Lois du jeu

Lois du jeu

1 Les règles actuelles

Les règles du football

→Introduction

Comien y a t’il de règles au football?
Les lois du Jeu de la FIFA sont réparties en 17 règles qui traitent chacune d’un sujet précis :
– Terrain de jeu
– Ballon
– Nombre de joueurs
– Équipement des joueurs
– Arbitre
– Arbitres assistants
– Durée du match
– Coup d’envoi et reprise du jeu
– Ballon en jeu et hors du jeu
– But marqué
– Hors-jeu
– Fautes et incorrections
– Coups francs
– Coup de pied de réparation
– Rentrée de touche
– Coup de pied de but
– Coup de pied de coin

→Le terrain

Les dimensions

Un terrain de football mesure entre 90m à 120m de long et entre 45m et 90m de large, et est de forme rectangulaire.

Les délimitations

  • Le terrain est délimité par 4 lignes (les plus longues étant les lignes de touche, les plus courtes les lignes de but) qui font partie intégrante du terrain.
  • Le terrain est divisé en deux parties égales par la ligne médiane.
  • Autour du point central du terrain est tracé un cercle de 9,15 m de rayon.

Les buts

  • Les buts sont placés au centre de chaque ligne de but et se composent de deux poteaux (les montants verticaux) et d’une barre transversale (barre horizontale reliant les deux poteaux qui se trouve à 2,44m du sol). La distance entre 2 poteaux est de 7,32m.

Les surfaces (réparation et but)

  • La surface de réparation est un espace rectangulaire délimité par des lignes. Deux lignes tracées perpendiculairement à partir de la ligne de but avancent de 16,5 m vers l’intérieur du terrain de jeu et sont reliées par une ligne parallèle à la ligne de but. L’espace se trouvant entre ces lignes constitue la surface de réparation.
  • La surface de but est un espace rectangulaire délimité par des lignes : deux tracées perpendiculairement à partir de la ligne de but avançant de 5,5 m vers l’intérieur du terrain de jeu et une ligne qui les relie et est parallèle à la ligne de but. L’espace se trouvant entre ces lignes constitue la surface de but.

Le poteau de corner

  • Aux quatre coins du terrain, sont placés des drapeaux positionnés sur des hampes non pointues.
  • Un quart de cercle d’1 m de rayon est tracé à l’intérieur du terrain autour de ces drapeaux.

Le point de pénalty

  • Il se trouve à l’intérieur des surfaces de réparation et est placé à 11 m du milieu de la ligne de but et à distance égale de chaque montant du but.
  • Un terrain ça se soigne !
  • Si un joueur trace sur le terrain des marques non autorisées avec ses pieds, il sera averti pour comportement antisportif.

→Le ballon

  • Il doit être de forme sphérique et dans un matériau adéquat (cuir ou autre).
  • Sa circonférence est comprise entre 68 et 70cm, et son poids entre 410 et 450g au moment où le match commence.
  • Sa pression doit s’échelonner entre 0,6 et 1,1 atmosphère.
  • Pour être homolgué pour des matches de compétitions sous l’égide de la FIFA ou des confédérations, le ballon doit porter un logo officiel « FIFA APPROVED » ou « FIFA INSPECTED » ou un logo « INTERNATIONAL MATCHBALL STANDARD ». Ceux-ci attestent que le ballon a été testé et est conforme aux spécifications techniques.
  • Le ballon est hors du jeu s’il a franchi la ligne de touche ou de but intégralement ou si le jeu est arrêté par l’arbitre.

→La durée du match

Les périodes de jeu

  • Un match de football comporte deux périodes de 45 minutes, entrecoupées d’une mi-temps ne devant pas excéder quinze minutes.
  • L’arbitre et les deux équipes peuvent éventuellement convenir avant le match d’une durée différente. Il peut aussi être décidé avant le match d’en réduire la durée de quelques minutes par période, par exemple en cas d’éclairage insuffisant.

Les temps additionnels

  • En compensation des arrêts de jeu liés notamment aux remplacements, transports ou soins apportés à des joueurs blessés ou actes délibérés pour faire perdre du temps, chaque période est prolongée à la discrétion de l’arbitre.

→Le coup d’envoi

  • Un coup d’envoi est donné pour débuter un match ou pour reprendre le jeu après un but marqué, à l’entame de la seconde période ou de la prolongation. Le ballon est alors placé sur le point central et il appartient à l’arbitre de donner le coup d’envoi.
  • Avant que le coup d’envoi ne soit donné en début de match ou de prolongation, un tirage au sort avec une pièce de monnaie détermine le choix des camps. En seconde période, les équipes changent de camp.
  • L’équipe qui perd le tirage au sort donne le coup d’envoi tandis que celle qui l’a gagné donnera celui de la seconde période.
  • Tous les joueurs doivent alors se situer dans leur moitié de terrain et les joueurs de l’équipe ne donnant pas le coup s’envoi se trouver au moins à 9,15 mètres du ballon tant que celui-ci n’est pas en jeu.
  • Le ballon est considéré come étant en jeu dès qu’il a été botté.
  • Celui qui le tire ne peut retoucher le ballon tant qu’il n’a pas été touché par un autre joueur.
  • S’il enfreint cette règle, un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse.

Un but peut être marqué sur le coup d’envoi.

→La balle à terre

  • Si le jeu a été interrompu par l’arbitre pour une raison ne figurant pas dans les Lois du jeu, le jeu reprend sous forme de balle à terre.
  • L’arbitre laisse alors tomber le ballon à terre à l’endroit où le ballon se trouvait lorsque le jeu a été arrêté.
  • Si le jeu a été interrompu à l’intérieur de la surface de but, l’arbitre laisse le ballon tomber sur la ligne de la surface de but parallèle à la ligne de but, le plus proche possible de l’endroit où était le ballon quand le jeu a été arrêté.
  • La balle à terre doit être rejouée si le ballon quitte le terrain sans avoir été touché par un joueur après avoir rebondi sur le sol, ou si un joueur touche le ballon avant qu’il n’entre en contact avec le sol.

→La victoire

  • Pour qu’un but soit marqué, le ballon doit avoir entièrement franchi la ligne de but entre les poteaux et sous la barre transversale.
  • L’équipe qui a marqué le plus grand nombre de buts au cours d’un match remporte la victoire.
  • Si les deux équipes marquent un même nombre de buts ou si le score reste vierge, le match est déclaré nul.
  • Si le règlement d’une compétition exige un vainqueur, il peut être procédé pour départager les deux équipes à une prolongation (deux périodes égales de 15 minutes chacune maximum) ou à des tirs au but.
  • Le nombre de buts inscrits à l’extérieur (sur le terrain de l’équipe adverse) peut aussi permettre de désigner le vainqueur.
  • Le règlement d’une compétition peut en effet prévoir que tout but marqué à l’extérieur comptera double.

→L’équipement

  • Les deux équipes s’affrontant lors d’un match de football doivent porter des couleurs distinctes l’une de l’autre, et les distinguant également des arbitres. Les gardiens doivent quant à eux porter des couleurs différentes des autres joueurs de leur équipe, et des arbitres.
  • Les gardiens de but peuvent porter un pantalon de survêtement au lieu d’un short.
  • Un joueur doit porter un short, un maillot avec des manches, des chaussures, des chaussettes et des protège-tibias. Ceux-ci doivent être en matière plastique (ou autre matière adéquate) et entièrement recouverts par les chaussettes.
  • Les protections modernes (casques, masques faciaux, genouillères et coudières) sont autorisées.
  • Même en chaussettes ça rentre
  • Si un joueur perd accidentellement une chaussure et marque immédiatement après un but, celui-ci est accordé, la perte de la chaussure étant accidentelle.
  • Si un joueur porte des cuissards, des collants ou un maillot de corps, ils doivent être de la même teinte que la couleur principale du short pour les premiers, et de la couleur principale des manches pour le dernier.
  • Si un joueur appose un ruban adhésif sur ses chaussettes, celui-ci doit être de la même couleur que la partie de chaussettes sur lequel il est apposé.
  • Si un joueur ne respecte pas l’une de ces règles, il doit quitter le terrain au prochain arrêt de jeu puis changer de tenue, Il ne pourra re-rentrer sur le terrain qu’une fois la conformité de son équipement vérifiée par l’arbitre.
  • Un joueur ne peut porter d’inscription personnelle, politique ou religieuse sur son équipement, ni présenter de slogan ou publicité sur ses sous-vêtements.
  • Les bijoux sont interdits car potentiellement dangereux, qu’il s’agisse de colliers, bagues, bracelets, boucles d’oreille, rubans. Il n’est pas autorisé de recouvrir un bijou d’un sparadrap pour pouvoir le garder.

→Les joueurs

  • Un match de football oppose deux équipes de onze joueurs au maximum (et sept au minimum), dont l’un est gardien de but.

