Historique E2012

Historique E2012

Top 15 : Curiosités de l’Euro

Top 15 : Curiosités de l'Euro

Depuis sa création il y a plus d'un demi-siècle, l'Euro ou ses éliminatoires ont été marqués par des évènements assez improbables. Retour succinct sur quinze d'entre eux.

  • 1- Vlastimil Bubník. Attaquant de la Tchécoslovaquie demi-finaliste de l'Euro 1960, Vlastimil Bubník a disputé les Jeux Olympiques la même année en tant que membre de l'équipe de hockey sur glace. Il avait alors 29 ans.
  • 2- Une naturalisation express. Au moment d'affronter la Hongrie en quart de finale de l'Euro 1964, la France flippe. Les dirigeants hexagonaux demandent en urgence une faveur à la FIFA : que Néstor Combín, meilleur joueur du championnat de France, mais né en Argentine, soit naturalisé. Combín, 24 ans, obtient à temps la nationalité et sera même contraint de s'acquitter de ses obligations militaires. Rien n'y fera, même avec son renfort offensif, la France s'inclinera à l'aller et au retour face aux Magyars (3-1, 2-1).
  • 3- Promenade. Une promenade dans un parc de Madrid. Voilà le programme proposé par l'entraîneur de la Roja, José Villalonga, dans les heures précédant la finale de l'Euro 64 entre l'Espagne et l'URSS. « Dans le parc, le mister a utilisé le sable du sol comme tableau, conte Jesús Pereda, premier buteur de la finale. Nous étions les pierres, et les Soviétiques étaient des branches de pin. Bien entendu, il nous a dit que les pierres étaient plus dures que les brindilles, raison pour laquelle nous devions gagner. » Villalonga, un as de la métaphore.
  • 4- Dracula.En 1968, un match pour la troisième place oppose l'URSS à l'Angleterre. L'occasion, pour le public italien qui attend la finale entre les siens et la Yougoslavie, de se défouler. Le stade olympique prend fait et cause pour l'URSS, et se paie la tête du milieu défensif anglais, Nobby Stiles. Pour son crâne dégarni et sa dentition déficiente, qui fait de ses canines ses premières dents apparentes, Stiles se fait surnommer Dracula ou Nosferatu. Au choix.
  • 5- Un arbitre entré dans l'Histoire. En 1966, le Suisse Gottfried Dienst valide le but fantôme qui a fait de l'Angleterre une championne du monde à domicile. Deux ans plus tard, une autre finale lui échoit, celle de l'Euro, entre l'Italie et la Yougoslavie. Fidèle à sa ligne de conduite, l'homme en noir aide les locaux à obtenir le nul (0-0). Comme le règlement l'exige alors, la finale sera rejouée. Le lendemain de la première finale, L'Équipe titre : « Les Italiens font match nul service inclus. » En Allemand, Dienst signifie service. À domicile …
  • 6- 2000 spectateurs. L'Euro a mis du temps à passionner les foules. En 1972, ils étaient moins de 2 000 spectateurs à parsemer le stade d'Anderlecht pour assister à la demi-finale entre l'URSS et la Hongrie.
  • 7- Morts au combat . En 1974, états grec et turc font de l'île de Chypre un terrain de bataille. Ce conflit occasionne le report de la rencontre éliminatoire entre Chypre et l'Angleterre. Quand elle se déroule finalement, la sélection méditerranéenne est privée de deux joueurs, morts au combat. L'Angleterre l'emporte 5-0.
  • 8- Prolongations. En 1976, l'Euro prend son temps. L'intégralité des quatre matches de la phase finale accouchera de prolongations.

