Historique E1960

Historique E1960

Viktor Ponedelnik se souvient

Viktor Ponedelnik se souvient

Viktor Vladimirovitch Ponedelnik (en russe, Виктор Владимирович Понедельник), né le 22 mai 1937 à Rostov-sur-le-Don, est un footballeur soviétique. Il est considéré comme un des meilleurs attaquants soviétiques de tous les temps.

Biographie

Viktor Ponedelnik commence sa carrière dans le club local du Rostselmash, en 1956. En 1958, il est recruté par le SKA Rostov-na-Viktor ponedelnik 1Donu, puis en 1960, il est sélectionné pour la première fois en équipe nationale. Lors de l’Euro 1960, il donne la victoire à son pays en marquant dans le temps additionnel, face à la Yougoslavie. En 1966, Ponedelnik met un terme à sa carrière de joueur, après avoir gagné du poids et subi une opération de l’appendicite. Après sa carrière de joueur, il passe un an à la tête de son club de cœur, Rostselmash en 1969. Il est plus tard journaliste sportif, éditeur d’un magazine sportif puis conseiller au président de la Fédération de Russie.

Carrière

  • 1956-1958 : Rostselmash Rostov-na-Donu (Union soviétique (Russie)).
  • 1959-1965 : SKA Rostov-na-Donu (Union soviétique (Russie)).
  • 1966 : Spartak Moscou (Union soviétique (Russie)).

Palmarès

En sélection

  • Vainqueur de la Coupe d’Europe : 1960 (Union Soviétique)
  • Vice-champion d’Europe : 1964 (Union Soviétique).
  • International soviétique : (29 sél., 20 buts) entre 1960 et 1966, dont 4 matchs en Coupe du monde pour 2 buts.

1960 lorsque Viktor Ponedelnik offrait le 1er titre à l’URSS.

L’Union soviétique est le premier vainqueur de ce qu’allait devenir le Championnat d’Europe de l’UEFA en 1960. En finale à Paris, les Soviets, menés au score par la Yougoslavie, s’imposaient 2-1 en prolongation. A l’âge de 23 ans, Viktor Ponedelnik inscrivait le but de la victoire à sept minutes de la fin en finale. 48 ans plus tard, après une longue carrière de journaliste, le souvenir de ce but est encore tout frais dans sa mémoire.

Le but de la victoire…

J’aime beaucoup me souvenir de cette finale. En battant la Yougoslavie, l’équipe nationale d’Union soviétique est devenue le tout premier champion d’Europe. Personne ne peut oublier de tels moments de gloire, que ce soit le public, les amateurs de football ou les joueurs eux-mêmes. En ce qui me concerne, le but de la victoire à la 113e minute était le plus important de ma carrière toute entière. C’est vrai, j’ai marqué beaucoup de buts pour mes clubs et pour l’équipe nationale mais certains matches et certains buts sont vraiment particuliers, le sommet de la vie sportive d’un joueur. C’était le plus beau moment de ma vie. Pour ce but, je dois remercier Mikhail Meskhi, notre ailier gauche de Géorgie, et son superbe centre. Malheureusement, l’Union soviétique n’est plus et la Géorgie est un pays étranger maintenant.

URSS, la meilleure équipe…

Si l’on remonte toute l’histoire de l’équipe nationale d’Union soviétique, j’ai l’impression que les experts en football pensent que la meilleure équipe était celle de la Coupe du Monde [de la FIFA] au Chili en 1962. Malgré le fait que nous ayons perdu contre les hôtes en quarts de finale, la presse et les experts internationaux avaient une haute opinion de notre équipe. Mais un malheur est arrivé à notre gardien Lev Yashin. Par deux fois lors de la compétition, il a souffert d’une commotion et n’a donc pu jouer au meilleur de sa forme. Si l’histoire était écrite différemment, on aura joué le Brésil en finale, ça c’est sûr.

Lev Yashin…

J’ai eu la chance et l’honneur de jouer aux côtés de ce gardien, le meilleur de tous. Il reste gravé dans nos mémoires pas seulement en tant que gardien n°1 mais tout d’abord en tant que merveilleux être humain. Il a une excellente famille. Lorsque les vétérans se rassemblent, nous invitons toujours sa femme Valentina à nous rejoindre et nous nous souvenons de lui ensemble. Il a des enfants et des petits-enfants aussi donc le nom de Yashin perdure.