Remplacements

  • Lors des compétitions officielles, il est possible de procéder à trois remplacements (jusque sept pour certaines compétitions, selon le règlement).
  • Le nombre maximum de remplacement lors d’un match entre équipes nationales est de six.
  • Pour les autres matchs, les équipes conviennent entre elles du nombre de remplaçants maximum, qui doit être communiqué à l’arbitre que le début de la rencontre. A défaut d’accord entre les équipes, ou en cas de non information de l’arbitre, le nombre de remplacements autorisé est limité à six.
  • Avant tout remplacement, l’arbitre doit être informé du remplacement envisagé.Le joueur remplacé doit quitter le terrain avant l’entrée du remplaçant. Celui-ci doit pénétrer sur le terrain au niveau de la ligne médiane et ne peut entrer en jeu qu’après y avoir été invité par l’arbitre et à l’occasion d’un arrêt de jeu.
  • Si un joueur entre sur le terrain sans y avoir été autorisé par l’arbitre, il est averti pour comportement antisportif et doit quitter le terrain. Si le joueur entré entrave le déroulement de la partie, le jeu est interrompu et reprend sur coup franc indirect accordé à l’équipe adverse.
  • Un remplaçant dont le nom n’a pas été communiqué à l’arbitre avant le match ne peut y participer.
  • Un remplaçant qui débute le match à la place d’un joueur titulaire sans que l’arbitre ait été informé de ce changement est autorisé à continuer le match, sans être sanctionné, et l’autorité compétente est informée de cet incident.
  • En cas de remplacement d’un gardien de but sans information préalable de l’arbitre, un carton jaune est infligé au joueur concerné lors de l’arrêt de jeu qui suit.
  • Si une équipe compte moins de sept joueurs car l’un d’entre eux a quitté délibérément le terrain, l’arbitre n’est pas obligé d’interrompre le match et peut laisser jouer l’avantage. Il l’arrêtera après le premier arrêt de jeu.

Expulsions

  • Si un joueur a été expulsé avant le début de la rencontre, il ne peut être remplacé que par l’un des remplaçants figurant sur la feuille de match.
  • Un remplaçant expulsé (avant ou après le début de la rencontre) ne peut en revanche être remplacé.

→L’arbitre

  • L’arbitre veille à l’application des règles, contrôle le match et décide des infractions, arrêts de jeu et suspensions de match. Il s’assure de la conformité des équipements et ballons, chronomètre le match et remet aux autorités un rapport consignant les événements de celui-ci.
  • Les décisions de l’arbitre sur des faits en rapport avec le jeu sont sans appel, notamment celles relatives à la validation d’un but et au résultat d’un match. Il ne peut être tenu responsable de la blessure d’un joueur ou spectateur ou d’un dégât matériel.
  • L’arbitre peut revenir sur une décision uniquement s’il réalise que celle-ci n’est pas la bonne ou après consultation de l’arbitre assistant ou le quatrième officiel tant que le jeu n’a pas repris ou que le match n’est pas terminé.
  • L’arbitre peut notamment interrompre un match si un joueur est sérieusement blessé ou faire sortir un joueur présentant un saignement.
  • Lorsque plusieurs fautes sont commises simultanément par un joueur, il sanctionne la plus grave.
  • Il peut également expulser du terrain, ou de ses abords, un officiel d’une équipe n’ayant pas un comportement responsable. Il peut aussi empêcher qu’une personne non autorisée ne pénètre sur le terrain.
  • L’arbitre peut interdire qu’un match se déroule du fait des conditions météo ou de l’état du terrain.
  • Si un arbitre, un joueur ou offciel d’équipe est touché par un objet lancé par un spectateur, l’arbitre peut arrêter le match, l’interrompre ou le laisser se poursuivre, selon la gravité de l’incident et rapporter le fait aux autorités.
  • Si un spectateur donne un coup de sifflet que l’arbitre considère comme ayant interféré dans le match, l’arbitre interrompt le match qui reprendra par une balle à terre.
  • Si un autre ballon, un objet ou un animal se retrouve sur le terrain, l’arbitre ne doit interrompre le jeu que si cela interfère avec le jeu.
  • Des arbitres assistants (au nombre de deux ou quatre) peuvent être désignés avec pour mission notamment de signaler quand le ballon sort du terrain, à qui revient une touche ou un corner, si un joueur est hors-jeu, ou de faire part d’un incident. Ils s’assurent également que les distances réglementaires sont respectées lors des tirs.

→Le hors-jeu

  • Un joueur est en position de hors-jeu lorsqu’il se trouve plus près de la ligne de but adverse que le ballon et l’avant-dernier joueur de l’équipe adverse.
  • S’il se trouve à la même hauteur que son adversaire, il n’est pas considéré comme hors-jeu. Il n’est sanctionné d’un coup franc indirect que si, au moment où l’un de ses coéquipiers touche le ballon, il prend une part active au jeu de l’avis de l’arbitre en intervenant dans le jeu, interférant avec un adversaire ou tirant avantage de sa position.
  • Si un joueur reçoit le ballon directement sur une touche, un coup de pied de but ou un corner, il ne sera pas sanctionné.

→Les coups francs

  • Un coup franc est toujours exécuté à l’endroit où la faute a été commise. Le ballon doit être immobile au moment où il est tiré, et le joueur le tirant ne peut retoucher le ballon tant que celui-ci ait été touché par un autre joueur.
  • Au moment du coup franc, tous les joueurs de l’équipe adverse doivent se situer au moins à 9,15 mètres du ballon, sauf s’ils se trouvent sur leur ligne de but entre les poteaux en cas de coup franc indirect dans la surface de réparation.
  • Si un joueur de l’équipe adverse n’est pas à la distance requise lors du coup franc, celui-ci doit être rejoué.
  • Les coups francs sont de deux natures : directs ou indirects.

Les coups francs directs

  • Un coup de franc direct est accordé si un joueur réalise l’un des gestes suivants avec excès d’engagement, témérité ou imprudence : s’il tente ou réalise un croche pied ou un coup de pied, frappe un adversaire ou tente de le faire, saute sur un adversaire, le charge, le tient, le bouscule, lui crache dessus ou le tacle.
  • Si un joueur – autre que le gardien dans sa surface de réparation – touche le ballon délibérément de la main, il est également sanctionné d’un coup franc.

Les coups francs indirects

  • Pour signaler un coup franc indirect, l’arbitre lève le bras au-dessus de la tête et le maintient dans cette position pendant l’exécution du coup franc.
  • Un coup franc indirect est accordé si un joueur fait obstacle à la progression d’un joueur adverse, empêche un gardien de but de lâcher le ballon, joue de manière dangereuse ou commet une faute sanctionnable d’un coup franc indirect.
  • Un coup franc indirect est également accordé si un gardien de but, à l’intérieur de sa surface de réparation, touche le ballon des mains sur une passe du pied de l’un de ses partenaires ou sur une touche effectuée par un coéquipier. Un gardien de but est aussi sanctionné s’il retouche le ballon des mains après l’avoir lâché, sans qu’un autre joueur ne l’ait touché, ou s’il conserve le ballon en main plus de dix secondes sans le relâcher.

→Les dégagements aux six mètres

  • Un coup de pied de but est accordé lorsque le ballon est touché en dernier par un joueur de l’équipe attaquante et franchit entièrement la ligne de but sans qu’un but ne soit marqué.
  • Le ballon est tiré d’un point quelconque de la surface de but par un joueur de l’équipe défendant et les joueurs de l’équipe adverse doivent alors se situer en dehors de la surface de réparation.

→Les corners

  • Un coup de pied de coin ou corner est accordé quand le ballon est touché en dernier par un joueur de l’équipe défendant et qu’il franchit entièrement la ligne de but sans qu’un but ne soit marqué.
  • Le ballon doit être placé à l’intérieur de l’un des arcs de cercle de coin (celui étant le plus proche de l’endroit où le ballon a franchi la ligne de but).Les joueurs de l’équipe adverse doivent se tenir au moins à 9,15 mètres de l’arc.
  • Un but peut être marqué directement sur corner.

→Les penaltys

  • Un coup de pied de réparation est accordé quand un joueur commet, dans sa propre surface de réparation, une faute qui serait sanctionnée d’un coup franc direct si elle avait été commise en dehors de la surface.

Le tireur doit être clairement identifié.

  • Le ballon doit alors être placé sur le point de réparation. Le gardien de but doit demeurer sur sa ligne de but, entre les poteaux et face au tireur, tant que le ballon n’a pas été botté. L‘arbitre donne le signal de tirer le pénalty.
  • Le tireur doit botter le ballon en direction du but adverse et ne doit pas retoucher le ballon tant que celui-ci n’a pas été touché par un autre joueur.
  • Tous les joueurs – autres que le tireur – doivent se situer en dehors de la surface de réparation et au moins à 9,15 mètres du point de réparation au moment du pénalty.
  • Si le ballon touche la barre transversale, un poteau ou le gardien de but avant de franchir la ligne, le but est accordé.
  • Si un joueur de but enfreint les Lois du jeu et que le ballon ne pénètre pas dans le but, le pénalty doit être retiré.
  • Un joueur peut, pour tromper l’adversaire, marquer un temps d’arrêt dans sa course avant de tirer mais il ne peut faire semblant de frapper le ballon après avoir terminé sa course.

