Résumé Finale E2012

Résumé Finale E2012

Résumé Finale Euro 2012


 esL’Espagne conserve son titre

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Qualifiée d’ennuyeuse au début du tournoi, l’Espagne s’est affirmée au cours de l’UEFA EURO 2012 pour battre l’Italie 4-0 en finale.

L’Espagne a réalisé un tournoi mémorable et est entrée dans l’histoire en remportant à nouveau le trophée Henri Delaunay dimanche. Certaines équipes avaient tenté le coup mais se sont cassé les dents. Elle est non seulement la première à avoir conservé son titre en Championnat d’Europe de l’UEFA, mais elle est également la première à signer trois victoires de suite en tournois majeurs. L’Allemagne de l’Ouest ou le Brésil des années 70 et la France de Zinédine Zidane n’ont pas réussi à accomplir ce que Luis Aragonés avait commencé il y a quatre ans.

L’équipe de Vicente del Bosque est montée en puissance au cours de ce mois de compétition qui a commencé avec un nul 1-1 contre l’Italie, s’est poursuivi avec une victoire nette contre la République d’Irlande puis une rencontre tendue face à la Croatie pour la troisième journée de la phase de groupes. Jesús Navas (88e minute) a été le sauveur. Une équipe de France sans génie s’inclinait devant l’Espagne en quart de finale pour ménager un titanesque derby ibérique contre le Portugal.

Les joueurs de Paulo Bento ont tout tenté au bout de 120 minutes sans but et Cesc Fàbregas marquait le tir au but de la victoire alors que Sergio Ramos s’offrait une Panenka dans cette séance « de muerte ». Il ne faisait en cela qu’imiter Andrea Pirlo, trois jours plus tôt contre l’Angleterre. Un geste qui résumait toute la flamboyance de l’Italien sur ce tournoi, bien aidé par un Mario Baloteli sur un nuage, comme en témoignait son doublé en demi-finale contre l’Allemagne.

L’Italie a ensuite ressenti la fatigue en finale, terrassée 4-0 par l’Espagne, le score le plus large jamais enregistré dans un finale de Championnat d’Europe des nations. David Silva a ouvert le score de la tête après 14 minutes. Jordi Alba (premier but en équipe nationale) doublait la mise. La sortie sur blessure de Thiago Motta, troisième remplaçant, déséquilibrait le match pour les 28 dernières minutes. Fernando Torres et Juan Mata étaient alors sans pitié et parachevaient le premier triomphe de l’Espagne sur l’Italie en compétition dans la limite des 90 minutes depuis 92 ans.

Italy_national_football_team_Euro_2012_finall’équipe d’Italie de l’Euro 2012

L’Italie retrouve l’Espagne dimanche en finale Si l’Espagne veut remporter un troisième trophée majeur d’affilée, elle devra l’emporter dimanche en finale de l’UEFA EURO 2012 face à l’Italie.

Si l’Espagne veut écrire l’histoire en remportant un troisième trophée majeur d’affilée, elle devra l’emporter dimanche en finale de l’UEFA EURO 2012 face à une redoutable équipe italienne. La dernière marche est toujours la plus haute, surtout que les Ibères n’ont plus battu les Azzurri au bout de 90 minutes en compétition internationale depuis 1920. Si les hommes de Vicente del Bosque quittent le stade Olympique de Kyiv avec la coupe Henri Delaunay en poche, ils se souviendront que, quatre ans plus tôt, c’est contre ces même Italiens, en quarts de finale, qu’ils ont a vu le vent tourner avant d’aller soulever le trophée à l’UEFA EURO 2008 et de mettre fin à une disette de 44 ans.

Ce soir-là, Cesc Fàbregas a transformé le tir au but vainqueur face à Gianluigi Buffon et l’Espagne a réellement commencé à croire en sa bonne étoile. Aujourd’hui, elle retrouve les Azzurri en tant que championne du Monde et d’Europe en titre. Mais, si la Roja est à un match d’un exploit encore inédit, les troupes de Cesare Prandelli entendent remporter leur second Championnat d’Europe de l’UEFA après celui de 1968, glané à domicile.

L’Italie est passée tout près du sacre en 2000, mais l’équipe de France a égalisé au bout du temps additionnel, avant de s’imposer (2-1) en prolongation grâce au but en or. Comme l’Espagne, elle avait atteint la finale invaincue et avait survécu à une séance de tirs au but. Les deux équipes ont partagé les points 1-1 à Gdansk, en ouverture du Groupe C. De quoi alimenter les scénarios les plus fous. Une chose est sûre : cette finale s’annonce prometteuse !

Palmarès à l’EURO

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Vainqueur : 1964, 2008

Finaliste : 1984

 itaItalie

Vainqueur : 1968

Finaliste : 2000

Demi-finaliste : 1988

Del Bosque : « Nous progressons en défense »

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Les réactions des sélectionneurs de l’Espagne Vicente del Bosque et du Portugal Paulo Bento après la qualification de la Roja pour la finale.

