Finale E1968

Finale E1968

Résumé Finale Euro 1968

Euro 1968 : L’Italie dans son jardin

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Riva revient et l’Italie triomphe enfin

Comment les Transalpins sont passés à neuf minutes d’une défaite lors de leur première tentative pour conquérir le titre de championne d’Europe. Les Transalpins sont passés à neuf minutes d’une défaite lors de leur première tentative pour conquérir le titre de championne d’Europe 1968, mais le retour de Luigi Riva, 48 heures plus tard, a changé la donne. L’Italie rappelle Alessandro Mazzola, fait entrer Luigi Riva, Roberto Rosato, le rugueux Alessandro Salvadore et Giancarlo De Sisti – et domine soudain toute la rencontre.

Petite rétro

Les Azzurri est venu dans les neuf minutes de la défaite dans la première tentative pour décider de la UEFA 1968 gagnants du Championnat d’Europe de football, mais ils sont retournés au Stadio Olimpico de Rome, 48 heures plus tard comme une proposition différente, dominant la Yougoslavie de l’arrêt.

L’entraîneur Ferruccio Valcareggi effectué cinq changements à ses côtés, ce qui reflète un désir de correspondre à la Yougoslavie pour la puissance et le rythme – juste au moment où les Yougoslaves avaient laissé aucun. Deux jeux durs, y compris une demi-finale contre l’Angleterre puis contre l’Italie un délai supplémentaire, les avait sapé – et ils n’ont pas eu la force de l’Italie en profondeur. Tout pays qui pourraient appeler Sandro Mazzola et Luigi Riva comme substituts méritait d’être considéré comme le meilleur en Europe.

Riva fait la différence

De retour d’une jambe cassée (pas pour la première fois), il témoigne de toute l’équipe: parfois crue, parfois astucieux, toujours à votre visage. Il aurait dû avoir un hat-trick, en mettant un en-tête de peu à côté, forçant une sauvegarde avec un autre où il aurait pu marquer, et volée sur un but ouvert après le gardien Ilija Pantelić laissé échapper un ballon haut à travers ses doigts. Lorsque Riva n’a score, il était avec son pied gauche célèbres, après Angelo Domenghini la balle tir transformé en une grâce mal frappé. Marginalement, mais certainement en jeu, Riva tourné et il a frappé faible dans Pantelić.

Pendant ce temps, Pietro Anastasi était d’avoir un meilleur jeu de cette époque, toutes vitesses et de la netteté: en prenant la balle sur sa poitrine après Riva il a gagné dans l’air, il volée de peu à côté, comme il est tombé. Riva lui donna un chagrin pour la miss – c’était 0-0 à l’heure – mais rejoint les célébrations lors Anastasi basculé vers le haut à angle passent Giancarlo De Sisti et reprise de volée dans la splendide depuis le bord de la boîte après la demi-heure.

Cela a été jeu, set et match, parce qu’il n’y avait rien venir par le biais de l’opposition. Dragan Dzajic a été une grande déception; Tarcisio Burgnich, l’un des grands dos droit, n’avait pas de problèmes ici. Mirsad Fazlagić chevauchent bien que d’habitude, mais Jovan Aćimović n’a guère et la calvitie Idriz Hošić, la Yougoslavie un remplacement, n’a jamais été plafonné à nouveau.

Dans la seconde moitié, Riva a gaspillé sa opportunités et Dino Zoff a dû faire un sauvetage de brouillage, mais il était tout académique. Ayant réservé leur place dans la finale avec un tirage au sort contre l’Union soviétique, et viennent à travers une rencontre taxer d’abord dans le match nul 1-1 avec la Yougoslavie deux jours avant, les hôtes étaient possiblement en raison de facilité trajet.

Qu’est-il arrivé ensuite?

L’Italie ont été parmi les favoris pour la Coupe du Monde de la FIFA au Mexique deux ans plus tard et avancé à leur première finale en 32 ans en battant la RFA 4-3 dans le ‘Game of the Century ». Ils y trouvèrent le Brésil en forme impérieuse, descendant 4-1. Les Azzurri ont remporté la Coupe du Monde en 1982 et 2006, mais la gloire continentale depuis leur échapper. La finale 1968 a été aussi bon qu’il a obtenu pour la Yougoslavie, alors qu’ils ont atteint à deux reprises la Coupe du monde en quarts de finale et a terminé quatrième au Championnat 1976 Championnat d’Europe. La Yougoslavie a été dissoute en 2003.