→Les tirs au but

  • Les tirs au but permettent de désigner un vainqueur lorsque deux équipes sont à égalité au terme du match (et d’une éventuelle prolongation) et que le règlement d’une compétition exige un vainqueur.
  • Pour désigner quelle équipe tirera en premier, l’arbitre jette une pièce.
  • Il désigne le but contre lequel les tirs seront exécutés et consigne par écrit chaque tir effectué.
  • Les deux équipes tirent alternativement et exécutent chacune cinq tirs, chaque tir étant exécuté par un joueur différent.
  • Si, avant que tous les tirs n’aient été effectués, une équipe a marqué plus de buts et que l’autre ne pourra égaler le nombre de tirs réussis, l’épreuve s’arrête.
  • Si au terme des dix tirs, les deux équipes ont marqué le même nombre de buts, l’épreuve se poursuit jusqu’à ce qu’une équipe ait marqué un but de plus après un même nombre de tentatives.
  • Même si les deux équipes terminent le match avec un nombre de joueurs différents, le nombre de joueurs autorisés à tirer devra être égal pour les deux équipes. Le nom et le numéro de chaque joueur participant doit être communiqué à l’arbitre avant que l’épreuve commence.
  • Seuls les joueurs présents sur le terrain à la fin du match ou des prolongations peuvent participer aux tirs au but.
  • Tous les joueurs, à l’exception du tireur et des deux gardiens de but, doivent se placer dans le rond central pendant l’épreuve.

→Les touches

  • Quand le ballon franchit entièrement la ligne de touche, une touche est accordée à l’équipe adverse du joueur qui a touché le ballon en dernier.
  • Elle doit être jouée depuis l’endroit où le ballon est sorti.
  • Lorsqu’il effectue une touche, un joueur doit placer ses deux pieds – au moins partiellement – en dehors du terrain ou sur la ligne de touche. Il doit se placer face au terrain, tenir le ballon des deux mains, et le lancer depuis sa nuque par-dessus sa tête.
  • Le joueur effectuant la touche ne peut retoucher le ballon tant qu’il n’a pas touché un autre joueur, faute de quoi un coup de franc est accordé à l’équipe adverse.
  • Si un joueur de l’équipe adverse gène celui qui effectue la touche de manière abusive, il est sanctionné d’un carton pour comportement antisportif.
  • Un but ne peut être marqué directement sur une touche.

→Les cartons

  • Les cartons sont des sanctions disciplinaires permettant d’avertir ou d’expulser un joueur ou un remplaçant.
  • Un carton jaune est infligé à un joueur s’il a un comportement antisportif ou retarde la reprise du jeu. Un joueur se verra aussi sanctionner s’il pénètre sur le terrain ou le quitte volontairement sans y avoir été autorisé par l’arbitre, s’il manifeste sa désapprobation en paroles ou en actes ou enfreint les Lois du Jeu avec persistance.
  • Il sera également averti s’il ne respecte pas la distance réglementaire lors d’un corner, un coup franc ou une touche.
  • Un carton rouge est infligé à un joueur s’il adopte un comportement violent, tient des propos ou effectue des gestes blessants ou injurieux, ou crache sur un adversaire ou une autre personne.
  • Un joueur sera aussi exclu s’il commet une faute grossière, anéantit une occasion de but soit en touchant le ballon délibérément de la main , soit en commettant une faute qui serait sanctionnée d’un coup franc ou d’un coup de pied de réparation.
  • S’il a déjà été sanctionné d’un carton jaune, un joueur averti une seconde fois recevra un carton rouge.

Les oppositions au jeu

Les oppositions au jeu

Si le football de l’époque génère l’intérêt de la population britannique, il se heurte également à des interventions répétées (mais vaines) de la part des autorités, qui voient d’un mauvais œil ce divertissement souvent violent.

Les oppositions au jeu

En 1314, le maire de Londres juge opportun de se fendre d’une déclaration interdisant le football au sein de la ville en raison des désordres causés. Toute infraction à cette loi est passible d’emprisonnement. Pendant la guerre de Cent Ans qui oppose l’Angleterre et la France de 1337 à 1453, la famille royale n’a de cesse de manifester son hostilité au football. Les rois Edward III, Richard II, Henry IV et Henry V déclarent ce jeu illégal, car il empêche leurs sujets de se consacrer à des disciplines militaires plus importantes comme le tir à l’arc.

Tous les rois écossais du 15eme siècle estiment nécessaire de critiquer, voire d’interdire le football. Un décret particulièrement célèbre, attribué à James Ier en 1424, dit ainsi : « Qu’aucun homme ne joue au fute-ball ». Pourtant, tous ces efforts s’avèrent vains. L’engouement que suscite ce jeu au sein de la population, et la joie évidente que prend celle-ci à participer à cette foire d’empoigne, sont tels que rien ne parvient à les étouffer.

La passion que suscite le football est particulièrement vive à l’époque élisabéthaine. L’Italie exerce une influence importante à l’époque de la Renaissance, et plusieurs villes, dont Florence et Venise, développent alors des variantes du sport appelé Calcio. Il est plus organisé que son équivalent anglais et pratiqué par des équipes arborant des couleurs distinctes, notamment lors de grands événements florentins.

En Angleterre, le jeu est toujours aussi brutal, mais il trouve à cette époque un partisan de choix qui le défend pour d’autres raisons. Ce fervent partisan n’est autre que Richard Mulcaster, le grand pédagogue des célèbres écoles londoniennes Merchant Taylors et St. Paul’s. Il fait remarquer que ce sport, qui manque certes de raffinement, a une véritable valeur éducative puisqu’il promeut la santé et la force. D’après lui, le jeu tirerait profit d’un nombre limité de participants et surtout d’un arbitrage plus strict.

Jusqu’alors, le ressentiment envers le football se justifie par les grands désordres publics qu’il cause. Par exemple, à Manchester en 1608, le football est interdit à cause du nombre important de vitres brisées. Au cours du 16eme siècle, une nouvelle forme de critique fait son apparition. Avec l’expansion du puritanisme, l’heure est à la dénonciation des divertissements « frivoles » dont le sport, et plus particulièrement le football, font partie.

La principale objection est qu’il constitue une violation du repos dominical. Le théâtre subi lui aussi les mêmes foudres, puisque les puritains guindés le considèrent comme une source d’oisiveté et d’immoralité. Ces arguments seront à l’origine de l’interdiction des divertissements le dimanche. C’est à compter de cette époque que le football est proscrit. Il en sera ainsi pendant 300 ans, jusqu’à ce que cette interdiction soit une nouvelle fois levée, d’abord de manière officieuse, puis en accord avec Football Association, sur une échelle plutôt réduite.

Au final, le football n’a pratiquement pas évolué pendant des siècles. Malgré une interdiction de 500 ans, celui-ci n’a jamais complètement disparu.

Images liées:

2.1.3 Lois du jeu

2.1.3 Lois du jeu

Le football compte dix-sept « lois du jeu » régies par l’International Board

Le règlement est le même pour les professionnels et les amateurs, en senior ou chez les jeunes. La FIFA veille à l’application uniforme des mêmes lois du jeu partout dans le monde.(Voir ci-dessous lien du  nouveau règlement FIFA 2016-2017)

Article détaillé : Lois du jeu

Les 17 lois du jeu :

Très conservateur, l’International Board modifie rarement le règlement contrairement à nombre d’autres disciplines sportives. Depuis la création du Board, la plus importante réforme fut celle de 1925 qui porte de trois à deux le nombre de joueurs adverses devant se situer entre la ligne de but et celui qui reçoit une passe pour ne pas être hors-jeu. Cette réforme a d’importantes implications en termes de tactique. Signalons également les réformes liées au gardien de but avec l’interdiction de prendre le ballon à la main sur une passe d’un partenaire (1992) et de la limitation à l’usage des mains dans la seule surface de réparation (1912). D’autres évolutions importantes ont lieu en 1891 : elles concernent l’arbitre.

loi-du-jeu-FIFA-2015-2016

Les règles du football

→Introduction

Comien y a t’il de règles au football?
Les lois du Jeu de la FIFA sont réparties en 17 règles qui traitent chacune d’un sujet précis :
– Terrain de jeu
– Ballon
– Nombre de joueurs
– Équipement des joueurs
– Arbitre
– Arbitres assistants
– Durée du match
– Coup d’envoi et reprise du jeu
– Ballon en jeu et hors du jeu
– But marqué
– Hors-jeu
– Fautes et incorrections
– Coups francs
– Coup de pied de réparation
– Rentrée de touche
– Coup de pied de but
– Coup de pied de coin

→Le terrain

Les dimensions

Un terrain de football mesure entre 90m à 120m de long et entre 45m et 90m de large, et est de forme rectangulaire.

Les délimitations

  • Le terrain est délimité par 4 lignes (les plus longues étant les lignes de touche, les plus courtes les lignes de but) qui font partie intégrante du terrain.
  • Le terrain est divisé en deux parties égales par la ligne médiane.
  • Autour du point central du terrain est tracé un cercle de 9,15 m de rayon.

Les buts

  • Les buts sont placés au centre de chaque ligne de but et se composent de deux poteaux (les montants verticaux) et d’une barre transversale (barre horizontale reliant les deux poteaux qui se trouve à 2,44m du sol). La distance entre 2 poteaux est de 7,32m.

Les surfaces (réparation et but)

  • La surface de réparation est un espace rectangulaire délimité par des lignes. Deux lignes tracées perpendiculairement à partir de la ligne de but avancent de 16,5 m vers l’intérieur du terrain de jeu et sont reliées par une ligne parallèle à la ligne de but. L’espace se trouvant entre ces lignes constitue la surface de réparation.
  • La surface de but est un espace rectangulaire délimité par des lignes : deux tracées perpendiculairement à partir de la ligne de but avançant de 5,5 m vers l’intérieur du terrain de jeu et une ligne qui les relie et est parallèle à la ligne de but. L’espace se trouvant entre ces lignes constitue la surface de but.