1976

  • 9- L'Allemagne s'en sort toujours. Lors des éliminatoires de l'Euro 1984, l'Irlande du Nord fait sensation en dominant par deux fois la RFA. Mais, comme de coutume, la Mannschaft s'en sort malgré tout, et se qualifie à la différence de buts.
  • 10- Remuntada. En 1983, l'Espagne se trouve devant une mission impossible, tout du moins difficile : l'emporter par onze buts d'écart face à Malte pour se qualifier pour l'Euro, et passer ainsi devant la Hollande à la différence de buts. Tout commence très mal pour la Roja quand Señor ne profite pas d'un pénalty sifflé dès la deuxième minute. À la mi-temps, l'Espagne est bien devant, mais encore loin du compte (3-1). Il reste neuf buts à marquer… Ce sera chose faite dès la 84e minute, via Señor, qui efface ainsi son pénalty manqué. En Espagne, ce match appartient à la mémoire collective, rayon football. Et en Hollande, ils en disent quoi ? video : http://www.youtube.com/watch?v=iE-DfsohEvE
  • 11- Bombe. Le 28 octobre 1987, la Hollande atomise Chypre (8-0). Le résultat du match n'est toutefois pas validé. À la 3ième minute, une bombe avait explosé sur la pelouse et blessé au visage le gardien visiteur. Le match est alors interrompu, mais reprend cinquante minutes plus tard. L'UEFA décide ensuite de reprogrammer la rencontre. Le 9 décembre, les Pays-Bas l'emportent de manière étriquée : 4-0.
  • 12- Communauté des États indépendants. Chacun connaît l'histoire de l'expulsion de la Yougoslavie, remplacée par le Danemark, en 1992. Mais on oublie souvent que la dissolution de l'URSS, fin 1991, n'avait pas été loin de provoquer le repêchage de l'Italie. C'est finalement sous la dénomination de la CEI que les ex-Soviétiques disputeront l'Euro.
  • 13- Manchester > France C'est à Manchester que la France fut éliminée en demi-finale de l'Euro 96. Éric Cantona, idole d'une moitié de la ville, n'avait pas été retenu par Aimé Jacquet.
  • 14- L'heure du Liechtenstein. 2007 fut une grande année pour le redoutable Liechtenstein. En mars, la sélection de la principauté l'emporte sur la Lettonie (1-0) et, en octobre, elle écrase l'Islande (3-0). Intégré aux éliminatoires pour l'Euro et la Coupe du monde depuis 1994, le Liechtenstein n'avait, jusqu'alors, remporté qu'un unique match officiel.
  • 15- Opération coup de poing. En 2007, la Suède frise le ridicule au Danemark. Après avoir mené 3-0, Kallström et consorts se font reprendre par leurs hôtes dans le dernier quart d'heure. L'adrénaline au summum, Christian Poulsen adresse alors un coup de poing dans le ventre de Markus Rosenberg. L'arbitre l'expulse légitimement, mais la décision n'est pas du goût d'un spectateur qui vient agresser l'homme en noir sur la pelouse. Le match ne reprendra pas. L'UEFA donnera la victoire à la Suède : 3-0.

