Euro 1992

Euro 1992

Arbitres 1992

arbitre
championnateurope

Arbitres du Championnat d’Europe  1992

Edit An LP Arbitres LP Arbitres LP Arbitres
9 1992 Espagne Emil.Soriano Aladrén(2) France Gérard Biguet Pays-Bas John Blankenstein
Autriche Hubert Forstinger sui Bruno Galler(2) Belgique Guy Goethals
 – Italie Tullio Lanese Danemark Peter Mikkelsen Italie Pierluigi Pairetto
sui Kurt Röthlisberger Allemagne Aron Schmidhuber URS Alexeï Spirine
Hongrie Sándor Puhl SWE Bo Karlsson Portugal José Rosa dos Santos(2)

sifflet-cartons-arbitresArbitres des Finales de l’Euro

Edition Année LP Arbitres
1 1960 Angleterre Arthur Ellis
2 1964 Angleterre Arthur Holland
3 1968 sui Gottfried Dienst
Rejouée 1968 Espagne José María Ortiz Mendíbil
4 1972 Autriche Ferdinand Marschall
5 1976 Italie Sergio Gonella
6 1980 Belgique Nicolae Rainea
7 1984 TCH Vojtěch Christov
8 1988 France Michel Vautrot
9 1992 sui Bruno Galler

Meilleurs buteurs E1992

buteurs

lesbuteurs

Henrik Larsen
Henrik Larsen DanemarkDanemark

Meilleurs buteurs de l’Euro 1992

Année LP Pays Joueurs Buts
1992 Danemark Danemark Henrik Larsen 3 but.png
SWE Suède Tomas Brolin 3 but.png
Pays-Bas Pays-Bas Dennis Bergkamp 3 but.png
Allemagne Allemagne Karlheinz Riedle 3 but.png
France France Jean-Pierre Papin but.png
SWE Suède Jan Eriksson but.png
Pays-Bas Pays-Bas Frank Rijkaard but.png
Allemagne Allemagne Thomas Hässler but.png
Danemark Danemark Lars Elstrup but.png
SWE Suède Kennet Andersson but.png

Suède 1992 : nouvelle donne en Europe

La neuvième édition, qui s’ouvre le 10 juin va être l’une des plus surprenantes de toute l’histoire du Championnat d’Europe des nations. L’histoire, tout d’abord impose de grands changements : l’Allemagne joue réunifiée, l’URSS n’est plus et la compétition accueille une nouvelle Communauté des Etats indépendants (CEI) qui regroupe les restes de l’Union soviétique ; la Yougoslavie, en pleine guerre civile et malgré un brillant parcours qualificatif va être exclue de la phase finale et remplacée au pied levé par l’équipe du Danemark… Les sept autres pays qui jouent la phase finale de l’Euro 92 sont la Suède, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la CEI et l’Ecosse.

A Solna le 21 juin, la première demi-finale oppose l’Allemagne à la Suède. Les joueurs de Berti Vogts l’emportent par 3 buts à 2. La deuxième demi-finale (le 22 juin à Göteborg) oppose les surprenants Danois aux Hollandais. Menés 2 à 0 à quelques encablures de la fin de la rencontre, les Oranges remontent au score avec Bergkamp et Rijkaard. Mais, après des prolongations stériles, un échec de van Basten dans l’épreuve des tirs au but propulse les Danois en finale. Lesquels vont remporter 2 à 0 l’ultime rencontre face à l’Allemagne grâce à des réussites de Jensen (18e) et de Vilfort (78e). Dotés d’un simple statut de remplaçants, les Danois ramènent la Coupe Henri-Delaunay à Copenhague après un Euro d’un niveau assez faible.

Nombre de buts marqués en phase finale : 32.
Meilleure attaque : Allemagne (7 buts).
Meilleurs buteurs : Henrik Larsen (Danemark), Karl-Heinz Riedle (Allemagne), Dennis Bergkamp (Pays-Bas), Tomas Brolin (Suède) 3 réalisations.

Equipe du Tournoi Euro 1992

1992 – Équipe du tournoi

L’Allemagne, bien que battue en finale de l’EURO’ 92, est largement représentée par Kohler, Brehme, Effenberg ou encore Thomas Hässler.

DanemarkPeter Schmeichel
Peter Schmeichel0
Né le : 18/11/1963
Gardien de but

Danemark.png1Gardien de but : Peter Schmeichel (Danemark)

Pendant la majeure partie de sa carrière, Schmeichel a été considéré par beaucoup comme le meilleur gardien du monde, mais le match qui l’a consacré a été la finale de l’EURO ’92. Il a disputé un nombre incalculable de grands matches, y compris la finale de l’UEFA Champions League en 1999, mais celle de 1992 face à l’Allemagne à Göteborg a sans aucun doute été le match de la vie de Schmeichel. Impressionnant avant la finale, notamment face à Marco van Basten en demi-finale, il s’est surpassé en réalisant trois arrêts de classe mondiale, dont deux face à Jürgen Klinsmann. L’EURO ’92 est un des quatre Championnats d’Europe auxquels Schmeichel a participé. Il a aussi joué la Coupe du Monde de la FIFA 1998 avant de quitter la scène internationale fort de 129 sélections avec le Danemark.

Jocelyn Angloma
ANGLOMA_JOCELYN_jpg
Né le : 7/8/1965
Défenseur

france-Défenseur : Jocelyn Angloma (France)

C’est l’actuel président de l’UEFA Michel Platini qui a offert au Guadeloupéen sa première sélection en octobre 1990. L’ancien défenseur latéral du Paris Saint-Germain FC a ainsi aidé les Bleus à se qualifier avec 24 points en huit matches. Malgré l’élimination surprise de la France en phase de groupes, Angloma figure dans l’Équipe du tournoi. Vainqueur de l’UEFA Champions League avec l’Olympique de Marseille un an plus tard, Angloma a rejoint l’Italie en 1994. Après une première saison fabuleuse avec le Torino FC, il a également joué au FC Internazionale Milano et au Valencia CF avant de terminer sa carrière avec la France (il a aussi représenté la Guadeloupe) à l’EURO ’96 après 37 sélections.