Le capitaine Igor Netto…

C’était un joueur fantastique qui a mené l’équipe nationale soviétique à ses plus grands succès lors des Jeux Olympiques en 1956 et lors du championnat d’Europe 1960. C’était un véritable capitaine, un leader capable de mobiliser tout le monde dans les moments les plus durs et de créer l’unité dans l’équipe. Il a également été la courroie de transmission de notre entraîneur Gavril Kachalin qui lui a toujours donné un rôle très particulier.

Dans la vie de tous les jours, c’était quelqu’un de timide et de modeste, mais il a toujours donné son avis avec des arguments. Ce n’est pas un hasard si notre équipe nationale et ses plus grands moments sont liés à son nom.

Les plus grand joueurs-Entraîneurs d’URSS

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L’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) équipe nationale de football était disponible entre 1924 à 1991 avant qu’il ait cessé d’exister à la rupture de l’Union. FIFA considère l’équipe nationale du football de SIC en 1992, avant séparé en 15 nations se composent de la Russie, l’Ukraine, la Géorgie, la Biélorussie, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Moldavie, l’Azerbaïdjan, l’Arménie, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, le Kirghizstan.

Cette équipe comprendrait tous les joueurs des nations mentionnées, même après l’URSS a séparés. Néanmoins, Il ya seulement trois pays ont des joueurs dans cette équipe. En raison du régime communiste, anciens joueurs soviétiques ne permettait pas de jouer à l’extérieur du pays afin qu’ils ont tous joué dans la ligue soviétique. Ils étaient mieux connus pour leur discipline et le style de jeu solide.

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Union soviétique

  • Localisation: Europe de l’Est
  • Participation Championnat d’Europe: 12 fois (1960,1964,1968,1972,1976,1988,1992,1996,2004,2008,2012)
  • Coupe du Monde de participation: 10 fois (1958,1962,1966,1970,1982,1986,1990,1994,2002,2006)
  • Jeux Olympique: 1956,1988 médaille d’or
  • Vainqueur du Championnat d’Europe : 1960
  • 3 fois Championnat d’Europe Runner-Up (1964, 1972, 1988)
  • Plus grand Nbre de sélections : Oleg Blokhin 112
  • Meilleur buteur: Andrei Shevchenko 43 buts

 

Sélectionneur – Lobanovskyi Valeriy

  • Année de naissance: 6 Janvier 1939
  • Équipe Major: l’Union soviétique, le Dinamo Kiev
  • Réalisation majeure: Union soviétique Championnat(7)
  • Championnat ukrainien: (4)
  • Coupe soviétique: (5)
  • Coupe d’Ukraine: (3)
  • Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe:  (2)-1975, 1986
  • Championnat d’Europe Runner-Up(1988)
  • Accomplissement personnel: l’Ukraine la plus haute distinction « Héros de l’Ukraine »
  • Classe: Silver Queen

 

Classement de position des footballeurs URSS :

Gardien de but

  • 1. Lev Yashin
  • 2. Rinat Dasaev
  • 3. Evhen Rudakov
  • 4. Akexei Khomitch
  • 5. Vladislav Zhmelkov
  • 6. Dimitri Kharine
  • 7. Viktor Bannikov
  • 8. Viktor Chanov

Défenseurs

  • 1. Anatoliy Demyanenko
  • 2. Vladimir Bessonov
  • 3. Kakha Kaladze
  • 4. Revaz Dzodzuashvili
  • 5. Evgheny Lovchev
  • 6. Yuri Zhirkov
  • 7. Mikhail Ogonkov
  • 8. Sergei Gurenko

Centre

  • 1. Albert Shesternev
  • 2. Murtaz Khurtsilava
  • 3. Alexander Chivadze
  • 4. Anatoliy Bashashkin
  • 5. Anatoliy Maslyonkin
  • 6. Oleg Kuznetsov
  • 7. Sergei Baltacha
  • 8. Vagid Khidiatullin
  • 9. Mikhail Fomenko
  • 10. Victor Onopko

