbitre peut utiliser un sifflet. Avant, c’était armé d’un mouchoir blanc qu’il tentait de se signaler aux joueurs…
  • 1891 (année charnière pour les lois du jeu, car professionnalisation en 1885 et création de la Football League à 12 clubs en 1888, les choses très sérieuses commencent donc) : la direction du match par un seul arbitre officiel de terrain devient obligatoire et la fonction de juge de ligne est créée (la présence d’un umpire – nom emprunté au cricket – était cependant habituelle depuis les années 1870, c’était même souvent deux arbitres qui se partageaient le terrain, avec parfois un arbitre « général » sur la ligne de touche. Pré-1885, le football était amateur et en l’absence d’un arbitre, c’est souvent le fair-play cher aux Victoriens – hormis les ancêtres de Lee Dixon – qui prévalait. Le cas échéant, les deux capitaines tranchaient).
  • 1891 : le pénalty, sans doute emprunté au rugby, est introduit en juin (on pouvait le tirer n’importe où de la ligne des 12 yards) après un incident lors d’un ¼ de finale de FA Cup où un défenseur toucha le ballon sur la ligne de but. Un coup-franc fut accordé – sur la ligne de but donc – que le gardien bloqua évidemment facilement. cet incident déclencha une telle controverse que les lois du jeu furent changées. Le tireur peut alors toucher le ballon plusieurs fois (beaucoup s’avancent vers le but et fusillent le gardien à bout portant). Un an plus tard, il est interdit au tireur de toucher le ballon une seconde fois (mais il est permis de le tirer à deux, si possible avec plus de succès que le duo Pirès-Henry).
  • 1891 : les filets de but sont rendus obligatoires en septembre après des essais concluants la saison précédente. Le premier joueur à les faire trembler en match officiel est Fred Geary d’Everton (le premier grand avant-centre Toffee) contre Notts County en janvier 1892.
  • 1891 : le temps additionnel est introduit, après un incident lors d’un Aston Villa-Stoke City. A l’avant-dernière minute du match, alors que Villa mène 1-0, l’arbitre accord un pénalty à Stoke. Le gardien de Villa balance alors le (seul) ballon hors du stade pour empêcher les adversaires de récupérer le ballon à temps. Stratagème réussi, l’arbitre est obligé de siffler la fin du match à la 90è minute. Cet acte antisportif fut considéré comme une injustice terrible et les règles furent modifiées (comme quoi les embrouilles impliquant Stoke ne datent pas d’hier). Si les lois du jeu ont bien changé depuis 1863, il n’en reste pas moins que l’élan insufflé par quelques mordus il y a 150 ans a largement façonné le football moderne. Un sport qui mit cinquante ans avant de décoller, et ne prit son envol que grâce à un livret de dix pages vendu 1 shilling et 6 pence. Un minuscule bouquin à 7 centimes d’euros qui changea notre monde.

Détails des données

[1] Entre-temps, quelques semaines avant le meeting du 26 octobre, nos amis de Cambridge University (qui ne lâchent pas facilement le morceau !) ont fait publier dans la presse une troisième proposition des règles du jeu. C’est donc la cinquième codification depuis la première en 1848 (Cambridge 1848, Cambridge 1856, Sheffield 1858, Uppingham 1862, Cambridge 1863) et s’inscrit dans cette filiation qui a abouti à l’élaboration des Lois du jeu d’aujourd’hui.

[2] Seul le club amateur londonien du Civil Service FC (alors appelé War Office) existe toujours.

[3] Les lois du jeu ne seront pas discutées lors du premier meeting qui se borne à créer la fédération ainsi que ses statuts intérieurs, les 9 « Rules of the Football Association » (seule fédération qui ne précise pas sa nationalité car première du genre, on était alors loin de se douter que 208 autres suivraient !). La terminologie du jeu est aussi clairement définie (place kick, fair catch, hacking, free kick, tripping, etc.).

Au cours des réunions suivantes, il sera décidé que ce nouveau sport s’appellera officiellement « association football » pour le différencier de sa forme la plus dure que ses défenseurs (rugbymen) veulent désigner officiellement « rugby football » ainsi que de toute autre forme de football (dans le sens « jeu de ballon hybride main/pied »). Voici le registre (d’une valeur de 2,5M £) où furent consignées les minutes des premières réunions de la FA et d’autres données, actuellement exposé à la British Library.

[4] Le manuscrit des Rules of Association Football de 1863 est exposé au National Football Museum de Manchester, ici.

[5] La traduction de projecting nail par « écarte-narines » – règle 13 – étant notamment fort intrigante !

[6] Le place kick est alors une sorte de remise en jeu (« a kick at the ball while it is on the ground in any position which the kicker may choose to place it » étant la definition officielle de l’époque). Dans le contexte de la règle 2, ce place kick devient le coup d’envoi.

[7] Le terme fair catch est traduit dans le wiki français par « arrêt de volée » mais cette traduction peut induire en erreur. Voici la définition officielle telle qu’elle figure dans le livre The Rules of Association Football 1863 sus-cité :

« A Fair Catch is when the ball is caught after it has touched the person of an adversary or has been kicked or knocked on by an adversary, and before it has touched the ground or one of the side catching it; but if the ball is kicked from behind the goal line, a fair catch cannot be made. ».

Afin d’éviter toute confusion, il convient donc de préciser que :

  • a) la position de gardien n’existait pas en 1863 (le terme fut officiellement introduit dans les règles en 1871 par la FA), il ne s’agissait donc pas d’un arrêt mais plutôt d’une prise ou réception de balle.
  • b) jusqu’en 1871, l’usage des mains était permis mais se limitait à une « réception franche » (fair catch) : on pouvait passer le ballon avec la main mais « à condition qu’il soit réceptionné franchement ou au premier rebond par un coéquipier ».

L’usage de la main sera définitivement proscrit en 1871, date de l’introduction du terme goalkeeper dans les lois du jeu publiées par la FA.

[8] Un match Barnes-Richmond était prévu le 19 décembre prochain dans le cadre des commémorations de ce 150è anniversaire mais aucun de ces clubs n’existant, la FA a organisé un match dans le parc de Buckingham Palace entre un club formé en 1875 (Polytechnic FC) et le seul club présent lors des réunions de 1863 et encore existant, le Civil Service FC – voir [1].

[9] Deux théories coexistent :

  • a) les dortoirs des public schools étaient souvent organisés en chambres de 11 ou de 10 + 1 surveillant
  • b) le foot a imité le cricket qui se joue à 11

L’hypothèse b) semble plus plausible car on ne jouait pas à 11 dans les public schools prè-1860 mais à 10, 12, 16, 20 joueurs ou plus (il semble cependant qu’on joua souvent à 11 à Eton, dès le début des années 1840), cela dépendait en fait de la longueur très variable du terrain (parfois 300 mètres de long). Il a été dit que le chiffre initial fut de 10 et qu’en ajoutant le gardien, on arriva à 11. Peu probable, car quand le chiffre de 11 devint la norme, au tout début des années 1860, le poste de gardien n’existait pas. Un autre élément tendrait à favoriser b) : le fait que le football s’inspira du cricket pour l’établissement et l’unification de règles communes ; or, le cricket était très pratiqué dans les public schools dont étaient issus tous les fondateurs de la Football Association (sauf les deux principaux, Morley et Pember).

La réponse se trouve probablement dans une combinaison de a) et b) : si le cricket adopta 11 joueurs à la fin du XVIIIè, c’était peut-être dû à l’organisation des dortoirs/chambrées des public schools.

Il y a 150 ans, le football naissait (1/2)

Il y a 150 ans, le football naissait (1/2)

Il y a 150 ans cette semaine, le lundi 26 octobre 1863, une poignée de passionnés se réunissaient dans un pub londonien, le Freemasons’ Tavern, pour fixer quelques règles communes de jeu. La première fédération de football au monde, la Football Association, était née et le football moderne avec. Si vous visitez Londres, ne cherchez pas le Freemasons’ Tavern, il n’existe plus(1) . Mais sa legacy est universelle : les premières lois du jeu du football y ont été édictées et la Football Association y fut créée. Parmi les hommes à l’origine de cette révolution, deux dirigeants de club jouèrent un rôle déterminant : Ebenezer Cobb Morley (ci-dessous, à gauche) et Arthur Pember. A ce titre, ces deux pionniers injustement méconnus sont considérés comme les deux principaux pères fondateurs du football(2) .

