Années

2 Palmarès et statistiques

2 Palmarès et Statistiques

2.1 Palmarès

Article détaillé: Palmarès du championnat de France de football

 Palmarès des clubs champions de France

Depuis le premier championnat de France professionnel en 1932-1933 jusqu’à la saison 2015-2016, 78 titres ont été mis en jeu. Sur les 19 clubs qui sont parvenus à remporter le championnat, les plus titrés sont l’AS Saint-Étienne, l’Olympique de Marseille et le FC Nantes avec respectivement dix, neuf et huit titres. Le tableau suivant liste les clubs vainqueurs du championnat de France et, pour chaque club, la division dans laquelle ils évoluent lors de la saison 2015-2016, le nombre de titre(s) remporté(s) et les années correspondantes par ordre chronologique.

 Palmarès des clubs champions de France

R LC Club Vainqueur Titres Années
1 lc-as-st-etienne AS Saint-Étienne 10 Titres 1957, 1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976, 1981
2 lc-om Olympique de Marseille 9 Titres 1937, 1948, 1971, 1972, 1989, 1990, 1991, 1992, 2010
3 lc-fc-nantes FC Nantes 8 Titres 1965, 1966, 1973, 1977, 1980, 1983, 1995, 2001
4 lc-Monaco_AS   AS Monaco 7 Titres 1961, 1963, 1978, 1982, 1988, 1997, 2000
lc-ol-    Olympique Lyonnais 7 Titres 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008
6 lc-stade-de-reims Stade de Reims 6 Titres 1949, 1953, 1955, 1958, 1960, 1962
lc-girondins-bordeaux Girondins de Bordeaux 6 Titres 1950, 1984, 1985, 1987, 1999, 2009
8 lc-PSG Paris Saint-Germain 5 Titres 1986, 1994, 2013, 2014, 2015, 2016
9 lc-ogc-nice OGC Nice 4 Titres 1951, 1952, 1956, 1959
10 lc-losc Lille OSC 3 Titres 1946, 1954, 2011
11 lc-sochaux-montbeliard FC Sochaux-Montbéliard 2 Titres 1935, 1938
Fc_sète FC Sète 2 Titres 1934, 1939
13 lc-olympique-lillois Olympique Lillois 1 Titre 1933
Racing_Paris_(1932-1966).svg RC Paris 1 Titre 1936
CO_Roubaix_Tourcoing.svg CO Roubaix-Tourcoing 1 Titre 1947
lc-rc-strasbourg RC Strasbourg 1 Titre 1979
lc-aja AJ Auxerre 1 Titre 1996
lc-rc-lens RC Lens 1 Titre 1998
lc-montpelier-hsc Montpellier HSC 1 Titre 2012

Images liées:

6.4.2 Le championnat et la télévision

6.4.2 Le championnat et la télévision

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Les prémices (1956-1984)

La prtelevison-gifemière retransmission à la télévision d’un match du Championnat de France en direct remonte au 29 décembre 1956. La rencontre Stade de Reims-FC Metz est diffusée par la RTF contre le versement d’une compensation financière au Stade de Reims couvrant la différence entre la recette du jour et la moyenne des recettes du club. Le parc est alors estimé à 700 000 téléviseurs en France. Le 12 novembre 1959, une crise éclate entre le football et la TV à la suite de la diffusion sur la chaîne unique française de la rencontre Hongrie-Allemagne. La FFF qui n’avait pas donné son feu vert à cette diffusion bloque désormais toutes les diffusions. Georges Briquet est alors nommé en 1960 comme médiateur afin de dénouer la crise qui s’enlise. Les accords signés le 4 février 1961 entre la fédération et la RTF ne concernent pas le championnat, qui reste absent des antennes pendant quatre autres années.