Milieu de terrain défensif

  • 1. Igor Netto
  • 2. Valery Voronin
  • 3. Nikolay Manoshin
  • 4. Anatoliy Konkov
  • 5. Rats Vasiliy
  • 6. Alexei Smertin
  • 7. Anatoliy Tymoschuk
  • 8. Yuri Voynov

Milieu de terrain offensif

  • 1. Fyodor Cherenkov
  • 2. David Kipiani
  • 3. Vladimir Muntyan
  • 4. Oleksandre Zavarov
  • 5. Leonid Buryak
  • 6. Viktor Kolotov
  • 7. Yuri Gavrilov
  • 8. Alexei Mikhailichenko
  • 9. Alexandre Mostovoï
  • 10. Sergei Aleinikov
  • 11. Ilya Tsimbalar
  • 12. Igor Korneev
  • 13. Yegor Titov
  • 14. Dimitri Alenichev

Ailier

  • 1. Mikheil Meskhi
  • 2. Sergey Ilyin
  • 3. Igor Chislenko
  • 4. Andrei Kanchelski
  • 5. Vladimir Onischenko
  • 6. Vasily Trofimov
  • 7. Valery Karpin
  • 8. Vladimir Bystrov

Avant Centre

  • 1. Eudard Streltsov
  • 2. Oleg Blokhin
  • 3. Valentin Ivanov
  • 4. Igor Belanov
  • 5. Nikita Simonyan
  • 6. Andrei Ashavin
  • 7. Sergei Salnikov
  • 8. Viktor Peneldelnik

Buteurs

  • 1. Andrei Shevchenko
  • 2. Grigory Fedotov
  • 3. Vsevolod Bobrov
  • 4. Slava Metreveli
  • 5. Oleg Protasov
  • 6. Ramaz Shengelia
  • 7. Alexandre Ponomarev
  • 8. Vladimir Beschastnykh

Les plus grands footballeurs de l’Union soviétique dans les différentes nations

Russie

  • 1. Lev Yashin
  • 2. Eudard Streltsov
  • 3. Igor Netto
  • 4. Grigory Fedotov
  • 5. Rinat Dasaev

Ukraine

  • 1. Oleg Blokhin
  • 2. Andrei Shevchenko
  • 3. Alexandre Zavarov
  • 4. Anatoliy Demyanenko
  • 5. Leonid Buryak

Géorgie

  • 1. Murtaz Khurtsilava
  • 2. David Kipiani
  • 3. Mikheil Meskhi
  • 4. Alexander Chivadze
  • 5. Kakha Kaladze

Autres

  • Arménie: Khoren Hovhannisyan
  • Azerbaïdjan: Anatoliy Banishevskiy
  • Belarus: Sergei Aleinikov
  • Estonie: Mart Poom
  • Kazakhstan: Sergey Kovochkin
  • Lettonie: Aleksandrs Starkovs
  • Lituanie: Arminas Narbekovas
  • Moldavie: Pavel Cebanu
  • Uzbekisztan: Maksim Shatskikh

Les plus grands footballeurs de l’Union soviétique de tous les temps

  • 1. Lev Yashin
  • 2. Igor Netto
  • 3. Oleg Blokhin
  • 4. Andrei Shevchenko
  • 5. Rinat Dasaev
  • 6. Eduard Streltsov
  • 7. Valery Voronin
  • 8. Valentin Ivanov
  • 9. Grigory Fedotov
  • 10. Albert Shesternev

Retour sur l’Euro 1960

Retour sur l’Euro 1960

euro-1960-union-soviètique-vainqueur L’URSS remportait le premier Championnat d’Europe de l’UEFA, tandis que la France se consolait avec le prix de l’Eurovision et Ceylan élisait une femme au poste de Premier ministre.

Ce n’est qu’à la dernière minute que le premier Championnat d’Europe de l’UEFA a eu son minimum de 16 participants, et ces efforts ont payé. Après une phase à élimination directe en matches aller-retour, le tour final regroupant quatre équipes pouvait débuter. La Yougoslavie était menée deux fois au score mais battait la France, pays organisateur, sur le score de 5-4. En finale à Paris, la Yougoslavie retrouvait l’URSS, vainqueur 3-0 de la Tchécoslovaquie. Un but inscrit en prolongation par Viktor Ponedelnik offrait le titre aux Soviétiques (2-1) et une place dans l’Histoire.