Finale rejouée à Rome, le 10 juin 1968

LP Equipe Pays Score LP Equipe Pays
Italie Italie 2-0 URS Yougoslavie

Feuille de match

L’utilisation de trois demi-centres défensifs dans des positions différentes semble une solution trop défensive, mais elle a tout simplement un effet rassurant pour la Squadra Azzura. Ailleurs, les changements apportés par Ferruccio Valcareggi démontrent sa volonté de rivaliser en vitesse avec les Yougoslaves – juste au moment où ceux-ci n’en ont plus. Deux matches difficiles, dont l’un jusqu’à prolongation, les ont laminés – et ils n’ont pas la force de l’Italie dans l’axe. N’importe quelle équipe pouvant rappeler Mazzola et Riva mérite bien d’être considérée comme la meilleure d’Europe.

La nouvelle tactique de l’Italie apparaît clairement dès le coup d’envoi, Mazzola se débarrassant de deux adversaires avant de manquer sa passe à l’intérieur. Ce jeu brouillon refait surface pendant tout le match, mais souligne le rythme auquel les Azzurri sont prêts à jouer. Et ce n’est pas là seulement un exemple d’équipe plus physique dominant une formation plus adroite : certaines actions italiennes n’ont rien à envier à celles d’en face, Mazzola et Riva enchaînant petits ponts et autres finesses.

Le rappel de Riva fait toute la différence. Revenant d’une absence consécutive à une fracture de la jambe (qui n’est pas la première), il est à l’exemple de toute l’équipe : parfois dur, parfois intelligent, mais toujours le premier sur le ballon. Il aurait dû réaliser au moins un « hat trick » dans ce match : il place une tête juste à côté du but, oblige le gardien à une parade sur une autre qu’il aurait dû mettre au fond et reprend de volée une balle haute, relâchée par Ilija Pantelic, qu’il expédie au-dessus de la cage vide. Lorsque Riva marque, c’est avec son fameux pied gauche, sur un tir qu’Angelo Domenghini n’a pas pu armer et qui s’est transformé en une passe lumineuse. A l’extrême limite du hors-jeu, Riva se retourne et place un tir à ras de terre qui transperce le gardien. Les pétards éclatent dans tout le stade.

Pietro Anastasi, tout en vitesse et en précision, réalise cette fois une meilleure performance. Amortissant de la poitrine un ballon gagné en l’air par Riva, il reprend instantanément de volée mais ne trouve pas le cadre. Riva lui en veut pour cette occasion ratée (le score est encore de 0-0 à ce moment-là) mais se joint à la liesse lorsqu’Anastasi contrôle en l’air la passe croisée que lui adresse De Sisti et marque d’une splendide reprise de volée, à la limite de la surface de réparation.

Le match est déjà gagné, car aucune réaction ne vient du camp adverse. Dragan Dzajic est une immense déception : Tarcisio Burgnich, l’un des grands arrières droits, n’a cette fois aucun problème. Mirsad Fazlagic a bien débordé comme à l’accoutumée, mais Jovan Acimovic ne s’est guère montré et Idriz Hosic, au crâne dégarni, le seul remplaçant, n’a jamais été rappelé en équipe nationale.

Au cours de la seconde mi-temps, Riva rate les occasions qu’il a et Dino Zoff doit réaliser un arrêt délicat, mais tout reste très académique. Des réserves s’élèvent à propos de ce tirage au sort et du fait qu’une nouvelle fois, le pays organisateur remporte le trophée. Mais même si c’était l’équipe la plus entreprenante et la plus talentueuse à avoir remporté ce Championnat jusqu’ici, elle ne conservera ce titre que jusqu’à la prochaine édition.

Et ensuite ?

