Euro 1996

Euro 1996

Arbitres E1996

arbitre
championnateurope

Arbitres du Championnat d’Europe  1996

Edit An LP Arbitres LP Arbitres LP Arbitres
10 1996 France Marc Batta Turquie Ahmet Çakar Italie Piero Ceccarini
Angleterre David Elleray SWE Anders Frisk Angleterre Dermot Gallagher
 – Autriche Gerd Grabher Allemagne Bernd Heynemann TCH Václav Krondl
 – Russie Nikolaï Levnikov Danemark Peter Mikkelsen(2) Écosse Leslie Mottram
 – Danemark K.Milton Nielsen Espagne Antonio López Nieto Italie Pierluigi Pairetto(2)
SWE Leif Sundell Bulgarie Atanas Uzunov Pays-Bas Mario van der Ende
 – BLR Vadim Zhuk Angleterre Paul Durkin Belgique Guy Goethals(2)
Allemagne Hellmut Krug sui Serge Muhmenthaler Hongrie Sándor Puhl(2)
Espagne Manuel Díaz Vega

sifflet-cartons-arbitresArbitres des Finales de l’Euro

Edition Année LP Arbitres
1 1960 Angleterre Arthur Ellis
2 1964 Angleterre Arthur Holland
3 1968 sui Gottfried Dienst
Rejouée 1968 Espagne José María Ortiz Mendíbil
4 1972 Autriche Ferdinand Marschall
5 1976 Italie Sergio Gonella
6 1980 Belgique Nicolae Rainea
7 1984 TCH Vojtěch Christov
8 1988 France Michel Vautrot
9 1992 sui Bruno Galler
10 1996 Italie Pierluigi Pairetto

Meilleurs buteurs E1996

buteurs

lesbuteurs

Alan Shearer0
Alan Shearer AngleterreAngleterre

Meilleurs buteurs de l’Euro 1996

Année LP Pays Joueurs Buts
1996 Angleterre Angleterre Alan Shearer but.png
Danemark Danemark Brian Laudrup 3 but.png
Bulgarie Bulgarie Hristo Stoichkov 3 but.png
Allemagne Allemagne Jürgen Klinsmann 3 but.png
Croatie Croatie Davor Šuker 3 but.png
Allemagne Allemagne Oliver Bierhoff but.png
Italie Italie Pierluigi Casiraghi but.png
Angleterre Angleterre Teddy Sheringham but.png
Allemagne Allemagne Matthias Sammer but.png
Russie Russie Vladimir Beschastnykh but.png

Angleterre 1996 : troisième titre pour l’Allemagne

Avec désormais 47 participants issus de tous les coins du Vieux Continent (plus Israël) présents dans les phases qualificatives, l’Euro fait sa révolution et la phase finale adopte un nouveau format à 16 équipes. Celles-ci sont réparties en quatre groupes de quatre. Et les deux meilleures équipes de chaque groupe se qualifient en quarts de finale. Autres évolutions, la victoire « vaut » trois points et le « but en or » (synonyme d’élimination instantanée) fait son apparition.

Voici les seize équipes qualifiées pour la phase finale (du 8 au 30 juin) : groupe A, Pays-Bas, Angleterre, Ecosse, Suisse ; groupe B, Espagne, Bulgarie, France, Roumanie ; groupe C, Italie, Allemagne, République tchèque, Russie ; groupe D, Danemark, Portugal, Croatie, Turquie.

Les quarts de finale vont opposer l’Angleterre à l’Espagne (0-0, 4 tirs au but à 2 pour les Anglais) ; l’Allemagne à la Croatie (2-1) ; la France aux Pays-Bas (0-0, 5 tirs au but à 4 pour les Bleus) et le Portugal à la République tchèque (0-1). Les deux demi-finales ont lieu le 26 juin. A Londres, l’Allemagne élimine l’Angleterre aux tirs au but (match nul 1-1 après prolongations, puis 6 à 5) et à Manchester, les Français sont également sortis aux tirs au but par de pugnaces Tchèques (match nul 0-0 et 6 tirs à 5). La finale voit l’Allemagne se défaire des Tchèques par 2 à 1 grâce à la formule du « but en or » inscrit dans les prolongations (95e) par Oliver Bierhoff, entré à la 68e minute de la rencontre.

Nombre de buts marqués en phase finale : 64.
Meilleure attaque : Allemagne (10 buts).
Meilleur buteur : Alan Shearer (Angleterre) 5 réalisations.

Résumé Finale Euro 1996

Championnat d’Europe de l’UEFA 1996

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1996 : Le football revient à la maison

L’Allemagne a battu l’Angleterre aux tirs au but, avant le but en or d’Oliver Bierhoff en finale. Quel pays était plus approprié pour le plus important Championnat d’Europe que celui qui vit la naissance du football ?

Seize équipes convergeaient vers l’Angleterre.

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Mais l’Allemagne seule en repartait avec le trophée. Comme pour la Coupe du Monde de la FIFA, l’Angleterre espérait marquer l’Histoire récente en gagnant la compétition à domicile. Pour cette mission, l’Association anglaise de football choisit le sélectionneur Terry Venables, qui bâtit un record d’invincibilité en matches européens. Plusieurs nouveaux talents sont sélectionnés (Darren Anderton, Steve McManaman, Jamie Redknapp, et les frères Neville, Phil et Gary) mais l’équipe dépend toujours trop de Paul Gascoigne en milieu de terrain et les buts d’Alan Shearer se faisaient rares.

La déception issue du nul inaugural face à la Suisse (1-1) était atténuée par la réussite du buteur du Blackburn Rovers FC. Shearer doublait sa mise personnelle face à l’Ecosse, et Gascoigne marquait aussi (2-0). Le meilleur était à venir : Shearer et Teddy Sheringham marquaient des doublés pour une victoire 4-1 sur les Pays-Bas que le but de Patrick Kluivert qualifiait aux dépens de l’Écosse.