Paulo Bento, sélectionneur du Portugal

Paulo+Bento+Portugal+Training+Press+ConferenceJe pense qu’on a été meilleurs sur les 90 minutes, mais on n’a pas saisi nos occasions. L’Espagne a ensuite été plus forte en prolongation, mais on aurait pu gagner avant, on était vraiment bons en première mi-temps et à la fin de la seconde. Si j’avais dû choisir un moyen de perdre, je n’aurais pas choisi celui-là. L’Espagne est une grande équipe. Nos joueurs peuvent maintenant partir en vacances, ils le méritent.

À partir de septembre, nous allons commencer à préparer les éliminatoires de la Coupe du Monde 2014, mais nous savons maintenant que nous pouvons être à la hauteur de n’importe quelle équipe. Ronaldo était notre cinquième tireur de penalty. Nous avons choisi cela parce que si nous nous étions retrouvés à 4-4 alors Ronaldo aurait tiré le dernier. Je ne regrette bien.

Vicente del Bosque, sélectionneur de l’Espagne

Vicente+del+Bosque+Spain+Training+Press+ConferenceCe fut un match équilibré. Peut-être nous avons été un peu meilleurs dans la prolongation, ils ont semblé un peu fatigués, mais on avait eu quelques occasions avant cela. Cela n’a pas été facile de mettre leur défense hors de position. Les joueurs ont disputé tellement de matches… et ils ont dû être à leur meilleur niveau une fois de plus. L’autre demi-finale sera également équilibrée alors nous allons attendre jusqu’à demain.

Le Portugal nous a été supérieur en termes de défense. Nous n’avons pas eu beaucoup d’occasions, alors cela a été très équilibré. Je veux dire bravo Portugal parce qu’ils ont fait un grand tournoi, mais cette fois, c’est nous qui avons eu le plus de chance. Nous ne faisons pas que défendre, nous attaquons aussi. Bien sûr, nous progressons dans le domaine de la défense et ça c’est grâce aux caractéristiques des joueurs. Nous sommes très heureux de cela et cela nous sera d’une grande aide pour remporter de nouvelles victoires.

Xavi de jouait pas mal (lorsqu’il est sorti) ; il jouait très bien mais il était fatigué et nous voulions davantage de vitesse sur la pelouse. Pedro (Rodriguez) et Jésus (Navas) ont été plus actifs et ils ont offert davantage de percussion. Bien sûr, nos cinq tireurs de penalty se sont proposés pour tirer le dernier. Cesc m’a dit qu’il voulait être le cinquième pour apporter la victoire. Mais tous voulaient également ce cinquième penalty.

Iniesta parle du triomphe de l’Espagne

iniesta-euro-2012Andrés Iniesta revient sur le triomphe historique de l’Espagne en Pologne et en Ukraine et sur la « sensation magique » de conserver son trophée à l’UEFA EURO 2012. Une fois encore, avec son compère Xavi Hernández, Iniesta a été l’un des joueurs clé de cette épopée sur laquelle il tente de mettre des mots.

« Unir les FC Barcelona et Real Madrid CF « 

L’ambiance au sein du groupe n’était pas des meilleures initialement mais c’est là que le sélectionneur et les leaders de l’équipe sont entrés en jeu ; leur rôle pour apaiser les tensions a été exceptionnellement important. Nous avons tous réalisé que nous voulions atteindre le même but, que nous étions coéquipiers et que ce qu’il se passait hors de l’équipe nationale ne devait pas perturber cela.

 » Faire taire les critiques – « 

Il y a eu des critiques concernant notre style mais nous avons toujours été convaincus que ce que nous faisions était plutôt bien. Toutes les équipes passent par des moments difficiles et l’Espagne ne fait pas exception. Nous aurions aimé remporter tout les matches trois buts à zéro mais nous avons connu des moments compliqués que nous avons surmontés pour remporter le trophée.

 » Un beau dénouement »

La finale contre l’Italie était la meilleure manière de mettre un terme à ce tournoi ; ce fut notre match le plus accompli de cette phase finale. Nous sommes parvenus à faire circuler le ballon de manière excellente. Nous avons été très efficaces et agressifs en attaque. Et nous avons fait cela contre l’Italie, une équipe qui a réalisé un superbe tournoi. » Accomplissement personnel

« Mon but n’a jamais été d’être le meilleur pour ainsi dire ».

Je joue au football parce que c’est quelque chose qui me rend heureux ; j’adore ce sport et je ne joue pas pour remporter des récompenses individuelles. Si au final les gens donnent de la valeur mon travail, alors c’est super. J’ai le sentiment que j’étais un meilleur joueur après ce tournoi qu’au début de celui-ci. Je crois davantage en moi-même. J’ai quitté cette phase finale plus heureux que jamais, ce fut une sensation magique.