Après avoir battu l’Allemagne 4-3 en demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1970, l’Italie s’inclinait en finale 4-1 contre le Brésil mais elle allait remporter le titre suprême en 1982 et 2006. La Yougoslavie, elle, n’atteindrait jamais plus un tel niveau avant que le pays disparaisse en 2003

L’Italie s’impose

Et ce renouveau concernait à la fois le tournoi et l’Italie, pays hôte. Auteur d’une campagne désastreuse à la Coupe du Monde de la FIFA 1966, l’Italie se reformait pour devenir le premier vainqueur du nouveau Championnat d’Europe de l’UEFA. La qualification de l’Italie pour la finale se jouait à pile ou face puisque la demi-finale face à l’URSS se terminait sur le score de 0-0 après 120 minutes. L’Italie était menée sur un but de Dzajic mais Angelo Domenghini égalisait à dix minutes de la fin, obligeant les deux équipes à se rencontrer de nouveau deux jours plus tard. Pour la victoire transalpine.

Un vent nouveau soufflait sur 1968. Et ce renouveau concernait à la fois le tournoi et l’Italie, pays hôte. Auteur d’une campagne désastreuse à la Coupe du Monde de la FIFA 1966, l’Italie se reformait pour devenir le premier vainqueur du nouveau Championnat d’Europe de l’UEFA.

130 711 spectateurs à Hampden

Cette nouvelle appellation s’accompagnait d’un nouveau format avec la phase à élimination directe remplacée par le système de groupes de qualification toujours en place aujourd’hui. Seuls Malte et l’Islande n’y participaient pas, ce qui signifie que la RFA faisait ses grands débuts, avec un certain Gerd Müller dans es rangs. Malgré l’émergence de ce nouveau joueur, les Allemands terminaient à la deuxième place de leur groupe, derrière la Yougoslavie, qui se qualifiait pour les quarts de finale. Les Championnats britanniques composaient un deuxième groupe, remporté finalement par l’Angleterre. Après une célèbre défaite 3-2 face à l’Ecosse à Wembley, les champions du monde se qualifiaient grâce à un match nul 1-1 face à l’Ecosse devant 130 711 spectateurs à Hampden Park, record d’affluence pour un match du Championnat d’Europe de l’UEFA.

Désastre de 66

Ailleurs, il y a eu des surprises puisque le Portugal d’Eusébio a terminé deuxième derrière la Bulgarie, et les talentueux Belges ont fini juste derrière la France. L’Espagne, champion en titre, n’a pas eu de mal à se qualifier, et rencontrait l’Angleterre en quarts de finale. Les hommes d’Alf Ramsey s’imposaient 1-0 à domicile et 2-1 à Madrid pour s’ouvrir les portes du tournoi finale. La liste des équipes qualifiées pour les demi-finales était complétée par la Yougoslavie et l’URSS, en plus de l’équipe italienne new look de Ferruccio Valcareggi. Copieusement arrosés de tomates pourries après la défaite face à la République démocratique de Corée à la Coupe du Monde 1966, les Italiens étaient déterminés à regagner le respect de leurs fans, d’autant plus que la compétition avait lieu sur le sol transalpin.

A pile ou face

Mais la qualification de l’Italie se jouait à pile ou face puisque la demi-finale face à l’URSS se terminait sur le score de 0-0 après 120 minutes. L’arbitre appliquait le règlement et les Azzurri se qualifiaient pour le prochain tour à Rome face à la Yougoslavie qui pouvait remercier Dragan Dzajic pour son but face à l’Angleterre (1-0). Alan Mullery est devenu le premier joueur anglais à être expulsé dans ce match. Il était donc absent pour le match pour la troisième place remporté par ses coéquipiers.

Ce jour-là : 8 juin . L’Angleterre championne du monde espérait mieux qu’une petite finale pour ses débuts dans l’épreuve. Bobby Charlton et Geoff Hurst la consolent.

Match pour la 3e place, 1968, Rome

LP Equipe Pays Score LP Equipe Pays
Angleterre Angleterre 2-0 URS Union soviétique

Feuille de match

Charlton a mis les hommes de Sir Alf Ramsey sur les rails à six minutes de la pause, en faisant parler son célèbre timing dans la surface adverse. Hurst avait fait la différence, et le joueur du West Ham United FC, titularisé après avoir passé la demi-finale perdue face à la Yougoslavie sur le banc, a doublé la mise juste après l’heure de jeu.