FranceLaurent Blanc
juin-1992-laurent-blanc-porte-deja-le-maillot-de-l-equipe-de-france-depuis-1989
Né le : 19/11/1965
Défenseur

france-Défenseur : Laurent Blanc (France)

Blanc a figuré dans trois Équipes du tournoi de l’UEFA successives, en 1992, 1996 et à l’UEFA EURO 2000, où il a terminé sa carrière internationale sur une victoire en finale, un honneur qui lui avait échappé en 1998 alors qu’il était suspendu pour la finale de la Coupe du Monde. Surnommé « Le Président » pour son autorité, son élégance et son rôle de leader, Blanc a été sélectionné à 97 reprises. Il a commencé sa carrière au Montpellier Hérault SC au poste de milieu de terrain, avant de passer par neuf clubs différents dont le FC Barcelona, le FC Internazionale Milano et Manchester United. Il a ensuite entraîné le FC Girondins de Bordeaux avant de prendre les rênes de l’équipe de France.

AllemagneJürgen Kohler
Deutschland-Juergen-Kohler
Né le : 6/10/1965
Défenseur

ger-Défenseur : Jürgen Kohler (Allemagne)

Parmi les footballeurs les plus efficaces au marquage, Kohler a remporté la Coupe du Monde de la FIFA 1990 avec la RFA et l’UEFA Champions League avec le Borussia Dortmund en 1997. Il a aussi ajouté une collection de titres nationaux, dont trois titres de champion et un doublé Serie A-Coupe d’Italie avec la Juventus. Cet ancien joueur du FC Bayern München, qui a terminé sa carrière à la Coupe du Monde 1998 après 105 sélections, avait l’intention d’arrêter après l’EURO ’96, mais il se blessait après seulement 14 minutes du premier match face à la République tchèque et manquait le reste du tournoi. Il avait eu bien plus d’impact lors des deux précédents Championnats d’Europe.

AllemagneAndreas Brehme
Andreas Brehme1988
Né le : 9/11/1960
Défenseur

ger-Défenseur : Andreas Brehme (Allemagne)

Brehme a inscrit le but de la victoire en finale de la Coupe du Monde 1990 face à l’Argentine. Brehme, aussi bon du pied gauche que du pied droit, est un des meilleurs latéraux que le football ait connu. Ses 86 sélections internationales peuvent en attester. Il a débuté et terminé sa carrière au FC Kaiserslautern, et est entre temps passé par le FC Bayern München et le FC Internazionale Milano, où il a connu ses meilleures années. Brehme a été omniprésent dans trois Championnats d’Europe de l’UEFA consécutifs. Il a joué 12 matches et été élu dans l’Équipe du tournoi en 1984 et 1992. En 1994, il sort de sa retraite internationale pour disputer la Coupe du Monde.

Pays-BasRuud Gullit
RUUD GULLIT HOLLAND NETHERLANDS V DENMARK GOTEBORG SEMI FINAL 22/06/92 EUROPEAN CHAMPIONSHIPS 1992 (UEFA 92) PHOTO ROBIN PARKER FOTOSPORTS INTERNATIONAL
Né le : 1/9/1962
Milieu

nedMilieu de terrain : Ruud Gullit (Pays-Bas)

Gullit est l’un des plus grands joueurs européens. Footballeur européen de l’année en 1987, ce grand joueur, adepte du football total et reconnaissable par ses dreadlocks, a permis à l’AC Milan de remporter son premier titre national en neuf ans, et c’est lui qui était le capitaine des Pays-Bas, vainqueurs du Championnat d’Europe de l’UEFA en 1988. Après une Coupe du Monde 1990 décevante, Gullit est de retour à son meilleur niveau à l’EURO ’92, après avoir remporté le Scudetto avec Milan. Il termine sa carrière internationale avec 66 sélections et 17 buts en 1994. Il a ensuite entraîné le Chelsea FC, le Newcastle United FC, le Feyenoord, le LA Galaxy et le FC Terek Grozny.

AllemagneStefan Effenberg
Stefan Effenberg0
Né le : 2/8/1968
Milieu

ger-Milieu de terrain : Stefan Effenberg (Allemagne)

Capitaine du FC Bayern München vainqueur en 2000/01 de l’UEFA Champions League aux tirs au but face au Valencia CF, Effenberg avait alors tourné le dos depuis longtemps au football de sélection. Sa carrière d’international allemand a en effet pris fin en pleine Coupe du Monde de la FIFA 1994, dont il a été renvoyé. S’il a effectué un bref retour quatre ans plus tard, le meneur de jeu, vainqueur de trois championnats d’affilée avec le Bayern, n’a finalement décroché que 35 capes, dont cinq lors de l’EURO ’92. C’est à cette occasion qu’il a inscrit son premier but international (sur un total de cinq), plus précisément lors du succès 2-0 sur l’Écosse. Après la défaite contre le Danemark en finale, il a joué pour l’ACF Fiorentina et le VfL Borussia Mönchengladbach, avant de revenir sur le devant de la scène au Bayern.

AllemagneThomas Hässler
Thomas Hässler
Né le : 30/05/1966
Milieu

ger-Milieu de terrain : Thomas Hässler (Allemagne)

Élu deux fois Joueur (ouest-)allemand de l’année, Hässler a entre autres reçu son deuxième prix grâce à ses magnifiques performances à l’EURO ’92. Peu à son avantage deux ans auparavant lors de la Coupe du Monde de la FIFA en Italie, pourtant remportée par les Allemands, le meneur de poche a été éblouissant en Suède, hissant son équipe en finale grâce à ses coups de patte, notamment ses deux coups francs somptueux contre la CEI et le pays hôte. Hässler n’a jamais rien gagné en club, que ce soit avec la Juventus, l’AS Roma ou les quatre clubs de Bundelisga qu’il a représentés, mais la consécration est venue avec le triomphe allemand à l’EURO 96. Il a pris sa retraite internationale à l’issue de l’UEFA EURO 2000, non sans être devenu le cinquième joueur allemand à atteindre la barre des 100 sélections.