30 choses que vous ne saviez pas sur l’EURO

30 choses que vous ne saviez pas sur l'EURO

  • 1. Le premier Euro aurait pu se dérouler belle lurette avant 1960 sans l'absence d'organisation comme l'actuelle UEFA et la Seconde Guerre mondiale. Car le secrétaire général de la FFF, Henri Delaunay, avait soumis l'idée d'un championnat d'Europe des Nations dès 1927. C'est finalement son fils Pierre qui finalisera le projet en 1958.
  • 2. Fait particulier de ce premier trophée Henri Delaunay, seul le tableau final se dispute en France. Ainsi, jusqu'au stade des demi-finales, chacune des équipes jouera sur son territoire et sur celui de son adversaire, en matchs aller-retour. Une particularité qui durera jusqu'à l'Euro italien de 1980.
  • 3. Pour l'édition française de 1960, seules dix-sept nations participent à l'événement. Quelques grandes formations se signalent d'ailleurs par leur absence, la RFA, l'Italie ou la jeune Angleterre des frères Charlton en tête.
  • 4. Quand la politique se met en travers du sport. Alors que le quart de finale entre l'Espagne et l'URSS se profile, le dictateur Franco annonce le boycott du match par la Roja. Mouais, c'était surtout pour ne pas voir les siens prendre une volée contre les futurs vainqueurs de l'épreuve.
  • 5. Une fois encore, la politique s'en mêle quatre ans plus tard. En raison d'un conflit avec l'Albanie, les Grecs déclarent forfait et se retirent de la compétition organisée en Espagne après le match aller du tour préliminaire qui accouche d'un match nul (1-1).
  • 6. 1964 ou l'âge d'or de la sélection luxembourgeoise. Cette année-là, le Grand-Duché se paye le luxe de taper les Pays-Bas sur deux matchs en huitièmes. Ils passent même tout près de l'exploit en quarts. Après avoir fait nul 2-2 et 3-3 aux matches aller et retour, le Luxembourg s'incline sur la plus petite des marges en match d'appui face au Danemark.
  • 7. L'édition italienne de 1968 accouche de sa petite révolution. C'est à ce moment-là que l'UEFA adopte la forme des groupes de trois ou quatre équipes, encore en vigueur à l'heure actuelle.
  • 8. Habituée des coups du sort, l'URSS se fait remarquer bien malgré elle lors de cette dernière compétition footballistique des sixties. Après un match nul en demi-finale contre l'Italie (0-0) dans un stade San Paolo garni de 68 500 tifosi, les Soviétiques se font éliminer… sur un tirage au sort à pile ou face de l'arbitre. Les pièces et le socialisme n'ont jamais fait bon ménage.
  • 9. Vainqueur de la finale rejouée face à la Yougoslavie après un premier match nul, l'Italie crée alors l'ossature de l'équipe qui se hissera en finale du mondial mexicain de 1970 face au Brésil. Ils sont alors sept à être de la partie en 1968, Riva ou Facchetti étant les fers de lance de la Squadra Azzura.
  • 10. À l'heure de l'Euro belge de 1972, la France connaît une sacrée traversée du désert depuis l'épopée dorée des Fontaine, Kopa et Piantoni quatorze ans plus tôt en Suède. La France est éliminée en phase de poule, mais une jeune pépite émerge du néant : un jeune latéral gauche du nom de Marius Trésor.
  • 11. La RFA remporte la mise en 1972 en étrillant l'URSS 3-0 au stade du Heysel. Une victoire qui est en grande partie due aux forces vives du Bayern Munich et du Borussia Mönchengladbach. Sur le onze de départ de la finale, seuls Höttges (Brême) et Kremers (Schalke 04) évoluent ailleurs.
  • 12. Quatre ans plus tard, l'Euro yougoslave offre le tableau final le plus fou de l'histoire. Entre les demi-finales, match de classement et finale, la RFA, la Tchécoslovaquie, les Pays-Bas et le pays hôte offrent en moyenne 4,75 buts par matchs aux spectateurs et à Tito.
  • 13. Après un match nul en finale (2-2), Allemands de l'Ouest et Tchécoslovaques sont obligés de se départager pour la première fois aux pénalties. Un petit jeu auquel ressortent gagnants les partenaires d'Anton Panenka, auteur d'une trouvaille toujours à la mode en 2012 durant la séance.
  • 14. En 1980, la coupe Henri-Delaunay se dispute en Italie, avec une formule étrange qui fera son temps jusqu'en 1992. Seules huit nations y participent et les deux premiers des deux poules de quatre sont les finalistes désignés. Trustant déjà tout, la RFA se retrouve en finale contre un petit nouveau : la Belgique.