Profondeur

le gardien Dino Zoff, mais Angelo Domenghini égalisait à dix minutes de la fin, obligeant les deux équipes à se rencontrer de nouveau deux jours plus tard. Valcareggi appelait Sandro Mazzola et Luigi Riva, et ce dernier ajoutait un deuxième but après l’ouverture du score de Pietro Anastasi. L’Italie battait la Yougoslavie 2-0. « Nous méritions de gagner ce match », ajoute Zoff. « Les souvenirs sont toujours là. »

Un vent nouveau soufflait sur 1968

Et ce renouveau concernait à la fois le tournoi et l’Italie, pays hôte. Auteur d’une campagne désastreuse à la Coupe du Monde de la FIFA 1966, l’Italie se reformait pour devenir le premier vainqueur du nouveau Championnat d’Europe de l’UEFA. Rebaptisé en lieu et place de Coupe d’Europe des nations, le tournoi adoptait également un nouveau format : des groupes de qualification remplaçaient les matches aller-retour en éliminatoires qui attribuaient aux huit vainqueurs de groupe un billet pour les quarts de finale. Pas de changement en revanche concernant la phase finale : comme ses prédécesseurs de 1960 et 1964, elle consistait en demi-finales, finale et match pour la 3e place.

Seuls Malte et l’Islande n’y participaient pas, ce qui signifie que la RFA faisait ses grands débuts, avec un certain Gerd Müller dans ses rangs. Malgré l’émergence de ce nouveau joueur, les Allemands terminaient à la deuxième place de leur groupe, derrière la Yougoslavie, qui se qualifiait pour les quarts de finale.

Les Championnats britanniques composaient un deuxième groupe, remporté finalement par l’Angleterre. Après une célèbre défaite 3-2 face à l’Ecosse à Wembley, les champions du monde se qualifiaient grâce à un match nul 1-1 face à l’Ecosse devant 130 711 spectateurs à Hampden Park, record d’affluence pour un match du Championnat d’Europe de l’UEFA.

Ailleurs, il y a eu des surprises puisque le Portugal d’Eusébio a terminé deuxième derrière la Bulgarie, et les talentueux Belges ont fini juste derrière la France. L’Espagne, champion en titre, n’a pas eu de mal à se qualifier, et rencontrait l’Angleterre en quarts de finale. Les hommes d’Alf Ramsey s’imposaient 1-0 à domicile et 2-1 à Madrid pour s’ouvrir les portes du tournoi final.La liste des équipes qualifiées pour les demi-finales organisées à florence, Naples et Rome était complétée par la Yougoslavie et l’URSS, en plus de l’équipe italienne new look de Ferruccio Valcareggi. Copieusement arrosés de tomates pourries après la défaite face à la République démocratique de Corée à la Coupe du Monde de la FIFA 1966, les Italiens étaient déterminés à regagner le respect de leurs fans, d’autant plus que la compétition avait lieu sur le sol transalpin.

Mais la qualification de l’Italie se jouait à pile ou face puisque la demi-finale face à l’URSS se terminait sur le score de 0-0 après 120 minutes. L’arbitre appliquait le règlement et les Azzurri se qualifiaient pour le prochain tour à Rome face à la Yougoslavie qui pouvait remercier Dragan Dzajic pour son but face à l’Angleterre (1-0). Alan Mullery est devenu le premier joueur anglais à être expulsé dans ce match. Il était donc absent pour le match pour la troisième place remporté par ses coéquipiers.

Le jour de la finale, l’Italie était menée sur un but de Dzajic après 39 minutes, et semblait aller vers une défaite au Stadio Olimpico de Rome. « Honnêtement, nous ne méritions pas le match nul », reconnaît aujourd’hui le gardien Dino Zoff, mais Angelo Domenghini égalisait à dix minutes de la fin, obligeant les deux équipes à se rencontrer de nouveau deux jours plus tard. Valcareggi appelait Sandro Mazzola et Luigi Riva, et ce dernier ajoutait un deuxième but après l’ouverture du score de Pietro Anastasi. L’Italie battait la Yougoslavie 2-0. « Nous méritions de gagner ce match », ajoute Zoff. « Les souvenirs sont toujours là. »

Le football n’échappe pas aux évolutions lancées au cours de cette année de contestation. La Coupe d’Europe des Nations devient ainsi le championnat d’Europe des Nations et adopte pour la première fois le principe des poules de qualification, encore en vigueur aujourd’hui. La Yougoslavie, l’URSS, l’Angleterre et l’Italie se retrouvent pour disputer la phase finale sur la Botte. Champions du monde en titre, les Anglais subissent la loi des Yougoslaves en demi-finale. Les hommes de Rajko Mitic sont rejoints en finale par les Italiens, vainqueurs de l’URSS par tirage au sort après un match nul est vierge. A l’époque, les tirs au but n’existaient pas et le sort d’un match nul se jouait à pile ou face. Ce ne fut pas le cas en finale. Après une première rencontre achevée sur un score de parité 1-1, l’Italie bat la Yougoslavie 2-0 lors de la seule finale à rejouer de l’histoire des championnats d’Europe.