Une brève histoire de la FA e-c-morleypember

1830-1848 : l’élite scolaire prend les rênes

Avant les années 1830, et contrairement aux idées reçues, le football d’en bas existait bien, à une micro échelle (un jeu de balle, à tout le moins – on recense même un club créé en 1824 à l’université d’Edimbourg, The Foot-Ball Club [3]). Il s’était développé dès le 16è siècle parallèlement à la soule (appelée mob football ou folk football), ce combat de rue généralement considéré comme lointain parent du football (ou du hooliganisme, c’est selon) et perpétué avidemment en Angleterre lors des Mardi Gras turbulents (Shrove Tuesday) et jours fériés où les excès étaient de rigueur.

riToutefois, peu à peu, ce football allait s’éteindre (l’intensité de la révolution industrielle, ainsi que son dévorant besoin d’espace, lui portant notamment un coup fatal) et ce sont les universités et Public Schools, ces écoles privées réservées à l’élite et propriétaires de vastes domaines, qui reprennent le flambeau pour résusciter l’agonisant au milieu du XIXè siècle. Un problème majeur se pose alors à ces jeunes gens élevés dans un esprit victorien très compétitif : chaque école a son propre code (fluctuant), ce qui rend les rencontres inter-scolaires impossibles. La solution est donc d’adopter des règles communes à tous. Si le principe est simple, son application s’avèrera autrement plus compliquée.

Un autre élément souvent occulté va favoriser l’éclosion d’une codification unifiée : la révolution industrielle. L’industrialisation effrénée du pays – qui entraîne des bouleversements si soudains et profonds que Friedrich Engels comparera la révolution industrielle britannique à la révolution française – s’accompagne d’un changement radical des mentalités. A mesure que la société se civilise, les classes dirigeantes, puis le peuple, tolèrent de moins en moins la brutalité de ce sport qui ressemble alors bien plus à une violente forme de rugby qu’au football. Les nombreuses pétitions qui exigeaient la disparition de la soule deux décennies auparavant – « trop moyenne-âgeuse » se scandalisait-on – sont remplacées par des voix s’élevant contre ce football sauvage pratiqué dans les public schools et universités.

1848 : les Cambridge Rules, ancêtres des lois du jeu

Le besoin d’uniformisation des règles se fait pressant et c’est de Cambridge que vont venir les prémices du salut. La célèbre cité universitaire est alors pionnière en matière sportive et une forme de football très viril est prisée des étudiants du cru depuis des centaines d’années. La légende locale veut que le notoire Oliver Cromwell, sorte de Napoléon anglais (toujours aussi haï en Ecosse et surtout en Irlande 400 ans après), ait été un brillant footballeur pendant son embryon d’études à Cambridge au début du XVIIè siècle. L’un des poumons verts de Cambridge est Parker’s Piece, une vaste étendue de dix hectares où se pratiquent toutes sortes d’activités depuis des siècles, parmi lesquelles le football occupe une place de choix (Parker’s Piece revendique régulièrement la paternité du football « moderne et organisé »).

webb-ellis-statueCe sont les dénommés Henry de Winton et John Charles Thring qui donnent les premiers l’impulsion pour une codification du football (JC Thring refera parler de lui, voir plus bas). En octobre 1848, au terme d’une réunion houleuse de huit heures à Trinity College, les Cambridge Rules [4] sont établies par quatorze étudiants de l’université issus de cinq lycées huppés (Eton, Harrow, Rugby, Shrewsbury et Winchester), chacun défendant le bien-fondé des règles de son alma mater.

Deux clans et philosophies de jeu s’opposent alors clairement : les anciens d’Eton College, partisans d’un football essentiellement pratiqué au pied (souvent appelé le dribbling game [5], développé vers 1845 et parfois joué à 11 v 11), et ceux de Rugby School, prestigieuse public school du centre du pays, défenseurs d’une version bien plus musclée du sport, un football rugbystique où l’utilisation des mains est généralisée (appelée le handling game, type de football que Rugby School codifia en août 1845, mais en interne seulement – ces 37 règles furent d’ailleurs publiées dans un livret intitulé « The Laws of Football played at Rugby School »).

Dans le compromis quelque peu boîteux qui émerge, c’est la vision policée des ex Etonians qui s’est imposée. Ces règles introduisent notamment une sorte de touche, les passes en avant (alors interdites), le coup de pied de but et un principe qui pose un jalon fondamental dans l’évolution formative du football : l’interdiction de courir ballon en main.

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1848-1862 : l’anarchie entraîne l’immobilisme

Las, en l’absence d’une instance nationale, une grande confusion règne et les Cambridge Rules tombent vite en désuétude, chaque établissement préférant conserver ses traditions, forcément meilleures que celles du voisin. Parfois, comme à Rugby School, les règles varient même d’une classe ou d’un groupe d’âge à l’autre… Certaines pratiques en vigueur sont déroutantes et l’inexistence d’un semblant de norme est problématique, même le ballon peut considérablement varier d’un endroit à l’autre (question taille, poids ou même forme). A Winchester School, les deux poteaux de buts doivent obligatoirement être… des joueurs. A Charterhouse School, les cloîtres servent de terrain et les piliers de buts. A Eton, Nottingham et autour de Sheffield, on peut scorer un « rouge » (le terme vient du hockey sur gazon, alors à la mode), un croisement complexe entre essai de rugby, corner et but (tout en sachant que le but peut s’étendre sur toute la largeur du terrain !).

chForce est de constater que la période 1848-1862, après avoir beaucoup promis, a engendré l’immobilisme, voire la régression (les débats animés ayant ravivé quelques vieilles rancoeurs et fait naître de nouvelles). Un facteur explique cette inertie : les rapports entre écoles sont sous-tendus par de profonds préjugés et antagonismes. Eton prend Rugby de haut et considère leur rugueux football comme « vulgaire », tandis que Rugby juge celui d’Eton « efféminé ».

Un snobisme de caste envenime les relations entre établissements. Les plus historiques et prestigieux, tels Eton ou Westminster, voient d’un mauvais oeil l’ascension d’écoles récemment créées qui, conjecturent-ils, cherchent simplement se faire un nom. Certains membres de la vieille garde refusent même d’affronter ces « arrivistes », ne considérant pas cet adversaire comme « de vrais gentlemen ». Ces rivalités hautaines et stériles vont stopper la progression du football, au moment où l’élaboration des Cambridge Rules aurait dû le faire décoller.

1862 : les prémices du schisme football-rugby

La standardisation des règles s’annonce d’autant plus difficile que, reflet de la révolution industrielle, de robustes régionalismes apparaissent, surtout dans le nord du pays, à la fois berceau de cette révolution et de l’essor du football (logique, puisque son développement est lié à la révolution industrielle).

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 En octobre 1858, les Sheffield Rules sont créées (ci-dessus – officiellement nommées Rules, Regulations & Laws of the Sheffield Foot-Ball Club). Inspirées des Cambridge Rules, elles seront progressivement modifiées et utilisées dans un vaste rayon autour de Sheffield jusqu’en 1877, coexistant avec les règles établies par la FA en 1863.

En mars 1867, Sheffield crééra même sa propre fédération, la Sheffield Football Association, mais rentrera dans le rang dix ans plus tard (le seul exemplaire existant des Sheffield Rules, et qui appartenait à Sheffield FC, le plus vieux club au monde toujours en activité, a été vendu 881 250 £ aux enchères par Sotheby’s en 2011 – voir clip. Un tournoi, disputé selon les Sheffield Rules, s’est récemment déroulé à Sheffield).

FA-photoEn 1862, une version réactualisée des Cambridge Rules est élaborée par… John Charles Thring, le principal co-initiateur des Cambridge Rules 1848 et désormais enseignant à Uppingham School, une école progressiste qui a épousé avec enthousiasme les idéaux victoriens d’effort physique salutaire pour le corps et l’esprit. L’activité sportive, devenue synonyme d’ordre et de discipline, est alors en vogue mais doit désormais s’exercer dans un cadre structurant (c’est l’ère de la « masculinité victorienne »).