 » Dans l’Histoire « 

C’est une ère merveilleuse pour le football espagnol et nous devons être fiers de ce que nous avons réussi. Pendant longtemps, nous avons essayé de forcer le passage parmi les grands noms du football de nations. Et finalement nous y sommes parvenus au prix d’un effort collectif énorme. Nous savions exactement ce que nous voulions et nous avons emprunté la bonne route pour l’obtenir. »

Euro 2012

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Comment l’Espagne a décroché le Graal EURO 2012

Après des décennies de frustration, l’Espagne a inscrit son nom dans la légende ce dimanche en remportant son deuxième Euro de rang, deux ans après avoir gagné la Coupe du monde. Retour sur cette quête du Graal…L’équipe d’Espagne a réalisé un triplé historique ce dimanche à Kiev en devenant championne d’Europe pour la deuxième fois de rang AFP/Guiseppe Cacace. Pendant de longues décennies, l’Espagne a été l’équipe que l’on attendait toujours et qui ne gagnait jamais. Victorieuse de l’Euro 1964, la Roja a dû attendre 44 ans pour régner de nouveau sur l’Europe du football. Entre temps, minée notamment par les conflits internes, elle a été contrainte de s’accommoder des déceptions. Et puis en 2008, 24 ans après sa finale perdue face à la France, la Seleccion a enfin vaincu le signe indien et a renoué avec le succès. « Avec la victoire à Vienne, Aragones nous a montré la voie, on devait juste continuer », a expliqué Vicente Del Bosque, qui a hérité de la sélection juste après l’Euro austro-suisse. « On parle d’une génération de joueurs géniaux »

Depuis six ans, l’Espagne n’a plus perdu un seul match à élimination direct dans une grande compétition. Le dernier joueur a avoir marqué un but à Iker Casillas dans une rencontre pouvant éliminer la Roja d’un tournoi majeur se nomme Zinédine Zidane, en quart de finale du Mondial allemand le 27 juin 2006. Une éternité. La formation ibérique n’est pas invincible : loin de là. Rappelez-vous, elle avait perdu son premier match face à la Suisse (1-0) pour son entrée dans le Mondial sud-africain il y a deux ans. Elle n’est pas non plus infaillible comme l’ont montré les difficultés qu’elle a éprouvées à remporter la Coupe du monde 2010 et les critiques suscitées par son parcours lors de l’Euro 2012. Mais l’Espagne a une force : elle ne doute pas et reste sûr de ses qualités, de ce jeu qui a fait son succès.

« On parle d’une génération de joueurs géniaux, ils savent comment jouer, ils viennent d’un pays où il ont appris à jouer de cette manière, a expliqué Del Bosque. Avant nous n’avions pas de joueurs qui évoluaient à l’étranger, maintenant il y en a plus et ils nous apportent un plus », a-t-il ajouté. « On a été chanceux » Euro 2008, Mondial 2010, Euro 2012. L’Espagne a réussi là où la grande Allemagne des années 1970 avait échoué. Même quand le talent fait (un peu) défaut, la chance sourit à l’Espagne comme ce fut le cas en demi-finale face au Portugal où une séance de tirs au but a décidé du sort de la rencontre. En finale, les Ibères ont développé un jeu magnifique, notamment en première période, faisant taire pour un temps les sceptiques. « On avait juste confiance dans ce que nous avons fait durant les années précédentes, a confié l’ancien coach du Real Madrid. On a été chanceux, on a fait un super match, tout a fonctionné. Mais les Italiens étaient à dix et avec un jour de moins de récupération c’était dur pour eux », a humblement admis le sélectionnneur de la Roja.

Même si elle a connu de la réussite, l’Espagne a surtout su répondre présent quand on l’attendait. Dans ce tournoi, elle n’a encaissé qu’un seul but. Dans le même temps, elle en a inscrit douze en six rencontres. Pour une formation en panne d’inspiration c’est tout de même pas mal. A peine ce titre raflé, on se demande déjà où s’arrêtera cette équipe qui possède un noyau de joueurs jeunes (Ramos, Piqué, Iniesta, Busquets, Jordi Alba…) capables de faire encore parler d’eux dans deux ans lors de la Coupe du monde au Brésil.

Iniesta : « Gagner le Ballon d’or n’est pas essentiel »EURO DE FOOTBALL 2012

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Elu meilleur joueur de la finale de l’Euro 2012, Andrés Iniesta, le milieu de terrain de l’Espagne, a tenu à louer la performance collective avant de penser aux récompenses individuelles. Andrés Iniesta ne s’était pas encore changé quand il est venu recevoir son trophée de meilleur joueur du match après la victoire de l’Espagne sur l’Italie (4-0) dimanche soir. Tout juste avait-il troqué son maillot pour un t-shirt célébrant le nouveau titre de la Roja. Après avoir reçu sa récompense individuelle des mains de Christian Karembeu et de Davor Suker, deux anciennes gloires du football européen, il a répondu avec sa gentillesse et sa modestie habituelles aux questions des médias.

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