Le vainqueur : Italie

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L’Euro 68 marque le retour au premier plan de la sélection italienne. Traumatisée par l’échec de la Coupe du monde 1966, où les Transalpins avaient été sortis dès le premier tour au profit de l’URSS et de la Corée du Nord, la Squadra azzura retrouve ses vertus défensives en phase finale de l’Euro, n’encaissant qu’un seul but, lors de la première finale contre la Yougoslavie.

Ces valeurs sont symbolisées par Dino Zoff et Giacinto Facchetti, deux éléments clés du succès transalpin. Lors de la finale à rejouer, le gardien de la Juventus écoeure les attaquants yougoslaves et contribue largement à la victoire italienne. Articulée autour d’une défense de fer, l’Italie compte sur le génie de Gianni Rivera, Sandro Mazzola et surtout Luigi Riva pour faire la différence en attaque. Le Milanais, auteur de l’ouverture du score en finale, reste le meilleur buteur de l’Euro 1968 (éliminatoires et phase finale) avec sept réalisations.

La star : Giacinto Facchetti

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Né le 18 juillet 1942, Giacinto Facchetti est à l’apogée de sa carrière lors du sacre de l’Italie en 1968. Deuxième du classement du Ballon d’Or 1965, le latéral gauche transalpin a effectué la totalité de sa carrière de joueur à l’Inter Milan, de 1960 à 1978, remportant notamment quatre titres de champion d’Italie, deux Coupes d’Europe des clubs champions et une Coupe Intercontinentale.

A l’époque où les défenses italiennes pratiquent le catennacio à outrance, Facchetti fait figure de joueur atypique. Ce défenseur rugueux et athlétique brille en effet par ses nombreuses percées offensives sur son flanc gauche, et sa technique impeccable en fait un contre-attaquant redoutable, parfois décisif comme en témoignent ses 78 buts inscrits en match officiel. Facchetti, qui compte 94 sélections avec la Squadra azzura, est aujourd’hui le président de l’Inter Milan.

Le match : Italie-Yougoslavie

Après avoir arraché le match nul à dix minutes de la fin de la rencontre grâce à un but d’Angelo Domenghini, le 8 juin, l’Italie retrouve la Yougoslavie pour une finale à rejouer deux jours plus tard. Luigi Riva, servi à la limite du fors-jeu, fusille le gardien yougoslave pour donner l’avantage aux siens peu avant le quart d’heure de jeu.Les partenaires de Giacinto Facchetti poursuivent sur leur lancée et doublent la mise à la demi-heure de jeu. Sur une remise de Riva, Pietro Anastasi contrôle le ballon de la poitrine avant de l’expédier au fond des filets d’une volée.

Forts de cet avantage, les Italiens gèrent la suite du match grâce à leurs qualités défensives et quelques parades décisives de Dino Zoff. Riva a l’occasion de tuer le match au cours de la deuxième mi-temps, mais le buteur milanais manque de réussite. Ce qui n’empêche pas l’Italie de l’emporter 2-0 et de s’offrir son premier sacre européen.

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Dino Zoff a marqué les esprits en brandissant la Coupe du Monde de la FIFA avec l’Italie en 1982, à l’âge de 40 ans. Mais 14 ans plus tôt, il participait à une autre grande victoire puisque les Azzurri remportaient le Championnat d’Europe de l’UEFA 1968 à domicile. Le jeune gardien ne réalisait ses débuts pour l’équipe A d’Italie qu’en quarts de finale aller-retour contre la Bulgarie mais il conservait sa cage inviolée en demi-finale contre l’Union soviétique à Naples, où il évoluait en club, et les Azzurri continuaient l’aventure après un tirage au sort par pièce favorable. Zoff se faisait surprendre en finale puisque les Italiens concédaient le nul 1-1 face à la Yougoslavie à Rome mais deux jours plus tard, une victoire 2-0 offrait le trophée à l’Italie.