Ces nouvelles Uppingham Rules, appelées également « The Simplest Game » et similaires aux Cambridge Rules, réitèrent plusieurs points essentiels de 1848 en restreignant leur portée : l’interdiction de faire des crocs-en-jambe, de mettre des coups et d’utiliser ses mains hormis pour arrêter le ballon et le poser devant soi (avant de continuer l’action). Les footballeurs de Rugby et d’ailleurs qui militent pour un football rentre-dedans accusent le coup.

La situation semble donc se débloquer et c’est cette période favorable que choisit un certain Ebenezer Cobb Morley pour entrer en jeu. Mais pour convaincre les footeux pro-rugby que leur version du sport est moche et archaïque, ce bon Ebenezer va devoir entrer tête la première dans la mélée…

 

Détails des données

[1] Enfin si, mais plus dans son jus. Le superbe Freemasons’ Tavern, ancien QG art déco des francs-maçons anglais, fut transformé et rebaptisé Connaught Rooms en 1905, en l’honneur du Duke de Connaught, l’un des fils de la Reine Victoria. Ce lieu mythique situé tout près de Covent Garden est aujourd’hui le Grand Connaught Rooms, un centre réputé de réunions/galas/soirées/événementiel (qui compte parmi ses clients réguliers nombre d’acteurs du foot et sport anglais, dont la FA, la Football Supporters’ Federation, la Football Writers’ Assciation, la Sports Journalists’ Association, etc.). Samedi 26, la FA célèbrera le 150è anniversaire au Grand Connaught.

[2] Les frères Alcock (Charles et John), fils d’un riche armateur de Sunderland, jouèrent également un rôle clé dans le développement du football. Charles Alcock est notamment le fondateur des fameux Wanderers FC, sud de Londres – cinq fois vainqueur de la FA Cup – et surtout le créateur de la Football Association Challenge Cup (FA Cup), dont la première édition se déroula en 1871-72. Une version bien différente d’aujourd’hui : seuls 15 clubs y participèrent, tous londoniens ou région – sauf Queen’s Park FC, Glasgow – et 15 matchs furent disputés seulement. Wanderers FC remporta la première finale, devant 2 000 spectateurs et fut dissous en 1887 puis refondé en 2009. Ils évoluent en D12 et, avec 5 FA Cups dans leur trophy cabinet, possèdent probablement le plus beau palmarès au monde pour un club de quartier ! Par ailleurs, la FA a retrouvé quelques descendants des huit pères fondateurs et une cérémonie a eu lieu hier (21 octobre) en leur honneur à Wembley.

[3] Club créé par un étudiant, John Hope, et qui peut légitimement revendiquer le titre de premier club « structuré » au monde, même s’il n’exista que 17 ans. Ce club avait établi ses propres règles et compta jusqu’à 80 licenciés. Sheffield FC (actuellement en D8), est le plus vieux club non scolaire au monde, fondé en 1857 par des cricketters qui s’ennuyaient l’hiver venu (le cricket ne se pratique que d’avril à septembre en Angleterre – thank God serait-on tenté d’ajouter).

[4] Il ne reste malheureusement aucune trace écrite des Cambridge Rules, seule subsiste une version révisée datant approximativement de 1856. Elle est conservée à la bibliothèque de Shrewsbury School, lycée des deux instigateurs des Cambridge Rules, Henry de Winton et John Charles Thring.

[5] Dribbling = conduite de balle, dans ce sens (ce terme signifie aussi « technique de dribble » bien entendu). Ni tactique ni positionnement n’existait vers 1850-1860 (même jusqu’au début des années 1880 en Angleterre, au contraire de l’Ecosse, bien plus avancée dans ce domaine), le modus operandi consistant le plus souvent à balancer le « ballon » devant [une vessie de boeuf ou cochon] et courir en masse derrière. Quand un joueur parvenait à contrôler le ballon et filer vers le but, ses coéquipiers l’entouraient pour le protéger des brutalités.

Eton College et Harrow, où le dribbling game a été développé, souhaitaient voir émerger un football moins primitif et violent, avec peu de jeu à la main et basé sur la conduite de balle, mais pas encore sur la passe (passer en avant était interdit et passer latéralement ou en arrière était rare). Sans trop entrer dans les détails, la passe n’arrivera véritablement en Angleterre qu’au début des années 1880 grâce aux Ecossais (même si quelques clubs anglais, tel Sheffield FC, avaient réfléchi au problème avant QPFC et en particulier grâce au club avant-gardiste de Queen’s Park FC (Glasgow), tenant d’un amateurisme pur et dur – au point que certains de ses joueurs refusèrent des sélections nationales (tel l’Anglais JB McAlpine dans les années 1920). Une dizaine d’années avant tout le monde, QPFC utilisa des dispositifs de jeu révolutionnaires pour l’époque (fin des années 1870), notamment le 2-3-5 alors que les clubs (anglais surtout), si d’aventure ils utilisaient un semblant de schéma tactique, jouaient en 2-2-6. Le 2-3-5 se généralisera à partir des années 1890. Quand les clubs anglais recrutèrent en masse des joueurs écossais, à partir de 1880, ces derniers introduisirent le jeu de passe en Angleterre.

Alors,

a) pourquoi les Anglais firent-ils venir des Ecossais ? et

b) Pourquoi les Anglais n’avaient-ils pas développé le passing game ?

  • a) Parce que les Ecossais, qui maîtrisaient le jeu de passe, étaient meilleurs que les Anglais et les clubs anglais les payaient généreusement, même avant la professionnalisation en 1885. Le football ne fut professionnalisé qu’en 1893 en Ecosse et dès l’essor du sport en Angleterre à partir des années 1880, beaucoup d’Ecossais irent jouer chez le voisin anglais, surtout dans le Nord. Le surnom du club de Queen’s Park FC, The Spiders, est tiré du jeu de passe « en toile d’araignée », cette toile qu’ils tissaient pour étouffer leurs adversaires (une autre version plausible et largement répandue sur l’origine de leur surnom existe – ici par exemple – mais il semblerait qu’elle ne soit pas avérée. Il convient toutefois d’être prudent avec ces versions, l’histoire du football vers 1870 se transmettant principalement de manière orale, surtout pour les questions de moindre importance comme le surnom).
  • b) Car la vieille garde, tenante d’un amateurisme pur et dur, considérait la passe comme un acte « lâche » et « contre l’esprit du jeu ». La professionnalisation et le fort apport de joueurs écossais feraient vite disparaître ces idées victoriennes faussement nobles.

Soule (sport)

Soule (sport)

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La soule (ou chôle en picard) est un jeu traditionnel pratiqué sous l’ancien régime principalement en France. Ancêtre présumé du football et du rugby, il se rapproche de ce dernier, si ce n’est que les deux équipes ont souvent un même en but (un lieu-dit, une mare), que leur composition n’a pas de limites définies (à l’origine les équipes étaient constituées de tous les hommes valides de deux ou plusieurs villages/ mariés contre non mariés quand la choule était jetée par la dernière mariée de l’année). Le manque de règle définie et l’exode rural ont contribué à son déclin avant une résurrection récente soit dans un cadre purement traditionnel en Picardie, soit avec des règles précises avec compétitions scolaires ou non en Normandie.

Ce jeu est le sujet d’un film homonyme, La Soule, de Michel Sibra (1989), avec Richard Bohringer et Christophe Malavoy.Le jeu de nos jours est joué par les Scouts, mais nommé « Sioul » avec deux équipes et deux bases.

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Étymologie et Description

D’un mot bas francique de la famille du germ. *keula- « cavité, voûte; objet rond », se prononçant choule en Normandie septentrionale (sur la base de règles modernisées) et en Picardie (pratique traditionnelle), la soule est de nouveau pratiquée très régulièrement dans ces deux régions, y compris avec des crosses surtout en Normandie, où les derniers témoignages antérieurs à une résurrection depuis 2001, remontaient à la Seconde Guerre mondiale dans le Cotentin.