En 1965-1966, quatre matchs de championnat de D1 sont diffusés en direct par l’ORTF : Sedan–Bordeaux, Sochaux–Nantes, Angers–Valenciennes et Stade français–Sochaux. Red Star–Nantes et Sedan–Marseille en 1967-1968, puis sept matchs en 1968-1969 (AC Ajaccio–Sedan, Lyon–St Étienne, Rouen–Nantes, Nancy–Reims, Sedan–Metz, Bordeaux–St Étienne et Angers–Angoulême) sont également diffusés en direct. Le 10 novembre 1968, la rencontre Red Star–Saint Étienne est déprogrammée à la dernière minute par l’ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leurs maillots, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d’« hommes-sandwiches ». C’est le coup d’envoi d’une nouvelle période de crise entre football et télévision en France. Le 6 mars 1969 a lieu la signature d’accords entre la FFF et l’ORTF sous la haute autorité du ministère de l’information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français peuvent dès lors voir notamment quinze secondes périodes de matchs de D1 en différé pendant la saison 1969-1970. Les clubs repoussent cet accord et, à la suite de l’affaire Vittel (la Ligue voulait imposer un sponsor unique à tous les clubs), récupèrent leurs droits de négocier directement avec l’ORTF. Le prix minimum d’un match de D1 est fixé à 120 000 F. Le 8 novembre 1969, la diffusion en direct par l’ORTF du match de championnat de D1 Lyon–Rennes attire seulement 894 spectateurs payants. Cette affluence famélique signe l’arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat.

En septembre 1976, la Ligue propose à Antenne 2 de lui céder gratuitement les images des résumés de matchs pour créer un magazine hebdomadaire de football. Jean Sadoul et Jean-Claude Darmon veulent surfer sur la vague verte qui vient de submerger la France entière et réconcilier au passage télévision et football, en froid depuis l’introduction massive de la publicité autour des stades et sur les maillots. Mais à la surprise générale, Antenne 2 refuse. Robert Chapatte et Roger Couderc repoussent en effet ces propositions, précisant même qu’une émission qui proposerait des buts de football n’intéresserait personne. Un an plus tard, la Ligue propose le même produit à TF1, qui accepte, contre le versement de droits de 450 000 francs : c’est la création de Téléfoot le 16 septembre 1977, proposant le samedi à partir de 23 heure les résumés des matchs de Division 1 terminés une heure plus tôt. C’est un grand succès et le prix du contrat atteint déjà trois millions de francs par an en 1979. La télévision française abandonne alors progressivement sa politique de dédommagement pour payer désormais le spectacle football à son prix comme l’illustre le président Claude Bez : « Il n’y a pas si longtemps, le football était à genoux devant la télévision. Maintenant, celle-ci doit se plier aux règles du jeu. ».

L’ère Canal+ (1984-2012)

Suivant l’exemple de l’Angleterre qui diffuse à partir du 2 octobre 1983 des rencontres de championnat en direct, la France renoue avec ce type de diffusions le 9 novembre 1984. Cinq jours après ses débuts, Canal+ diffuse le match Nantes–Monaco. Canal verse 250 000 F par match pour ses 200 000 abonnés. Le prix monte à environ 320 000 F par match dès la saison 1984-85 après la signature d’un premier contrat de trois ans pour 25 matchs par saison160. En fait, le montant des droits est indexé sur le nombre d’abonnés : plus la chaine a d’abonnés, plus les matchs coûtent cher.

Après avoir plafonné durant sa première année d’existence, le nombre d’abonnés augmente très rapidement les années suivantes, permettant aux clubs professionnels de dégager des revenus toujours à la hausse en provenance des télévisions. Les droits pour un match passent ainsi de 250 000 à 2 millions de francs en cinq ans. L’inflation touche également le magazine Téléfoot : en 1987, chaque numéro du magazine dominical est facturé un million de francs à TF1. Estimé en 1980 à moins d’1 % dans le budget des clubs de football professionnels français, les droits TV pèsent 23 % en 1990.