L’Italie, ainsi que les tenants du titre danois, avaient moins de chance. Ils s’inclinaient avant le but en or, qui faisait son apparition. Révélation de la République tchèque, Karel Poborský marquait un lob sublime pour battre le Portugal. C’était l’une des rares grandes envolées. Le but de la victoire de Matthias Sammer pour l’Allemagne, face à la Croatie était éclipsé par le jeu dur. L’Angleterre et la France avaient recours aux tirs au but pour battre l’Espagne et le Pays-Bas respectivement. Ils étaient eux aussi battus lors de ce cruel épilogue. Les Bleus après 120 minutes sans but contre les Tchèques qui retrouvaient la finale pour la première fois depuis la fameuse Panenka.

Dans l’autre demi-finale, Shearer marquait pour les Anglais mais Stefan Kuntz lui répondait. Gascoigne passait près du but en or mais Gareth Southgate s’ajoutait à la liste des sujets de sa Gracieuse Majesté éconduits aux tirs au but. 76 000 spectateurs assistaient à la finale dans l’ancien Wembley pour voir l’Allemagne remporter son cinquième trophée européen. Quatre ans après la surprise danoise, Patrik Berger montraient que les outsiders pouvaient prendre l’avantage. Le sélectionneur allemand Berti Vogts lançait alors Oliver Bierhoff et, après avoir égalisé de la tête, il marquait le but en or après quatre minutes dans la prolongation. Comme une passation de pouvoir au bénéfice de l’Allemagne, sacrée sur les terres qui avaient vu naître le football.

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Klinsmann donne une leçon de réalisme

LP   Equipe Pays Score LP   Equipe Pays
Russie Russie 0-3 Allemagne Allemagne

Le capitaine Jürgen Klinsmann, de retour de suspension, a marqué deux buts pour qualifier l’Allemagne et éliminer la Russie.Jürgen Klinsmann a fait un retour gagnant de suspension en inscrivant deux buts en fin de partie, après l’ouverture du score de Matthias Sammer et l’exclusion de Yuri Kovtun côté russe. Si l’Allemagne avait déjà imposé son rythme dans la compétition avec une première victoire 2-0 sur la République tchèque, elle a confirmé ses ambitions dans cette rencontre. Sammer trouvait le chemin des filets après 11 minutes en deuxième période mais les hommes de Berti Vogts devaient attendre le carton rouge de Kovtun à 20 minutes de la fin pour faire main mise sur la rencontre.

Et Klinsmann était au top.

Tout aurait pu être différent si la Russie, aussi forte que l’Allemagne en première période, avait pris l’avantage quand Dmitri Khokhlov lançait Aleksandr Mostovoi. Et puis la frappe d’Ilya Tsymbalar était déviée sur un poteau. Mais les Allemands étaient trop forts en deuxième période Sammer, un milieu de terrain solide auparavant, était devenu libero de grand talent, dont les performances dans ce tournoi lui valurent le titre de Joueur européen de l’année. Venant de l’arrière, il récupérait une bonne passe d’Andreas Möller, tirait une première fois avant de tromper le gardien sur sa seconde tentative. L’expulsion de Kovtun, pour une faute sur Dieter Eilts, changeait la donne et libérait les espaces pour Jürgen Klinsmann.

Son premier but fut l’un des plus beaux de la compétition : sur un dégagement de Yuri Nikiforov, il contrôlait et décochait une frappe enroulée de l’extérieur du pied, qui passait juste au-dessus de la main droite du gardien Dmitri Kharin. Dans les arrêts de jeu, Nikiforov était dépossédé du ballon par Stefan Kuntz, dont le centre était repris par Klinsmann, qui offrait donc là une place en 8es de finale à son pays

Les regrets croates- Allemagne

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LP   Equipe Pays Score LP   Equipe Pays
Allemagne Allemagne 2-1 Croatie Croatie

Rattrapée au score, l’Allemagne se débloque par Matthias Sammer à onze contre dix. Les Allemands auront bataillé jusqu’au bout face à des Croates fermement postés sur la route de leurs sixièmes demi-finales européennes. Comme toujours, les Allemands semblaient avoir réussi à prendre la mesure de leurs adversaires. Avec des tacles durs dès le début, ils entraînent la Croatie dans un combat qui lui est étranger. En plus, les Allemands se trouvent en supériorité numérique à un moment clé du match.

Mattias Sammer reçoit un carton jaune pour une faute sur Mario Stanić et Jürgen Klinsmann aurait également dû être averti pour avoir fauché Goran Vlaović. Les Croates prennent leur revanche, le mettant au sol si souvent qu’il est contraint de sortir et il manque la demi-finale. Igor Štimac est expulsé pour une faute sur Mehmet Scholl et Slaven Bilić aurait dû également sortir pour un coup sur Christian Ziege, qui resta par terre juste sous le nez de l’arbitre. La Croatie, forcée d’abandonner son jeu naturel, le perdit.

S’étant débarrassée de la pression initiale, l’Allemagne prend la tête lors de sa toute première attaque. Sammer, l’homme du match, amortit de la poitrine un ballon de Scholl, faisant paniquer Stanić, qui met la main bêtement. La Croatie égalise sur un ballon récupéré par Nikola Jurčević, qui joue sur la droite, où Davor Šuker se débarrasse du gardien avec une roulette et loge le ballon dans le but. Mais c’est alors que Štimac est expulsé, ce qui permet à l’Allemagne de reprendre immédiatement le dessus.

Le but de la victoire ajouta à l’irritation croate. Une faute (Markus Babbel s’appuie sur Nikola Jerkan) suivie d’un coup de chance (Sammer marquant après que sa tête a heurté le dos de Bilić) écœurent la Croatie, qui pensait pouvoir gagner ce match. La frustration fut atténuée par leur victoire 3-0 contre les mêmes adversaires lors de la Coupe du monde suivante, mais Miroslav Blazevic devait regretter de ne pas avoir aligné ses meilleurs joueurs contre le Portugal.