Des liens importants existent avec des sports anciens romains (harpastum, puis calcio florentin en Italie du Quattrocento), scandinaves (knattleikr, cf. les sagas) ou avec le hurling et le football gaélique irlandais (il vit une renaissance depuis le début du XXe siècle), le shinty écossais, mais aussi avec des sports plus modernes ou moins traditionnels : les footballs américain et australien, la crosse canadienne (jouée à l’origine par les Amérindiens mélangeant sans doute leur jeu avec celui des colons), et même un jeu traditionnel avec les crosses au Chili, mais aussi en Tunisie et en Croatie. Sport essentiellement joué lors des fêtes des saints patrons et à l’époque de carnaval.

Historique

  • À l’origine, la soule est jouée par les classes basses (voir chronologie du sport au Haut Moyen Âge (Ve-XIIe siècles)). C’est le pendant pour la piétaille du tournoi des chevaliers.
  • 1066. Guillaume le Conquérant prend pied en Angleterre. Introduction probable de la soule normando-picarde outre-Manche.
  • 1174-1177. Première mention écrite de la soule ou choule en France. Le jeu oppose deux équipes (hommes de la ville à ceux de la campagne, mariés du village contre célibataires, paysans contre marchands, deux corporations), qui se disputent un ballon (boule de bois, vessie de porcs remplie d’air, de paille, de son ou d’autres ingrédients) qu’il faut déposer dans un but (porche d’une église, ruine, mur, arbre, trou, poteau, entrée d’un bois). C’était certes viril, très viril même, mais tous les coups n’étaient pas permis, comme on le croit trop souvent. La soule, qui passe aujourd’hui pour brouillonne et violente, était en fait très codifiée et pas si barbare que les fameuses « lettres de rémission » le laissent entendre.
  • Les cas évoqués par ces sources sont tous, par définition, des affaires judiciaires, avec leurs cohortes de blessés et même de morts donnant, à tort, l’image d’une mêlée ultra violente. Comme le signalent ainsi nombre de plaignants, « ce n’est comme cela qu’on pratique la Soule ».
  • Le jeu est évoqué dans le roman de Renart : Li vilein qui sont à la çoule…
  • 1174. Publication en Angleterre de La Vie de saint Thomas Becket de William Fitzstephen qui mentionne la pratique courante des jeux de ballons outre-Manche (soule/football).
  • Activité souvent violente, car dénuée de règles, elle est à maintes reprises, sur ordres d’autorités locales, voire par édits royaux, compromise, puis interdite par Philippe V en 1319 et Charles V en 1369, qui menacent son succès.
  • Très populaire à la Renaissance9. La pratique semble diminuer ensuite régulièrement jusqu’au XIXe siècle.
  • Beaucoup de témoignages au XIXe siècle (fêtes patronales, mariages, départ de la dernière mariée de l’année, carnaval).
  • Malgré les interdictions au milieu du XIXe, le jeu perdurera assez fortement, en cachette, essentiellement en Picardie, Normandie, Bretagne jusqu’en 1913, puis dans une moindre mesure ensuite pour s’éteindre à de rares exceptions près, dans le courant de la seconde guerre mondiale.
  • On assiste à une renaissance actuelle, essentiellement en Normandie et plus particulièrement dans le Cotentin, dans le Bessin, le Pays de Caux et dans l’Eure (2008 : 80 parties environ, avec ou sans crosses).
  • Aujourd’hui il est toujours pratiqué de façon assez importante en Normandie (avec des règles précises et une ligue veillant à leur respect que ce soit avec ou sans crosse), un peu en Picardie et très sporadiquement ailleurs, c’est aussi un jeu répandu chez les Scouts lors de grands rassemblements. Il est parfois nommé sioule. Il est cependant à noter qu’il est, de par son caractère potentiellement dangereux, aujourd’hui interdit dans plusieurs associations reconnues par la fédération du scoutisme français, comme chez les Scouts et Guides de France. Ce jeu reste néanmoins toléré dans d’autres mouvements scouts, comme les Guides et Scouts d’Europe ou les Scouts Unitaires de France.

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La règle du jeu

En territoire normand

En Normandie des règles ont été écrites depuis 2001 et sont suivies actuellement que ce soit pour le jeu avec ou sans crosses (environ 70 parties par an avec ou sans crosses). La balle est à présent en mousse entourée de cuir avec une anse pour le lancer et pour ramasser la balle à terre.

Grande Choule (sans crosse)

le jeu se déroule en 2 phases.

  • 1.Une au pied exclusivement, où deux joueurs de chaque équipe (de 5 à 10 joueurs) doivent ramener la choule dans leur camp pour démarrer la seconde phase.
  • 2.Une à la main et au pied : L’équipe qui a récupéré la choule peut avancer jusqu’à la moitié du terrain et aller « noyer » la choule dans la « mare » adverse symbolisée par un rectangle de 2 mètres sur 1,50 mètre environ, surmontée d’un piquet de 1,5 m minimum avec un drapeau. Il suffit que la balle touche la mare une fois pour compter un point, elle peut donc également être lancée au pied si besoin.
  • L’arbitre est juge des sorties de terrain, des « tenues  » de balle, de la correction des oppositions et des points marqués ou non. Il peut exclure un joueur. La partie se joue soit sur 5 « mares » soit sur deux mi-temps de 15 minutes.
  • L’autre équipe l’en empêche et tente de récupérer la balle. Les placages ne sont pas permis. Le joueur bloqué avec la balle doit s’en débarrasser dans les 3 secondes. Les passes en avant sont autorisées et même nécessaires, notamment sur les longues distances, grâce à une anse en corde cousue dans la choule. On peut également bloquer un joueur sans la balle.

Choule à la crosse :

  • Deux équipes (3 joueurs à 4 joueurs + 1 ou 2 remplaçants) doivent passer la choule avec une crosse à l’intérieur d’un but appelé « viquet » par devant ou par derrière ou encore faire tomber la barre transversale (2 points au lieu d’un, si la barre est touchée directement et tombe).
  • La progression de la balle se fait au pied et à la crosse.
  • La mise en jeu se fait par le lancer de la balle en l’air entre les deux capitaines.
  • La balle sera jouée par eux en premier une fois à terre.
  • Si l’on joue au pied le coup suivant doit être joué à la crosse quelle que soit l’équipe qui joue le coup.
  • Un joueur peut prendre la balle à la main (s’il n’y a personne à moins d’un mètre) et frapper la balle en l’air avec la crosse.
  • On peut progresser en jonglant avec la balle sur la crosse.
  • Les joueurs peuvent se « chouler » ou se « locher » c’est-à-dire se bousculer, et même se faire tomber.
  • L’arbitre doit rappeler avant la rencontre les conditions de ce droit.
  • Si la balle passe au pied dans le viquet le point n’est pas gagné mais un joueur peut la frapper pour marquer.
  • Quand la balle sort du terrain la remise en jeu s’effectue au pied ou à la main. S
  • i la défense fait tomber le viquet (hors choulage) cela donne un point à l’adversaire ou le choix de tirer à une distance de 3 mètres pour faire tomber la barre du haut avec la balle et obtenir ainsi 2 points (tir sans gardien).
  • Après un but la remise en jeu s’effectue à un mètre devant le viquet au pied ou en frappant avec la crosse à terre ou en l’air.

Champion de Normandie 2014 de Choule à la Crosse: VALLEE DE LA RISLE-LA CHOUQUE Vainqueur de la coupe de Normandie 2014: EXO NourMaundie Choule (expatriés et joueurs sans équipe) Le Championnat 2014 s’est déroulé de mi-mars à mi-juin / Tournois d’Hiver en salle (de novembre à fin mars) Novembre 2014 Le Havre/ mars 2015 Sandouville) / Tournoi d’automne 2015 = BERNAY 29 / 11 après midi au plateau sportif et gymnase MArie Curie. La Coupe de Normandie se déroule un dimanche entre mi avril et le 2e dimanche de mai (La Haye de Routot, Eure, terrains de choule) l’après midi (en même temps sur le site : autres jeux régionaux, collation et grande choule finale). En 2016 ce sera le ⇒ DIMANCHE 17 AVRIL La Haye de Routot En 2016 se tiendront les cousinades Gilles de Gouberville(grand chouleur de la Renaissance) les 11 et 12 JUIN au château des Ravalet à Tourlaville (Manche)et des parties de choules seront organisées, notamment certaines en costume d’époque.

