Lens ville hôte E2016

Lens ville hôte E2016

Lens,ville d’hôte pour la France

Lens,ville d'hôte pour la France

Ville : Lens Région : Nord – Pas de Calais

Population : 34 190 habitants

Ambassadeurs de l'UEFA EURO 2016 pour Lens :

Éric Sikora (ancien joueur du RC Lens,1985-2004), Louis Laforge (présentateur et journaliste TV)

Le destin de la ville s’est joué avec la découverte du charbon à Oignies (1841), donnant naissance au bassin houiller du Pas-de-Calais, dont Lens devint rapidement la capitale. La Première Guerre mondiale a affecté profondément la ville. Occupée de 1914 à 1918, elle subit l’une des plus grandes destructions de tout le front. L’Entre-Deux-Guerres a été marqué par la reconstruction. L’église Saint-Léger, les Grands Bureaux de la Compagnie des Mines (aujourd’hui Université d’Artois) ornés d’un magnifique parc à la française et la gare ont été construits ou reconstruits durant cette période. Le style “hispano-flamand” a inspiré quelques belles constructions du centre-ville.

Dès l’arrêt de l’exploitation charbonnière (1986), la ville s’est engagée dans une politique de reconversion, symbolisée par l’installation du pôle scientifique de l’Université d’Artois. A la fin de l’année 2004, le Ministère de la Culture a choisi l’ancien carreau de la fosse 9, au coeur de la cité Saint-Théodore, pour implanter le musée du Louvre-Lens (inauguré fin 2012). Cette décision est un symbole fort de la reconversion de l’ancien bassin minier.

HISTOIRE

Le nom de Lens apparaît pour la première fois pendant la période mérovingienne sous la forme de “Lenna Cas” (“Forteresse des Sources”), mais la Ville pourrait dater de l’époque gallo-romaine. Les fortifications de Lens, aujourd’hui disparues, remontaient aux invasions normandes. À l’époque féodale, Lens, alors liée au comté d’Artois, fut rattaché à la Couronne de France (1180). Au Moyen-Âge, Lens était un gros bourg rural, avec des foires et marchés importants.

La ville souffrit énormément de la Guerre de Cent Ans et des hostilités contre la Flandre. En 1303, elle fut brûlée par les Flamands. En 1526, la suzeraineté de l’Artois, restée au pouvoir du roi de France, était passée au roi d’Espagne. Durant la Guerre de Trente Ans, Lens fut prise et reprise par les armées belligérantes, saccagée, ruinée, tour à tour au pouvoir des Français puis des Espagnols. Lens attache son nom à la grande bataille remportée par le Prince de Condé sur les Espagnols, le 20 août 1648. Le traité des Pyrénées conforta cette victoire en 1659 en assurant la prééminence française en Artois.

PERSONNALITÉS

  • Ernest Schaffner (1901-1966) – Né à Strasbourg, Maire de Lens de 1947 à 1966, médecin, œuvra au rayonnement de l’hôpital de Lens qui porte maintenant son nom.
  • André Delelis (1924-2012) – Maire de Lens de 1966 à 1998, ministre du Commerce et de l’Artisanat (1981-1984).
  • Emile Basly (1854-1928) – Maire de 1900 à 1928. Orphelin, mineur à 11 ans. Secrétaire général du syndicat des Mineurs d’Anzin.
  • Auguste Behal (1859-1940) – Chimiste organique (industrie, médecine). En 1921, il entra à l’Académie des Sciences.
  • Félix Bollaert (1855-1936) – Président des Mines de Lens, philanthrope, il donna son nom au stade du RC Lens.

CURIOSITÉS

  • Le Louvre-Lens : C’est sur une ancienne friche minière, entre les terrils les plus hauts d’Europe et le Stade Bollaert, que le prestigieux musée parisien s’est implanté. Le projet architectural (cabinet d’architectes japonais Sanaa), d’une architecture transparente, aux façades de verre et d’aluminium, se développe sur le site sous la forme d’un chapelet de bâtiments.
  • La gare de Lens : Elle a été construite en 1926 par Urbain Cassan. Sa silhouette évoque une locomotive à vapeur, première manifestation du style Art déco dans le Bassin Minier. A l’intérieur de jolies mosaïques d’inspiration cubiste représentent des scènes de la vie industrielle.
  • La Faculté des Sciences Jean-Perrin : Elle a pour cadre les anciens Grands Bureaux de la Compagnie des Mines de Lens dont les dimensions imposantes en font un véritable château de l’industrie. Œuvre de l’architecte lillois Louis-Marie Cordonnier, l’édifice construit en 1930 dans un style néo-renaissance flamande avec quelques touches Art déco (à l’intérieur notamment) ouvre sur de grands jardins à la française.
  • Le centre ville : Il est situé à la jonction des deux principales artères commerciales (boulevard Basly et rue Lanoy), avec la Place Jean-Jaurès comme cœur de la ville. Elle rappelle combien le commerce a toujours été prospère à Lens depuis le temps où les mineurs venaient y dépenser leur quinzaine (salaire).
  • Le stade Bollaert-Delelis : Inauguré en 1932. Place forte du football français, ce stade “à l’anglaise” avec ses 4 tribunes indépendantes réunit, à chaque rencontre du Racing-Club de Lens, les supporters lensois, connus pour la chaleur de leur accueil et consacré “meilleur public de France”.
  • La Base et les terrils jumeaux du 11/19 : Un des quatre sites du patrimoine minier conservés dans le Nord-Pas-de-Calais. Le site offre une vision complète de ce que pouvait être un site minier avec le carreau de fosse, les terrils (résidus de l’exploitation du charbon) et la cité minière où logeaient les ouvriers.