La demi-finale à Naples…

C’était un match mémorable et nous avons très bien joué. C’était spécial pour moi car je jouais pour (le SSC) Napoli à l’époque. L’ambiance était incroyable au San Paolo pour un match à guichets fermés. Nous avons été réduits à dix après cinq minutes car (Gianni) Rivera s’est blessé. À l’époque, il n’y avait pas de remplacements donc nous avons dû jouer pratiquement toute la rencontre à dix contre onze. Nous pensions surtout à bien défendre. J’ai bien gardé les buts avec des prises de balle plutôt précises.

Au final, le match a dû être décidé à pile ou face. Les deux capitaines et l’arbitre sont partis dans les vestiaires. Nous avons gagné et tout le monde est revenu sur le terrain où les supporters attendaient de savoir ce qui s’était passé. C’était magnifique de passer tous les tours de qualification et d’arriver en finale, même à pile ou face, donc tout le monde était vraiment heureux.

La finale…

À Rome, nous avons éprouvé d’énormes problèmes contre la Yougoslavie qui avait une excellente équipe pour vous dire la vérité. Ils menaient 1-0 puis nous avons eu un coup franc vers la fin du match qui a permis à [Angelo] Domenghini d’égaliser. Honnêtement, nous ne méritions pas le nul. Mais c’est ce qui s’est passé et nous avons dû rejouer la finale deux jours plus tard. Là, nous avons livré une prestation impeccable et nous avons gagné 2-0 grâce à des buts de [Gigi] Riva et de [Pietra] Anastasi. Nous méritions vraiment de gagner ce match-là.

Un seul but encaissé…

Nous avions déjà battu la Bulgarie 2-0 lors du premier match donc j’ai encaissé un seul but en quatre rencontres. Mais le plus important n’était pas les prouesses de Dino Zoff, mais plutôt la victoire de l’équipe.

C’était cette année-là:

  • Vainqueur de la Coupe des clubs champions européens : Manchester United FC (4-1, a.p. face au SL Benfica)
  • Ballon d’Or : George Best (Manchester United)
  • Prix Eurovision de la chanson : Massiel (Espagne, « La, la, la »)
  • Soulier d’Or : Eusebio (SL Benfica)
  • Prix Nobel de la paix : René Cassin (président de la cour européenne des droits de l’Homme, France)
  • Champion olympique du 100 m : Jim Hines (USA, 9″95)
  • Champion du monde de Formule 1 : Graham Hill (Grande-Bretagne, Lotus)
  • Champion du monde de boxe en lourds : Joe Frazier (USA)
  • Oscar du meilleur film : « Oliver! »

Dates clé:

  • 5 janvier – Alexander Dubček prend la tête du parti communiste tchécoslovaque, ce qui donnera lieu au printemps de Prague
  • 4 avril – Martin Luther King est assassiné à Memphis
  • 20 octobre – Aristote Onassis et Jacqueline Kennedy se marient en Grèce

Nés cette année-là:

  • Slaven Bilić
  • Bülent Korkmaz
  • Oleg Denisov
  • Didier Deschamps
  • Robert Jarni
  • Slaviša Jokanović
  • Temuri Ketsbaia
  • Dorinel Munteanu
  • Kjetil Rekdal
  • Ståle Solbakken

L’Italie

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Une grande nation de football

Les clubs, joueurs et entraîneurs italiens sont depuis de nombreuses années sur le devant de la scène européenne.La Fédération italienne de football (FIGC) a été fondée le 16 mars 1898 à Turin. Le premier championnat réunissant quatre équipes du nord de l’Italie s’est déroulé l’espace d’une journée en 1898, le Genoa 1893 sortant victorieux. Toutefois, ce n’est que quinze ans plus tard, en 1913, qu’a été mis sur pied un véritable championnat national digne de ce nom dont le Pro Vercelli a remporté le premier titre.