Canal+ n’utilise pas toutes ses possibilités en matière de diffusion lors de la période 1985-1993. Ainsi, en 1985-86, seulement 15 matchs sont diffusés dont 9 en différé. Depuis 1993, Canal+ diffuse à l’occasion de chaque journée de championnat au moins un match en direct. Le 3 septembre 1996, une filiale de Canal+ propose la diffusion de la première journée de championnat de France en mode pay-per-view. Depuis cette date, tous les matchs de championnat de France de Division 1 sont diffusés en direct par la télévision française. En profitant de la mise en place d’appels d’offres, TPS parvient à briser le monopole de Canal+ en obtenant les droits pour diffuser un match en direct lors de chaque journée. Les revenus TV couvrent alors en 2000 50 % des budgets des clubs professionnels français. Billetterie, merchandising et publicité génèrent les 50 % restants.

L’appel d’offres de 2002 pour la période 2004-2007 génère un conflit. Canal+ fait main basse sur la D1 en mettant en avant une offre élevée (480 millions d’euros par an), mais aussi son antériorité. Tous les matchs sont concernés par des diffusions cryptées (trois matchs par journée) ou en pay per view (les sept autres matchs de la journée). TF1 conserve Téléfoot mais perd la possibilité de diffuser un match en direct lors de chaque journée (ce que le groupe faisait sur la chaîne TPS Star). Les montants financiers en jeu (530 millions d’euros par an) sont en hausse de 40 % par rapport au contrat précédent (380 millions par an). TF1 n’admet pas cette défaite et contre-attaque. À sa demande, le Conseil de la concurrence suspend le contrat le 23 janvier 2003 puis autorise finalement en août 2004 une situation de monopole. Le 10 décembre 2004, Canal+ enlève l’exclusivité sur le championnat pour un montant record de 600 millions d’euros par saison en moyenne sur trois saisons, soit une hausse de 62 % par rapport au contrat précédent. Ceci signe l’arrêt de mort du groupe satellite TPS qui sera absorbé par le groupe Canal+.

Le 30 mars 2007, la LFP donne les droits du magazine dominical pour une année à France 2 qui crée alors France 2 Foot. TF1 continue Téléfoot, désormais consacrée au football étranger. Cette même année, un appel d’offres pour quatre saisons est lancé par la Ligue. Malgré des protestations de Canal+ qui assigne même la LFP en justice, et les augures de chute importante des droits, ces derniers se maintiennent globalement au même niveau. Canal+ laisse partir chez Orange l’une des trois affiches par journée comme ce fut le cas avec TPS, mais récupère les droits pour le magazine dominical. France 2 Foot disparait, Canal Football Club nait. Orange débourse alors 203 millions d’euros par saison et Canal+ 465.

Remise en cause du monopole (depuis 2012)

Détenant la majorité des droits sur le championnat, beIN Sport s’investit dans le football hexagonal en rachetant des droits pour la Ligue 1. Elle diffuse le match du vendredi à 20 h 45, cinq matchs le samedi à 20 h et deux matchs le dimanche à 14 h et 17 h, pour un montant de 90 millions d’euros. La chaîne a également acheté une partie des droits de diffusion, en France, de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa, de 2012 à 2015. Elle s’est également positionnée pour remporter l’appel d’offres des droits télévisés pour les Euros 2012 et 2016.

Droits télévisés

Évolution des montants des droits TV

1984-1985 5 MF (0,8 M€)
1998-1999 700 MF (106 M€)
1999-2000 800 MF (122 M€)
2001-2002 238 M€
2003-2004 267 M€
2004-2005 375 M€
2005-2006 546 M€
2006-2007 600 M€
2007-2008 653 M€
2008 à 2012 668 M€
2012 à 2016 607 M€
2016 à 2020 748,5 M€
Le montant des droits télévisés du championnat de France pour la Ligue 1 et la Ligue 2 a fortement augmenté au cours des années 1990 et 2000. En 1999, la chaîne Canal+, seul diffuseur du championnat depuis 1984, verse 700 millions de francs. Avec l’arrivée d’un concurrent à Canal+, TPS, les droits augmentent rapidement jusqu’à atteindre une moyenne de 600 millions d’euros par an pour la période 2005-2008, une somme qui apparaît alors comme très élevée.