  • Équipes Vainqueur : URSS
  • Finaliste : Yougoslavie
  • 3ème place : Tchécoslovaquie
  • 4ème place : France
  • Meilleurs buteurs : Jean Vincent, Just Fontaine (France) – 5

Le saviez-vous ?

Deux mois plus tard, la Yougoslavie pouvait se consoler en remportant l’or olympique face au Danemark aux Jeux de Rome, après trois médailles d’argent consécutives. Également en 1960

  • Vainqueur de la Coupe de clubs champions européens : SL Benfica 3-2 FC Barcelona
  • Ballon d’Or : Luis Suárez (FC Barcelona)
  • Prix Eurovision de la chanson : Jacqueline Boyer (France, « Tom Pillibi ») Prix
  • Nobel de la paix : Albert Lutuli (président du Congré national africain, Afrique du Sud)
  • Champion olympique du 100 m : Armin Hary (Allemagne, 10″2)
  • Champion du monde de Formule 1 : Jack Brabham (Australie, Cooper)
  • Oscar du meilleur film : « L’Appartement »

Dates clé 20 juillet :

  • Ceylan (l’actuel Sri Lanka) élit Sirimavo Bandaranaika, 1ère femme Premier ministre 8 novembre
  • John F. Kennedy bat Richard Nixon et devient le plus jeune président de l’histoire des États-Unis

Les gloires de l’URSS 1960

Les gloires de l’URSS 1960

Les gloires de l'URSS 1960
yashin1- URSLev Yashin Seul gardien de but vainqueur du Ballon d’Or, Yashin était récompensé en 1963 après avoir décroché un sixième titre dans le championnat soviétique avec son seul et unique club, le Dinamo Moscou.  Toujours vêtu de noir, il était imposant et agile.

L’Euro 1960 contribuait largement à sa légende et il était remarquable face à la Tchécoslovaquie et à la Yougoslavie. Il était extrêmement regretté, en Russie comme à l’étranger, à sa disparition en 1990.
98l/08/huty/10749/262- URSIgor NettoRussie conduisait sa nation à la gloire aux Jeux olympiques de 1956 et lors du tout premier EURO. Meneur d’hommes et joueurs exceptionnel, on se rappelle peut-être plus de lui pour sa sportivité à la Coupe du Monde 1962, lorsqu’il demandait à l’arbitre de ne pas accorder un but face à l’Ukraine alors que le ballon était entré dans le but par le mauvais coté. Netto remportait cinq titres de champion d’URSS et trois coupes nationales avec le Spartak Moscou. Il disparaissait en 1999.
Valentin Ivanov3- URSValentin IvanovRussie Fidèle serviteur du Torpedo Moscou, le milieu de terrain Ivanov remportait deux fois le titre soviétique mais était plus célèbre pour ses exploits internationaux. Il signait 26 buts en 59 rencontres pour l’URSS, dont quatre lors de la Coupe du Monde 1962. Il remportait le premier EURO, marquant deux buts lors de la victoire 3-0 sur la Tchécoslovaquie en demi-finale et était à nouveau sur le pont quatre ans plus tard lorsque l’URSS atteignait une nouvelle fois la finale. Il a entraîné le Torpedo à quatre reprises et s’est éteint en novembre 2011.

viktor-ponedelnik-14- URSViktor PonedelnikRussie Premier joueur appelé par l’Union soviétique alors qu’il évoluait en deuxième division, Ponedelnik justifiait sa sélection en signant un triplé pour ses débuts lors d’une victoire 7-1 sur la Pologne. Ponedelnik signait 20 buts en 29 rencontres internationales avant de devoir prendre sa retraite prématurément à l’âge de 29 ans. Il est devenu un journaliste respecté.