  • 5. Le 22 juin 1980 : date à laquelle Horst Hrubesch enfile pour la première fois le costume de bourreau des grands matchs. Il crucifie les Diables Rouges à la 88e minute, après avoir ouvert le score en début de match. Un habit qu'il revêtira deux ans plus tard, à Séville… 16. 1984, l'Euro de Michel Platini. L'homme fort de la Juve démonte à lui tout seul Portugais et Espagnols dans le tableau final et termine meilleur buteur de la compétition. Avec neuf buts, sa marque reste la meilleure 28 ans après.
  • 17. La France remporte son premier trophée en battant la Roja (2-0) au Parc, en partie grâce à Arconada. L'histoire retiendra aussi que ce fut la première finale d'Euro marquée d'un carton rouge, à l'encontre du monégasque Yvon Le Roux. 18. À partir de 1984, on décide de ne plus jouer les matchs pour la troisième place. C'est aussi cette année-là que sera lancé pour la première fois l'Euro féminin, disputé pour l'occasion en Finlande et remporté par la Suède.
  • 19. Quatre ans plus tard, le trio néerlandais surdoué du Milan AC écrase la concurrence. Une supériorité symbolisée par le but d'extra-terrestre du triple Ballon d'Or en finale contre l'URSS (2-0) ou par le podium final du Ballon d'Or. Van Basten l'emporte devant… Gullit et Rijkaard.
  • 20. C'est d'ailleurs la seule fois qu'une équipe battue en poule arrive à inverser la tendance en finale contre la même équipe, les Soviétiques ayant battu le onze de Rinus Michels sur la plus petite des marges au premier tour. Allemands et Grecs battront à chaque fois respectivement les Tchèques et les Portugais en 1996 et 2004 par la suite.
  • 21. Les événements de 1992 débutent bien avant le coup d'envoi du match inaugural. Guerre civile oblige, la Yougoslavie se fait bannir de la compétition. Il faut donc nommer un remplaçant de dernière minute. Ce sera le Danemark…
  • 22. Une nouveauté vient perturber les us et coutumes des gardiens de but. L'UEFA leur interdit alors de prendre à la main un ballon en retrait volontaire d'un joueur de leur équipe. Une règle servant à démasquer les portiers sans pieds.
  • 23. Sans Michaël Laudrup, brouillé avec le sélectionneur, les futurs vainqueurs scandinaves ne se voient pas aller au bout et se la coulent douce. Ils sont autorisés par leur encadrement à descendre des bières et à vivre avec leurs femmes. Qui a dit que le sexe était nuisible avant les matchs ?
  • 24. Pour la première fois, la Communauté des États Indépendants participe à l'épreuve. Kezako ? Un vaste fourre-tout regroupant les joueurs de l'ex-bloc soviétique, dissous quelques mois plus tôt. La CEI sera éliminée en poule.
  • 25. Malgré la victoire du Danemark face à l'Allemagne en finale, une sale nouvelle viendra ternir la journée d'un des héros, l'ancien lillois Kim Vilfort, auteur du deuxième but. Sa petite fille de sept ans meurt sur un lit d'hôpital d'une leucémie foudroyante le jour même du sacre.
  • 25. Malgré la victoire du Danemark face à l'Allemagne en finale, une sale nouvelle viendra ternir la journée d'un des héros, l'ancien lillois Kim Vilfort, auteur du deuxième but. Sa petite fille de sept ans meurt sur un lit d'hôpital d'une leucémie foudroyante le jour même du sacre.
  • 26. En 1996, l'Allemagne est la première nation à gagner une finale en prolongation (2-1) face à la République Tchèque. Un troisième titre qui permet aux Allemands de détenir le record de victoires dans l'épreuve.
  • 27. En 2000, la Yougoslavie du futur co-meilleur buteur Savo Milosevic accède aux quarts de finale, notamment après sa courte victoire 1-0 contre la Norvège en poule. Un succès qui intervient 24 ans après la dernière victoire des Slaves en championnat d'Europe. La Yougoslavie reste aussi la nation ayant subi les plus gros revers à l'Euro : 5-0 contre le Danemark en 1984 et 6-1 contre les Pays-Bas en 2000.
  • 28. Au tournant des années 2000, la finale entre la France et l'Italie est la première à offrir son dénouement après le but en or de David Trézeguet. Avant cette finale, le gardien transalpin Francesco Toldo offre au hollandais Frank De Boer une triste première : l'homme rate un pénalty dans le temps réglementaire, puis son tir au but après les prolongations.
  • 29. Avec sept buts inscrits au total, la Grèce s'offre le plus petit total de but marqué pour un vainqueur de l'épreuve en 2004. José Mourinho doit tout au mode de pensée d'Otto Rehhagel.
  • 30. Battue par l'Espagne et sa fouine Fernando Torres en finale en 2008, l'Allemagne reste la meilleure nation européenne au palmarès. Mais elle devient aussi celle qui a perdu le plus de finales, avec trois échecs pour six participations.