Avec l’arrivée d’Orange sur le marché, le montant des droits atteint un total de 668 millions d’euros par an pour la période de 2008 à 2012. Après une baisse à 607 millions d’euros de 2012 à 2016, due notamment à la disparition de TPS et au retrait d’Orange, la nouvelle concurrence liée à l’arrivée de BeIN Sports sur le marché français permet à la LFP d’obtenir 748,5 millions d’euros pour la période 2016 à 2020.

En 2006, sur les 600 millions d’euros versés par les diffuseurs, 430 reviennent aux clubs de L1, 101 aux clubs de L2, 30 à la taxe Buffet pour le sport amateur, 20 à la LFP, 12 à la FFF et 7 à l’UNFP.

Audiences

Le record d’audience sur Canal+ est détenu par le match Marseille-Lyon du 17 mai 2009, vu par 2,93 millions de téléspectateurs. Le record précédent était codétenu par les rencontres Marseille-PSG (1991) et Lyon-Marseille (2008) avec 2,91 millions de téléspectateurs. En 2009-2010, le record d’audience est détenu par la rencontre Marseille-Bordeaux du 30 août (2,5 millions)169 devant le Marseille-PSG du 20 novembre (2,4 millions), Lyon-Bordeaux du 13 décembre (2,1 millions) et le prolifique Lyon-Marseille (5-5) du 8 novembre (2 millions).

Football et télévision

Les rapports entre le football et la télévision furent souvent houleux. Ils apparaissent aujourd’hui nettement plus apaisés, car les chaînes de télévision acceptent désormais d’investir de fortes sommes d’argent pour se payer le « spectacle » du football. Ce phénomène n’est vieux que de vingt ans, et depuis lors, l’escalade des budgets est impressionnante1 ; rien, ou presque, il y a deux décennies, contre plusieurs milliards d’euros aujourd’hui injectés chaque saison dans le football.

Les débuts

Le Français Ernest Chamond prophétise en 1927 que le football sera à terme le plus grand spectacle télévisé2. Chamond effectue très régulièrement des voyages à Londres où il assiste à de nombreux matchs de football dont il est un passionné. En cette année 1927, il rencontre le Britannique Baird qui expérimente alors ses premiers téléviseurs. Ernest Chamond jouera un rôle décisif en France durant les années 1930 pour le développement de la télévision. À la suite notamment des travaux du Britannique John Logie Baird et de Vladimir Zworykin, Russe émigré aux États-Unis, la télévision devient une réalité en 1932.

Les premières retransmissions sportives expérimentales ont lieu en Allemagne à l’occasion des Jeux olympiques d’été de 1936. Dans la foulée des Jeux, des images de la rencontre Allemagne – Italie du 15 novembre 1936 sont diffusées en direct, non sans mal, en raison de nombreuses pannes des caméras électroniques. La première véritable retransmission d’un match de football à la télévision se tient le 16 septembre 1937 : la BBC diffuse un match d’entraînement entre Arsenal FC et sa réserve. Arsenal est choisi en raison de la proximité avec les studios de télévision de l’Alexandra Palace. En fin de saison 1937-38, la finale de la FA Challenge Cup anglaise est au programme en intégralité et en direct sur la BBC le 30 avril 1938. On estime à 10 000 le nombre des téléspectateurs, pour 93 497 spectateurs à Wembley.