Sammer et la victoire à l’EURO ’96
Sammer-euro-1996Libero façon Franz Beckenbauer, l’ancien international est-allemand Matthias Sammer a marqué le but de la victoire en quart de finale contre la Croatie et était l’inspirateur du troisième succès allemand dans la compétition. Depuis la réunification, l’Allemagne n’avait pas semblé en mesure de se hisser au niveau de l’ancienne RFA.

Mais lors de l’EURO ’96™ le signe indien était vaincu avec une victoire au but en or face à la République tchèque. Libero façon Franz Beckenbauer, l’ancien international est-allemand Matthias Sammer a marqué le but de la victoire en quart de finale contre la Croatie et était l’inspirateur du troisième succès allemand dans la compétition, un record qui tient toujours.

Marquer contre la Croatie 

Il y a eu une passe de Markus Babbel, puis une tête croisée. Avant cela, un penalty nous avait permis de mener. Puis on a fait une erreur et Davor Šuker a égalisé. Je crois que nous avons montré que l’on avait le calme nécessaire et nous savions que nous étions assez forts physiquement pour gagner.

Les tirs au but

J’ai regardé le but et je me suis dit : « Bon, je le tirerai à gauche ». Mais alors que j’allais demander à tirer, je me suis dit qu’à droite ce serait bien aussi. Or quand vous gambergez de la sorte, mieux vaut laisser votre place.

La finale

Ce dont je me souviens, bien sûr, c’est le penalty accordé aux Tchèques mais Patrik Berger, je ne l’avais pas touché. Cependant, c’était bien aussi pour Oliver Bierhoff de marquer ces deux buts parce qu’il n’avait as beaucoup joué lors de cette phase finale. Ensuite, il fut un joueur différent, un avant-centre type. Il n’était pas le meilleur techniquement mais c’est un gars extrêmement sympa, qui a mérité ce qu’il lui est arrivé. Nous avons tous profité de ce succès mais je suis heureux de dire qu’il l’a tant mérité.

Deux buts et puis c’est tout

fredi_bobicAvec deux buts en six minutes, les Allemands ont réussi une bonne entame.

LP   Equipe Pays Score LP   Equipe Pays
Allemagne Allemagne 2-0 TCH  Répunlique Tchèque

L’Allemagne a justifié son statut de favoris du tournoi avec cette victoire facile sur une équipe de République tchèque dont on attendait peu de choses, avant comme après le match. Malgré la suspension de Jürgen Klinsmann et la blessure de Jürgen Kohler, l’un des plus grands défenseurs, les Allemands ont inscrit deux buts identiques qui sont de parfaits exemples de la confiance, la puissance et la technique de leur jeu. Christian Ziege, un arrière gauche nouveau venu, et Andreas Möller, un milieu de terrain incontestable, ont tous deux repris des passes en retrait avant de réussir des frappes à ras de terre passant sous la main droite de Petr Kouba.

Le sort de la rencontre était décidé au bout de 32 minutes. Les finalistes de l’EURO ’92 débloquaient la marque à la 26e minute face aux hommes de Dušan Uhrin, sur un raid de Ziege. Le jeune latéral (24 ans) combinait avec Fredi Bobic, résistait à Radoslav Látal puis driblait Miroslav Kadlec pour repiquer dans l’axe et battre Kouba des 20 mètres. Cette ouverture du score était méritée pour les Allemands, qui s’étaient procuré plusieurs occasions, non sans en concéder quelques-unes à Pavel Nedvěd.

Le Tchèque ayant manqué d’inscrire son premier but international, ses adversaires en profitaient pour doubler la mise : juste après la demi-heure de jeu, Möller concluait une course de 40 mètres par une frappe décisive à ras de terre. La seconde mi-temps se résume une domination allemande, même si Patrik Berger redonnait un peu d’espoir aux Tchèques après son entrée en jeu. Ce sont toutefois les Allemands qui se montraient le plus dangereux, à l’image de Thomas Helmer, Hässler et Ziege. Personne n’aurait imaginé que ces deux équipes se rencontreraient de nouveau en finale.

L’Italie paye cher son penalty manqué

ANDREAS-euro-1996

LP   Equipe Pays Score LP   Equipe Pays
Italie Italie 0-0 Allemagne  Allemagne

Les Italiens sont éliminés au terme d’un match rempli d’occasions manquées. L’Italie quitte le tournoi au terme d’une rencontre frustrante : le penalty de Gianfranco Zola en début de match aurait pu mettre les hommes d’Arrigo Sacchi sur la voie des quarts de finale, mais l’attaquant ne parvenait pas à le convertir.

Cette conclusion n’était cependant pas illogique : après leur défaite surprise face à la République tchèque cinq jours plus tôt (2-1), les Azzurri devaient obtenir un meilleur résultat contre l’Allemagne que l’équipe de Dušan Uhrin face à la Russie, dans l’autre match du groupe. L’égalisation des Tchèques sur le fil (3-3) et le score nul et vierge de l’Italie contre l’Allemagne rendent toutefois leur élimination de l’EURO ’96 sans doute d’autant plus difficile à digérer. Face à une sélection allemande finaliste de l’édition 1992 et déjà qualifiée, les Italiens manquaient une occasion en or après seulement neuf minutes, lorsque le dégagement de Mattias Sammer était intercepté par Pierluigi Casiraghi, fauché par le gardien

Andreas Köpke1se rachetait cependant de son erreur en arrêtant le tir du plat du pied de Zola, d’un plongeon inspiré sur sa gauche. Les Allemands se créaient ensuite peu d’occasions, se contentant de gérer les assauts italiens, à plus forte raison après l’expulsion de Thomas Strunz juste avant l’heure de jeu.Les Azzurri auraient pu marquer par Roberto Donadoni, mais Köpke était impérial.