Le poteau de corner

  • Aux quatre coins du terrain, sont placés des drapeaux positionnés sur des hampes non pointues.
  • Un quart de cercle d’1 m de rayon est tracé à l’intérieur du terrain autour de ces drapeaux.

Le point de pénalty

  • Il se trouve à l’intérieur des surfaces de réparation et est placé à 11 m du milieu de la ligne de but et à distance égale de chaque montant du but.
  • Un terrain ça se soigne !
  • Si un joueur trace sur le terrain des marques non autorisées avec ses pieds, il sera averti pour comportement antisportif.

→Le ballon

  • Il doit être de forme sphérique et dans un matériau adéquat (cuir ou autre).
  • Sa circonférence est comprise entre 68 et 70cm, et son poids entre 410 et 450g au moment où le match commence.
  • Sa pression doit s’échelonner entre 0,6 et 1,1 atmosphère.
  • Pour être homolgué pour des matches de compétitions sous l’égide de la FIFA ou des confédérations, le ballon doit porter un logo officiel « FIFA APPROVED » ou « FIFA INSPECTED » ou un logo « INTERNATIONAL MATCHBALL STANDARD ». Ceux-ci attestent que le ballon a été testé et est conforme aux spécifications techniques.
  • Le ballon est hors du jeu s’il a franchi la ligne de touche ou de but intégralement ou si le jeu est arrêté par l’arbitre.

→La durée du match

Les périodes de jeu

  • Un match de football comporte deux périodes de 45 minutes, entrecoupées d’une mi-temps ne devant pas excéder quinze minutes.
  • L’arbitre et les deux équipes peuvent éventuellement convenir avant le match d’une durée différente. Il peut aussi être décidé avant le match d’en réduire la durée de quelques minutes par période, par exemple en cas d’éclairage insuffisant.

Les temps additionnels

  • En compensation des arrêts de jeu liés notamment aux remplacements, transports ou soins apportés à des joueurs blessés ou actes délibérés pour faire perdre du temps, chaque période est prolongée à la discrétion de l’arbitre.

→Le coup d’envoi

  • Un coup d’envoi est donné pour débuter un match ou pour reprendre le jeu après un but marqué, à l’entame de la seconde période ou de la prolongation. Le ballon est alors placé sur le point central et il appartient à l’arbitre de donner le coup d’envoi.
  • Avant que le coup d’envoi ne soit donné en début de match ou de prolongation, un tirage au sort avec une pièce de monnaie détermine le choix des camps. En seconde période, les équipes changent de camp.
  • L’équipe qui perd le tirage au sort donne le coup d’envoi tandis que celle qui l’a gagné donnera celui de la seconde période.
  • Tous les joueurs doivent alors se situer dans leur moitié de terrain et les joueurs de l’équipe ne donnant pas le coup s’envoi se trouver au moins à 9,15 mètres du ballon tant que celui-ci n’est pas en jeu.
  • Le ballon est considéré come étant en jeu dès qu’il a été botté.
  • Celui qui le tire ne peut retoucher le ballon tant qu’il n’a pas été touché par un autre joueur.
  • S’il enfreint cette règle, un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse.

Un but peut être marqué sur le coup d’envoi.

→La balle à terre

  • Si le jeu a été interrompu par l’arbitre pour une raison ne figurant pas dans les Lois du jeu, le jeu reprend sous forme de balle à terre.
  • L’arbitre laisse alors tomber le ballon à terre à l’endroit où le ballon se trouvait lorsque le jeu a été arrêté.
  • Si le jeu a été interrompu à l’intérieur de la surface de but, l’arbitre laisse le ballon tomber sur la ligne de la surface de but parallèle à la ligne de but, le plus proche possible de l’endroit où était le ballon quand le jeu a été arrêté.
  • La balle à terre doit être rejouée si le ballon quitte le terrain sans avoir été touché par un joueur après avoir rebondi sur le sol, ou si un joueur touche le ballon avant qu’il n’entre en contact avec le sol.

→La victoire

  • Pour qu’un but soit marqué, le ballon doit avoir entièrement franchi la ligne de but entre les poteaux et sous la barre transversale.
  • L’équipe qui a marqué le plus grand nombre de buts au cours d’un match remporte la victoire.
  • Si les deux équipes marquent un même nombre de buts ou si le score reste vierge, le match est déclaré nul.
  • Si le règlement d’une compétition exige un vainqueur, il peut être procédé pour départager les deux équipes à une prolongation (deux périodes égales de 15 minutes chacune maximum) ou à des tirs au but.
  • Le nombre de buts inscrits à l’extérieur (sur le terrain de l’équipe adverse) peut aussi permettre de désigner le vainqueur.
  • Le règlement d’une compétition peut en effet prévoir que tout but marqué à l’extérieur comptera double.

→L’équipement

  • Les deux équipes s’affrontant lors d’un match de football doivent porter des couleurs distinctes l’une de l’autre, et les distinguant également des arbitres. Les gardiens doivent quant à eux porter des couleurs différentes des autres joueurs de leur équipe, et des arbitres.
  • Les gardiens de but peuvent porter un pantalon de survêtement au lieu d’un short.
  • Un joueur doit porter un short, un maillot avec des manches, des chaussures, des chaussettes et des protège-tibias. Ceux-ci doivent être en matière plastique (ou autre matière adéquate) et entièrement recouverts par les chaussettes.
  • Les protections modernes (casques, masques faciaux, genouillères et coudières) sont autorisées.
  • Même en chaussettes ça rentre
  • Si un joueur perd accidentellement une chaussure et marque immédiatement après un but, celui-ci est accordé, la perte de la chaussure étant accidentelle.
  • Si un joueur porte des cuissards, des collants ou un maillot de corps, ils doivent être de la même teinte que la couleur principale du short pour les premiers, et de la couleur principale des manches pour le dernier.
  • Si un joueur appose un ruban adhésif sur ses chaussettes, celui-ci doit être de la même couleur que la partie de chaussettes sur lequel il est apposé.
  • Si un joueur ne respecte pas l’une de ces règles, il doit quitter le terrain au prochain arrêt de jeu puis changer de tenue, Il ne pourra re-rentrer sur le terrain qu’une fois la conformité de son équipement vérifiée par l’arbitre.
  • Un joueur ne peut porter d’inscription personnelle, politique ou religieuse sur son équipement, ni présenter de slogan ou publicité sur ses sous-vêtements.
  • Les bijoux sont interdits car potentiellement dangereux, qu’il s’agisse de colliers, bagues, bracelets, boucles d’oreille, rubans. Il n’est pas autorisé de recouvrir un bijou d’un sparadrap pour pouvoir le garder.

→Les joueurs

  • Un match de football oppose deux équipes de onze joueurs au maximum (et sept au minimum), dont l’un est gardien de but.

Remplacements

  • Lors des compétitions officielles, il est possible de procéder à trois remplacements (jusque sept pour certaines compétitions, selon le règlement).
  • Le nombre maximum de remplacement lors d’un match entre équipes nationales est de six.
  • Pour les autres matchs, les équipes conviennent entre elles du nombre de remplaçants maximum, qui doit être communiqué à l’arbitre que le début de la rencontre. A défaut d’accord entre les équipes, ou en cas de non information de l’arbitre, le nombre de remplacements autorisé est limité à six.
  • Avant tout remplacement, l’arbitre doit être informé du remplacement envisagé.Le joueur remplacé doit quitter le terrain avant l’entrée du remplaçant. Celui-ci doit pénétrer sur le terrain au niveau de la ligne médiane et ne peut entrer en jeu qu’après y avoir été invité par l’arbitre et à l’occasion d’un arrêt de jeu.
  • Si un joueur entre sur le terrain sans y avoir été autorisé par l’arbitre, il est averti pour comportement antisportif et doit quitter le terrain. Si le joueur entré entrave le déroulement de la partie, le jeu est interrompu et reprend sur coup franc indirect accordé à l’équipe adverse.
  • Un remplaçant dont le nom n’a pas été communiqué à l’arbitre avant le match ne peut y participer.
  • Un remplaçant qui débute le match à la place d’un joueur titulaire sans que l’arbitre ait été informé de ce changement est autorisé à continuer le match, sans être sanctionné, et l’autorité compétente est informée de cet incident.
  • En cas de remplacement d’un gardien de but sans information préalable de l’arbitre, un carton jaune est infligé au joueur concerné lors de l’arrêt de jeu qui suit.
  • Si une équipe compte moins de sept joueurs car l’un d’entre eux a quitté délibérément le terrain, l’arbitre n’est pas obligé d’interrompre le match et peut laisser jouer l’avantage. Il l’arrêtera après le premier arrêt de jeu.

Expulsions

  • Si un joueur a été expulsé avant le début de la rencontre, il ne peut être remplacé que par l’un des remplaçants figurant sur la feuille de match.
  • Un remplaçant expulsé (avant ou après le début de la rencontre) ne peut en revanche être remplacé.