Le football italien s’est développé sur le plan national et international au cours de la décennie suivante. En 1929/30, c’est la création du premier championnat italien avec une seule division plutôt que plusieurs équipes divisées en groupes et des barrages pour décider du vainqueur. Cette étape positive, tout comme le paiement des dépenses des joueurs, allait ouvrir l’ère du professionnalisme. La Coppa Italia, dont la première édition a eu lieu en 1922, reprenait entre 1935 et 1943, avant de revenir définitivement en 1958. La Juventus reste le club le plus titré avec 27 triomphes en Serie A et 9 victoires en Coppa Italia.

L’équipe nationale italienne a disputé son premier match officiel contre la France le 15 mai 1910 à l’Arena de Milan et l’a emporté 6-2. Peu de temps après, le déclenchement de la Première Guerre mondiale a provisoirement mis un terme à toute activité footballistique. Durant l’après-guerre, quand Giorgio Vaccaro a pris les commandes de la Fédération, les Italiens ont entamé la période la plus prolifique de leur histoire sur la scène internationale. Les Azzurri ont alors remporté les Coupes du Monde de la FIFA 1934 et 1938 avec des joueurs tels que Giuseppe Meazza et Eraldo Monzeglio pour la première des deux et Amedeo Biavati, Alfredo Foni et Silvio Piola pour la seconde. Entre ces deux succès est venue s’ajouter une victoire olympique en 1936.

L’Italie n’a pas su profiter de ses succès des années 1930 pour préparer l’avenir et ce n’est qu’avec l’ascension d’Artemio Franchi à la direction de la Fédération, dans les années 1960, que le football transalpin a enfin regagné de sa superbe. Ce renouveau est notamment passé par une victoire lors du Championnat d’Europe de l’UEFA en 1968 avec des joueurs comme Gianni Rivera, Sandro Mazzola, Gigi Riva, Dino Zoff et Giacinto Facchetti et une finale de Coupe du Monde en 1970, avant que Franchi ne quitte ses fonctions pour devenir président de l’UEFA.

La Squadra, forte de joueurs aussi doués que Paolo Rossi, Dino Zoff, Claudio Gentile, Antonio Cabrini, Bruno Conti, Gaetano Scirea et Marco Tardelli, remporte une troisième Coupe du Monde en 1982. Huit ans plus tard, c’est au tour de l’Italie d’organiser le tournoi. Les « Azzurri » sont battus par l’Argentine aux tirs au but lors des demi-finales et terminent troisièmes. Les tirs au but ont à nouveau raison de l’Italie lors de la finale du Mondial 94 aux USA face au Brésil, et en 1998 en quarts de finale face à la France.

Un but en or inscrit par la France en finale de l’UEFA EURO 2000 met fin aux espoirs italiens. Puis, après une élimination prématurée lors de la Coup du Monde 2002 et l’UEFA EURO 2004, l’Italie célébrait une quatrième couronne mondiale grâce aux hommes de Marcello Lippi en 2006 en Allemagne. Une équipe emmenée par Gigi Buffon, Fabio Cannavaro, Francesco Totti, Alessandro Del Piero et Andrea Pirlo, qui seront sans doute là pour défendre leur titre en Afrique du Sud. Chez les jeunes, l’Italie a remporté le Championnat d’Europe des moins de 21 ans de l’UEFA en 1992, 1994, 1996, 2000 et 2004.

Les M19 ont été champions d’Europe en 2003. Les M16 (aujourd’hui M17) se sont imposés en 1982 et 1987, et l’Italie a également remporté le Tournoi international Juniors de l’UEFA en 1958. Les clubs italiens ont remporté 43 trophées en compétition de l’UEFA : AC Milan (17), Juventus (11), FC Internazionale Milano (7), Parma FC (4), S.S. Lazio (2), SSC Napoli et AC Fiorentina (1).

Le football italien tient les premiers rôles sur la scène continentale depuis des décennies avec ses clubs, ses joueurs et ses entraîneurs comme Vittorio Pozzo, Fulvio Bernardini, Ferruccio Valcareggi, Enzo Bearzot, Azeglio Vicini, Arrigo Sacchi, Cesare Maldini, Dino Zoff, Giovanni Trapattoni, Roberto Donadoni et Marcello Lippi pour n’en citer que quelques-uns. Il ne fait aucun doute que le développement du jeu de l’autre côté des Alpes a eu une influence certaine à l’échelle de l’Europe entière.

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