Équipes 2015 engagées: Bessin choule Klub, Choule Hâot Cotentin, Vallée de la Risle, Exo Normaundie Choule (expatriés), Bernay, Pointe de Caux…

Les équipes normandes en 2013

Équipes actuelles :

  • Bayeux (Bessin choule Klub)
  • Vallée de la Risle (la Chouque)
  • Bocage Villedieu/ Vire (LBY)
  • choule Hâot Cotentin
  • Expatriés (Exo Nourmaundie choule)
  • Bernay Choule
  • Choule en Caux
  • les ar’moqueus da Rouen
  • CAEN CHOULE

Hors territoire normand

Hors territoire normand, la règle, avec de nombreuses variantes est établie ainsi:

  • Se joue sur un terrain de superficie et de limites indéterminées.
  • De chaque extrémité du terrain, deux buts/bases sont marquées par un objet fixe.
  • La durée du jeu n’est également pas définie.
  • Les joueurs peuvent se mettre d’accord au préalable pour restreindre le terrain et la durée du jeu.
  • Ils peuvent se concerter aussi pour désigner un arbitre dont le seul but est de donner le coup d’envoi et d’arrêter le jeu en cas d’accident sur le terrain.
  • Les deux équipes s’affrontent pour se saisir du ballon, plus généralement d’une pelote de chiffon ou vêtement de la grosseur d’un ballon de rugby. Le but est de marquer le but en touchant avec le ballon la base de la partie adverse.
  • Le reste du jeu est libre et permet tous les coups bas, à moins qu’ils ne soient prohibés.
  • Le point délicat de ce jeu éprouvant est de contenir sa violence afin de limiter la casse.

Le Calcio florentin (ou Calcio Storico), sport d’équipe et de combat encore pratiqué de nos jours à Florence en Italie, est une variante de la soule/Choule.

Formes modernes

On assiste à sa renaissance actuelle en Normandie, sous le terme de « Grande Choule » et de « Choule crosse » sur la base de règles évitant la violence et mélangeant un jeu au pied et un jeu à la main. On joue également dans cette région à la « choule à la crosse ». C’est un sport spectaculaire également, mélangeant le jeu à la crosse (balle à terre, balle soulevée ou balle frappée en l’air) et au pied. La balle doit passer dans le but ou « viquet », par n’importe quel côté ou bien renverser celui-ci. Les joueurs peuvent se bousculer (se chouler). La Coupe de Normandie a lieu le 1er dimanche de mai à La Haye de Routot dans l’Eure). Il existe également des compétitions scolaires (UNSS, et intra collèges), et une ligue officielle se met en place en 2013.

Palmarès récent :

Tournoi automne 2012 :

  • Vainqueurs Exo Nourmaundie Choule (expatriés)

Coupe de Normandie 2013 :

  • Vainqueurs Vallée de la Risle
  • 2e Exo Nourmaundie Choule » (expatriés)

Coupe de Normandie 2014 :

  • Vainqueurs « Exo Nourmaundie Choule (expatriés)
  • 2e Vallée de la Risle

Coupe de Normandie 2015 :

  • vainqueur Vallée de la Risle/ La Chouque
  • 2 eme « Exo Nourmaundie Choule (expatriés)

Championnat de Normandie 2013 : Vainqueurs Choule Hâot Cotentin

  • 2e Vallée de la Risle
  • 3e Exo Nourmaundie Choule (expatriés)
  • 4e Bocage Vire/Villedieu-les-Poêles
  • 5e Bessin choule klub.

Mais la survie de ce jeu ancestral est aussi due au scoutisme. Les différents mouvements du scoutisme français (cf. Portail du scoutisme) en ont fait leur sport quasi officiel. Il n’y a pas de règles officielles, mais l’esprit scout impose une non-violence et un respect de l’équipe adverse. Au son de la corne, les deux équipes (plus ou moins équilibrées) se disputent la balle (un ballon de rugby) afin de la loger, comme au rugby, dans les buts adverses (plus ou moins définis).

Dérivés

La Soule normande, devenue Soule Royale, est un jeu pratiqué par les joueurs du jeu en ligne Les Royaumes Renaissants. Elle fait s’affronter, sur forum, deux équipes de 11 joueurs devant pousser la soule dans le but adverse, avec possibilité de mettre K.O. les adversaires.

Images liées:

Les débuts du football 1835-1870

Débuts du football

Chronologie et Histoire du football.

Les débuts du football recouvrent une période où le jeu de football construit son règlement et son environnement. Les premiers clubs, coupes, championnats, fédérations et supporteurs apparaissent à cette période.

Le présent article détaille les éléments historiques notables de l’histoire du football entre 1835 et 1870.

Années 1830

1835

  • Highway Act en Grande-Bretagne qui interdit la pratique du football dans les rues. Ce « folk football » est déjà pratiqué depuis quelques années par des Public Schools comme Eton depuis 1747, Westminster depuis 1749, Rugby, Harrow, Charterhouse, Shrewsbury ou Winchester lors de la morte saison: l’hiver. Cricket, athlétisme et aviron occupent en effet déjà le calendrier des premiers beaux jours du printemps aux derniers beaux jours de l’automne. À noter que les élèves des universités anglaises avaient déjà tenté d’y introduire le football. Au XVIe siècle, ainsi, Oxford interdit la pratique du football (1555), tandis que Cambridge le bannit en 1574.

Années 1840

1848

  • Octobre : après plus de sept heures de débats entre les représentants de plusieurs établissements scolaires de Cambridge, les « Cambridge Rules » sont édictées. C’est la première tentative d’unification des différents codes. Il faudra encore attendre un demi-siècle avant de parvenir à cette unification…

1849

  • À Cheltenham, on décide que les capitaines désigneraient les « umpires », ces derniers devant s’entendre pour nommer un « referee ». Les umpires, un dans chaque camp, restent sur le terrain, tandis que le referee est installé dans la tribune. Si les umpires ne peuvent tomber d’accord sur une décision, c’est le referee qui tranche.

Années 1850

1857

  • 24 octobre : fondation du Sheffield Club, premier club non scolaire

Années 1860

1860

  • Fondation du Lausanne Football and Cricket Club, premier club en dehors de l’Angleterre.

1860 à 1880

  • Le passage du « dribbling game » au « passing game » constitue une véritable révolution. À l’origine, le football est très individualiste. Les joueurs, tous attaquants, se ruent vers le but ballon au pied, c’est-à-dire en enchaînant les dribbles. C’est le « dribbling ». Comme Michel Platini aimait le rappeler: « le ballon ira toujours plus vite que le joueur ». C’est sur ce principe simple qu’est construit le « passing game »… et le football ! Cette innovation apparaît à la fin des années 1860 et s’impose dans les années 1880. Dès la fin dès années 1860, des matches entre Londres et Sheffield auraient introduit le « passing » au Nord. C’est la version du vénérable Charles Alcock, qui situe en 1883 la première vraie démonstration de « passing » à Londres par le Blackburn Olympic. Entre ces deux dates, la nouvelle façon de jouer trouve refuge en Écosse.

1862

  • J.C. Thring, maître assistant à l’Uppingham School, publie un code de football en 10 lois intitulé « The simplest game » (le jeu le plus simple). Thring s’inspire très largement des « Cambridge Rules ». Cette publication relance la réflexion sur les lois du jeu, très différentes d’une école à l’autre, au sein d’une même université… Les rencontres sont toujours problématiques car chaque équipe veut jouer selon « ses » règles.