→L’arbitre

  • L’arbitre veille à l’application des règles, contrôle le match et décide des infractions, arrêts de jeu et suspensions de match. Il s’assure de la conformité des équipements et ballons, chronomètre le match et remet aux autorités un rapport consignant les événements de celui-ci.
  • Les décisions de l’arbitre sur des faits en rapport avec le jeu sont sans appel, notamment celles relatives à la validation d’un but et au résultat d’un match. Il ne peut être tenu responsable de la blessure d’un joueur ou spectateur ou d’un dégât matériel.
  • L’arbitre peut revenir sur une décision uniquement s’il réalise que celle-ci n’est pas la bonne ou après consultation de l’arbitre assistant ou le quatrième officiel tant que le jeu n’a pas repris ou que le match n’est pas terminé.
  • L’arbitre peut notamment interrompre un match si un joueur est sérieusement blessé ou faire sortir un joueur présentant un saignement.
  • Lorsque plusieurs fautes sont commises simultanément par un joueur, il sanctionne la plus grave.
  • Il peut également expulser du terrain, ou de ses abords, un officiel d’une équipe n’ayant pas un comportement responsable. Il peut aussi empêcher qu’une personne non autorisée ne pénètre sur le terrain.
  • L’arbitre peut interdire qu’un match se déroule du fait des conditions météo ou de l’état du terrain.
  • Si un arbitre, un joueur ou offciel d’équipe est touché par un objet lancé par un spectateur, l’arbitre peut arrêter le match, l’interrompre ou le laisser se poursuivre, selon la gravité de l’incident et rapporter le fait aux autorités.
  • Si un spectateur donne un coup de sifflet que l’arbitre considère comme ayant interféré dans le match, l’arbitre interrompt le match qui reprendra par une balle à terre.
  • Si un autre ballon, un objet ou un animal se retrouve sur le terrain, l’arbitre ne doit interrompre le jeu que si cela interfère avec le jeu.
  • Des arbitres assistants (au nombre de deux ou quatre) peuvent être désignés avec pour mission notamment de signaler quand le ballon sort du terrain, à qui revient une touche ou un corner, si un joueur est hors-jeu, ou de faire part d’un incident. Ils s’assurent également que les distances réglementaires sont respectées lors des tirs.

→Le hors-jeu

  • Un joueur est en position de hors-jeu lorsqu’il se trouve plus près de la ligne de but adverse que le ballon et l’avant-dernier joueur de l’équipe adverse.
  • S’il se trouve à la même hauteur que son adversaire, il n’est pas considéré comme hors-jeu. Il n’est sanctionné d’un coup franc indirect que si, au moment où l’un de ses coéquipiers touche le ballon, il prend une part active au jeu de l’avis de l’arbitre en intervenant dans le jeu, interférant avec un adversaire ou tirant avantage de sa position.
  • Si un joueur reçoit le ballon directement sur une touche, un coup de pied de but ou un corner, il ne sera pas sanctionné.

→Les coups francs

  • Un coup franc est toujours exécuté à l’endroit où la faute a été commise. Le ballon doit être immobile au moment où il est tiré, et le joueur le tirant ne peut retoucher le ballon tant que celui-ci ait été touché par un autre joueur.
  • Au moment du coup franc, tous les joueurs de l’équipe adverse doivent se situer au moins à 9,15 mètres du ballon, sauf s’ils se trouvent sur leur ligne de but entre les poteaux en cas de coup franc indirect dans la surface de réparation.
  • Si un joueur de l’équipe adverse n’est pas à la distance requise lors du coup franc, celui-ci doit être rejoué.
  • Les coups francs sont de deux natures : directs ou indirects.

Les coups francs directs

  • Un coup de franc direct est accordé si un joueur réalise l’un des gestes suivants avec excès d’engagement, témérité ou imprudence : s’il tente ou réalise un croche pied ou un coup de pied, frappe un adversaire ou tente de le faire, saute sur un adversaire, le charge, le tient, le bouscule, lui crache dessus ou le tacle.
  • Si un joueur – autre que le gardien dans sa surface de réparation – touche le ballon délibérément de la main, il est également sanctionné d’un coup franc.

Les coups francs indirects

  • Pour signaler un coup franc indirect, l’arbitre lève le bras au-dessus de la tête et le maintient dans cette position pendant l’exécution du coup franc.
  • Un coup franc indirect est accordé si un joueur fait obstacle à la progression d’un joueur adverse, empêche un gardien de but de lâcher le ballon, joue de manière dangereuse ou commet une faute sanctionnable d’un coup franc indirect.
  • Un coup franc indirect est également accordé si un gardien de but, à l’intérieur de sa surface de réparation, touche le ballon des mains sur une passe du pied de l’un de ses partenaires ou sur une touche effectuée par un coéquipier. Un gardien de but est aussi sanctionné s’il retouche le ballon des mains après l’avoir lâché, sans qu’un autre joueur ne l’ait touché, ou s’il conserve le ballon en main plus de dix secondes sans le relâcher.

→Les dégagements aux six mètres

  • Un coup de pied de but est accordé lorsque le ballon est touché en dernier par un joueur de l’équipe attaquante et franchit entièrement la ligne de but sans qu’un but ne soit marqué.
  • Le ballon est tiré d’un point quelconque de la surface de but par un joueur de l’équipe défendant et les joueurs de l’équipe adverse doivent alors se situer en dehors de la surface de réparation.

→Les corners

  • Un coup de pied de coin ou corner est accordé quand le ballon est touché en dernier par un joueur de l’équipe défendant et qu’il franchit entièrement la ligne de but sans qu’un but ne soit marqué.
  • Le ballon doit être placé à l’intérieur de l’un des arcs de cercle de coin (celui étant le plus proche de l’endroit où le ballon a franchi la ligne de but).Les joueurs de l’équipe adverse doivent se tenir au moins à 9,15 mètres de l’arc.
  • Un but peut être marqué directement sur corner.

→Les penaltys

  • Un coup de pied de réparation est accordé quand un joueur commet, dans sa propre surface de réparation, une faute qui serait sanctionnée d’un coup franc direct si elle avait été commise en dehors de la surface.

Le tireur doit être clairement identifié.

  • Le ballon doit alors être placé sur le point de réparation. Le gardien de but doit demeurer sur sa ligne de but, entre les poteaux et face au tireur, tant que le ballon n’a pas été botté. L‘arbitre donne le signal de tirer le pénalty.
  • Le tireur doit botter le ballon en direction du but adverse et ne doit pas retoucher le ballon tant que celui-ci n’a pas été touché par un autre joueur.
  • Tous les joueurs – autres que le tireur – doivent se situer en dehors de la surface de réparation et au moins à 9,15 mètres du point de réparation au moment du pénalty.
  • Si le ballon touche la barre transversale, un poteau ou le gardien de but avant de franchir la ligne, le but est accordé.
  • Si un joueur de but enfreint les Lois du jeu et que le ballon ne pénètre pas dans le but, le pénalty doit être retiré.
  • Un joueur peut, pour tromper l’adversaire, marquer un temps d’arrêt dans sa course avant de tirer mais il ne peut faire semblant de frapper le ballon après avoir terminé sa course.

→Les tirs au but

  • Les tirs au but permettent de désigner un vainqueur lorsque deux équipes sont à égalité au terme du match (et d’une éventuelle prolongation) et que le règlement d’une compétition exige un vainqueur.
  • Pour désigner quelle équipe tirera en premier, l’arbitre jette une pièce.
  • Il désigne le but contre lequel les tirs seront exécutés et consigne par écrit chaque tir effectué.
  • Les deux équipes tirent alternativement et exécutent chacune cinq tirs, chaque tir étant exécuté par un joueur différent.
  • Si, avant que tous les tirs n’aient été effectués, une équipe a marqué plus de buts et que l’autre ne pourra égaler le nombre de tirs réussis, l’épreuve s’arrête.
  • Si au terme des dix tirs, les deux équipes ont marqué le même nombre de buts, l’épreuve se poursuit jusqu’à ce qu’une équipe ait marqué un but de plus après un même nombre de tentatives.
  • Même si les deux équipes terminent le match avec un nombre de joueurs différents, le nombre de joueurs autorisés à tirer devra être égal pour les deux équipes. Le nom et le numéro de chaque joueur participant doit être communiqué à l’arbitre avant que l’épreuve commence.
  • Seuls les joueurs présents sur le terrain à la fin du match ou des prolongations peuvent participer aux tirs au but.
  • Tous les joueurs, à l’exception du tireur et des deux gardiens de but, doivent se placer dans le rond central pendant l’épreuve.

→Les touches

  • Quand le ballon franchit entièrement la ligne de touche, une touche est accordée à l’équipe adverse du joueur qui a touché le ballon en dernier.
  • Elle doit être jouée depuis l’endroit où le ballon est sorti.
  • Lorsqu’il effectue une touche, un joueur doit placer ses deux pieds – au moins partiellement – en dehors du terrain ou sur la ligne de touche. Il doit se placer face au terrain, tenir le ballon des deux mains, et le lancer depuis sa nuque par-dessus sa tête.
  • Le joueur effectuant la touche ne peut retoucher le ballon tant qu’il n’a pas touché un autre joueur, faute de quoi un coup de franc est accordé à l’équipe adverse.
  • Si un joueur de l’équipe adverse gène celui qui effectue la touche de manière abusive, il est sanctionné d’un carton pour comportement antisportif.
  • Un but ne peut être marqué directement sur une touche.