Euro a bien grandi depuis ses débuts

Euro a bien grandi depuis ses débuts

L'Euro qui débute le 8 juin en Pologne et Ukraine, a grandi de quatre à seize participants, avant de passer à 24 en 2016, sacrant les grands pays comme l'Allemagne (3 titres), la France et l'Espagne (2), et réservant de grosses surprises (Danemark et Grèce). Petit historique.

D'abord baptisée Coupe d'Europe des nations, la compétition a longtemps vécu dans l'ombre du Mondial avant de s'imposer comme le deuxième plus grand tournoi de la planète, une "Coupe du monde sans le Brésil et l'Argentine".

Le paléo-Euro à 4, de Yachine à Panenka

Les premiers héros de l'Euro viennent de l'Est. L'URSS et son gardien imbattable Lev Yachine remportent le premier trophée, en 1960, et disputent deux autres finales, comme la Yougoslavie, jusqu'à l'inattendue Tchécoslovaquie d'Antonin Panenka qui gagne le dernier tournoi à quatre, en 1976 à Belgrade, aux tirs au but contre les Allemands, et brevette son penalty en feuille morte pour la première grande finale adjugée ainsi.

Imaginé avant-guerre, le tournoi ne voit le jour qu'après la naissance de l'UEFA (1954), sans l'Angleterre, l'Italie ni l'Allemagne, qui le rejoindront ensuite. Les deux premières éditions se déroulent par élimination directe en matches allers-retours avant une finale à quatre organisée dans un pays. La France, qui a imaginé la compétition (comme la Coupe du monde et les Coupes d'Europe de clubs), reçoit la première, en 1960.

Après les demi-finales, dont un spectaculaire 5-4 pour la Yougoslavie contre le pays hôte, l'URSS soulève la première la Coupe Henri Delaunay (secrétaire de la Fédération française et promoteur du trophée) en battant les Yougoslaves. L'URSS, nettement dominée, s'impose 2-1 grâce à sa muraille Yachine. Elle perdra la finale 1964, contre l'Espagne (2-1) à Madrid sous les yeux de Franco, et une demi-finale en 1968 au… tirage au sort contre l'Italie !

En 1972 et 1988, elle tombera encore en finale. La Yougoslavie, elle, a échoué deux fois sur la dernière marche, perdant en 1968 à Rome contre l'Italie dans la finale à rejouer (1-1, puis 2-0), après la défaite de 1960. dddddddddd En 1968, la compétition change de nom (Championnat d'Europe de l'UEFA) et commence par des poules, avant des quarts de finale entre vainqueurs de groupes et un tournoi final à quatre. Le règne de l'Allemagne (à l'époque la RFA, République fédérale), seul pays à avoir remporté trois fois la coupe, commence en 1972, en Belgique.

Deux grands joueurs se distinguent: Franz Beckenbauer, qui réinvente le rôle de libéro, et le buteur Gerd Müller, auteur de doublés en demies et en finale (3-0 contre l'URSS), en plus d'un but contre l'Angleterre à Wembley en quarts. En 1974, la RFA remporte la Coupe du monde devant les Pays-Bas de Johan Cruyff, mais rate le triplé en perdant la finale de l'Euro-1976 contre la Tchécoslovaquie de Panenka (2-2, 5-3 aux t.a.b.).