1863

  • 26 octobre : fondation de la Football Association à la Freemason’s Tavern de Londres par les membres de onze clubs principalement londoniens.
  • 14 novembre : la FA adopte ses lois du jeu, largement inspirées par les Cambridge Rules et les lois de Thring. 14 lois du jeu qui interdisent notamment de donner des coups de pied aux joueurs – le « hacking », les crocs en jambe et de porter le ballon avec les mains.
  • 19 novembre : premier match disputé selon les règles de la FA. C’est un match qui se solde par un score vierge et qui laisse les observateurs perplexes.
  • 8 décembre : confirmation par 13 voix contre 4 de l’abolition du hacking et de tout usage des mains – et non seulement les portés. Blackheath refuse d’abandonner « ses » règles proches de celles de Rugby et quitte la FA. Blackheath sera à l’origine de la création de la Rugby football Union en 1871.

1867

  • 16 février : premier tour de la première compétition de football: la Youdan Cup. Elle rassemble 12 formations: Mechanics, Garrick, Hallam, Norfolk, Broomhall, Milton, Norton, Mackenzie, Heeley, Fir Vale, Pitsmoor et Wellington.
  • 5 mars : finale de la Youdan Cup à Bramall Lane. Hallam remporte la coupe d’argent mise en jeu par le sponsor Tommy Youdan en s’imposant 2-0 face à Norfolk.

1868

  • Février : finale de la Coupe organisée par la Sheffield FA (Cromwell Cup). Quatre clubs, seulement, y prennent part. Il faut en effet que le club soit localisé à Sheffield (Hallam, vainqueur 1867, était du Norfolk) et qu’il ait moins de deux ans d’âge. The Wednesday enlève le premier trophée de son histoire en s’imposant en finale face à Garrick devant 600 spectateurs à Bramall Lane.

1869

  • 6 novembre : selon la vulgate sportive américaine, cette date est marquée par la tenue du premier match de football américain universitaire. Rutgers s’impose 6-4 face au College of New Jersey (futur Princeton). Selon les recherches de l’historien Stephen Fox, ce match de « New York Ball » pourrait être un match de football (soccer). Princeton1 et la NFL2 admettent désormais cette version.

1870

  • Création du poste de gardien de but qui se distingue par le port d’une casquette. Ce dernier peut saisir la balle avec les mains.
  • 5 mars : match international non officiel entre l’Angleterre et l’Écosse à Londres (Kennington Oval): 0-0.

Naissances

1831

  • 15 novembre : Alexander Morten, footballeur anglais. († 24 février 1900).

1836

  • 30 mars : Edward Ernest Bowen, footballeur anglais. († 8 avril 1901).

1838

  • 1er mai : Francis Marindin, footballeur puis arbitre et dirigeant sportif anglais.
  • Président de la FAF de 1874 à 1879. († 21 avril 1900).

1841

  • 22 mars : James Kirkpatrick, footballeur écossais. († 10 novembre 1899).

1842

  • 2 décembre : Charles Alcock, footballeur puis dirigeant sportif anglais. († le 26 février 1907).

1846

  • 13 avril : William McGregor, dirigeant de football anglais. Président du club d’Aston Villa. († 20 décembre 1911).

1847

  • 16 février : Arthur Kinnaird, footballeur écossais. († 30 janvier 1923).
  • 22 février : Edgar Lubbock, footballeur anglais. († 9 septembre 1907).
  • 3 août : William Lindsay, footballeur anglais. († 15 février 1923).
  • 24 août : William Kenyon-Slaney, footballeur puis homme politique anglais. († 24 avril 1908).
  • 30 août : Morton Betts, footballeur anglais. († 19 avril 1914).
  • 8 novembre : Henry Holmes Stewart, footballeur écossais. († 20 mars 1937).

1848

  • 16 mai : Ernest Bambridge, footballeur anglais. († 16 octobre 1917).
  • 13 juillet : Albert Meysey-Thompson, footballeur anglais. († 20 mars 1894)
  • 6 août : Leonard Sidgwick Howell, footballeur anglais. († 7 septembre 1895).
  • 21 octobre : Julian Sturgis, footballeur américain. († 13 avril 1904).

1849

  • 28 mars : Reginald Birkett, joueur de rugby et footballeur anglais. († 30 juin 1898).
  • 22 juillet : Frederick Maddison, footballeur anglais. († 25 septembre 1907).
  • 31 juillet : Charles Wollaston, footballeur anglais. († 22 juin 1926).
  • 5 décembre : Charles Meysey-Thompson, footballeur anglais. († 11 septembre 1881).
  • 23 décembre : Robert Kingsford, footballeur anglais. († 14 octobre 1895).

1850

  • 14 mars : Francis Birley, footballeur anglais. († 1er août 1910).
  • 21 mars : John Hawley Edwards, footballeur anglais et gallois. († 14 janvier 1893).
  • 19 juillet : Cuthbert Ottaway, footballeur anglais. († 2 avril 1878).
  • 28 décembre : Thomas Hooman, footballeur anglais. († 22 septembre 1938).

1851

  • 21 juin : Frederick Green, footballeur anglais. († 6 juillet 1928).
  • 17 septembre : Thomas Hughes, footballeur anglais. († 10 août 1940).
  • 7 octobre : Alexander Bonsor, footballeur anglais. († 17 août 1907).
  • 17 octobre : Reginald Courtenay Welch, footballeur anglais. († 4 juin 1939).
  • 30 octobre : W. D. O. Greig, footballeur écossais. († 28 janvier 1942).

1852

  • 30 janvier : Hubert Heron, footballeur anglais. († 5 juin 1914).
  • 11 février : William Crake, footballeur anglais. († 1er décembre 1921).
  • 24 octobre : Charles Ashpitel Denton, footballeur anglais. († 28 septembre 1932).
  • 13 novembre : Jarvis Kenrick, footballeur anglais. († 29 janvier 1949).
  • ? : Billy MacKinnon, footballeur écossais. († 24 mai 1942).

1853

  • 3 septembre : Robert Vidal, footballeur anglais. († 5 novembre 1914).
  • 5 septembre : Alfred Stratford, footballeur anglais. († 2 mai 1914).
  • 21 septembre : Henry Wace, footballeur anglais. († 5 novembre 1947).
  • ? : Francis Heron, footballeur anglais. († 23 octobre 1914).
  • ? : Henry McNeil, footballeur écossais. († ? 1924).

1854

  • 25 janvier : Segar Bastard, footballeur puis arbitre anglais. († 20 mars 1921).
  • ? : John Wylie, footballeur anglais. († 30 juillet 1924).
  • ? : Charles Campbell, footballeur écossais. († avril 1927).
  • ? : Peter McNeil, footballeur écossais. († 30 mars 1901).

1855

  • 1er mars : George Ramsay, footballeur puis entraîneur écossais. († 7 octobre 1935).
  • 24 avril : Edward Hagarty Parry, footballeur anglais. († 19 juillet 1931).
  • 4 juillet : Francis Sparks, footballeur anglais. († 13 février 1934).
  • 12 août : John Smith, footballeur et joueur de rugby écossais. († 15 décembre 1937).
  • 29 octobre : Moses McNeil, footballeur écossais. († 9 avril 1938).
  • ? : John McPherson, footballeur écossais. († 14 mars 1934).

1856

  • 7 mai : William McBeath, footballeur écossais. († 15 juillet 1917).
  • 24 mai : Andrew Watson, footballeur écossais. († 8 mars 1921).
  • 27 mai : Tom Vallance, footballeur écossais. († 16 février 1935).

1857

  • 6 mars : Peter Campbell, footballeur écossais. († janvier 1883).
  • 23 juillet : Norman Bailey, footballeur anglais. († 13 janvier 1923).

1858

  • 13 novembre : Joseph Lindsay, footballeur écossais. († 12 octobre 1933).

1859

  • 29 avril : Rupert Anderson, footballeur anglais. († 23 décembre 1944).
  • 27 novembre : Henry Cursham, footballeur et joueur de cricket anglais. († 6 août 1941).

1860

  • 28 août : James McAulay, footballeur écossais. († 13 janvier 1943).
  • 21 décembre : John Rawlinson, footballeur anglais. († 14 janvier 1926).

1861

  • 12 mai : Walter Arnott, footballeur écossais. († 18 mai 1931).
  • ? : Harry Newbould, footballeur anglais. († ? août 1928).

1862

  • 31 juillet : James Brown, footballeur anglais. († 4 juillet 1922).
  • ? : James B. Niven, footballeur écossais. († ?).