→Les cartons

  • Les cartons sont des sanctions disciplinaires permettant d’avertir ou d’expulser un joueur ou un remplaçant.
  • Un carton jaune est infligé à un joueur s’il a un comportement antisportif ou retarde la reprise du jeu. Un joueur se verra aussi sanctionner s’il pénètre sur le terrain ou le quitte volontairement sans y avoir été autorisé par l’arbitre, s’il manifeste sa désapprobation en paroles ou en actes ou enfreint les Lois du Jeu avec persistance.
  • Il sera également averti s’il ne respecte pas la distance réglementaire lors d’un corner, un coup franc ou une touche.
  • Un carton rouge est infligé à un joueur s’il adopte un comportement violent, tient des propos ou effectue des gestes blessants ou injurieux, ou crache sur un adversaire ou une autre personne.
  • Un joueur sera aussi exclu s’il commet une faute grossière, anéantit une occasion de but soit en touchant le ballon délibérément de la main , soit en commettant une faute qui serait sanctionnée d’un coup franc ou d’un coup de pied de réparation.
  • S’il a déjà été sanctionné d’un carton jaune, un joueur averti une seconde fois recevra un carton rouge.

2.1.3 Lois du jeu

Les lois du jeu (en anglais : Laws of the Game), ou lois du football, est le nom donné aux règles du jeu du football.Elles sont décidées et maintenues par le Conseil de l’association internationale de football (en anglais : International Football Association Board (IFAB)).

Original_laws_of_the_game_1863

La Fédération internationale de football association (FIFA), représentée au sein de l’IFAB à parité avec les représentants des quatre fédérations du Royaume-Uni, veille à leur application uniforme dans le monde et au niveau des différentes compétitions et catégories d’âge. La dernière version des lois du jeu date de 2011. Elles précisent notamment le nombre de joueurs par équipe, la durée d’une rencontre, les dimensions du terrain et du ballon, le type de fautes pénalisées par l’arbitre ou encore la position dite du « hors-jeu ».

Les règles actuelles

Les règles sont au nombre de dix-sept, et concernent chacune un aspect spécifique du jeu. On fait parfois référence, de manière badine, à une 18e loi concernant le « sens commun ou esprit du jeu ». Il s’agit en fait de souligner qu’un arbitre doit interpréter les 17 lois de manière à conserver l’esprit du jeu ; celui-ci étant plus important que la lettre. De fait, les lois laissent place à une certaine interprétation3. Les habitudes font qu’un certain nombre d’actions/sanctions sont communément considérées comme admises alors qu’elles ne sont pas pour autant décrites dans les lois du jeu.

Le terrain de jeu

Positionnement de deux équipes sur un terrain de footballLoi 1 du football.
Le terrain de jeu est rectangulaire et délimité par des lignes blanches. Sa longueur (« ligne de touche ») est comprise entre 90 et 120 mètres, sa largeur (« ligne de but ») entre 45 et 90 mètres. Pour un match international, elles sont respectivement de 105 et 68 mètres. Le terrain de jeu est séparé en deux par une ligne médiane.

Les buts sont placés au centre de chaque ligne de but. La distance séparant l’intérieur des deux poteaux est de 7,32 m et le bord inférieur de la barre transversale se situe à 2,44 m du sol. Chacun des buts est entouré par une « surface de réparation », située à 16,5 m de l’intérieur de chaque montant du but et de la ligne de but. Un point de réparation est marqué à 11 m en face du but.

Le ballon

Loi 2 du football.

Le ballon de football est sphérique, en cuir ou dans une autre matière adéquate, a une circonférence comprise entre 68 et 70 cm et un poids compris entre 410 et 450 g. Ces dimensions ont été fixées en 1937. Il existe d’autres tailles de ballon, plus petits, pour les matchs opposant des équipes de jeunes.

Les joueurs : nombre et équipement

Loi 3 du football et Loi 4 du football

Chaque équipe débute le match avec onze joueurs maximum, dont un gardien, et doit toujours disposer d’au moins sept joueurs sur le terrain (voir plus, en fonction du règlement de la compétition). Depuis 1967, les joueurs peuvent être remplacés sans motif en compétition officielle. Le nombre de remplacements est passé progressivement de un à trois en match officiel (depuis 1995). Lors des matchs amicaux, il est de coutume de ne pas fixer de limite au nombre de remplacements.

L’équipement de base du joueur de champ comprend un maillot d’équipe, un short, des bas (toute l’équipe doit avoir la même couleur d’équipement), des protèges-tibia (sous les bas) et des chaussures. Le gardien de but doit porter une tenue aux couleurs le distinguant des autres joueurs et des arbitres. Il peut porter des gants. L’équipement doit préserver la sécurité des joueurs : les lunettes et les masques de protection sont autorisés, mais pas les bijoux, et les crampons doivent être adaptés. Les arbitres contrôlent l’équipement avant le début du match.

Les arbitres : principal et assistants

Loi 5 du football et Loi 6 du football.
Chaque match de football se dispute sous le contrôle d’un arbitre disposant de toute l’autorité nécessaire pour veiller à l’application des lois dans le cadre du match qu’il est appelé à diriger. Les décisions de l’arbitre sur les faits en relation avec le jeu sont sans appel. Cependant, sous réserve que le jeu n’ait pas repris, l’arbitre peut revenir sur sa décision.

Les arbitres assistants, au nombre de deux ou quatre, aident l’arbitre à contrôler le match en accord avec les lois du jeu. Ils lui apportent leur assistance dans un certain nombre de domaines de la gestion du match, à sa demande et selon ses instructions. L’arbitre conserve un pouvoir discrétionnaire et peut tout à fait prendre des décisions contraires à celle de son arbitre assistant. En plus des arbitres assistants, se trouve un arbitre supplémentaire couramment appelé « quatrième arbitre », chargé entre autres d’effectuer les remplacements et indiquer le temps additionnel.

La durée du match

Loi 7 du football
Le match se joue en deux périodes de 45 minutes chacune. Les compétitions de jeunes (jusqu’aux moins de 16 ans) prévoient des durées plus courtes. La pause entre les deux périodes ne doit pas excéder 15 minutes. Chaque période doit être prolongée pour récupérer tout le temps perdu occasionné par les remplacements, les conséquences des blessures, etc. La durée de la récupération des arrêts de jeu est à la discrétion de l’arbitre. Le règlement des compétitions peut prévoir de jouer une prolongation en cas d’égalité, uniquement pour les compétitions séniors. La prolongation se joue en deux mi-temps de 15 minutes maximum.

Un match commencé peut être définitivement arrêté à la discrétion de l’arbitre, en cas de circonstance particulière (intempéries, bagarres), ou après 45 minutes d’interruption ou bien lorsqu’une équipe ne dispose plus d’assez de joueurs (par expulsion ou blessures), moins de huit pour les matchs internationaux par exemple.

Mise en jeu

Loi 8 du football et Loi 9 du football
Avant match, le choix des camps est déterminé par un tirage au sort, traditionnellement effectué au moyen d’une pièce de monnaie. L’équipe favorisée par le sort choisit le but contre lequel elle attaquera durant la première mi-temps, l’autre équipe donnant le coup d’envoi. En seconde période, les équipes changent de camp. Le coup d’envoi est la procédure pour commencer la partie, au début du match, ou reprendre le jeu, après qu’un but a été marqué, au début de la seconde période du match, ou au début de chaque période de la prolongation le cas échéant. Au coup d’envoi, tous les joueurs se trouvent dans leur propre moitié de terrain. Le ballon, posé à terre sur le point central, est considéré comme étant en jeu dès qu’il est botté vers l’avant.

Après une interruption temporaire du match provoquée par une cause non prévue par les lois du jeu, le match doit être repris par une « balle à terre » : l’arbitre laisse tomber le ballon à terre à l’endroit où il se trouvait au moment où le jeu a été arrêté, et le jeu reprend dès que le ballon touche le sol. Le ballon reste en jeu tant qu’il n’a pas entièrement franchi la ligne de but ou la ligne de touche, que ce soit à terre ou en l’air, ou que le jeu n’a pas été arrêté par l’arbitre.

But marqué

Loi 10 du football

Un but est marqué quand le ballon a entièrement franchi la ligne de but, entre les montants du but et sous la barre transversale, sous réserve qu’aucune infraction aux lois du jeu n’ait été préalablement commise par l’équipe en faveur de laquelle un but aura été marqué, et quel que soit le dernier joueur à avoir touché le ballon. Un but peut être marqué directement après un coup de pied arrêté (coup d’envoi, « six mètres », penalty, coup franc direct, corner), à l’exception des coups francs indirects.

L’équipe qui aura marqué le plus grand nombre de buts pendant le match remporte la victoire. Quand les deux équipes marquent le même nombre de buts ou ne marquent aucun but, le match est déclaré nul, et peut être suivi de prolongations et de tirs aux buts.

Hors-jeu

Loi 11 du football

Le « hors-jeu » a connu diverses définitions au cours du temps. Il punit la position des joueurs en position d’attaque quand elle est contre l’esprit du jeu : un joueur se trouve en position de hors-jeu quand, au moment où la balle lui est adressée par un partenaire, lui ou une partie de son corps (buste, tête, pieds ) est plus près de la ligne de but adverse que le ballon et l’avant-dernier adversaire (le dernier adversaire étant généralement le gardien de but).