Les années 1950

Le 24 septembre 1950, et malgré la farouche opposition des clubs néerlandais vis-à-vis des retransmissions télévisées, un match du PSV Eindhoven est diffusé. Le lien entre la société Philips et le PSV explique cette première hollandaise. Le club anglais de Sunderland propose alors l’interdiction de la diffusion de matchs en direct à la télévision en Angleterre en raison de la concurrence avec les affluences. La BBC se contente alors de proposer les finales de la FA Cup et des programmes éducatifs liés au football avec des arbitres et des entraîneurs commentant règles du jeu, techniques et tactiques. Pour la première fois depuis 1938, pause liée à la guerre mise à part, la finale de la FA Challenge Cup n’est pas retransmise en direct par la télévision britannique en 1952. Les clubs en lice n’ont pas pu se mettre d’accord avec la BBC et les caméras restent en dehors du stade. Hasard du calendrier, le lendemain de cette absence de diffusion, la France ouvre son antenne pour la première fois au football en programmant la finale de la Coupe de France (4 mai 1952) entre l’OGC Nice et les Girondins de Bordeaux. Dans la foulée (9 octobre), l’équipe de France connaît sa première diffusion en direct face à l’Allemagne. Le parc est alors estimé à 40 000 téléviseurs en France tandis que plus de mille postes sont vendus la veille de ce France – Allemagne.

À la suite de la signature d’un accord entre la chaîne nationale et les autorités du Calcio, l’émission « La Domenica Sportiva » est diffusée pour la première fois le jour même de l’inauguration de la RAI en Italie le 3 juin 1954. Trois jours plus tard, l’Italie est l’un des huit pays cofondateurs de l’Eurovision avec la Belgique, le Danemark, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse et la France. L’Eurovision est rapidement en action et du 16 juin au 4 juillet 1954, elle assure la diffusion de plusieurs matches en direct de la Coupe du monde 1954 se disputant en Suisse. Neuf rencontres sont concernées en France. Le premier match de l’histoire de la Coupe du monde diffusé en direct est le match France – Yougoslavie du 16 juin. L’Italie attend l’entrée en scène de la Squadra Azzurra (24 juin) pour diffuser son premier match de football en direct (Italie – Égypte).

Dès la fin de l’année 1954, les relations entre football et télévision deviennent tendues. C’est la première crise de ce type en France qui débute le 4 décembre 1954. La fédération bloque les retransmissions ; le télévision réplique en ne donnant plus les résultats de football. Seule la finale de la Coupe de France est retransmisse en 1955 en France. Même situation en Angleterre avec les clubs anglais qui repoussent en 1956 une offre d’ITV à hauteur de 40 000 £ pour retransmettre en direct la seconde période de 35 matchs par saison. Depuis 1955, pourtant, la BBC propose des résumés des matchs de championnat. La situation s’apaise en France et on assiste à une grande première le 29 décembre 1956 avec la retransmission d’un match du Championnat de France en direct (Stade de Reims – FC Metz). L’ORTF paye au Stade de Reims la différence entre la recette du jour et la moyenne des recettes du club. Un parfait exemple de la philosophie du « dédommagement » si chère à l’ORTF. Cette première reste sans suite. Le parc est alors estimé à 700 000 téléviseurs en France.

En Italie, le contrat de trois ans qui autorisait le RAI à diffuser en soirée des extraits de matchs arrive à son terme en juin 1957. Les instances du football italien réclament 100 millions par an, alors que la RAI n’en propose que 30. C’est la crise et le Calcio ferme ses stades aux caméras de télévision et même aux retransmissions radios. En septembre 1957, Matt Busby, entraîneur de Manchester United, résume la situation en réclamant pour ses joueurs les mêmes égards qu’ont les vedettes de cinéma : « Les footballeurs doivent être payé sur leur valeur. Pas de rétribution, pas de télévision. »

La crise concerne exclusivement les matches de championnat et n’empêche pas la télévision de retransmettre les rencontres internationales. Les matches de Coupe d’Europe permettent ainsi à l’Espagne, où la télévision vient d’être inaugurée, de diffuser pour la première fois un match de football en direct : Real Madrid – Fiorentina, le 30 mai 1957. Certains matches de prestige (amicaux ou de Coupe d’Europe) sont proposés à la télévision française par les clubs, mais la télévision refuse de diffuser ces matches comme le Racing-Honved ou le Reims-Vörös Lobogó en 1955.