TRANSPORT

  • Comment s’y rendre Lens est essentiellement desservi par l'autoroute 21 qui forme une semi-rocade au nord et à l'est de la commune et relie la ville à d'autres autoroutes, l'autoroute A1 (Paris-Lille) et l'autoroute A26 (Calais-Reims).
  • Sa gare est desservie par six aller-retour TGV par la ligne du TGV-Nord (1 heure 10 de Paris) mais aussi par les lignes SNCF 6, 13, 21 et 23 allant vers Valenciennes, Arras, Dunkerque et Lille. Les transports en commun sont assurés par la société Tadao, sous l'autorité d'un syndicat mixte. Un projet de tramway reliant Liévin à Hénin-Beaumont par Lens est prévu pour remplacer la ligne de bus "bulle". De plus, une nouvelle gare routière a été aménagée en 2009.
  • Enfin, l'aéroport de Lesquin est le plus proche de la ville. Pour rejoindre Lens, on peut emprunter ensuite, soit la nouvelle liaison de TGV en partant de la gare des Flandres à Lille, soit les taxis via l'autoroute A1 puis l’autoroute A21. Il existe aussi deux lignes de bus mais le trajet est d'environ 1 heure 20.
  • Les premières évocations de football dans la commune de Lens datent de 1905. Le patron du café "Chez Douterlinghe" fonde un club après avoir assisté à plusieurs rencontres de lycéens disputées sur l’ancienne place Verte de la ville. Le premier comité directeur du club est élu au début de l’année 1906 et les couleurs du club sont le vert et le noir, en référence à la place Verte et au charbon.
  • La Première Guerre mondiale entraîne l’arrêt des activités du club. Sous l’impulsion du directeur du Comité de secours américain, Laroche, le club renaît en 1919 sous les couleurs bleu ciel et blanche de l’Union sportive du foyer franco-américain. L’équipe ne reprend les compétitions officielles qu’en 1922. L’année suivante, Pierre Moglia devient président. En référence à l’occupation espagnole de l’Artois aux 16e et 17e siècles, il élabore un maillot rayé de rouge et de jaune.
  • En janvier 1931, la fédération française décide l’adoption du professionnalisme. Après un an et demi d’incertitude, le RCL est admis en deuxième division. Son nouveau stade, en 1936, prend le nom de Félix Bollaert, président du Conseil d’Administration des mines de Lens.
  • À la fin de la saison 1988-1989, le RC Lens est dernier du championnat. Son président, Jean Honvault, parti le 21 août 1988, est remplacé trois jours plus tard par Gervais Martel. Le RCL remporte son titre le plus prestigieux en 1998 : champion de France de première division. Il enchaînera la saison suivante par la Coupe de la Ligue, deuxième titre à son palmarès.
  • Après une décennie dorée, ponctuée de plusieurs participations aux joutes européennes, le RCL subit deux relégations douloureuses en Ligue 2 (2007 et 2011). Gervais Martel est alors contraint de rendre ses mandats au Crédit Agricole le 02 juillet 2012. Mais un an plus tard, la banque revend le club à Hafiz Mammadov, un richissime Azerbaïdjanais, associé à Gervais Martel, qui pour l’occasion retrouve son fauteuil de président.

Racing Club de Lens

Anciens footballeurs

  • Stefan Dembicki (1913). “Stanis”, seize buts lors d'un match face à Auby-Asturies et deux en finale de Coupe 1948.
  • Maryan Wisniewski (1937). Ailier droit international à 18 ans en 1955. Troisième de la Coupe du Monde de la FIFA 1958.
  • Didier Six (1954). Ailier gauche international, inscrit un triplé retentissant face à la SS Lazio (6-0) en Coupe UEFA.
  • Ahmed Oudjani (1937-1998). Algérien, meilleur buteur de Ligue 1 1963/64 (30 buts).
  • Éric Sikora (1968). Joueur le plus capé de l'histoire du RC Lens. 589 matches entre 1085 et 2004.

Le saviez-vous ?

Le record d’affluence à Bollaert a été enregistré pour la réception de l’Olympique de Marseille le 15 février 1992 : 48 912 spectateurs, pour une population de 34 000 habitants.

AUTRES SPORTS

Avec l’arrivée du musée Louvre-Lens, deux passionnés de sport, Jean-François Caron, Maire de Loos-en-Gohelle et Philippe Lamblin, président de la Ligue d’Athlétisme Nord-Pas de Calais, ont eu l’idée de réunir deux bassins de vie : la métropole lensoise et la métropole lilloise. De cette idée a germé le projet de réaliser un marathon reliant Lille et Lens. La Route du Louvre, marathon international, symbolise avant tout une ambition de rapprochement de deux territoires. Il permet par ailleurs de découvrir un patrimoine fort divers, sous un angle original : celui du sport et de la fête.

Categories
  • 1914
  • Armand Thibaudeau
  • cdl le trophée du désamour
  • Paul Michaux
  • Statistiques et records du championnat
  • Trophée france football