DanemarkBrian Laudrup
Brian Laudrup0
Né le : 22/2/1969
Attaquant

Danemark.png1Milieu de terrain : Brian Laudrup (Danemark)

Les frères Laudrup ont boudé la sélection suite à une brouille avec le sélectionneur Richard Møller-Nielsen mais, contrairement à Michael, Brian est revenu au printemps 1992, peu avant le repêchage de l’équipe pour la phase finale. S’il n’a pas marqué en Suède, il n’en a pas moins été le dynamiteur des défenses adverses. Quatre années plus tard, il a – avec son frère – de nouveau réussi un bon Championnat d’Europe de l’UEFA avec trois buts à la clé, mais les Danois n’ont pas passé la phase de groupes. Également excellent lors de la Coupe du Monde de la FIFA 1998, dont le Danemark a atteint les quarts de finale, il a annoncé sa retraite internationale à l’âge de 29 ans, après 21 buts en 82 appartions. Il a connu ses plus grands succès en club au Rangers FC et a terminé sa carrière à l’AFC Ajax.

Pays-BasDennis Bergkamp
bergkamp, dennis 1992
Né le : 10/05/1969
Attaquant

nedAttaquant : Dennis Bergkamp (Pays-Bas)

Bergkamp s’est révélé au niveau international à l’EURO ’92. Déjà lauréat de deux trophées européens avec l’AFC Ajax, il a marqué quatre buts lors des qualifications et en a ajouté trois autres en phase finale (dont un lors de la demi-finale perdue contre le Danemark) pour terminer co-meilleur buteur de l’épreuve. L’élégant attaquant a pris part à deux autres Championnats d’Europe de l’UEFA ainsi qu’à deux Coupes du Monde de la FIFA, inscrivant 37 buts en 79 matches avec les Oranje. Il aurait pu disputer la Coupe du Monde en Corée du Sud et au Japon en 2002, mais sa phobie de l’avion l’en a dissuadé. Légende vivante à l’Arsenal FC, où il est arrivé en provenance du FC Internazionale Milano en 1995, il y a remporté de nombreux trophées, notamment deux doublés Premier League-FA Cup, avant de tirer sa révérence en 2006.

Pays-BasMarco van Basten
Marco van Basten0
Né le : 31/10/1964
Attaquant

nedAttaquant : Marco van Basten (Pays-Bas)

Van Basten reste avant tout l’auteur d’une volée improbable contre l’URSS en finale de l’EURO ’88. Il s’agissait de son cinquième but du tournoi, suite à son coup du chapeau contre l’Angleterre et à son but décisif contre la RFA en demi-finale. Le Batave a remporté le Soulier d’Or et le premier de ses trois Ballons d’Or cette même année. Il n’a pas marqué à l’EURO ’92 et Peter Schmeichel a même stoppé son tir au but en demi-finale, mais il demeure un superbe buteur.

Double vainqueur de la Coupe des clubs champions européens avec l’AC Milan, il a dû mettre un terme prématuré à sa brillante carrière, ornée de 24 buts en 58 sélections, à cause de blessures récurrentes à la cheville. Van Basten a ensuite pris en main les Oranje pendant quatre ans, avant de s’asseoir sur le banc de son ancien club, l’AFC Ajax.

Résumé Finale Euro 1992

Les pionniers du continent

 Le Danemark cultive sa tradition footballistique depuis 1889, date à laquelle fut créée la Fédération. Fondée le 18 mai 1889, l’Association danoise de football (DBU) a été la première association nationale de football sur le continent européen. A cette époque, un seul des 20 clubs de Copenhague était exclusivement réservé au football et le premier président de la DBU, Fia Markmann, venait du cricket et du tennis. A l’instar du cricket, le football a été amené par des expatriés anglais qui sont arrivés en 1847 pour construire des chemins de fer.

Le cricket était réservé à des classes sociales plus privilégiées, alors que le football devenait rapidement un sport très populaire. Il était pratiqué en public pour la première fois en septembre 1879 par le Københavns Boldclub (KB), dont la florissante section football comptait 70 membres.

En 1881, le KB créait une section pour les jeunes et, le 16 décembre 1883, il organisait au Danemark la première rencontre nationale entre deux clubs. Le football était, alors, de plus en plus florissant et le parti des travailleurs danois se rangeait derrière ce nouveau sport de la classe ouvrière.

Lors de la saison 1889/90, la DBU a organisé une compétition avec sept clubs de Copenhague. En 1913, un championnat du Danemark voyait le jour mais il fallait attendre la saison 1929/30 pour avoir un véritable championnat avec dix équipes en première division. En 1936, il y avait une seconde division puis une troisième en 1945.

Des modifications structurelles étaient réalisées en 1958 et le championnat automne/printemps se transformait en un championnat suivant l’année civile et qui se terminait en novembre. Les trois divisions étaient élargies à 12 clubs. En 1992, la Superligue danoise était lancée et la saison danoise revenait, immédiatement à une formule automne/printemps. Lors des cinq premières années de la nouvelle formule de la compétition il y a eu cinq champions différents, cela démontrait qu’il y avait un rééquilibrage des forces au niveau national.

Le Danemark a cependant été un pionnier au sein du football européen car Ebbe Schwartz est devenu le premier président de l’UEFA en 1954. Mais, à cette époque-là, le pays entamait une traversée du désert car le football européen était divisé entre le professionnalisme de l’ouest et l’amateurisme de l’est. Ce n’est qu’en 1971 que la DBU acceptait d’intégrer dans la sélection Senior des professionnels évoluant à l’étranger.

Au bout de deux décennies d’isolement, avec seulement une médaille d’argent décrochée aux Jeux Olympiques 1960 comme récompense, les Danois sont entrés dans le semi-professionnalisme en 1978. Seuls 9 des 48 clubs souhaitaient conserver leur statut amateur – ce n’est qu’en 1985 que le Brøndby IF faisait signer des contrats professionnels à 20 joueurs et devenait la première équipe du pays ne comprenant que des professionnels.

Le développement des programmes destinés aux jeunes a permis de sortir de jeunes talents comme Allan Simonsen qui avait été désigné meilleur footballeur européen de l’année 1977, et cela a également permis à l’équipe nationale de tenir un grand rôle au niveau international, avec en point d’orgue, un titre de champion d’Europe de l’UEFA en 1992 en Suède.

