OM Histoire 1990/2000

OM Histoire 1990/2000

1990/2000 Histoire de l’OM

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Les années 1990-2000

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1986-1994 : Tapie aux commandes

Arrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club.Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe-type et d'entraîneurs. À son arrivée, il engage Karl-Heinz Förster, qui avait disputé deux coupes du monde au sein de l'équipe d'Allemagne, et Alain Giresse, arraché aux rivaux bordelais. Autrement dit, Tapie se donne d'entrée les moyens de ses ambitions. Année après année, l'équipe est modifiée et améliorée de façon à être plus performante.

L'ère Tapie voit se succéder des joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Eric Cantona et des entraîneurs de grand talent tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals. Sous sa présidence, le club remporte au niveau national, après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, quatre championnats de France de 1989 à 1992 et une coupe de France (1989). Cette coupe de France, qui offre un doublé à l'OM, est marquée par une finale de légende durant laquelle Jean-Pierre Papin inscrit un triplé crucifiant l'AS Monaco (victoire finale 4-3). Lors de la remise de la coupe, JPP fera même la bise à François Mitterrand. Les Monégasques se vengeront en 1991 (défaite 1 but à 0).


Mais pourtant c'est bien au niveau européen que l'OM va vivre ses plus grandes heures. Le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp ainsi que la demi-finale litigieuse en Coupe d'Europe des clubs champions face au Benfica Lisbonne en 1990 ; les Olympiens avaient gagné le match aller de la demi-finale 2-1 et le score du match retour était de 0-0 quand le lisboète Vata marqua un but de la main validé par l'arbitre.

 

En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Etoile Rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3). Un parcours européen 1991 marqué entre autre par l'élimination de l'AC Milan en 1/4 de finale, double tenant du titre. Ce grand Milan AC sera encore défait par l'Olympique de Marseille mais cette fois en finale de la très prestigieuse Ligue des Champions à Munich (1-0) le 26 mai 1993.Cette victoire est historique ;en effet pour la première fois de l'histoire du football français, un club remporte la Coupe d'Europe. De cette victoire émergera un nouveau slogan pour les supporters marseillais : «

À jamais les premiers ».
Mais la grande ère Tapie s'arrête brusquement en 1994 avec l'affaire VA-OM.

Affaire VA-OM et conséquences

Le 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Le défenseur nordiste Jacques Glassmann a confié à son entraîneur Boro Primorac que Jean-Jacques Eydelie, un joueur de Marseille qui fut auparavant l'un de ses coéquipiers, l'a contacté par téléphone avant le début de la rencontre.Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann et deux autres joueurs valenciennois, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des Champions face au Milan AC.

Suite à cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OM et rétrograde le club en seconde division. L’UEFA exclut Marseille de la compétition européenne 1993-1994 (Ligue des Champions et Supercoupe d'Europe) et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe Intercontinentale.Marseille finit deuxième du championnat en 1994avec l’émergence d’un grand joueur qui marquera le championnat de France, Sonny Anderson. Mais le conseil fédéral rétrograde l’OM en deuxième division.

Après une brillante première année en D2, l’OM termine à la première place du classement (grâce notamment à De Wolf, Cascarino et Ferreri). Sur le plan européen, les Marseillais ratent de peu la qualification en huitièmes de finale de la Coupe UEFA en étant éliminés au deuxième tour face aux Suisses du FC Sion, après avoir passé l'obstacle grec de l'Olympiakos Le Pirée. Néanmoins le club dépose le bilan et reste une année de plus dans l'antichambre de l'élite.Cette année-là fut plus laborieuse avec un départ difficile, mais la seconde place est acquise sur la fin de la saison. L’OM allait à nouveau goûter à la première division en 1996-1997.

Arrivée de Robert Louis-Dreyfus

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Le club retrouve la première division lors de l'exercice 1996/1997. L'entraîneur en place Gérard Gili bâtit une équipe ambitieuse pour que le club phocéen retrouve rapidement son glorieux passé. C'est ainsi que le club recrute le gardien champion du monde et d'Europeallemand Andreas Köpke, l'attaquant Xavier Gravelaine, le bulgare Yordan Letchkov , l'international français Reynald Pedros ou bien encore le milieu expérimenté Éric Roy.Mais le miracle tant attendu ne se produit pas. Le club termine à la 11e place en subissant lors de la dernière journée du championnat face à Lyon la plus lourde défaite de son histoire (0-8).

Avant même la fin de la saison, Gérard Gili apprend qu'il ne sera plus l'entraîneur la saison prochaine et qu'il sera remplacé par Rolland Courbis.Rolland Courbis est donc nommé entraîneur de l'OM en juin 1997par le nouvel homme fort du club, le suisse Robert Louis-Dreyfus, qui veut faire de l'OM le "Bayern de Munich du Sud". Ce dernier fait signer Laurent Blanc, William Gallas, Claude Makélélé, Christophe Dugarry et Fabrizio Ravanelli ce qui permet au club de retrouver la Coupe UEFA grâce à l'obtention de la 4e place en championnat, meilleure performance du club depuis la remontée.

Lors de la saison 1998/1999, l'OM fête son centenaire, et pour cette occasion le club investit dans de nombreux joueurs de talent : Robert Pirès, Florian Maurice, ou autre Peter Luccin. Avec cette équipe de stars, l'OM parvient à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre Bordeaux et atteint la finale de la Coupe UEFA qu'il perd contre le Parme AC (0-3).La saison suivante, et à la surprise générale, le capitaine de l'équipe Laurent Blanc est plus ou moins poussé vers la sortie et rejoint l'Inter Milan. Malgré ce départ qui sera lourd de conséquence pour beaucoup, Rolland Courbis continue son marché et recrute le prometteur Stéphane Dalmat, l'espagnol Ivan de la Peña, l'argentin Eduardo Berizzo ou bien encore l'attaquant ivoirien Ibrahima Bakayoko.

