France E1960

France E1960

Sélectionneur Albert Batteux

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Sélectionneur de l’équipe de France

Albert-Batteux-l-entraineur-du-beau-jeu_tifosAlbert Batteux 1919-2003
Généralités
Sport : football
Nationalité : Française
Naissance : Né le 16 Janvier 1921
Lieu : Reims France.pingFrance
Décèdé : le 28 février 2003 (83ans)
Lieu: Grenoble France.pingFrance
Parcours professionnel
1937-1950 : Stade de Reims – 169 M – 56px-Soccer_ball.svg19 buts
Sélections en équipe nationale
1948-1949 : France.pingFrance – 8 M – 56px-Soccer_ball.svg1but
Equipes Entraînées
1950-1963 : France
1955-1962 : SS Noyen-sur-Sarthe
1963-1967 : FC Grenoble
1967-1972 : AS Saint-Etienne
1976-1977 : Olympique Avignonnais
1979 : OGC Nice
1980-1981 : Olympique de Marseille

clubfrancaisSélectionneur Albert Batteux

Albert BatteuxAlbert Batteux (né le 2 juillet 1919 à Reims et mort le 28 février 2003 à Grenoble, Isère) est un joueur et entraîneur de football français. Entraîneur du Stade de Reims dans les années 1950 puis de l’AS Saint-Étienne entre 1967 et 1972, il y remporte respectivement six et cinq trophées nationaux. De 1955 à 1962 il est également sélectionneur de l’équipe de France, avec laquelle il est demi-finaliste de la Coupe du monde de football 1958. Selon un vote du journal France Football, il est l’un des trois meilleurs entraîneurs français du XXe siècle.

Biographie

Du joueur à l’entraîneur

Né au lendemain de la Première Guerre mondiale, ce fils de cheminot rémois grandit dans une famille de treize enfants. D’abord licencié dans un petit club de la ville, l’Énergie Club de Reims, il se fait rapidement remarquer par le Stade de Reims. Le professionnalisme français, créé en ???1932 balbutie encore lorsqu’on lui propose son premier contrat. Nous sommes en 1937 et celui que ses camarades surnomment déjà « Bébert la science » n’a que dix-huit ans. Malheureusement la Seconde Guerre mondiale l’empêche de donner la pleine mesure de son talent de joueur.

Ce n’est qu’à la fin du conflit que l’attaquant du Stade de Reims effectue ses débuts internationaux le 6 juin 1948 à l’occasion d’un Belgique-France. Il portera le maillot tricolore lors de ses 8 sélections chez les Bleus pour un but marqué lors d’un match amical contre la Tchécoslovaquie le 12 juin 1948 à Prague. Champion de France en 1949, vainqueur de la Coupe de France en 1950 avec le Stade de Reims dont il est le capitaine et alors entraîné par Henri Roessler. Le soir de cette finale, le président Henri Germain l’intronise entraîneur sans même l’avoir prévenu.

L’épopée rémoise

Bien que choisi par son président, la confiance que les dirigeants placent en lui semble limitée. Effectivement Batteux n’a que vingt-neuf ans, et les dirigeants s’interrogeaient sur l’autorité qu’il pouvait avoir vis-à-vis du groupe de joueurs qui étaient ses coéquipiers mais aussi ses amis. Mais l’entraîneur du Stade du Reims est catapulté au sommet du football français grâce à l’ « effet de levier », il devient alors le chef d’orchestre du « Grand Reims » qui raflera nombre de trophées. À sa prise de fonction l’équipe s’appuie davantage sur sa défense.

Mais une défense intelligente qui selon lui « recherchait davantage la passe que le dégagement ». Il prône un jeu technique et rapide, antithèse des théories défensives alors en vogue. Dans la genèse du « Grand Reims », l’éclosion de Robert Jonquet et de Armand Penverne fut capitale, le premier était le relanceur de la défense, le second le régulateur de l’équipe. Ce jeu, basé sur les échanges à une touche, les une-deux, les triangles, forgea ces enchaînements qui, pendant des années, lui valut de déplacer les foules.

stade-de-REIMSRaymond KOPA : 45 sélections et 18 buts en équipe nationale Just FONTAINE : 21 selections et 30 buts Roger PIANTONI : 37 sélections et 18 buts Jean VINCENT : 46 sélections et 22 buts Lucien MULLER :16 sélections et 3 buts

À l’arrivée d’un certain Raymond Kopa en 1951, on craignait pour le jeu collectif de l’équipe compte tenu de sa fâcheuse tendance à dribbler. Contre l’avis de tous, Batteux le fit jouer sur l’aile droite et lui dit : « Si vous cessez de dribbler, Raymond, je vous sors de l’équipe ! ». Ce dernier constitua une attaque Appel – Glovacki – Kopa – Sinibaldi – Méano qui fut probablement la plus accomplie que le Stade de Reims ait jamais possédée dans le style qui fit sa gloire. L’équipe atteignit la finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions à deux reprises : en 1956 lors de la première édition (au Parc des Princes, défaite 4 à 3 face au Real Madrid après un match épique) et en 1959 (toujours contre le Real), et remporta en 1953 la Coupe latine.