Même cette occasion manquée n’était pas rédhibitoire, car la nouvelle se propageait qu’à Anfield, la Russie, un temps menée 2-0, avait fait son retour et menait contre les Tchèques. Si la Russie et l’Italie conservaient leur score respectif, les hommes de Sacchi étaient qualifiés… Mais c’était sans compter sur l’égalisation de Vladimír Šmicer à Liverpool.

C’était cette année-là:

  • Vainqueur de la Coupe des clubs champions européens : Juventus (1-1, 4-2 t.a.b. contre l’AFC Ajax)
  • Ballon d’Or : Ronaldo (PSV Eindhoven/FC Barcelona)
  • Prix Eurovision de la chanson : Eimear Quinn (Rép. d’Irlande, « The Voice »)
  • Soulier d’Or : Zviad Endeladze (FC Margveti Zestafoni)
  • Prix Nobel de la paix : Carlos Filipe Ximenes Belo et José Ramos-Horta (pour leur travail au Timor oriental)
  • Champion olympique du 100 m : Donovan Bauley (Canada, 9″84, record du monde)
  • Champion du monde de Formule 1 : Damon Hill (Grande-Bretagne, Williams)
  • Champion du monde de boxe en lourds : François Botha (Afrique du Sud)
  • Oscar du meilleur film : « Le Patient anglais »

Dates clé

  • 8 janvier – Mort de l’ancien président François Mitterrand, à 79 ans
  • 5 juillet – La Brebis Dolly est le premier mammifère cloné, au Roslin Institute à Midlothian (Ecosse)
  • 15 novembre -Tomb Raider sort pour PC, Playstation et Sega Saturn.

Equipe du Tournoi Euro 1996

1996 – Équipe du tournoi

Éléments cruciaux du dispositif allemand vainqueur de l’EURO 96, Andreas Köpke, Matthias Sammer et Dieter Eilts figurent dans l’Équipe du tournoi.

AllemagneAndreas Köpke
Andreas Köpke 1
Né le : 12/03/1962
Gardien de but

GERGardien de but : Andreas Köpke (Allemagne)

Élu Joueur allemand de l’année 1993, Köpke a pourtant été pendant longtemps la doublure de Bodo Illgner. Il était remplaçant lors des Coupes du Monde de la FIFA 1990 et 1994, ainsi qu’à l’EURO ’92 avant d’avoir sa chance à l’EURO ’96, à 34 ans. Il gardait sa cage inviolée pendant toute la phase de groupes, arrêtant même un penalty de l’Italien Gianfranco Zola. Il stoppait aussi le tir au but de Gareth Southgate en demi-finale face à l’Angleterre. Köpke, qui a joué pour le FC Nürnberg, l’Eintracht Frankfurt et l’Olympique de Marseille, a mis fin à sa carrière internationale à la Coupe du Monde 1998 en France avec 59 sélections. Oliver Kahn lui a succédé, et Köpke est devenu entraîneur des gardiens de l’équipe d’Allemagne.

FranceLaurent Blanc
laurent_blanc
Né le : 19/11/1965
Défenseur

FRADéfenseur : Laurent Blanc (France)

Blanc a figuré dans trois Équipes du tournoi de l’UEFA successives, en 1992, 1996 et à l’UEFA EURO 2000 où il a terminé sa carrière internationale sur une victoire en finale, un honneur qui lui avait échappé en 1998 alors qu’il était suspendu pour la finale de la Coupe du Monde. Surnommé « Le Président » pour son autorité, son élégance et son rôle de leader, Blanc a été sélectionné à 97 reprises. Il a commencé sa carrière au Montpellier Hérault SC au poste de milieu de terrain avant de passer par neuf clubs différents dont le FC Barcelona, le FC Internazionale Milano et Manchester United. Il a ensuite entraîné le FC Girondins de Bordeaux avant de prendre les rênes de l’équipe de France.

FranceMarcel Desailly
marcel_desailly
Né le : 7/9/1968
Défenseur

FRADéfenseur : Marcel Desailly (France)

Véritable star du football pendant plus de dix ans, les prestations de Desailly à l’EURO 1996 et 2000 lui ont valu de figurer dans l’Équipe du tournoi à chaque fois. Vainqueur de l’UEFA Champions League avec l’Olympique de Marseille et l’AC Milan, Desailly a disputé les demi-finales de l’EURO ’96 avec la France. Il a aussi remporté la Coupe du Monde 1998 malgré son expulsion en finale. À l’UEFA EURO 2000, il a disputé l’intégralité des matches et a été le défenseur central le plus régulier du tournoi. Présenté comme une icône de l’AC Milan et du Chelsea FC, où il a passé six saisons, il totalise quelque 116 sélections en équipe de France. Il a terminé sa carrière au Moyen-Orient avant de devenir ambassadeur de l’UNICEF.

AllemagneMatthias Sammer
Matthias Sammer
Né le : 05/09/1967
Défenseur

GERDéfenseur : Matthias Sammer (Allemagne)

Ses prestations dignes de Franz Beckenbauer à l’EURO ’96, où il a disputé l’intégralité de la campagne victorieuse de l’Allemagne et marqué des buts face à la Russie et la Croatie, ont valu à Sammer le titre de Joueur européen de l’année. Premier joueur est-allemand à représenter l’équipe réunifiée, Sammer a inscrit six buts en 23 rencontres pour la RDA. Il compte 51 sélections après la réunification (8 buts). Double vainqueur du championnat de RDA avec le FC Dynamo Dresden, Sammer a également remporté la Bundesliga trois fois avec le VfB Stuttgart et le Borussia Dortmund, où il a également gagné l’UEFA Champions League en 1997. Il a entraîné les deux clubs à la suite d’une blessure au genou qui l’a obligé à arrêter sa carrière à l’âge de 30 ans. Il est aujourd’hui directeur sportif de l’Association allemande de football.