Même situation avec les matches des équipes nationales. Lors du mondial suédois de 1958, la télévision française diffuse le 24 juin 1958 la demi-finale entre la France et le Brésil en direct. On estime à huit millions le nombre de Français qui assistèrent à cette rencontre. On garde en mémoire les attroupements devant les magasins de téléviseurs à l’heure du match alors que le parc comprend environ un million de téléviseurs en France.

En 1959, la télévision française diffuse douze matches de football en direct, mais pas un match de l’équipe de France. La décennie s’achève sur une nouvelle crise qui éclate le 12 novembre 1959 à la suite de la diffusion sur la chaîne unique française du match Hongrie – Allemagne. En fait, la crise de 1954 n’est toujours pas réglée, et lassé d’être interdit de football par la FFF, Raymond Marcillac prend l’initiative de diffuser la rencontre Hongrie – Allemagne. Le parc est alors estimé à un million et demi de téléviseurs en France. Via les relais, la moitié du territoire national est désormais couvert. La chaîne unique française diffuse en moyenne six à sept heures de programmes par jour. Les fabricants de téléviseurs font pression pour autoriser la diffusion de matches.

En février 1959, la télévision espagnole assure la première diffusion du Clasico : Real Madrid – FC Barcelone.

Les années 1960

La crise entre télévision et football se poursuit au début des années 1960. Le bureau fédéral de la FFF a interdit toute retransmission de match en direct mais, Eurovision oblige, la chaîne unique française diffuse le 2 mars 1960 le match retour de la Coupe des clubs champions européens : Real Madrid – OGC Nice. Le parc est alors estimé à deux millions de téléviseurs en France. Ce match est la première retransmission de l’Eurovision en provenance d’Espagne. Outre les rencontres en direct, les discussions sont compliquées pour les matches en différé. La télévision diffuse ainsi le 13 mars 1960 la rencontre Espagne – Italie en léger différé mais pas à 18 heures, comme demandé par la FFF, mais à 17h30. La FFF fait de cette demi-heure une affaire de principe et interdit la diffusion du match France – Chili trois jours plus tard, pour lequel un accord avait été difficilement trouvé. Le 27 mars 1960 la chaîne unique française diffuse la seconde période du match Autriche – France en différé à 18 heures, comme demandé par la FFF. Cette solution bâtarde déplait à l’ORTF ; les téléspectateurs connaissant déjà le résultat par la radio, ils sont peu nombreux à suivre la retransmission.

Le 3 avril 1960, Georges Briquet, la voix du sport à la radio des années 1930 à 1950 et rédacteur en chef de la RTF, est nommé conciliateur dans le conflit qui oppose la télévision et la FFF. Des accords « secrets » entre la télévision française et la FFF mettent fin à la crise le 4 février 1961. En fait, les autorités du football français autorisent les retransmissions au compte-gouttes. Une deuxième mi-temps ici, un résumé là. Rarement un match complet et en direct.

Même rapports tendus entre football et télévision outre-Manche. En 1960, La League anglaise signe un contrat pour la diffusion en direct de 26 matchs de championnat en direct par saison pour 47 000 £. La seconde période d’un seul match est finalement diffusée (Blackpool – Bolton), car les clubs bloquent cet accord signé sans leur avis. Il faudra attendre 23 ans pour revoir une image du championnat anglais en direct à la télévision britannique. Du 30 mai au 17 juin 1962, la Coupe du monde au Chili permet à l’EBU / UER d’opérer pour la première fois de son histoire hors d’Europe afin d’assurer la diffusion de plusieurs matchs en Europe.

Le 22 août 1964 est marqué par les débuts de l’émission britannique « Match of the day » qui propose un résumé du match vedette de la journée de championnat. Le premier match, Liverpool FC – Arsenal FC, ne bénéficie que d’une audience médiocre (75 000) en raison de la diffusion sur BBC2, alors peu accessible. L’année suivante, ITV réplique avec son émission « Big Match » qui propose le dimanche après-midi des résumés de la journée de championnat disputée la veille.