Le Danemark est parvenu à se qualifier pour dix des dix derniers grands tournois internationaux et tout une série de joueurs talentueux a brillé sur la scène internationale, le plus célèbre d’entre eux étant Michael Laudrup, élu meilleur joueur danois de tous les temps en 2007.

Morten Olsen fait également partie de ceux-là. Premier joueur à avoir atteint les 100 sélections en 1989, Olsen devint entraîneur au Danemark avant de s’expatrier puis de revenir entraîner la sélection danoise. I contribua notamment à qualifier le Danemark pour la Coupe du Monde 2010 contre la Suède. C’était son 100e match en tant qu’entraîneur.

Euro 92 : Le Danemark dit oui à l’Euro

UEFA-European-Football-1992Le Danemark, champion d’Europe. Le fruit de la négligence adverse, d’un certain talent nordique (B.Laudrup, Olsen, Schmeichel), et d’un contexte géopolitique agité. L’Euro 92 a débuté le 9 novembre 1989. Le mur de Berlin fuit de toutes parts, et l’influence de l’évènement qui a rebattu les cartes de l’ordre mondial ne sera pas sans conséquence sur le tournoi sportif.

Fille du desserrement de l’étau autoritariste, la poussée des nationalismes en Europe de l’Est va ainsi conduire à l’éclatement de la Yougoslavie, et à l’expulsion de sa sélection au profit du Danemark. L’histoire est connue, et pour Brian Laudrup & co, elle sera belle. Le bouleversement de la géographie européenne ne sera pas non plus sans conséquence sur le destin allemand, l’autre finaliste.

Quand le tirage au sort des éliminatoires de l’Euro est effectué, le processus de réunification n’est pas encore achevé, et des boules taquines placent la RDA et la RFA dans le même groupe. Séparés pendant un demi-siècle, Est et Ouest finissent par se réunir quelques semaines avant le coup d’envoi de la campagne européenne.

L’Allemagne va progressivement intégrer les plus talentueux Ossies, dont Mathias Sammer, le futur Ballon d’Or 1996, qui disputera la finale de l’Euro en titulaire. Un autre invité a vu son identité évoluer dans les mois précédents la compétition : l’URSS, qualifiée comme telle, disputera le tournoi en représentant de la CEI. Les maillots CCCP sont rangés dans les placards de l’histoire.

Une France paralysée et le sosie de Kim Wilde

Avant d’être écartée du dernier Euro à se jouer à huit, la Yougoslavie pouvait être considérée comme la favorite du tournoi, tout du moins comme le plus beau des outsiders. L’ensemble balkanique réunissait, entre autres, les talents insolents de Robert Prosinečki, Dejan Savićević, Davor Šuker, Darko Pančev, et Siniša Mihajlović.

L’éviction de la Yougoslavie va finalement placer la France seule face à l’Europe. Auteur d’un parcours parfait en éliminatoires (huit victoires en huit matches, dans un groupe où elle côtoyait l’Espagne et la Tchécoslovaquie), l’équipe guidée par Michel Platini va se pétrifier en Scandinavie, trop perméable à la pression.

En Suède, un vent de fraîcheur va souffler sur l’Euro. Repêché et pas franchement préparé, le Danemark s’immisce dans le dernier carré. Le pays hôte s’y glisse également pour la première fois de son histoire. Le 17 juin, date de l’ultime journée du groupe A, France et Angleterre maîtrisent pourtant encore leur destin, mais vont terminer la tête sous l’eau glacée de la mer du Nord.

Les Bleus et les Three Lions s’inclinent sur le même score (2-1). Lors du dernier quart d’heure, un but du danois Lars Elstrup, joueur de l’OB Odense, met fin aux illusions de Papin, Cantona et Deschamps. Le bourreau des Anglais se nomme Tomas Brolin, le poupon suédois, pas loin d’être alors le sosie le plus convaincant de Kim Wilde.

Schmeichel > van Basten

Dans l’autre groupe, les Pays-Bas se font plaisir. Lors de l’ultime rencontre, ils marchent à nouveau sur l’Allemagne (3-1), après leur succès libérateur de 1988. La Mannschaft s’en remet finalement aux circonstances favorables pour passer. Car l’Écosse, séduisante mais déjà éliminée, ne va pas jouer les passives devant la CEI. À Norrköping, les McClair, McCall et McAllister s’amusent des Mikhailichenko, Aleinikov et toute la clique de l’ex-URSS (3-0). Après deux matches nuls encourageants face aux Pays-Bas et à l’Allemagne, la CEI sort par la petite porte.

Le bilan de la phase de poule conduit à tabler sur une finale Pays-Bas – Allemagne, pour définitivement régler les comptes de 1974. Qu’un nouveau conte d’Andersen soit écrit en 1992 ne traverse, alors, pas encore l’esprit de l’Europe.

Il est même entendu que van Basten, Rijkaard et Gullit, désormais appuyés par le jeune Bergkamp, vont se charger de gentiment raccompagner les Danois vers leur drakkar. Privés de Michael Laudrup, en conflit avec le sélectionneur Richard Møller Nielsen, les rappelés de dernière minute ne sont clairement pas encore pris au sérieux, malgré leur place dans le dernier carré.

Résultat : le Danemark dégomme les arrogants Oranje au terme d’une séance de tirs aux buts (2-2, 5-4 t.a.b). Un classique des grands tournois veut que le meilleur joueur d’une sélection provoque l’élimination des siens. C’est le cas de Marco van Basten, dont la frappe est repoussée par Peter Schmeichel, le meilleur gardien du tournoi.

Les Danois en tongs

Le Danemark est en finale, pendant que Serbes, Croates et Bosniaques continuent de s’entre-tuer. Brian Laudrup et consorts affronteront l’Allemagne. Privée de Matthaus et Voller, forfaits, mais menée par le nain Thomas Häßler, la Mannschaft signe son meilleur match de la compétition en demi-finales, pour éliminer la talentueuse génération suédoise (3-2).