ItaliePaolo Maldini
maldini1
Né le : 05/09/1967
Défenseur

ITADéfenseur : Paolo Maldini (Italie)

Un des plus grands défenseurs de l’histoire du football, Maldini a joué plus de 1 000 matches pour son club et son pays, et il reste le recordman des sélections en équipe d’Italie (126 sélections entre 1988 et 2002). Maldini a brillé dans plusieurs tournois internationaux, depuis son premier (l’EURO ’88) jusqu’à son dernier (Coupe du Monde 2002). Il est passé proche du titre en 1994 au Mondial américain lorsque les Azzurri s’inclinaient aux tirs au but face au Brésil, et à l’UEFA EURO 2008 où l’Italie était battue par le but en or de la France. Ironie du sort, l’Italie remportait la Coupe du Monde 2006 sans Maldini, mais celui-ci peut tout de même se targuer d’un palmarès incroyable avec deux nominations dans l’Équipe du tournoi de l’EURO, cinq titres en UEFA Champions League et sept en Serie A.

AngleterrePaul Gascoigne
Paul Gascoigne
Né le : 05/09/1967
Défenseur

ENGMilieu de terrain : Paul Gascoigne (Angleterre)

Après s’être révélé à la Coupe du Monde 1990, la carrière de Gascoigne était interrompue par de longues absences (ligaments croisés et fracture de la jambe), mais il retrouvait la forme à l’EURO ’96. L’ancien joueur du Newcastle United FC, du Tottenham Hotspur FC et de la S.S. Lazio avait fait un début de saison de rêve avec le Rangers FC, et tous les doutes étaient levés sur son état de forme lorsqu’il marquait d’une splendide volée contre l’Écosse, qui enait de manquer un penalty. Au match suivant, il donnait deux buts lors de la victoire 4-1 face aux Pays-Bas, et en demi-finale contre l’Allemagne, il passait à quelques centimètres du but décisif.

AllemagneDieter Eilts
Dieter Eilts1
Né le : 13/12/1964
Milieu de terrain

GERMilieu de terrain : Dieter Eilts (Allemagne)

Eilts abordait l’EURO ’96 dans un second rôle avec le Werder Bremen, mais il surprenait tout le monde par son calme dans son rôle de milieu défensif. Sa vision tactique et sa tendance à jouer bas permettaient à son libero Matthias Sammer de monter et l’Allemagne ne concédait que trois buts en Angleterre, dont un après la sortie sur blessure d’Eilts en finale. Six de ses 31 sélections intervenaient à l’EURO ’96, et il était ensuite le capitaine du Werder jusqu’en 2002 (390 matches de Bundesliga en 17 ans). Il remportait deux titres de champion d’Allemagne, trois Coupes d’Allemagne ainsi que la Coupe des vainqueurs de coupe européenne de l’UEFA en 1992. Il a ensuite été l’entraîneur des sélections M19 et M21 allemandes.

TCHKarel Poborský
poborsky
Né le : 30/03/1972
Milieu de terrain

TCHMilieu de terrain : Karel Poborský (Rép. tchèque)

Poborský s’est révélé à l’EURO ’96 grâce à de superbes prestations en Angleterre, y compris un superbe but en quarts de finale contre le Portugal. Les Tchèques se qualifiaient pour la finale contre l’Allemagne. Il signait sa 118e sélection lors de la Coupe du Monde 2006 face à l’Italie. Sa troisième apparition au Championnat d’Europe de l’UEFA était presque aussi impressionnante que sa première. Mais les Tchèques s’inclinaient en demi-finale face à la Grèce, sur un but en argent. Poborský a joué pour le Manchester United FC, le SL Benfica et l’AS Roma.

AngleterreAlan Shearer
Alan Shearer-euro-1996
Né le : 13/08/1970
Défenseur

ENGAttaquant : Alan Shearer (Angleterre)

L’incroyable été de Shearer avait commencé par un titre de meilleur buteur de Premiership (31 buts) et un transfert record de 15 M£ du Blackburn Rovers FC au Newcastle United FC. Entre les deux, il y avait l’EURO ’96 où il mettait fin à 21 mois de disette en étant le meilleur buteur du tournoi avec des buts face à la Suisse, l’Écosse, les Pays-Bas (2) et l’Allemagne. Il marquait également lors des séances de tirs au but contre l’Espagne et l’Allemagne, mais l’Angleterre s’inclinait en demi-finale. Capitaine de l’Angleterre, Shearer marquait deux buts à l’UEFA EURO 2000 ce qui portait son total à 30 buts en 63 sélections. Il mettait fin à sa carrière internationale à l’âge de 29 ans. Il jouait six autres saisons avec Newcastle, qu’il a brièvement entraîné, avant de devenir consultant pour une chaîne de télévision.

BulgarieHristo Stoichkov
Hristo Stoichkov
Né le : 08/02/1966
Défenseur

BULAttaquant : Hristo Stoichkov (Bulgarie)

La Bulgarie quittait l’EURO ’96 au stade de la phase de groupes, mais l’homme qui avait mené le pays en demi-finales de la Coupe du Monde 1994 était de nouveau décisif en Angleterre, marquant lors des trois matches de groupes. Stoichkov, co-meilleur buteur aux États-Unis et Ballon d’Or en 1994, a remporté la Coupe des clubs champions européens en 1992 avec le FC Barcelona, deux ans après avoir quitté le PFC CSKA Sofia. Puis il retournait au Camp Nou pour gagner la Coupe des vainqueurs de coupe en 1996/97. Fort de caractère, il a quitté le football international à deux reprises, mais a représenté la Bulgarie à la Coupe du Monde 1998. Il compte 83 sélections (37 buts). Après des passages en Arabie saoudite, au Japon et aux États-Unis, il a entraîné la Bulgarie avant un bref mandat au RC Celta de Vigo.