A 8, les règnes de Platini et van Basten

A partir de 1980, l'UEFA opte pour un tour final à huit équipes, baptisé Euro. La première édition, en Italie, est un échec populaire, mais sur le terrain l'Allemagne (RFA) mérite sa victoire. Avec son jeune meneur de jeu Bernd Schuster (20 ans) et son grand buteur Horst Hrubesch, guère élégant mais efficace, remplaçant au pied levé le titulaire Klaus Fischer, blessé, la "Mannschaft" vient à bout de la Belgique (2-1), finaliste surprise.

Les deux éditions suivantes sont marquées par la domination d'un immense joueur sur la compétition. En 1984, Michel Platini survole l'Euro à domicile et offre leur premier titre aux "Bleus". Il est toujours le meilleur buteur de l'histoire de l'Euro, de tous les temps et sur un seul tournoi, avec 9 buts dont deux triplés contre la Belgique et la Yougoslavie. Il réussit même un coup franc en finale contre l'Espagne (2-0), passé sous le ventre du malheureux Luis Arconada.

Quatre ans plus tard, un autre futur triple Ballon d'Or écrase le tournoi, le Néerlandais Marco van Basten, pourtant remplaçant au premier match. Il marque cinq buts, dont celui à la dernière minute de la demi-finale contre la RFA (2-1), et le plus beau but de l'histoire de la compétition en finale contre l'URSS, sur une volée de légende (2-0).

Après les tournois d'un seul homme, l'édition 1992 en Suède couronne le collectif du Danemark, invité de dernière heure après les sanctions contre la Yougoslavie en pleine guerre civile. La "Danish Dynamite" s'impose à la surprise générale, en battant 2-0 l'Allemagne en finale.

A 16, les buts en or et la Grèce en béton

La popularité de l'Euro est telle qu'à partir de 1996 la compétition s'étend à 16 équipes, avant de passer à 24 pour France-2016.

Les deux premières finales se jouent au but en or, règle jugée moins injuste que les tirs au but mais finalement abandonnée. En 1996 en finale à Wembley, Oliver Biehroff marque dès le début de la prolongation contre la République tchèque (2-1 b.e.o.). Selon les anciennes règles, il restait 28 minutes aux Tchèques pour égaliser, mais c'est trop tard. L'Allemagne remporte son troisième trophée.

En 2000, pour la première co-organisation (Belgique et Pays-Bas), la France et l'Italie atteignent les sommets du suspense. Sylvain Wiltord égalise à la dernière seconde de la finale contre l'Italie, puis le but en or est signé David Trezeguet, d'une puissante volée, qui offre son second Euro à la France (2-1 b.e.o.), deux ans après le triomphe au Mondial-1998. La génération Zidane est au sommet. La plus grosse surprise du tournoi explose en 2004.

La Grèce et son football antique, grâce à un collectif ultra-discipliné forgé par l'Allemand Otto Rehhagel, remporte l'Euro dès sa deuxième participation (après 1980). Elle gagne 1-0 ses trois matches des quarts à la finale… Le Portugal pleure sa défaite en finale à domicile, à l'image du jeune Cristiano Ronaldo, une des stars annoncées de l'édition 2012.

L'Euro-2008, lui, récompense le beau jeu, et sacre l'Espagne, grand pays de football longtemps maudit dans les compétitions de nations. La génération dorée du Barça (Xavi, Iniesta, Puyol) complétée par les piliers du Real Madrid (Casillas, Sergio Ramos) va enfin au bout, elle qui attendait depuis 1964. Elle domine la compétition et bat l'Allemagne en finale (1-0) sur un but de Torres, avant de réussir le doublé avec le Mondial-2010.

La "Roja" peut-elle réussir la passe de trois ?

 

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