Celle des Brolin, Dahlin et Limpar, qui atteindra la demi-finale de la Coupe du Monde en 1994. C’est encore entendu, l’impitoyable Mannschaft va ramener ces insouciants danois à la réalité, et ajouter un nouveau trophée à son imposante vitrine. Depuis le dénouement de l’Euro 92, une image bucolique colle aux Danois. Celle de souriants Vikings, en tongs et bermudas, qui projetaient leurs vacances aux quatre coins du monde, avant de devoir renfiler shorts et chaussures à crampons.

Au vrai, la sélection nordique se trouvait rassemblée pour disputer un match amical face à la CEI au moment où la nouvelle de son repêchage lui est parvenue. Le relâchement danois était bien relatif. Le récit médiatique s’était toutefois emballé, et pendant l’Euro, le camp de base des Scandinaves n’était pas loin d’être décrit comme un club Med. En finale, les Allemands se figuraient-ils leurs adversaires en bermudas et en tongs ?

Le sélectionneur Berti Vogts a confessé, après coup, que ses hommes, à son grand dépit, n’avaient pas abordé la finale le couteau entre les dents. Résultat : Jensen, Olsen et B. Laudrup vont encore bousculer l’ordre établi, et corriger proprement l’Allemagne (2-0). Le Danemark, qui venait de rejeter le traité de Maastricht, n’avait rien contre cet Euro-là.

1992 : Peter Schmeichel atteint la plénitude

gardien

« Une compétition, une histoire »

En 1992, les Danois ont remporté un Championnat d’Europe des Nations qu’ils n’auraient même pas dû jouer. Aujourd’hui, je profite de l’occasion pour rendre hommage à Peter Schmeichel, un des meilleurs gardiens de but de tous les temps.

Un Danemark trop petit pour un tel joyau Alors qu’il s’apprête à attaquer les meilleurs années d’un joueur de football, Peter Schmeichel finit par se sentir à l’étroit dans son Danemark natal. Le gardien de Brøndby remporte le championnat à quatre reprises en cinq éditions, de 1987 à 1991. Il décide donc de répondre favorablement aux appels de Sir Alex Ferguson, le (déjà) légendaire manager de Manchester United. Il a alors 28 ans.

L’outsider rafle la mise dans la stupeur générale

Malgré un statut de gardien titulaire de Manchester United, Schmeichel n’en mène pas large au moment d’aborder le Championnat d’Europe des Nations 1992. Il faut dire que le Danemark ne doit sa présence qu’à un repêchage miraculeux, qui fait suite à l’exclusion de la Yougoslavie, frappée de plein fouet par la guerre.

Contre toute attente, les Danois s’extirpent d’un groupe relevé, en battant la France du Ballon d’Or en titre Jean-Pierre Papin, et en décrochant le match nul face à l’Angleterre, demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde. Le tenant du titre hollandais se présente ensuite face aux Vikings.

Les Néerlandais forment un savant mélange de joueurs au sommet (Ruud Gullit, Ronald Koeman) et de jeunes espoirs (Dennis Bergkamp, Franck De Boer). Face à cette équipe de rêve, le Danemark ne s’affole pas malgré l’égalisation tardive de Frank Riijkard. Aux tirs aux buts, « the Great Dane » sort le grand jeu en arrêtant la tentative du double Ballon d’Or, Marco van Basten.

Tout un symbole

Comme pour mieux légitimer son titre, les Danois battent les champions du monde allemands en finale. La prestation en finale du dernier rempart scandinave éblouit les spectateurs. Stefan Effenberg, Matthias Sammer, Jürgen Klinsmann… Aucun de ces talentueux joueurs ne saura tromper la vigilance de l’ange gardien d’un Danemark qui remporte son premier trophée international. Inconcevable quelques mois auparavant.

Le meilleur gardien… de ces 20 dernières années !

Peter Schmeichel est le plus fort et le plus charismatique de tous les gardiens que j’ai eu la chance de voir jouer, à égalité avec Oliver Kahn. L’ancienne idole de Manchester United disposait, techniquement, de toutes les qualités du parfait rempart. Sidérant sur sa ligne, doté de reflexes surprenants, le Danois n’a jamais eu peur de jouer comme un libéro pour couvrir les oublis de sa défense. Véritable kamikaze, capable de s’aventurer bien loin de ses cages, Schmeichel utilisait à merveille sa taille et de son envergure pour boucher les angles de frappe. Appliqué dans la relance, il marquera même un but en sélection lors de son dernier match, ses coéquipiers insistant pour qu’il tire un penalty.

Capitaine du Danemark, leader dans l’âme, Schmeichel avait un très haut niveau d’exigence envers ses défenseurs comme pour lui-même. Perfectionniste, compétiteur, il ne pardonnait jamais la moindre erreur et avait pour habitude de hurler de rage au moindre relâchement de sa défense. Même un colosse comme Jaap Stam pouvait en prendre pour son grade et se faire incendier.

Le niveau de jeu irréprochable du Danois lui donnait le droit d’adopter une telle conduite. Sa féroce envie de gagner le faisait entrer dans une sorte d’état second lorsqu’il foulait la pelouse, et cette fureur a effrayé bien des attaquants durant de longues saisons. Je suis certain que vous êtes déjà tombés sur un gardien en état de grâce, contre lequel on peut tout tenter, réussir le geste parfait, sans marquer.

C’est ce qu’ont ressenti bon nombre de joueurs ayant croisé la route du meilleur gardien de ces 20 dernières années. Il est bien dommage qu’Hans Christian Andersen, célèbre conteur danois qui a notamment écrit « Le Vilain Petit Canard » ou « La Petite Sirène », ne soit plus de ce monde. Lui seul aurait su trouver les mots appropriés pour évoquer la grandeur de son compatriote.

Schmeichel revient sur l’EURO 92

Peter Schmeichel løfter pokalen efter 2-0 sejren over Tyskland.