CroatieDavor Šuker
DavorSuker_1
Né le : 01/01/1968
Défenseur

CROAttaquant : Davor Šuker (Croatie)

L’heure de gloire de la carrière internationale de Šuker remonte à la Coupe du Monde 1998 où il a remporté le Soulier d’Or après ses six buts qui ont permis à la Croatie de prendre la 3e place. Mais c’est à l’EURO ’96 que le gaucher s’est fait un nom. Après avoir inscrit 12 buts en éliminatoires, Šuker ajoutait trois autres buts pendant la phase finale, dont deux contre le Danemark. Il passait du Sevilla FC au Real Madrid CF où il inscrivait 24 buts et remportait le titre de champion. Un an plus tard, il gagnait l’UEFA Champions League et faisait une superbe Coupe du Monde en France. Šuker, également passé par l’Arsenal FC, a terminé sa carrière internationale à la Coupe du Monde 2002 sur un total de 45 buts en équipe nationale.

Finale Euro 1996

Championnat d'Europe de l'UEFA 1996

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1996 : Le football revient à la maison

L'Allemagne a battu l'Angleterre aux tirs au but, avant le but en or d'Oliver Bierhoff en finale. Quel pays était plus approprié pour le plus important Championnat d'Europe que celui qui vit la naissance du football ? Seize équipes convergeaient vers l'Angleterre. Mais l'Allemagne seule en repartait avec le trophée. Comme pour la Coupe du Monde de la FIFA, l'Angleterre espérait marquer l'Histoire récente en gagnant la compétition à domicile. Pour cette mission, l'Association anglaise de football choisit le sélectionneur Terry Venables, qui bâtit un record d'invincibilité en matches européens.

Plusieurs nouveaux talents sont sélectionnés (Darren Anderton, Steve McManaman, Jamie Redknapp, et les frères Neville, Phil et Gary) mais l'équipe dépend toujours trop de Paul Gascoigne en milieu de terrain et les buts d'Alan Shearer se faisaient rares. La déception issue du nul inaugural face à la Suisse (1-1) était atténuée par la réussite du buteur du Blackburn Rovers FC. Shearer doublait sa mise personnelle face à l'Ecosse, et Gascoigne marquait aussi (2-0). Le meilleur était à venir : Shearer et Teddy Sheringham marquaient des doublés pour une victoire 4-1 sur les Pays-Bas que le but de Patrick Kluivert qualifiait aux dépens de l'Écosse.

L'Italie, ainsi que les tenants du titre danois, avaient moins de chance. Ils s'inclinaient avant le but en or, qui faisait son apparition. Révélation de la République tchèque, Karel Poborský marquait un lob sublime pour battre le Portugal. C'était l'une des rares grandes envolées. Le but de la victoire de Matthias Sammer pour l'Allemagne, face à la Croatie était éclipsé par le jeu dur. L'Angleterre et la France avaient recours aux tirs au but pour battre l'Espagne et le Pays-Bas respectivement. Ils étaient eux aussi battus lors de ce cruel épilogue.

Les Bleus après 120 minutes sans but contre les Tchèques qui retrouvaient la finale pour la première fois depuis la fameuse Panenka. Dans l'autre demi-finale, Shearer marquait pour les Anglais mais Stefan Kuntz lui répondait. Gascoigne passait près du but en or mais Gareth Southgate s'ajoutait à la liste des sujets de sa Gracieuse Majesté éconduits aux tirs au but. 76 000 spectateurs assistaient à la finale dans l'ancien Wembley pour voir l'Allemagne remporter son cinquième trophée européen.

Quatre ans après la surprise danoise, Patrik Berger montraient que les outsiders pouvaient prendre l'avantage. Le sélectionneur allemand Berti Vogts lançait alors Oliver Bierhoff et, après avoir égalisé de la tête, il marquait le but en or après quatre minutes dans la prolongation. Comme une passation de pouvoir au bénéfice de l'Allemagne, sacrée sur les terres qui avaient vu naître le football.

Klinsmann donne une leçon de réalisme

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LP   Equipe pays    Score LP   Equipe pays 
  Russie 0-3   Allemagne

Le capitaine Jürgen Klinsmann, de retour de suspension, a marqué deux buts pour qualifier l'Allemagne et éliminer la Russie.Jürgen Klinsmann a fait un retour gagnant de suspension en inscrivant deux buts en fin de partie, après l'ouverture du score de Matthias Sammer et l'exclusion de Yuri Kovtun côté russe. Si l'Allemagne avait déjà imposé son rythme dans la compétition avec une première victoire 2-0 sur la République tchèque, elle a confirmé ses ambitions dans cette rencontre. Sammer trouvait le chemin des filets après 11 minutes en deuxième période mais les hommes de Berti Vogts devaient attendre le carton rouge de Kovtun à 20 minutes de la fin pour faire main mise sur la rencontre.

Et Klinsmann était au top. Tout aurait pu être différent si la Russie, aussi forte que l'Allemagne en première période, avait pris l'avantage quand Dmitri Khokhlov lançait Aleksandr Mostovoi. Et puis la frappe d'Ilya Tsymbalar était déviée sur un poteau. Mais les Allemands étaient trop forts en deuxième période Sammer, un milieu de terrain solide auparavant, était devenu libero de grand talent, dont les performances dans ce tournoi lui valurent le titre de Joueur européen de l'année. Venant de l'arrière, il récupérait une bonne passe d'Andreas Möller, tirait une première fois avant de tromper le gardien sur sa seconde tentative.

L'expulsion de Kovtun, pour une faute sur Dieter Eilts, changeait la donne et libérait les espaces pour Jürgen Klinsmann. Son premier but fut l'un des plus beaux de la compétition : sur un dégagement de Yuri Nikiforov, il contrôlait et décochait une frappe enroulée de l'extérieur du pied, qui passait juste au-dessus de la main droite du gardien Dmitri Kharin. Dans les arrêts de jeu, Nikiforov était dépossédé du ballon par Stefan Kuntz, dont le centre était repris par Klinsmann, qui offrait donc là une place en 8es de finale à son pays

Les regrets croates

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Rattrapée au score, l'Allemagne se débloque par Matthias Sammer à onze contre dix.