Victime d'un très mauvais début de saison, Rolland Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999 et est remplacé par Bernard Casoni. Après une défaite 5-1 face à Saint-Étienne, des "supporters" déçus par les résultats s'en prennent violemment à certains joueurs. Lors du mercato hivernal, l'OM perd deux joueurs importants : Christophe Dugarry et Fabrizio Ravanelli et enregistre les arrivées de Cyrille Pouget et de Jérôme Leroy. Le club marseillais continue sa chute en championnat et termine sa saison à la 15e place du classement évitant la relégation grâce au goal average.

Année après année

L'équipe est modifiée et améliorée de façon à être plus performante. L'ère Tapie voit se succéder des joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Éric Cantona et des entraîneurs de renom tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals. Sous sa présidence, le club, après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, remporte quatre championnats de France de 1989 à 1992, et une coupe de France (1989). Cette coupe de France, qui offre un doublé à l'OM, est marquée par une finale de légende durant laquelle Jean-Pierre Papin inscrit un triplé crucifiant l'AS Monaco (victoire finale 4-3). Lors de la remise de la coupe, JPP embrasse François Mitterrand.Les Monégasques obtiennent leur revanche en 1991 (défaite 1 but à 0). 1986-1994 : Tapie aux commandes

En Europe

le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp32, puis les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne ; les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale 2-1, et le score du match retour est de 0-0 quand le Lisboète Vata marque un but de la main, surnommée « main du diable » par les Marseillais, validé par l'arbitre.

En 1991

L'OM échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3)., après avoir notamment éliminé en quarts de finale le Milan AC, double tenant du titre. L'AC Milan de Frank Rijkaard, Marco van Basten et Jean-Pierre Papin est encore défait par l'Olympique de Marseille, cette fois en finale de la Ligue des Champions à Munich (1-0)

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But de Basile Boli (OM) en 1993 contre AC Milan à Munich Finale

Le 26 mai 1993

Un but de la tête de Basile Boli. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'Europe, qui fait naître un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers ». Le 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Le défenseur nordiste Jacques Glassmann a confié à son entraîneur Boro Primorac que Jean-Jacques Eydelie, un joueur de Marseille qui fut auparavant l'un de ses coéquipiers, l'a contacté par téléphone avant le début de la rencontre. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann et deux autres joueurs valenciennois, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des Champions face au Milan AC, qui se joue quatre jours plus tard.

L'affaire, qui est d'abord passée sous silence, l'OM jouant la finale, devient un véritable feuilleton médiatico-judiciaire durant tout l'été 1993. Suite à cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l'OM . L'UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des Champions et Supercoupe de l'UEFA), et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe intercontinentale.Marseille finit deuxième du championnat en 1994, avec l'émergence de Sonny Anderson, mais le conseil fédéral rétrograde l'OM en deuxième division. Après une année en deuxième division, l'OM termine à la première place du classement (notamment grâce à De Wolf, Cascarino et Ferreri).

En Europe

Les Marseillais ratent de peu la qualification en huitièmes de finale de la Coupe UEFA en étant éliminés au deuxième tour face aux Suisses du FC Sion, après avoir battu l'Olympiakos Le Pirée.Néanmoins, le club dépose le bilan avec une dette de 250 millions de francs et reste une année de plus en seconde division. Cette deuxième saison en D2 est plus compliquée, mais la seconde place est acquise sur la fin de la saison.

L'OM remonte en première division en 1996-1997

 le-manager-general-de-l-olympique-de-marseilleArrivée de Robert Louis-Dreyfus Rolland Courbis est nommé entraîneur de l'OM en 1997 par le nouveau président actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Il fait signer Laurent Blanc, Andreas Köpke et Fabrizio Ravanelli, ce qui permet au club de retrouver la coupe UEFA grâce à l'obtention de la 4ème place en championnat, meilleure performance du club depuis la remontée.

Lors de la saison 1998-1999

L'OM fête son centenaire et investit dans de nombreux joueurs de talents : Robert Pires, Florian Maurice et Christophe Dugarry. Avec cette équipe, l'OM parvient à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre Bordeaux, avec à la clé une moyenne record de points par match pour un dauphin (2,09, soit 71 points après 34 journées) et atteint la finale de la coupe UEFA, qu'il perd contre le Parme AC (3-0).

Cette saison est également marquée par un match mémorable : menés 4-0 au Vélodrome par Montpellier à l'heure de jeu, les Olympiens parviennent à s'imposer 5-4 sur un pénalty transformé par le capitaine Laurent Blanc. Cette belle mais finalement infructueuse saison n'est pas confirmée par la suite : bien que l'effectif soit renforcé par le jeune espoir français Stéphane Dalmat, l'attaquant ivoirien Ibrahima Bakayoko et le prêt de l'international espagnol Iván de la Peña, il voit surtout la perte très préjudiciable de son capitaine Laurent Blanc, poussé vers la sortie dès le début de l'été.

En Ligue des Champions, l'OM bat au Vélodrome le champion d'Europe en titre Manchester United, mais les Marseillais se font éliminer lors de la seconde phase de poules. Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999, victime d'un début de saison raté. Il est remplacé par Bernard Casoni. Lors des trois saisons suivantes, l'OM a du mal à se stabiliser, de nombreux joueurs partent et plusieurs entraîneurs se succèdent.

De plus, la Direction nationale du contrôle de gestion décide en juin 2001 de rétrograder le club en deuxième division en raison du manque de garanties financières. Robert Louis-Dreyfus comble le déficit, ce qui permet au club de garder sa place en Div 1.

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