Peter Schmeichel était dans le but danois lors de l’incroyable épopée de l’EURO 92. Il revient sur ces jours incroyables pour UEFA.comL’histoire est tellement fameuse. Mérite-t-elle d’être contée de nouveau ? Le Danemark était éliminé quand il a été repêché pour la phase finale en Suède, après le forfait de la Yougoslavie. Les Danois devançaient l’Angleterre et la France dans la phase de groupes, battaient les Pays-Bas aux tirs au but en demie et l’emportaient 2-0 en finale, devant l’Allemagne. Peter Schmeichel était dans le but danois lors de l’incroyable épopée. Il revient sur ces jours incroyables.

Sa convocation

J’étais à Brøndby, je m’entraînais ce jour-là. Notre saison en Angleterre s’était terminée (il jouait au Manchester United FC) et sachant qu’on n’était pas à l’EURO et que le Danemark est proche de la Suède, on faisait partie des équipes que les qualifiés voulaient jouer pour se préparer en amical. Alors je me préparais pour un match à Brøndby contre la Communauté des États indépendants. Entre deux entraînements, on déjeunait et on a entendu les premières rumeurs qui disaient que la Yougoslavie ne participerait pas et que nous prenions leur place. Et quand nous sommes rentrés du deuxième entraînement de la journée c’était officiel, nous y étions.

Le Danemark n’abdique jamais

La base de l’équipe venait de Brøndby [IF] et aussi des moins de 21 ans. Nous avions des joueurs comme Fleming Poulsen qui n’a jamais joué pour Brøndby mais on était un peu les pionniers du football professionnel dans le pays et Brøndby fut la première équipe, en 1986, à être totalement professionnelle. On avait donc une mentalité très différente de tout ce qui s’était fait jusque-là au Danemark. Je ne pense pas que nous ayons eu des résultats fantastiques avant 1992. On a gagné la plus belle mais on n’y est pas allé en disant : « On veut gagner cette compétition », parce que ce serait mal passé au Danemark.

Un triomphe inattendu

Au-delà de tout, ce fut surtout terrible quand nous sommes revenus à Copenhague, à l’Hôtel de Ville pour fêter cela avec le reste du Danemark. C’était incroyable, vraiment incroyable. Au point que vous vous dites : « Bon Dieu ! Ce n’est pas un rêve »

Le coup de l’invité surprise (II)

Sorti de la compétition en éliminatoires, le Denmark a été repêché à la dernière heure pour remplacer la Yougoslavie en guerre. C’est ainsi que les Danois sont devenus champions d’Europe en Suède. Les joueurs de Richard Møller-Nielsen affrontaient alors l’Allemagne de Berti Vogts à Göteborg, après que Karlheinz Riedle eut fait pleurer le pays organisateur (3-2). John Jensen marquait le premier but de la finale après 18 minutes. Kim Vilfort mettait

Tant pis pour la cuisine

« Je devais poser une nouvelle cuisine chez moi mais nous avons été appelés pour aller jouer en Suède. » Sans détour le sélectionneur danois Richard Møller-Nielsen racontait, peu après le triomphe, comment l’aventure avait commencé. « Maintenant, la cuisine est terminé. Nous avons dû faire appel à un décorateur. » Le Danemark avait alors deux semaines pour préparer sa phase finale.

Laudrup absent

De plus, le meneur de jeu star Michael Laudrup était absent. Il n’était donc guère surprenant que le premier match soit un nul 0-0 contre l’Angleterre et que le deuxième soit une défaite 1-0 devant la Suède de Tomas Brolin et Martin Dahlin. La France entraînée par Michel Platini allait faire la première les frais de cet invité surprise en s’inclinant 2-1 dans le Groupe 1. Le Danemark se qualifiait pour les demi-finales avec la Suède.

Bergkamp fait la différence

La géopolitique avait influé sur le Groupe 1. Elle se faisait aussi sentir dans le Groupe 2. L’Allemagne arrivait pour la première fois avec un équipe réunifiée et l’URSS s’appelait désormais Communauté des Etats indépendants (CEI). Le Groupe était remporté par les Pays-Bas, détenteurs du titre. Un jeune prodige du nom de Dennis Bergkamp faisait la différence contre la CEI et marquait encore lors de la victoire 3-1 contre l’Allemagne, qui prenait la deuxième place du groupe.Schmeichel sauve

Bergkamp levait encore les bras en demi-finale, mais Henrik Larsen le faisait une fois de plus que lui en faveur du Danemark L’égalisation signée Frank Rijkaard en fin de match signifiait la prolongation puis les tirs au but. Un exercice dans lequel Peter Schmeichel stoppait la tentative de Marco van Basten, le héros de 1988. La « Danish Dynamite » était amorcée pour la finale.

La gloire à Göteborg

Les joueurs de Møller-Nielsen affrontaient alors l’Allemagne de Berti Vogts à Göteborg, après que Karlheinz Riedle eut fait pleurer le pays organisateur (3-2). John Jensen marquait le premier but de la finale après 18 minutes. Kim Vilfort mettait un point final à cette histoire extraordinaire en seconde période alors que Schmeichel se montrait une nouvelle fois providentie

Suède 92: quand la surprise va jusqu’au bout

 

La politique, lorsqu’elle s’emmêle, brouille les pistes en football. C’est ce qui arriva une nouvelle fois pour l’Euro 92, organisé en Suède. La Yougoslavie, une superbe équipe de techniciens, a remporté le groupe 4. Mais l’UEFA, se basant sur les sanctions des Nations unies contre le pays, en pleine guerre, a décidé de refuser l’accès à la compétition. C’est donc le Danemark qui fut repêché, alors que ses footballeurs étaient déjà en vacances, bon nombre d’entre eux loin de leur pays.

Lors des qualificatifs, la France a impressionné avec 8 victoires en 8 matchs. L’Allemagne, pour la première fois réunifiée en football, s’est aussi qualifiée. Les Pays-Bas, l’Angleterre complètent ce plateau de choix. Deux groupes de quatre équipes, quatre villes : Stockholm, Malmo, Goteborg et Norrkopping. Le meme format a été reconduit.

D’un point de vue footballistique et de la beauté du jeu, ce fut sans doute le championnat d’Europe le plus décevant. Mais la performance du Danemark fera date dans l’histoire de ce sport ! Entraînée par Moller Nielsen, la selection danoise évolue sans la moindre pression. Elle perd d’ailleurs en poule face à la Suède (but de Thomas Brolin), mais bat la France (2-1).