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  Allemagne 2-1   Croatie

Les Allemands auront bataillé jusqu'au bout face à des Croates fermement postés sur la route de leurs sixièmes demi-finales européennes. Comme toujours, les Allemands semblaient avoir réussi à prendre la mesure de leurs adversaires. Avec des tacles durs dès le début, ils entraînent la Croatie dans un combat qui lui est étranger. En plus, les Allemands se trouvent en supériorité numérique à un moment clé du match. Mattias Sammer reçoit un carton jaune pour une faute sur Mario Stanić et Jürgen Klinsmann aurait également dû être averti pour avoir fauché Goran Vlaović.

Les Croates prennent leur revanche, le mettant au sol si souvent qu'il est contraint de sortir et il manque la demi-finale. Igor Štimac est expulsé pour une faute sur Mehmet Scholl et Slaven Bilić aurait dû également sortir pour un coup sur Christian Ziege, qui resta par terre juste sous le nez de l'arbitre. La Croatie, forcée d'abandonner son jeu naturel, le perdit. S'étant débarrassée de la pression initiale, l'Allemagne prend la tête lors de sa toute première attaque. Sammer, l'homme du match, amortit de la poitrine un ballon de Scholl, faisant paniquer Stanić, qui met la main bêtement.

La Croatie égalise sur un ballon récupéré par Nikola Jurčević, qui joue sur la droite, où Davor Šuker se débarrasse du gardien avec une roulette et loge le ballon dans le but. Mais c'est alors que Štimac est expulsé, ce qui permet à l'Allemagne de reprendre immédiatement le dessus. Le but de la victoire ajouta à l'irritation croate. Une faute (Markus Babbel s'appuie sur Nikola Jerkan) suivie d'un coup de chance (Sammer marquant après que sa tête a heurté le dos de Bilić) écœurent la Croatie, qui pensait pouvoir gagner ce match. La frustration fut atténuée par leur victoire 3-0 contre les mêmes adversaires lors de la Coupe du monde suivante.

Sammer et la victoire à l'EURO '96

Libero façon Franz Beckenbauer, l'ancien international est-allemand Matthias Sammer a marqué le but de la victoire en quart de finale contre la Croatie et était l'inspirateur du troisième succès allemand dans la compétition. Depuis la réunification, l'Allemagne n'avait pas semblé en mesure de se hisser au niveau de l'ancienne RFA. Mais lors de l'EURO '96™ le signe indien était vaincu avec une victoire au but en or face à la République tchèque. Libero façon Franz Beckenbauer, l'ancien international est-allemand Matthias Sammer a marqué le but de la victoire en quart de finale contre la Croatie et était l'inspirateur du troisième succès allemand dans la compétition, un record qui tient toujours. Marquer contre la Croatie Il y a eu une passe de Markus Babbel, puis une tête croisée.

Avant cela, un penalty nous avait permis de mener. Puis on a fait une erreur et Davor Šuker a égalisé. Je crois que nous avons montré que l'on avait le calme nécessaire et nous savions que nous étions assez forts physiquement pour gagner.

Les tirs au but

J'ai regardé le but et je me suis dit : "Bon, je le tirerai à gauche". Mais alors que j'allais demander à tirer, je me suis dit qu'à droite ce serait bien aussi. Or quand vous gambergez de la sorte, mieux vaut laisser votre place.

La finale

Ce dont je me souviens, bien sûr, c'est le penalty accordé aux Tchèques mais Patrik Berger, je ne l'avais pas touché. Cependant, c'était bien aussi pour Oliver Bierhoff de marquer ces deux buts parce qu'il n'avait as beaucoup joué lors de cette phase finale. Ensuite, il fut un joueur différent, un avant-centre type. Il n'était pas le meilleur techniquement mais c'est un gars extrêmement sympa, qui a mérité ce qu'il lui est arrivé. Nous avons tous profité de ce succès mais je suis heureux de dire qu'il l'a tant mérité.

Deux buts et puis c'est tout.

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Avec deux buts en six minutes, les Allemands ont réussi une bonne entame.

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  Allemagne 2-0   République tchèque

L'Allemagne a justifié son statut de favoris du tournoi avec cette victoire facile sur une équipe de République tchèque dont on attendait peu de choses, avant comme après le match. Malgré la suspension de Jürgen Klinsmann et la blessure de Jürgen Kohler, l'un des plus grands défenseurs, les Allemands ont inscrit deux buts identiques qui sont de parfaits exemples de la confiance, la puissance et la technique de leur jeu. Christian Ziege, un arrière gauche nouveau venu, et Andreas Möller, un milieu de terrain incontestable, ont tous deux repris des passes en retrait avant de réussir des frappes à ras de terre passant sous la main droite de Petr Kouba. Le sort de la rencontre était décidé au bout de 32 minutes.

Les finalistes de l'EURO '92 débloquaient la marque à la 26e minute face aux hommes de Dušan Uhrin, sur un raid de Ziege. Le jeune latéral (24 ans) combinait avec Fredi Bobic, résistait à Radoslav Látal puis driblait Miroslav Kadlec pour repiquer dans l'axe et battre Kouba des 20 mètres. Cette ouverture du score était méritée pour les Allemands, qui s'étaient procuré plusieurs occasions, non sans en concéder quelques-unes à Pavel Nedvěd. Le Tchèque ayant manqué d'inscrire son premier but international, ses adversaires en profitaient pour doubler la mise : juste après la demi-heure de jeu, Möller concluait une course de 40 mètres par une frappe décisive à ras de terre.

La seconde mi-temps se résume une domination allemande, même si Patrik Berger redonnait un peu d'espoir aux Tchèques après son entrée en jeu. Ce sont toutefois les Allemands qui se montraient le plus dangereux, à l'image de Thomas Helmer, Hässler et Ziege. Personne n'aurait imaginé que ces deux équipes se rencontreraient de nouveau en finale.

L'Italie paye cher son penalty manqué.

Les Italiens sont éliminés au terme d'un match rempli d'occasions manquées.