Fautes et comportement antisportif

Loi 12 du football

Les fautes et incorrections sont sanctionnées de façon à lutter contre l’antijeu : il s’agit de manière générale de toutes les brutalités ou actes d’antijeu exercés contre un adversaire, par exemple le fait de toucher délibérément le ballon avec les bras (à l’exception du gardien de but dans sa surface de réparation). Elles donnent lieu à un coup franc, à exécuter à l’endroit où la faute a été commise.Le joueur sanctionné peut recevoir un carton jaune ou un carton rouge, synonyme d’exclusion du terrain. Selon les règlements de chaque compétition, les joueurs avertis ou exclus sont passibles de suspensions pour les matchs suivants.

Coups de pied arrêtés et rentrée de touche

Loi 13, Loi 14, Loi 15, Loi 16 et Loi 17 du football
Les coups francs sont accordés pour sanctionner les fautes et comportements antisportifs définis par la loi 12. Ils peuvent être directs (fautes avec contact physique ou manque de respect envers d’autres joueurs) ou indirects (fautes sans contact physique, notamment celles des gardiens), selon qu’ils peuvent donner lieu, ou pas, à un but sur une frappe directe. Pour le coup franc direct comme pour le coup franc indirect, le ballon doit être immobile au moment de la frappe, et l’exécutant ne doit pas toucher le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur (de la même équipe ou non).

Si l’équipe qui commet l’une des dix fautes pour lesquelles un coup franc direct doit être accordé le fait dans sa propre surface de réparation, elle est pénalisée d’un coup de pied de réparation, ou « pénalty » (de l’anglais : penalty kick), décrit dans la loi 14. Le coup franc est alors tiré du point du coup de pied de réparation. Le gardien de but de l’équipe défendant reste sur sa propre ligne de but, face à l’exécutant. Tous les joueurs autres que l’exécutant doivent se trouver en dehors de la surface de réparation. Dans le cas du coup franc indirect, celui- ci reste joué à l’interieur de la surface à l’endroit de la faute.

La loi 15 décrit la rentrée de touche. Elle est accordée quand le ballon a entièrement franchi la ligne de touche, à l’équipe adverse du joueur qui a touché en dernier le ballon. L’exécutant doit tenir le ballon avec ses deux mains et le lancer depuis la nuque et par-dessus la tête sans décoller les pieds du terrain, depuis l’endroit où le ballon est sorti. Le hors-jeu n’existe pas lors d’une rentrée de touche.

Enfin, quand le ballon a entièrement franchi une ligne de but sans qu’un but ait été marqué, il peut être remis en jeu de deux manières, selon l’équipe du dernier joueur à avoir touché le ballon. S’il s’agit de l’équipe attaquante, un « coup de pied de but », communément appelé « dégagement en six mètres », est sifflé : le ballon est alors botté d’un point quelconque de la surface de but par un des joueurs de l’équipe défendante. S’il s’agit de l’équipe défendante, un « coup de pied de coin », communément appelé « corner » (de l’anglais corner kick) est accordé à l’équipe attaquante. Le ballon placé dans l’arc de cercle du coin du terrain le plus proche d’où il est sorti, est botté par un joueur de l’équipe attaquante.

Annexes

Des annexes décrivent en sus la procédure pour déterminer un vainqueur (tirs au but), la possibilité dans certaines compétitions de modifier le règlement (plus de trois remplacements dans les divisions amateurs par exemple) et sur la surface technique.

Histoire du football

Origines du football

Des jeux proches du football sont pratiqués en Grande-Bretagne depuis le Moyen Âge, sans pour autant être encadrés par des règles communes et partagées. En 1848, Henry de Winton et John Charles Thring, de l’Université de Cambridge, rédigent une première liste de règles du « football », connues comme les règles de Cambridge (Cambridge Rules). Le sport décrit est alors un mélange de football et de rugby moderne. En 1858 les règles de Sheffield (Sheffield Rules) sont à leur tour publiées par le premier club non scolaire, le Sheffield Football Club et connaissent un certain succès dans le nord de l’Angleterre. Aucun de ces différents règlements n’est adopté de façon majoritaire.

Cadre institutionnel de 1863

La Fédération anglaise de football (F.A.) est créée le 26 octobre 1863 par onze clubs « fondateurs » dans le but de préciser les règles de football, qui diffèrent toujours d’un établissement scolaire ou d’une association sportive à l’autre. L’uniformisation de ces règlements devient urgente pour permettre le développement d’un sport qui ne ressemble alors en rien au football actuel. L’adoption de lois du jeu communes n’est pas facile et certains clubs quittent la table des négociations, posant les bases de la Rugby Football Union (RFU).

  • Finalement, sous la houlette de Ebenezer Cobb Morley (en), treize lois du jeu sont édictées et adoptées le 8 décembre par la fédération, qui peut dès lors s’atteler à l’organisation de compétitions et la promotion de son sport. Elles sont publiées dans le magazine Bell’s Life in London (en)5 :
  • The maximum length of the ground shall be 200 yards (183 m), the maximum breadth shall be 100 yards (91 m), the length and breadth shall be marked off with flags; and the goal shall be defined by two upright posts, eight yards (7.3 m) apart, without any tape or bar across them.
  • « La longueur maximale du terrain doit être de 200 yards (183 m), la largeur maximale de 100 yards (91 m), la longueur et la largeur doivent être délimités avec des drapeaux. Le but est signalé par deux montants verticaux, espacés de 8 yards (7,3 m), sans être reliés par une quelconque bande ou barre. »
  • A toss for goals shall take place, and the game shall be commenced by a place kick from the centre of the ground by the side losing the toss for goals; the other side shall not approach within 10 yards (9.1 m) of the ball until it is kicked off.
  • « Un tirage au sort pour le choix des buts a lieu, et le jeu commence par un coup de pied depuis le centre du terrain par l’équipe ayant perdu le tirage au sort pour les buts ; l’autre équipe ne doit pas s’approcher à moins de 10 yards (9,1 m) du ballon jusqu’à ce que le jeu soit engagé. »
  • After a goal is won, the losing side shall be entitled to kick off, and the two sides shall change goals after each goal is won.
  • « Après qu’un but ait été marqué, l’équipe perdante a le droit de remettre le ballon en jeu, et chaque équipe doit changer de camp après chaque but inscrit. »
  • A goal shall be won when the ball passes between the goal-posts or over the space between the goal-posts (at whatever height), not being thrown, knocked on, or carried.« Un but est inscrit lorsque le ballon passe entre les poteaux, ou dessus de l’espace entre les poteaux (quelle que soit sa hauteur), sans y avoir été jetée ou portée avec les mains. »
  • When the ball is in touch, the first player who touches it shall throw it from the point on the boundary line where it left the ground in a direction at right angles with the boundary line, and the ball shall not be in play until it has touched the ground.
  • « Quand le ballon est sorti du terrain de jeu, le premier joueur à le récupèrer doit le remettre en jeu depuis l’endroit où le ballon est sorti et le lancer perpendiculairement à la ligne de touche. Le ballon n’est pas en jeu tant qu’il n’a pas touché le sol. »
  • When a player has kicked the ball, any one of the same side who is nearer to the opponent’s goal line is out of play, and may not touch the ball himself, nor in any way whatever prevent any other player from doing so, until he is in play; but no player is out of play when the ball is kicked off from behind the goal line.
  • « Quand un joueur tape dans le ballon avec le pied, ses coéquipiers qui sont plus proches que lui de la ligne de but adverse sont hors-jeu : ils ne doivent ni toucher le ballon, ni empêcher leurs adversaires de jouer. Par contre, aucun joueur n’est hors-jeu quand le ballon est tiré de derrière la ligne de but. »
  • In case the ball goes behind the goal line, if a player on the side to whom the goal belongs first touches the ball, one of his side shall be entitled to a free kick from the goal line at the point opposite the place where the ball shall be touched. If a player of the opposite side first touches the ball, one of his side shall be entitled to a free kick at the goal only from a point 15 yards outside the goal line, opposite the place where the ball is touched, the opposing side standing within their goal line until he has had his kick.
  • « Quand le ballon part derrière la ligne de but, si le premier joueur à le toucher est un joueur de l’équipe à qui appartient le but, alors l’équipe a doit à un coup-franc depuis la ligne de but, au point opposé de l’endroit où le ballon a été touché. Si le premier joueur à toucher le ballon est un joueur de l’équipe adverse, alors son équipe a droit à un coup-franc direct d’une distance de 15 yards de la ligne de but, au point opposé de l’endroit où le ballon a été touché. Dans ce cas, les joueurs de l’équipe adversaire doivent rester sur leur ligne de but en attendant le tir du coup-franc. »
  • If a player makes a fair catch, he shall be entitled to a free kick, providing he claims it by making a mark with his heel at once; and in order to take such kick he may go back as far as he pleases, and no player on the opposite side shall advance beyond his mark until he has kicked.
  • « Si un joueur réussit un arrêt de volée, il peut obtenir un coup-franc en marquant le sol avec son talon en retombant. Dans ce cas, il a la possibilité de reculer pour pouvoir prendre de l’élan, sans qu’un joueur adversaire ne vienne le gêner. »
  • No player shall run with the ball.
  • « Aucun joueur n’a le droit de porter le ballon avec la main. »
  • Neither tripping nor hacking shall be allowed, and no player shall use his hands to hold or push his adversary.
  • « Ni croche-pied ni coup de pied ne sont permis, et aucun joueur ne doit utiliser ses mains pour retenir ou pousser un adversaire. »
  • A player shall not be allowed to throw the ball or pass it to another with his hands.
  • « Un joueur ne peut pas lancer ou passer le ballon à un autre avec ses mains. »
  • No player shall be allowed to take the ball from the ground with his hands under any pretence whatever while it is in play.
  • « Aucun joueur ne peut ramasser le ballon avec ses mains sous quelque prétexte que ce soit tant qu’il est en jeu. »
  • No player shall be allowed to wear projecting nails, iron plates, or gutta-percha, on the soles or heels of his boots.
  • « Aucun joueur ne peut porter de clous apparents, de plaques de fer ou de gutta-percha sur la semelle ou le talon de ses chaussures. »