Slava Metreveli15- URSSlava MetreveliGéorgie Ailier droit rapide, Metreveli marquait l’EURO 1960 et l’histoire du football soviétique en égalisant en finale. Il s’agissait du quatrième but d’une carrière internationale qui allait le voir participer aux Coupes du Monde 1962, 1966 et 1970. Le Géorgien jouait au Torpedo Moscou de 1956 à 1962, remportant deux titres de champion et une Coupe d’URSS, avant de rentrer au pays pour porter les couleurs du Dinamo Tbilissi. Il disparaissait en 1998.

mikheil-meskhi6- URSMikheil MeskhiGéorgie Surnommé le ‘Garrincha géorgien’ pour ses fulgurances sur l’aile, Meskhi était une force créative côté gauche. Son centre millimétré se transformait en passe décisive pour le but de la victoire de Ponedelnik de la tête et il emballait également les foules au Chili deux ans plus tard. Meskhi honorait 25 sélections, signant quatre buts. Il était également incontournable sur le plan national avec 50 buts en 286 matches de championnat pour le Dinamo Tbilissi.
gavril_kachalin7- URSGavriil Kachalin  est l’entraîneur le plus couronné de succès de l’histoire du football soviétique et le premier sélectionneur à avoir remporté le Championnat d’Europe de l’UEFA. Quatre ans plus tôt, il avait conduit le pays à l’or olympique à Melbourne.  Il participait à trois Coupes du Monde (1958, 1962, 1970) lors de ses trois mandats à la tête de l’URSS. En club, son principal fait d’armes reste le titre soviétique 1964 sur le banc du Dinamo Tbilissi. Il nous quittait en 1995.
8- URSAnatoli Krutikov Sélectionné neuf fois, Krutikov était décrit anatoli_krutikovpar Helenio Herrera comme un « défenseur de classe mondiale ». Défenseur latéral offensif et rapide, il préférait le football à l’athlétisme et était célèbre pour son calme et son fair-play. Il jouait pour le CSKA Moscou avant de s’engager au Spartak Moscou, où il remportait le titre soviétique en 1962 avant d’y officier comme entraîneur.
Bubukin9- URSValentin BubukinRussieBubukin commence sa carrière au VVS Moscou en faisant partie de la réserve lors de la saison 1952, il n’intégrera jamais l’équipe première puisqu’il ira au Lokomotiv Moscou en 1953 où il évoluera à l’attaque avec Georgi Borzenko sa première saison se termine avec une 6e place.La saison 1954 débute mais Bubukin n’arrive pas à s’imposer parmi l’équipe-type, le club rate sa saison et termine 10e. Le Lokomotiv tente de faire oublier cette contre performance mais termine la saison 1955 avec une 5e place et une élimination en demi-finale de la Coupe d’URSS de football.

La saison 1956 ne réussit pas au Lokomotiv, il prenne la 10e et se maintienne de justesse parmi l’élite, preuve du fiasco le meilleur buteur de l’équipe est Viktor Sokolov avec seulement 9 buts inscrits. Bubukin ne réussit toujours pas à gagner sa place.
Célèbre membre de l’équipe d’URSS à la Coupe du Monde 1958 et à l’EURO 1960, Bubukin n’honorait que 11 sélections. Vainqueur de la Coupe d’URSS avec le Lokomotiv Moscou en 1957, il jouait également pour le CSKA Moscou avant de se tourner vers une carrière d’entraîneur, travaillant notamment pour le Lokomotiv et le CSKA (comme adjoint). Il s’est éteint en 2008.

Maslenkin10- URSAnatoli Maslyonkin commence sa carrière au Spartak Moscou lors de la saison 1954, cette année verra le Spartak prend la deuxième place du championnat d’Union soviétique de football derrière le Dynamo Moscou ainsi qu’en 1955 où le Spartak se fera coiffer au poteau une nouvelle fois par le Dynamo. Mais Maslyonkin remporte sa première Soviet Top League en 1956, c’est son premier titre majeur ; l’année 1956 sera bénéfique pour Anatoli car il remportera avec la sélection de l’URSS la médaille d’or aux Jeux olympiques d’été de 1956 après la victoire en finale face à la Yougoslavie. Défenseur polyvalent pouvant également évoluer au milieu, Maslenkin a disputait les quatre rencontres de l’Union soviétique à l’EURO, quatre ans plus tard. Le fidèle lieutenant du Spartak Moscou s’éteignait en 1988.

givi_chokheli211- URSGivi Chokheli Défenseur grand et puissant, Chokheli était le plus jeune membre de l’effectif à l’EURO 60 du haut de ses 23 ans mais, deux ans plus tard, il s’était imposé dans l’équipe qui atteignait les quarts de finale de la Coupe du Monde. Chokheli a passé la majeure partie de sa carrière au Dinamo Tbilissi avant d’intégrer le staff du club. Il nous a quittés en 1994.

