Riva et l’Italie triomphe enfin E1968

Riva et l’Italie triomphe enfin E1968

Riva et l’Italie triomphe enfin

Riva revient et l’Italie triomphe enfin

Comment les Transalpins sont passés à neuf minutes d’une défaite lors de leur première tentative pour conquérir le titre de championne d’Europe.
ItalieItalie 2-0 YUGYougoslavie
(Riva 56px-Soccer_ball.svg12′, Anastasi 56px-Soccer_ball.svg31′)
Finale rejouée
Rome, 10 juin 1968

Les Transalpins sont passés à neuf minutes d’une défaite lors de leur première tentative pour conquérir le titre de championne d’Europe 1968, mais le retour de Luigi Riva, 48 heures plus tard, a changé la donne.

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L’Italie rappelle Alessandro Mazzola, fait entrer Luigi Riva, Roberto Rosato, le rugueux Alessandro Salvadore et Giancarlo De Sisti – et domine soudain toute la rencontre.

L’utilisation de trois demi-centres défensifs dans des positions différentes semble une solution trop défensive, mais elle a tout simplement un effet rassurant pour la Squadra Azzura. Ailleurs, les changements apportés par Ferruccio Valcareggi démontrent sa volonté de rivaliser en vitesse avec les Yougoslaves – juste au moment où ceux-ci n’en ont plus. Deux matches difficiles, dont l’un jusqu’à prolongation, les ont laminés – et ils n’ont pas la force de l’Italie dans l’axe. N’importe quelle équipe pouvant rappeler Mazzola et Riva mérite bien d’être considérée comme la meilleure d’Europe.

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La nouvelle tactique de l’Italie apparaît clairement dès le coup d’envoi, Mazzola se débarrassant de deux adversaires avant de manquer sa passe à l’intérieur. Ce jeu brouillon refait surface pendant tout le match, mais souligne le rythme auquel les Azzurri sont prêts à jouer. Et ce n’est pas là seulement un exemple d’équipe plus physique dominant une formation plus adroite : certaines actions italiennes n’ont rien à envier à celles d’en face, Mazzola et Riva enchaînant petits ponts et autres finesses.

lui-girivaPietro Anastasi, tout en vitesse et en précision, réalise cette fois une meilleure performance. Amortissant de la poitrine un ballon gagné en l’air par Riva, il reprend instantanément de volée mais ne trouve pas le cadre. Riva lui en veut pour cette occasion ratée (le score est encore de 0-0 à ce moment-là) mais se joint à la liesse lorsqu’Anastasi contrôle en l’air la passe croisée que lui adresse De Sisti et marque d’une splendide reprise de volée, à la limite de la surface de réparation.

Le match est déjà gagné, car aucune réaction ne vient du camp adverse. Dragan Dzajic est une immense déception : Tarcisio Burgnich, l’un des grands arrières droits, n’a cette fois aucun problème. Mirsad Fazlagic a bien débordé comme à l’accoutumée, mais Jovan Acimovic ne s’est guère montré et Idriz Hosic, au crâne dégarni, le seul remplaçant, n’a jamais été rappelé en équipe nationale.

Au cours de la seconde mi-temps, Riva rate les occasions qu’il a et Dino Zoff doit réaliser un arrêt délicat, mais tout reste très académique. Des réserves s’élèvent à propos de ce tirage au sort et du fait qu’une nouvelle fois, le pays organisateur remporte le trophée. Mais même si c’était l’équipe la plus entreprenante et la plus talentueuse à avoir remporté ce Championnat jusqu’ici, elle ne conservera ce titre que jusqu’à la prochaine édition.

Et ensuite ?
Après avoir battu l’Allemagne 4-3 en demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1970, l’Italie s’inclinait en finale 4-1 contre le Brésil mais elle allait remporter le titre suprême en 1982 et 2006. La Yougoslavie, elle, n’atteindrait jamais plus un tel niveau avant que le pays disparaisse en 2003.

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