Développement des règles du jeu

  • L’International Football Association Board (IFAB) est créé le 6 décembre 1882 sur entente des fédérations écossaise, galloise, nord-irlandaise et anglaise afin d’unifier les lois du jeu.
  • Lors de la création de la Fédération internationale de football association (FIFA) à Paris en 1904, il est aussitôt stipulé que l’association internationale adhérerait aux règles édictées par l’IFAB ; depuis 1913, en raison de la popularité internationale croissante du sport, l’IFAB admet en son sein des représentants de la FIFA. Aujourd’hui l’IFAB est ainsi composé de huit membres, quatre de la FIFA et quatre du Royaume-Uni, à savoir un par fédération.
  • Depuis leur édition de 1863, les lois du jeu ont été modifiées de nombreuses fois par l’IFAB.
  • Il faut pour cela que l’évolution soit votée par au moins six des huit membres du Conseil :

1866 : Les passes vers l’avant sont autorisées, pourvu que trois défenseurs se trouvent entre le destinataire du ballon et le but. Cette évolution est le premier pas vers la distinction entre le hors-jeu du football et celui du rugby. La prise en main du ballon est interdite aux joueurs, à l’exception des gardiens de but.
1877 : Les lois du jeu sont officiellement fusionnées avec les Sheffield rules, après que certaines spécificités aient été ajoutées les années précédentes.
1891 : Le coup de pied de réparation (en anglais : penalty kick) est ajouté pour punir les fautes commises dans la surface de réparation.
1912 : Le gardien ne peut se saisir du ballon que dans sa surface (auparavant dans toute sa moitié de terrain)
1925 : La condition de la règle du hors-jeu est réduite de trois à deux joueurs adverses.
1958 : Suite au match Brésil-France autorisation d’un remplaçant, seulement pour un joueur blessé.
1967 : le remplacement est libre.
1970 : Introduction des cartons jaunes et rouges (l’expulsion était déjà possible en cas de brutalité mais l’arbitre n’utilisait pas de carton et la règle de deux avertissements = expulsion n’existait pas), ainsi que de la séance de tirs aux buts en cas d’égalité après prolongations.
1976 : Autorisation d’un second remplacement.
1981 : Un joueur qui a été remplacé ne peut plus participer au match. De rares cas de retour ont pu se voir entre 1976 et 1981.
1990 : Le Board précise explicitement qu’un joueur sur la même ligne que l’avant-dernier défenseur n’est pas hors-jeu; la formulation précédente étant ambigüe.
1992 : Introduction de la règle interdisant au gardien de se saisir du ballon sur une passe (se saisir du ballon sur une touche reste autorisé). Possibilité d’un troisième remplacement, uniquement pour blessure. Une sortie de but peut être tiré de n’importe quel point de la surface de but (auparavant: seulement dans la moitié du côté où la balle était sortie). De même un coup franc dans la surface de but peut être tiré de n’importe quel point de la surface de but (auparavant: seulement dans la moitié de la faute)
1993 : Introduction du but en or
1994 : La FIFA généralise de la victoire à trois points (qui était jusqu’alors laissé au gré des fédérations nationale)
1995 : Généralisation du troisième remplacement.
1997 : La règle de 1992 est étendue aux touches. L’arbitre doit revenir a une faute initiale si l’avantage n’a pas profité. Il est désormais possible de marquer directement sur un coup d’envoi ou une sortie de but. Introduction de la règle des six secondes pour le gardien. Le gardien n’est plus obligé d’être immobile et au milieu des buts sur un pénalty
1998 : Introduction du temps additionnel et du but en or.
2000 : Avant une séance de tirs au but, lorsqu’une équipe termine une rencontre en supériorité numérique, elle doit ramener le nombre de ses joueurs au niveau de celui de l’autre
2002 : Introduction du but en argent. Le gardien peut se déplacer librement avec la balle (il était auparavant limité à quatre pas).
2004 : Suppression du but en or et du but en argent.
2005 : Sur une touche, les adversaires doivent se trouver à deux mètres minimum.
2012 : Un but ne peut plus être marqué directement sur balle à terre.
2014 : Autorisation d’un système de contrôle de but en Coupe du monde.
2016 : Expérimentation de l’arbitrage vidéo pendant 2 ans pour savoir quel joueur est fautif et éventuellement donner ou pas un carton jaune ou rouge sur une faute et le hors-jeu (à partir de la saison 2016-2017).

Arbitrage

Aux débuts du football, le fair-play stipulait que les joueurs commettant une faute le signalent eux-mêmes ; le match se déroulait en l’absence d’arbitre sur le terrain et les décisions se prenaient par accord conjoint des capitaines des équipes. En 1872, il fut décidé que chacune des équipes pourraient faire appel à un umpire situé sur le terrain, prenant conjointement des décisions en cas de désaccord entre les joueurs. Ils gagnent rapidement le droit d’octroyer des coups francs puis d’expulser un joueur. Vers 1880 un arbitre situé en tribune commence à être employé en cas de désaccord entre umpires8. L’application du règlement fut ensuite confiée à un corps arbitral situé sur le terrain en 1891.

Aujourd’hui, ce corps arbitral est constitué d’un arbitre de champ ainsi que de deux arbitres de touche. Dans le milieu professionnel, un quatrième arbitre est généralement présent pour assurer un remplacement en cas de blessure de l’un des trois autres ; il est également celui qui vérifie les changements de joueur. Après avoir étudié la possibilité d’ajouter un deuxième arbitre de champ à la fin des années 19909, l’IFAB autorise en 2012 les fédérations qui le souhaitent à mettre en place un arbitrage à cinq, dont quatre arbitres assistants. L’UEFA, qui testait cette solution depuis plusieurs années, l’applique depuis pour toutes les compétitions européennes10.

Hors-jeu

À l’origine, un joueur était hors-jeu lorsqu’il était situé plus en avant que le ballon. En 1866, la règle du hors-jeu évolue, un joueur est désormais hors-jeu s’il y a moins de trois joueurs entre lui et la ligne de but adverse6. Cette contrainte est abaissée à deux arrières adverses en 19256. En 1873, le hors-jeu sera signalé au départ de la balle, et pas à l’arrivée comme c’était généralement le cas jusque-là.

Un joueur est en position hors-jeu s’il se trouve plus près de la ligne de but que le ballon au moment où il est joué. Exception : si deux joueurs adverses se trouvent entre lui et la ligne de but. Un joueur n’est jamais hors-jeu sur une rentrée de touche, un coup de pied de but (un « 6 mètres » ), un coup de pied de coin (Corner) et lorsqu’il se trouve dans sa moitié de terrain, au départ du ballon.

Buts en or et argent

Entre 1993 et 2004, l’IFAB autorise l’application des buts en or. Le but en or sert alors à départager deux équipes lors de la prolongation : la première équipe marquant durant les prolongations remportant la partie et mettant fin aux prolongations. La règle du but en or est appliquée pour la première fois lors de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 1993. L’Allemagne puis la France remportent les finales 1996 et 2000 du Championnat d’Europe de football sur un but en or. En 2002 est proposée la règle du « but en argent », qui est notamment appliquée pour l’Euro 2004 : au terme de la première mi-temps de la prolongation, l’équipe qui mène remporte la partie.

L’International Board supprime ces deux règles en 2004.

Contrôle des buts litigieux

L’iFAB se réunit en 2007 pour étudier les solutions permettant de fiabiliser la validation des buts. Il est alors envisagé de faire appel à la technologie, par l’utilisation de l’arbitrage vidéo ou par l’installation d’un système de contrôle électronique de franchissement de la ligne de but (parfois appelé « Hawk-eye »). Des essais concernant cette dernière technologie sont menés en 2012.

Application

Les lois du jeu sont publiées par la FIFA chaque année à destination des fédérations nationales chargées de l’organisation des compétitions. En France, la Fédération française de football et la Direction nationale de l’arbitrage complètent et précisent ces lois afin d’homogénéiser leur application sur les terrains du pays.

Images liées:

Categories
  • 1914
  • Armand Thibaudeau
  • cdl le trophée du désamour
  • Paul Michaux
  • Statistiques et records du championnat
  • Trophée france football