Champion-de-France-1962-Champion France 1962

Après le départ de Kopa, Batteux réussit à sauver le jeu à la rémoise en engageant Fontaine, Piantoni et Vincent. Au printemps 1963, les dirigeants rémois décident de ne pas renouveler son contrat. Il quitte Reims un an après avoir remporté un cinquième titre de Champion de France.

L’Équipe de France

Pendant ce mandat rémois, il occupe la place d’entraîneur de l’équipe de France notamment lors du mondial 1958, où il mène les Bleus à la troisième place de l’épreuve.

Saint-Étienne

Il enchaîne ensuite à Grenoble (de 1963 à 1967) puis rejoint Saint-Étienne en 1967 où il prend la suite de Jean Snella et met en place des structures qui s’affirment très efficaces, palmarès à l’appui. Batteux ne chercha jamais à refaire le « Grand Reims », ce qui ne l’empêcha pas de remporter le championnat de France 1968 – 1969 – 1970. Il quitte l’ASSE en 1972 en passant le relais à un certain Robert Herbin qui le prend pour modèle.

La fin de carrière

Batteux dirige ensuite Avignon lors de la saison 1976-1977, puis l’OGC Nice de janvier à juin 1979, et pour finir l’Olympique de Marseille d’octobre 1980 à mars 1981.

Sa mort

Il décède le 28 février 2003 à 14 h 30 à la maison de retraite de « Korian l’isle verte » (il avait 83 ans) suite d’une maladie dont il souffrait depuis 10 ans. Il est enterré à Meylan (Isère) après une cérémonie à l’église de « la Plaine Fleurie », à laquelle assistèrent de nombreuses personnalités du football français, dont des anciens joueurs du « Grand Reims » pour rendre hommage à sa mémoire et à son passé glorieux d’entraineur.

Une tribune du nouveau stade Auguste-Delaune porte son nom depuis 2008.

Carrière de joueur

Équipes

  • 1937-1950 :  Stade de Reims

Palmarès

  • Vainqueur final au classement « Zone Occupée » : 1942 avec SdR
  • Champion de France :1949 avec le Stade de Reims
  • Vainqueur de la Coupe de France : 1950 avec le Stade de Reims
  • 8 sélections et 1 but avec la France  : entre 1948 et 1949

Carrière d’entraîneur

Équipes

  • 1950-1963 : Stade de Reims
  • 1955-1962 : France
  • 1963-1967 : FC Grenoble
  • 1967-1972 : AS Saint-Étienne
  • 1972-1973 : AS Nancy-Lorraine (conseiller technique)
  • 1976-1977 : Olympique avignonnais
  • 1979 : OGC Nice
  • 1980-1981 : Olympique de Marseille

Palmarès

  • Troisième de la Coupe du monde 1958 avec l’équipe de France
  • Vainqueur de la Coupe latine en 1953 avec le Stade de Reims
  • Finaliste de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1956 et 1959 avec le Stade de Reims
  • Champion de France en 1953, 1955, 1958, 1960 et 1962 avec le Stade de Reims : en 1968, 1969 et 1970 avec l’AS Saint-Étienne
  • Vainqueur de la Coupe de France en 1958 avec le Stade de Reims en 1968 et 1970 avec l’AS Saint-Étienne
  • Vainqueur de la Coupe Mohammed V en 1962 avec le Stade de Reims

Citations

  • « J’ai souvent pensé que la meilleure structure de Saint-Étienne, c’est le taxi qui a amené Keita d’Orly à Geoffroy-Guichard »
  • « Dans mon premier discours, je les ai prévenus : « On craint pour moi que je ne réussisse pas parce que je suis trop ami avec vous. C’est comme si l’on me disait que je ne peux pas compter sur mon frère et cela me paraît impensable. » Au premier entraînement, ce n’est pas moi mais eux qui m’ont entraîné… »
  • « Grenoble restera dans mon cœur jusqu’à la fin de ma vie, cette ville m’a beaucoup apporté dans mon développement personnel »

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