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  Italie 0-0   Allemagne

L'Italie quitte le tournoi au terme d'une rencontre frustrante : le penalty de Gianfranco Zola en début de match aurait pu mettre les hommes d'Arrigo Sacchi sur la voie des quarts de finale, mais l'attaquant ne parvenait pas à le convertir.

Cette conclusion n'était cependant pas illogique : après leur défaite surprise face à la République tchèque cinq jours plus tôt (2-1), les Azzurri devaient obtenir un meilleur résultat contre l'Allemagne que l'équipe de Dušan Uhrin face à la Russie, dans l'autre match du groupe. L'égalisation des Tchèques sur le fil (3-3) et le score nul et vierge de l'Italie contre l'Allemagne rendent toutefois leur élimination de l'EURO '96 sans doute d'autant plus difficile à digérer.Face à une sélection allemande finaliste de l'édition 1992 et déjà qualifiée, les Italiens manquaient une occasion en or après seulement neuf minutes, lorsque le dégagement de Mattias Sammer était intercepté par Pierluigi Casiraghi, fauché par le gardien.

Andreas Köpke se rachetait cependant de son erreur en arrêtant le tir du plat du pied de Zola, d'un plongeon inspiré sur sa gauche. Les Allemands se créaient ensuite peu d'occasions, se contentant de gérer les assauts italiens, à plus forte raison après l'expulsion de Thomas Strunz juste avant l'heure de jeu.Les Azzurri auraient pu marquer par Roberto Donadoni, mais Köpke était impérial. Même cette occasion manquée n'était pas rédhibitoire, car la nouvelle se propageait qu'à Anfield, la Russie, un temps menée 2-0, avait fait son retour et menait contre les Tchèques. Si la Russie et l'Italie conservaient leur score respectif, les hommes de Sacchi étaient qualifiés… Mais c'était sans compter sur l'égalisation de Vladimír Šmicer à Liverpool.

Le bout du chemin pour l'Angleterre Allemagne 1-1 Angleterre (6-5 t.a.b.) Même score, même vainqueur, même niveau de jeu et d'engagement que lors de la demi-finale de la Coupe du Monde 1990.

La copie conforme de la demi-finale épique de la Coupe du Monde de la FIFA 1990 entre les deux pays. Le même score à la fin du temps réglementaire, les mêmes vainqueurs et encore plus de tirs au but. Le même niveau de jeu et le même engagement de la part des deux équipes. Un classique du genre.

Le match débutait idéalement pour les Anglais.

Andreas Köpke arrêtait une longue frappe de Paul Ince, Paul Gascoigne tirait un corner côté gauche que Tony Adams prolongeait de la tête au premier poteau. Contre l'Espagne, Alan Shearer avait marqué dans les toutes premières minutes. Ici, sa tête plongeante en embuscade confirmait sa position de meilleur buteur du tournoi. Mais les Allemands ont toujours su revenir dans une partie. Andreas Möller servait sur la gauche Thomas Helmer, qui lançait dans le dos de la défense anglaise Stefan Kuntz, lequel trompait David Seaman. Les Anglais ne baissaient pas les bras, à l'image de Darren Anderton et Gascoigne, toujours aussi talentueux.

Mais l'Allemagne avait aussi ses stars, les deux trentenaires Dieter Eilts et Helmer, ce dernier réussissant un tacle décisif sur Gascoigne en seconde période. L'Angleterre n'arrivait à se créer que des demi-occasions. La prolongation du match de 1990 avait été inoubliable, celle-ci l'était tout autant. Les deux équipes se créaient des occasions. Pour l'Angleterre, David Platt lançait Steve McManaman sur l'aile droite, son centre à ras de terre était repris Anderton, dont la frappe heurtait le poteau. La suite était presque fatale à l'Angleterre. Möller tirait un corner, Kuntz marquait de la tête, mais l'arbitre Sándor Puhl le refusait pour une faute.

La séance des tirs au but était un supplice. Stuart Pearce, un habitué de ce genre de choses, transformait, tout comme Platt ou encore Thomas Hässler. Les Allemands égalisaient à 5 partout. En octobre 1992, Crystal Palace obtenait un penalty à la dernière minute de son match de Première Division contre Ipswich Town. Le jeune joueur qui s'avançait n'avait jamais tiré de penalty à ce niveau. Sa frappe heurtait le poteau, le match se terminait sur un score de 2-2 et Ipswich restait en Première Division alors que Palace était relégué. Ce même joueur n'avait plus tiré de penalty jusqu'à ce jour, où il s'élançait pour le sixième penalty anglais. Une grande vague de sympathie enveloppait par la suite Gareth Southgate, dont le tir était stoppé par Köpke. Il ne tirait plus aucun penalty pendant plus de trois ans après ce nouvel échec. De leur côté, les Allemands savouraient la qualification, Möller venant de transformer le dernier penalty pour son pays

 

C'était cette année-là:

  • Vainqueur de la Coupe des clubs champions européens : Juventus 1-1, 4-2 t.a.b. AFC Ajax
  • Ballon d'Or : Ronaldo (PSV Eindhoven/FC Barcelona)
  • Prix Eurovision de la chanson : Eimear Quinn (Rép. d'Irlande, "The Voice")
  • Soulier d'Or : Zviad Endeladze (FC Margveti Zestafoni)
  • Prix Nobel de la paix : Carlos Filipe Ximenes Belo et José Ramos-Horta ( travail au Timor oriental)
  • Champion olympique du 100 m : Donovan Bauley (Canada, 9"84, record du monde)
  • Champion du monde de Formule 1 : Damon Hill (Grande-Bretagne, Williams)
  • Champion du monde de boxe en lourds : François Botha (Afrique du Sud)
  • Oscar du meilleur film : "Le Patient anglais"

Dates clé

  • 8 janvier : Mort de l'ancien président François Mitterrand, à 79 ans
  • 5 juillet : La Brebis Dolly est le premier mammifère cloné, au Roslin Institute à Midlothian (Ecosse)
  • 15 novembre : Tomb Raider sort pour PC, Playstation et Sega Saturn.
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