1863

  • 18 mai : Matt McQueen, footballeur écossais. († 28 septembre 1944).
  • 20 septembre : Andrew Amos, footballeur anglais. († 2 octobre 1931).

1864

  • 13 avril : Albert Aldridge, footballeur anglais. († 22 juin 1891).
  • 17 septembre : Andrew Hannah, footballeur écossais. († 17 juin 1940).
  • ? : Dan Doyle, footballeur écossais. († ?).

1865

  • 18 mars : Frank Burton, footballeur anglais. († 10 février 1948).
  • 11 juin : John William Madden, footballeur puis entraîneur écossais. († 17 avril 1948).
  • 5 octobre : James Kelly, footballeur puis dirigeant de football écossais. († 20 février 1932).

1866

  • 28 mars : Jimmy Ross, footballeur écossais. († 12 juin 1902).
  • 11 décembre : Jack Southworth, footballeur anglais. († 16 octobre 1956).

1867

  • 1er avril : Albert Allen, footballeur anglais. († 13 octobre 1899).
  • 17 mai : James Spensley, footballeur puis entraîneur et arbitre anglais. († 10 novembre 1915).
  • 13 octobre : Miquel Valdés, footballeur et entrepreneur espagnol. († 5 mai 1951).

1868

  • 7 mars : James Zealley, footballeur anglais. († ? 1934).
  • 25 avril : Willie Maley, footballeur puis entraîneur écossais. († 2 avril 1958).
  • 19 juin : John McPherson, footballeur écossais. († 31 juillet 1926).
  • 1er décembre : Jack Angus, footballeur écossais. († ? 1933).
  • 27 décembre : William Quash, footballeur anglais. († 17 mai 1938).

1869

  • 27 janvier : Billy Bassett, footballeur anglais. († 9 avril 1937).
  • 14 juin : Edgar Chadwick, footballeur puis entraîneur anglais. († 14 février 1942)
  • 19 juillet : William Gosling, footballeur anglais. († 2 octobre 1952).
  • 20 septembre : Hugh Morgan, footballeur écossais. († ? décembre 1930).
  • 6 octobre : Jack Bell, footballeur puis entraîneur écossais. († ?).

1870

  • 24 janvier : Herbert Kilpin, footballeur puis entraîneur anglais. († 22 octobre 1916).
  • 13 avril : Jock Drummond, footballeur écossais. († 24 janvier 1935).
  • 16 octobre : Sandy McMahon, footballeur écossais. († 25 janvier 1916).
  • ? : Willie Taylor, footballeur écossais. († 23 juillet 1949).

Chronologie du football

Chronologie du football

Cette page propose un accès chronologique aux événements ayant marqué l’histoire du football.

Sommaire :
Avant 1870 – Années 1870 – 1880 – 1890 – 1900 – 1910 – 1920 – 1930 – 1940 – 1950 – 1960 – 1970 – 1980 – 1990 – 2000 – 2010

Avant 1870

Articles détaillés : Les racines du football (avant 1835) et Les débuts du football (1835-1870).
26 octobre 1863 : fondation de la Football Association à Londres.

Années 1870

  • 1871 en football : match international non officiel entre l’Angleterre et l’Écosse à Londres. Les Anglais s’imposent 2-1.
  • 1872 en football : première finale de la FA Cup. Wanderers Football Club s’impose 1-0 face aux Royals Engineers.
  • 1873 en football : le hors-jeu se signalera désormais au départ de la balle, et pas à l’arrivée comme c’était généralement l’usage.
  • 1874 en football : la FA donne autorité aux arbitres pour exclure un joueur inconvenant.
  • 1875 en football : la FA autorise l’usage d’une barre transversale sur les buts, remplaçant le ruban qui en fixait jusqu’alors la hauteur.
  • 1876 en football : premiers cas de professionnalisme à Sheffield avec Peter Andrews (Sheffield’s HC) et J.J. Lang (The Wednesday).
  • 1877 en football : à Londres (Kennington Oval), l’Écosse s’impose 1-3 face à l’Angleterre.
  • 1878 en football : premier match disputé en nocturne. C’était à Bramall Lane, devant 20 000 spectateurs.
  • 1879 en football : fondation du club suisse de football du FC Saint-Gall.

Années 1880

  • 1880 en football : x
  • 1881 en football : x
  • 1882 en football : fondation de l’International Board de football, gardien des lois du jeu.
  • 1883 en football : finale de la 12e FA Challenge Cup. Blackburn Olympic est le 1er club du Nord du pays a remporté le trophée.
  • 1884 en football : inauguration du stade d’Anfield à Liverpool.
  • 1885 en football : après deux ans de débats, la FA autorise le professionnalisme.
  • 1886 en football : fondation du club londonien de « Dial Square », vite rebaptisé Royal Arsenal.
  • 1887 en football : x
  • 1888 en football : contre toutes attentes, West Bromwich Albion remporte la FA Cup.
  • 1889 en football : « invincible », Preston signe le doublé coupe-championnat en Angleterre.

Années 1890

  • 1890 en football : Preston North End FC, 15 victoires, 3 nuls et 4 défaites conserve son titre de champion d’Angleterre.
  • 1891 en football : le trio arbitral moderne fait son entrée en scène sur les terrains anglais et invention du penalty.
  • 1892 en football : fondation du club de Liverpool FC.
  • 1893 en football : le club londonien de Woolwich Arsenal fait ses débuts en Division 2 de la Football League.
  • 1894 en football : Standard AC premier champion de France.
  • 1895 en football : 17 420 spectateurs de moyenne pour les matches de championnat d’Everton.
  • 1896 en football : en amical, Le Havre AC corrige les champions du France du Standard AC : 4-0.
  • 1897 en football : Jules Rimet fonde à Paris le club du Red Star.
  • 1898 en football : Genoa premier champion d’Italie.
  • 1899 en football : fondation du FC Barcelone et de l’AC Milan. Le Havre AC champion de France sur tapis vert.

Années 1900

  • 1900 en football : la Grande-Bretagne est championne olympique devant la France et la Belgique.
  • 1901 en football : Tottenham Hotspur (Southern League) remporte la Coupe d’Angleterre.
  • 1902 en football : à Glasgow, à l’occasion d’un match international Écosse-Angleterre, une tribune s’effondre. 25 morts.
  • 1903 en football : les Anglais rejettent l’idée d’une fédération internationale
  • 1904 en football : fondation de la FIFA à Paris malgré les réticences britanniques
  • 1905 en football : Alf Common est transféré à Middlebrough FC pour le montant record de 1000 £.
  • 1906 en football : l’Anglais Daniel Burley Woolfall est élu président la FIFA en remplacement du Français Robert Guérin.
  • 1907 en football : Celtic FC signe le premier doublé Coupe-championnat en Écosse.
  • 1908 en football : fondation du premier syndicat de footballeurs professionnels en Angleterre
  • 1909 en football : émeute en tribune ; la Coupe d’Écosse n’est pas attribuée.

Années 1910

  • 1910 en football : inauguration du stade de Manchester United, Old Trafford.
  • 1911 en football : les gardiens de but ne pourront désormais faire usage de leurs mains que dans leur surface de réparation.
  • 1912 en football : le Rapid de Vienne remporte le premier championnat d’Autriche.
  • 1913 en football : l’Irlande s’impose 2-1 face à l’Angleterre. C’est le premier succès des Irlandais sur les Anglais.
  • 1914 en football : Lille Olympique est champion de France (unifié) de football.
  • 1915 en football : Grande Guerre oblige, les clubs professionnels anglais sont contraints de stopper leurs activités.
  • 1916 en football : à Buenos Aires, l’Uruguay remporte la première Copa América.
  • 1917 en football : l’Uruguay remporte la deuxième édition de la Copa América.
  • 1918 en football : l’Olympique de Pantin remporte la première édition de la Coupe de France de football.
  • 1919 en football : fondation lAmicale des employés de la Société des magasins Casino, ancêtre de l’AS Saint-Étienne.