Dans le second groupe, les Pays-Bas devancent l’Allemagne. La demi-finale entre le pays hôte et l’Allemagne s’avèrera le plus beau match de la competition, sur un score de 3-2 pour les Blancs. L’autre demi-finale, entre les orange et les vikings danois, tourne à la surprise. Menant 2-0, les Danois se font remonter grace à Bergkamp et Rijkaard, à la 86ème minute. Rien ne se passa pendant la prolongation, mais le Danemark s’impose aux tirs au but, après l’incroyable échec du grand Van Basten.

En finale, deux buts de Jensen et Vilfort crucifie les Allemands. Ce dernier, après chaque match de cette compétition, se rendait au chevet de sa petite fille malade, atteinte d’une leucémie. Malheureusement, elle décèdera juste après l’incroyable victoire finale du Danemark.

danemark1992Danemark :Schmeichel, Sivebaek (Christiansen), K. Nielsen, L. Olsen, Piechnik,Christofte, J. Jensen, Vilfort, H. Larsen, Povlsen, B. Laudrup.

La neuvième édition, qui s’ouvre le 10 juin va être l’une des plus surprenantes de toute l’histoire du Championnat d’Europe des nations. L’histoire, tout d’abord impose de grands changements : l’Allemagne joue réunifiée, l’URSS n’est plus et la compétition accueille une nouvelle Communauté des Etats indépendants (CEI) qui regroupe les restes de l’Union soviétique ; la Yougoslavie, en pleine guerre civile et malgré un brillant parcours qualificatif va être exclue de la phase finale et remplacée au pied levé par l’équipe du Danemark… Les sept autres pays qui jouent la phase finale de l’Euro 92 sont la Suède, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la CEI et l’Ecosse.

C’était en 1992

Le Néerlandais Marco van Basten remporte un nouveau Ballon d’Or et la Danemark crée une surprise historique lors de l’EURO. Avec deux demi-finalistes de la Coupe du Monde de la FIFA 1990 présents en Suède, 1992 aurait pu être l’année de l’Angleterre ou de l’Allemagne à l’occasion du Championnat d’Europe de l’UEFA.

Mais les Pays-Bas, avec Dennis Bergkamp et Marco van Basten devant, étaient confiants pour garder leur titre. Comme d’habitude, l’Allemagne se qualifiait pour la finale, mais c’est le Danemark, invité de dernière minute après la disqualification de la Yougoslavie, qui allait prendre toute l’Europe par surprise.

Équipes

  • Vainqueur : Danemark
  • Finaliste : Allemagne
  • Demi-finalistes : Pays-Bas, Suède
  • Phase de groupes : France, Écosse, Angleterre, URSS

Meilleurs buteurs :

  • Dennis Berkamp (Pays-Bas)
  • Tomas Brolin
  • Henrik Larsen (Suède)
  • Karlheinz Riedle (Allemagne) – 3 buts

Le saviez-vous ?

  • La Communauté des États indépendants représentait la plupart des anciennes républiques soviétique après la dissolution de l’URSS fin 1991, y compris l’Ouzbékistan, le Turkménistan, la Kyrgyzie et le Tadjikistan, actuels membres de la Confédération asiatique de football.
  • La CEI a également participé aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992.

Également en 1992

  • Vainqueur de la Coupe de clubs champions européens : FC Barcelona (1-0 contre la Sampdoria UC)
  • Ballon d’Or : Marco van Basten (AC Milan)
  • Prix Eurovision de la chanson : Linda Martin (République d’Irlande, « Why me »)
  • Soulier d’Or : Ally McCoist (Rangers FC)
  • Prix Nobel de la paix : Rigoberta Menchú (pour son travail au nom des peuples du Guatemala)
  • Champion olympique du 100 m : Linford Christie (Grande-Bretagne, 9″96)
  • Champion du monde de Formule 1 : Nigel Mansell (Grande-Bretagne, Williams)
  • Champion du monde de boxe en lourds : Mike Moorer (USA)
  • Oscar du meilleur film : « Unforgiven »

Dates clé:

  • 7 février – Signature du Traité de Maastricht par 13 pays européens
  • 4 novembre – Bill Clinton succède à Gepgre Bush à la présidence des Etats-Unis
  • 20 novembre – Le château de Windsor, résidence de la famille royale britannique, est ravagé par un incendie

25 choses que vous ne saviez pas sur l’EURO

25 choses que vous ne saviez pas sur l'EURO

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Brian Laudrup, vainqueur de l'Euro 1992 avec le Danemark