12- URSVladimir MaslachenkoRussie – gardien de but remplaçant

13- URSGerman Apukhtin – attaquant remplaçant

14- URSZaur Kaloev – attaquant remplaçant

15URSValentin Granatkin. vice-président de la FIFA Oublié dans la mémoire du grand public, ce dernier aura pourtant marqué le sport soviétique de son empreinte. Né le 16 Juillet 1908 à Ryblova, village situé dans le district de Bronnitsky dans la province de Moscou. Une jeunesse passée près de Moscou à écumer les terrains de football et à user ses gants, des gants qu’il mettra rapidement à profit des clubs de la région puisque dès l’âge de 15 ans il s’engage avec le Krasniy Luch. Un premier club qu’il quittera pour divers clubs moscovites tel le Серп и Молот, club au nom mythique pouvant être traduit par Marteau et Faucille avec lequel il remportera le championnat Soviétique en 1932, ou encore avec l’Elektrozavod.

Alexei-Khomich-Valentin-Granatkin-Lev-YashinAlexei Khomich–Valentin Granatkin–Lev Yashin. Trois gardiens, trois légendes.

En somme des clubs obscurs, dont vous n’avez certainement jamais entendu parler et dont vous n’entendrez certainement plus jamais parler. Cependant, rendons à Granatkin ce qui est à Granatkin, ce dernier enfilera aussi une cinquantaine de fois la tunique rouge et verte du grand Lokomotiv Moscou. Un club avec lequel il remportera la première coupe d’URSS en 1936 qui lui permettra de continuer à apparaitre dans les sélections de Moscou et d’URSS pour notamment affronter la Norvège, la Suède ou la Turquie.

Quand l’hiver approche, Moscou est un peu plus sympa que Winterfell et ça Granatkin l’aura très vite compris. Il enfilera ses patins à glace pour intégrer la sélection de Moscou et d’URSS dès 1928 avant de s’engager avec le Spartak Moscou à l’âge de 38 ans pour la première édition du championnat de Hockey en 1946, un dernier challenge sportif qui l’honorera d’une médaille de bronze. Gardant une nouvelle fois les cages dans ce sport, Valentin Granatkin entre dans l’histoire du sport russe en étant le seul joueur soviétique à avoir porté le maillot de la sélection russe en football et en hockey. Oublié des livres d’histoire, Valentin était pourtant l’un des meilleurs gardiens soviétiques de son époque et ce qu’importe le sport. Mais c’est aussi, et surtout, en dehors des terrains qu’il fera parler de lui.

Des terrains aux bureaux

Pour cause, diplômé de l’école Supérieure du Parti Communiste en 1942, Valentin Granatkin intègre les hautes sphères du Parti en 1943 en se frayant une place en tant qu’instructeur du Département de la propagande du Comité central. Du talent dans les mains, une tête bien faite, Valentin montre au fil des années des compétences de leadership et continue de gravir les échelons politiques qui ne lui feront cependant pas oublier son premier amour, le sport. Président du Comité des Sports de la région de Moscou entre 1949 et 1955, Vice-Président du Comité des Sports de la Fédération de Russie entre 55 et 59 et enfin Président du Comité des Sports de la section football URSS, tant de postes qui n’altéreront pas les objectifs de Granatkin dans l’amélioration du système du football soviétique.

Valentin-Granatkin-urss-football

Cette vision du football soviétique, il la portera jusqu’aux hautes sphères du football international dès 1955 en devenant le premier Vice-Président de la FIFA puis en prenant les reines du Comité amateur de cette même organisation en 1968 et ce jusqu’à la fin de sa vie, le 2 Novembre 1979, alors qu’il finalisait la préparation du tournoi de football des Jeux Olympiques de Moscou.
Oublié des mémoires de nombreuses personnes, Granatkin reste l’une des grandes personnes du sport russe. Joao Havelange, président de la FIFA entre 1974 et 1998, l’aura rapidement compris et créa une compétition en son nom en 1981 qui continue encore aujourd’hui d’honorer sa mémoire et tente de mettre en lumière les jeunes talents russes dans une compétition internationale opposant de nombreuses sélections U17. Une compétition que Valentin Granatkin n’aurait certainement pas hésité à superviser et promouvoir, pour que son football russe continue de grandir et progresser au fil des siècles.