Années 1920

  • 1920 en football : à Anvers, l’équipe de Belgique remporte le tournoi olympique.
  • 1921 en football : l’équipe de France s’impose 2-1 face à l’équipe d’Angleterre (Amateurs).
  • La Fédération anglaise de football bannit les joueuses des terrains gérés par ses membres.
  • 1922 en football : x
  • 1923 en football : inauguration dans la banlieue de Londres du Wembley Stadium.
  • 1924 en football : l’équipe d’Uruguay remporte le tournoi olympique en s’imposant en finale face à l’équipe de Suisse, 3-0.
  • 1925 en football : x
  • 1926 en football : Huddersfield Town FC est champion d’Angleterre pour la troisième saison consécutive.
  • 1927 en football : Torino, champion d’Italie, est déclassé par la fédération italienne.
  • 1928 en football : l’équipe d’Uruguay remporte le tournoi olympique en s’imposant en finale rejouée 2-1 face à l’équipe d’Argentine.
  • 1929 en football : l’équipe d’Argentine remporte la Copa América.

Années 1930

  • 1930 en football : l’Uruguay organise et remporte la première Coupe du monde de football.
  • 1931 en football : le footballeur anglais Stanley Matthews commence sa carrière professionnelle.
  • 1932 en football : autorisation du professionnalisme en France.
  • 1933 en football : l’Olympique Lillois premier champion de France professionnel de football.
  • 1934 en football : l’Italie remporte à domicile sa première Coupe du monde.
  • 1935 en football : x
  • 1936 en football : x
  • 1937 en football : x
  • 1938 en football : l’Italie remporte en France sa deuxième Coupe du monde.
  • 1939 en football : x

Années 1940

  • 1940 en football : x
  • 1941 en football : x
  • 1942 en football : x
  • 1943 en football : le gouvernement de Vichy démantèle les clubs de football professionnels français.
  • 1944 en football : fondation en France de la Ligue de football professionnel.
  • 1945 en football : x
  • 1946 en football : x
  • 1947 en football : x
  • 1948 en football : x
  • 1949 en football : drame de Superga; les 31 joueurs du Torino décèdent.

Années 1950

  • 1950 en football : consternation au Brésil; c’est l’Uruguay qui remporte la Coupe du monde 1950.
  • 1951 en football : x
  • 1952 en football : x
  • 1953 en football : victoire historique de la Hongrie à Wembley : 3-6.
  • 1954 en football : l’Allemagne de l’Ouest remporte la Coupe du monde de football.
  • 1955 en football : le quotidien sportif parisien L’Équipe fonde la Coupe d’Europe des Clubs champions.
  • 1956 en football : le Real Madrid enlève la première édition de la Coupe d’Europe des Clubs champions face au Stade de Reims.
  • 1957 en football : x
  • 1958 en football : le Brésil remporte sa première Coupe du monde de football lors du mondial suédois.
  • 1959 en football : x

Années 1960

  • 1960 en football : l’URSS remporte la première édition du Euro au Parc des Princes
  • 1961 en football : x
  • 1962 en football : le Brésil remporte sa seconde Coupe du monde de football lors du mondial chilien.
  • 1963 en football : x
  • 1964 en football : l’Espagne remporte le 2e Euro chez elle.
  • 1965 en football : x
  • 1966 en football : l’Angleterre remporte à domicile sa seule et unique Coupe du monde.
  • 1967 en football : x
  • 1968 en football : l’Italie remporte le 3e Euro chez elle.
  • 1969 en football : x

Années 1970

  • 1970 en football : le Brésil et Pelé remportent une 3e Coupe du monde au Mexique.
  • 1971 en football : x
  • 1972 en football : l’Allemagne (ex-RFA) remporte le Euro en Belgique face à l’URSS (3-0).
  • 1973 en football : x
  • 1974 en football : l’Allemagne enlève sa deuxième Coupe du monde à domicile face aux Pays-Bas.
  • 1975 en football : x
  • 1976 en football : l’épopée européenne stéphanoise s’arrête en finale face au Bayern Munich.
  • La Tchécoslovaquie remporte l’Euro en Yougoslavie.
  • 1977 en football : l’équipe de France de Michel Hidalgo se qualifie pour la Coupe du monde 1978.
  • 1978 en football : l’Argentine enlève sa première Coupe du monde à domicile face aux Pays-Bas.
  • 1979 en football : x

Années 1980

  • 1980 en football : l’Allemagne (ex-RFA) remporte l’Euro en Italie.
  • 1981 en football : l’AS Saint-Etienne est championne de France pour la 10eme fois.
  • 1982 en football : à la surprise générale, l’Italie remporte en Espagne sa troisième Coupe du monde. Battiston est grièvement blessé en demi-finale face à l’Allemagne.
  • 1983 en football : Michel Platini remporte le premier de ses trois Ballon d’or consécutifs.
  • 1984 en football : l’équipe de France championne d’Europe et championne olympique de football.
  • 1985 en football : drame du Heysel : « le football assassiné ».
  • 1986 en football : l’Argentine remporte au Mexique sa deuxième Coupe du monde.
  • 1987 en football : le Fc Porto remporte la Ligue des champions face au Bayern de Munich.
  • 1988 en football : les Pays-Bas remporte l’Euro en Allemagne.
  • 1989 en football : drame de Sheffield : 96 supporters de Liverpool FC meurent, pris au piège des grilles censées sécuriser les terrains…

Années 1990

  • 1990 en football : l’Allemagne remporte la Coupe du monde.
  • 1991 en football : Diego Maradona est déclaré positif à la cocaïne.
  • 1992 en football : Drame de Furiani : une tribune provisoire s’effondre à Bastia; bilan 18 morts et plus de 2 300 blessés.
  • 1993 en football : le 26 mai au stade olympique de Munich, l’OM devient la 1ère équipe française à remporter la Ligue des champions.
  • 1994 en football : l’équipe du Brésil remporte sa 4e Coupe du monde.
  • 1995 en football : Éric Cantona est suspendu pendant six mois.
  • 1996 en football : l’Allemagne remporte le Championnat d’Europe de football en Angleterre.
  • 1997 en football : l’AS Monaco est champion de France pour la 6e fois.
  • 1998 en football : l’équipe de France remporte la Coupe du monde.
  • 1999 en football : triplé historique de Manchester United qui enlève la Ligue des champions, le championnat et la Coupe d’Angleterre.

Années 2000

  • 2000 en football : l’équipe de France remporte l’Euro coorganisé en Belgique et aux Pays-Bas.
  • 2001 en football : la France s’impose en Coupe des Confédérations face au Japon, 1-0.
  • 2002 en football : le Brésil remporte son 5e titre de champion du monde en Corée du Sud et au Japon.
  • 2003 en football : l’Allemagne remporte la Coupe du monde de football féminin 2003 face à la Suède en finale, 2-1, après prolongations.
  • 2004 en football : à la surprise générale, la Grèce remporte l’Euro qui se déroule au Portugal.
  • 2005 en football : Liverpool FC remporte la Ligue des champions après avoir été mené 3-0 par le Milan AC.
  • 2006 en football : l’Italie remporte sa 4e coupe du monde de football face à la France. Le FC Barcelone remporte la Ligue des champions face à Arsenal.
  • 2007 en football : le Milan AC remporte la Ligue des champions face à l’équipe de Liverpool. C’est la septième Ligue des champions remportée par les Rossoneri.
  • 2008 en football : l’Espagne remporte le championnat d’Europe des nations. Manchester United remporte sa troisième Ligue des champions face à Chelsea.
  • 2009 en football : le FC Barcelone devient la seule équipe de l’histoire à avoir remporté toutes les compétitions dans lesquelles elle était engagée.

Années 2010

  • 2010 en football : l’Espagne remporte sa 1re coupe du monde face aux Pays-Bas 1-0 après prolongations.
  • 2011 en football : le Japon remporte la Coupe du monde de football féminin 2011 face aux États-Unis.
  • 2012 en football : l’Espagne gagne l’Euro 2012 et réalise un triplé historique Euro 2008 : Coupe du monde 2010 – Euro 2012.
  • 2013 en football : le Bayern Munich remporte cinq titres sur six possibles (Ligue des Champions, championnat, Coupe, Supercoupe d’Europe, Coupe du monde des clubs).
  • 2014 en football : l’Allemagne devient championne du monde.
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