  • 1. Le premier Euro aurait pu se dérouler belle lurette avant 1960 sans l'absence d'organisation comme l'actuelle UEFA et la Seconde Guerre mondiale. Car le secrétaire général de la FFF, Henri Delaunay, avait soumis l'idée d'un championnat d'Europe des Nations dès 1927. C'est finalement son fils Pierre qui finalisera le projet en 1958.
  • 2. Fait particulier de ce premier trophée Henri Delaunay, seul le tableau final se dispute en France. Ainsi, jusqu'au stade des demi-finales, chacune des équipes jouera sur son territoire et sur celui de son adversaire, en matchs aller-retour. Une particularité qui durera jusqu'à l'Euro italien de 1980.
  • 3. Pour l'édition française de 1960, seules dix-sept nations participent à l'événement. Quelques grandes formations se signalent d'ailleurs par leur absence, la RFA, l'Italie ou la jeune Angleterre des frères Charlton en tête.
  • 4. Quand la politique se met en travers du sport. Alors que le quart de finale entre l'Espagne et l'URSS se profile, le dictateur Franco annonce le boycott du match par la Roja. Mouais, c'était surtout pour ne pas voir les siens prendre une volée contre les futurs vainqueurs de l'épreuve.
  • 5. Une fois encore, la politique s'en mêle quatre ans plus tard. En raison d'un conflit avec l'Albanie, les Grecs déclarent forfait et se retirent de la compétition organisée en Espagne après le match aller du tour préliminaire qui accouche d'un match nul (1-1).
  • 6. 1964 ou l'âge d'or de la sélection luxembourgeoise. Cette année-là, le Grand-Duché se paye le luxe de taper les Pays-Bas sur deux matchs en huitièmes. Ils passent même tout près de l'exploit en quarts. Après avoir fait nul 2-2 et 3-3 aux matches aller et retour, le Luxembourg s'incline sur la plus petite des marges en match d'appui face au Danemark.
  • 7. L'édition italienne de 1968 accouche de sa petite révolution. C'est à ce moment-là que l'UEFA adopte la forme des groupes de trois ou quatre équipes, encore en vigueur à l'heure actuelle.
  • 8. Habituée des coups du sort, l'URSS se fait remarquer bien malgré elle lors de cette dernière compétition footballistique des sixties. Après un match nul en demi-finale contre l'Italie (0-0) dans un stade San Paolo garni de 68 500 tifosi, les Soviétiques se font éliminer… sur un tirage au sort à pile ou face de l'arbitre. Les pièces et le socialisme n'ont jamais fait bon ménage.
  • 9. Vainqueur de la finale rejouée face à la Yougoslavie après un premier match nul, l'Italie crée alors l'ossature de l'équipe qui se hissera en finale du mondial mexicain de 1970 face au Brésil. Ils sont alors sept à être de la partie en 1968, Riva ou Facchetti étant les fers de lance de la Squadra Azzura.
  • 10. À l'heure de l'Euro belge de 1972, la France connaît une sacrée traversée du désert depuis l'épopée dorée des Fontaine, Kopa et Piantoni quatorze ans plus tôt en Suède. La France est éliminée en phase de poule, mais une jeune pépite émerge du néant : un jeune latéral gauche du nom de Marius Trésor.
  • 11. La RFA remporte la mise en 1972 en étrillant l'URSS 3-0 au stade du Heysel. Une victoire qui est en grande partie due aux forces vives du Bayern Munich et du Borussia Mönchengladbach. Sur le onze de départ de la finale, seuls Höttges (Brême) et Kremers (Schalke 04) évoluent ailleurs.
  • 12. Quatre ans plus tard, l'Euro yougoslave offre le tableau final le plus fou de l'histoire. Entre les demi-finales, match de classement et finale, la RFA, la Tchécoslovaquie, les Pays-Bas et le pays hôte offrent en moyenne 4,75 buts par matchs aux spectateurs et à Tito.
  • 13. Après un match nul en finale (2-2), Allemands de l'Ouest et Tchécoslovaques sont obligés de se départager pour la première fois aux pénalties. Un petit jeu auquel ressortent gagnants les partenaires d'Anton Panenka, auteur d'une trouvaille toujours à la mode en 2012 durant la séance.
  • 14. En 1980, la coupe Henri-Delaunay se dispute en Italie, avec une formule étrange qui fera son temps jusqu'en 1992. Seules huit nations y participent et les deux premiers des deux poules de quatre sont les finalistes désignés. Trustant déjà tout, la RFA se retrouve en finale contre un petit nouveau : la Belgique.
  • 5. Le 22 juin 1980 : date à laquelle Horst Hrubesch enfile pour la première fois le costume de bourreau des grands matchs. Il crucifie les Diables Rouges à la 88e minute, après avoir ouvert le score en début de match. Un habit qu'il revêtira deux ans plus tard, à Séville… 16. 1984, l'Euro de Michel Platini. L'homme fort de la Juve démonte à lui tout seul Portugais et Espagnols dans le tableau final et termine meilleur buteur de la compétition. Avec neuf buts, sa marque reste la meilleure 28 ans après.
  • 17. La France remporte son premier trophée en battant la Roja (2-0) au Parc, en partie grâce à Arconada. L'histoire retiendra aussi que ce fut la première finale d'Euro marquée d'un carton rouge, à l'encontre du monégasque Yvon Le Roux. 18. À partir de 1984, on décide de ne plus jouer les matchs pour la troisième place. C'est aussi cette année-là que sera lancé pour la première fois l'Euro féminin, disputé pour l'occasion en Finlande et remporté par la Suède.
  • 19. Quatre ans plus tard, le trio néerlandais surdoué du Milan AC écrase la concurrence. Une supériorité symbolisée par le but d'extra-terrestre du triple Ballon d'Or en finale contre l'URSS (2-0) ou par le podium final du Ballon d'Or. Van Basten l'emporte devant… Gullit et Rijkaard.
  • 20. C'est d'ailleurs la seule fois qu'une équipe battue en poule arrive à inverser la tendance en finale contre la même équipe, les Soviétiques ayant battu le onze de Rinus Michels sur la plus petite des marges au premier tour. Allemands et Grecs battront à chaque fois respectivement les Tchèques et les Portugais en 1996 et 2004 par la suite.
  • 21. Les événements de 1992 débutent bien avant le coup d'envoi du match inaugural. Guerre civile oblige, la Yougoslavie se fait bannir de la compétition. Il faut donc nommer un remplaçant de dernière minute. Ce sera le Danemark…
  • 22. Une nouveauté vient perturber les us et coutumes des gardiens de but. L'UEFA leur interdit alors de prendre à la main un ballon en retrait volontaire d'un joueur de leur équipe. Une règle servant à démasquer les portiers sans pieds.
  • 23. Sans Michaël Laudrup, brouillé avec le sélectionneur, les futurs vainqueurs scandinaves ne se voient pas aller au bout et se la coulent douce. Ils sont autorisés par leur encadrement à descendre des bières et à vivre avec leurs femmes. Qui a dit que le sexe était nuisible avant les matchs ?
  • 24. Pour la première fois, la Communauté des États Indépendants participe à l'épreuve. Kezako ? Un vaste fourre-tout regroupant les joueurs de l'ex-bloc soviétique, dissous quelques mois plus tôt. La CEI sera éliminée en poule.
  • 25. Malgré la victoire du Danemark face à l'Allemagne en finale, une sale nouvelle viendra ternir la journée d'un des héros, l'ancien lillois Kim Vilfort, auteur du deuxième but. Sa petite fille de sept ans meurt sur un lit d'hôpital d'une leucémie foudroyante le jour même du sacre.
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