16- URSNikolai Gulyaev – sélectionneur adjoint

17- URSAndrei Starostin – directeur de l’équipe nationale

Le rêve de Delaunay devient réalité

Le rêve de Delaunay devient réalité

Henri_Delaunay

Dans le premier volet d’une série sur l’Histoire du Championnat d’Europe de l’UEFA, nous remontons le temps jusqu’en 1960, quand Lev Yashin faisait gagner l’Union soviétique. Comme la Coupe du Monde de la FIFA, la Coupe des clubs champions européens et les Jeux Olympiques modernes, la première compétition européenne majeure d’équipes nationales a été inventée par un Français : Henri Delaunay, le secrétaire de la Fédération française de football.

Il a créé ce projet en 1927, mais il aura fallu attendre l’avènement de l’UEFA en 1954 pour faire sortir ce projet de terre. Mais même à ce moment-là, certaines associations nationales européennes se montraient réticentes, et au moment où le Congrès de l’UEFA donnait son feu vert, en 1957, Delaunay était décédé depuis deux ans. Il est portant loin d’être oublié, et le choix s’est naturellement porté sur lui quand le trophée a été nommé.

La France de Delaunay était sélectionnée parmi les demi-finalistes pour organiser la phase finale, mais une série de problèmes manquait de provoquer l’annulation du tournoi dès le départ. Seule une multitude d’inscriptions tardives permettait d’obtenir le nombre minimum d’équipes engagées. Parmi les 16 pays représentés ne figuraient ni l’Italie, ni la RFA, ni l’Angleterre. Le coup d’envoi de la première Coupe d’Europe des nations, créée sur un format de matches aller-retour jusqu’en demi-finale, était donné au Stade Lénine Tsentralni de Moscou le 9 septembre 1958.

Ce jour historique, 100 572 spectateurs ont vu Anatoli Ilyin devenir le premier buteur après tout juste quatre minutes de jeu, et l’URSS battait la Hongrie 3-1, avant de se qualifier sur le score cumulé de 4-1. En quart de finale, l’Union soviétique avait sa part de chance et profitait de la principale controverse politique de l’histoire du tournoi, lorsque le Général Franco refusait de laisser l’équipe de Gavril Kachalin d’entrer sur le territoire espagnol, offrant par conséquent la victoire aux Russes sur tapis vert.

Ces derniers prennent donc sa place aux côtés de trois autres équipes dans la phase finale, à savoir la France, la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie. L’URSS démontrait immédiatement qu’elle n’avait pas usurpé sa qualification en battant les Tchèques 3-0 à Marseille, avec un doublé de Valentin Ivanov. L’équipe de France disait adieu au tournoi quant à elle au terme d’un match à suspense perdu 5-4 contre la Yougoslavie, match qui demeure encore à ce jour le plus prolifique en buts de l’histoire du tournoi. Raymond Kopa et Just Fontaine étaient absents pour les Bleus, mais il n’y avait rien à faire face au talent étalé par les Yougoslaves, qui contrastait avec l’attitude défensive de leur adversaire lors de la finale disputée à Paris le 10 juillet 1960.

Grâce à son légendaire gardien Lev Yashin, l’URSS n’a laissé les Yougoslaves inscrire qu’un seul but en 90 minutes, sur un tir contré de Milan Galic, malgré leur large domination. Slava Metreveli égalisait et le match s’engageait dans la prolongation, alors que la Yougoslavie commençait à s’essouffler. Victor Ponedelnik marquait de la tête pour offrir à l’Union soviétique son premier (et dernier) trophée. « Il y a des matches et des buts qui sont vraiment à part, un genre de sommet dans la vie sportive d’un joueur », déclarait plus tard Ponedelnik. « Cela a été le plus grand moment de ma vie. » Le tournoi allait quant à lui en vivre bien d’autres.

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