À la recherche de financements, les autorités du football français ouvrent ses stades aux caméras pour des matchs de championnat et de coupe en direct à partir de 1964. Deux matchs par mois sont diffusés en direct dont quatre matchs de championnat de Division 1. Les rencontres de championnat de D1 de la saison 1964-65 concernés sont : Nîmes Olympique – FC Nantes (20 février 1965), Stade rennais – FC Nantes, RC Lens – Girondins de Bordeaux et Girondins de Bordeaux – Stade rennais. Trois matchs de Coupe de France, dont la finale, sont également concernés par l’accord. On notera le montant de 50 000 F de dédommagement par match au club recevant. Ce montant n’est pas négligeable pour l’époque, mais pas suffisant pour contenter les clubs et les supporters (match décalé oblige). Rennes refuse ainsi d’inaugurer ce contrat en recevant Valenciennes ; Nîmes accepte. Le parc est alors estimé à six millions et demi de téléviseurs en France. Quatre matchs de championnat de D1 de la saison 1965-66 sont diffusés en direct par l’ORTF : Sedan – Bordeaux, Sochaux – Nantes, Angers – Valenciennes et Stade Français – Sochaux

Du 11 au 30 juillet 1966, dix ou onze matchs (selon les sources) de la World Cup anglaise sont diffusés en direct par la télévision française. Un quinzaine d’autres rencontres ont droit à un différé dans l’Hexagone. 400 millions de téléspectateurs dans 36 pays dont 33,5 millions de Britanniques assistent à la finale via la télévision. Cette Coupe du monde marque également durablement les esprits au niveau de la qualité de la réalisation, du nombre de caméras utilisées, des angles des prises de vue et de l’introduction d’une nouveauté technique : le ralenti. La réalisation « à l’anglaise » reste la référence jusqu’à la fin des années 1980.

Dans la foulée de la World Cup, la League anglaise repousse le pont d’or de la BBC qui proposait 781 000 £ pour 35 matchs en direct (1967). Hostile à toutes retransmissions au Royaume-Uni, la League anglaise accepte en revanche, et contre paiements de solides droits, la diffusion de matchs du championnat d’Angleterre loin du Royaume-Uni. En Australie, le match anglais hebdomadaire réalise ainsi les meilleures audiences tous programmes confondus (1,5 million de téléspectateurs en moyenne) avec une rencontre pourtant vieille de quatre jours. Un match italien est également diffusé chaque semaine en Australie pour des taux d’audiences battus seulement par le match anglais. La télévision australienne (4 chaînes : 1 publique et 3 privées) consacre 12 heures par semaine au football.

Aux États-Unis, CBS diffuse la 16 avril 1967 le premier match du championnat NPSL, ancêtre de la NASL. L’audience est encourageante pour cette première (6,2 % d’audience et 22,8 % de part de marché) mais les chiffres se tassent dès la fin du mois de mai 1967. La NASL voit le jour la saison suivante mais les audiences des rencontres diffusées par CBS sont médiocres : 1,7 % d’audience pour 7,4 % de part de marché le 27 avril 1968 à l’occasion de l’ouverture de la NASL. En octobre 1967, l’audience médiocre du match France – Belgique (27,9 % de part d’audience contre 61,7 % au feuilleton de la chaîne d’en face) pourrait être interprétée comme une marque de désintérêt du public. Elle est surtout le symbole des problèmes techniques que rencontre l’ORTF. Images lugubres et déformées, commentaires hasardeux, la télé française n’est pas franchement un bon ambassadeur du foot. On regrette les prises de vue « à l’anglaise » de la World Cup 1966.

À la fin des années 1960, l’ORTF diffuse quelques matches de championnat de D1 en direct. Red Star – Nantes et Sedan – Marseille en 1967-1968 puis AC Ajaccio – Sedan, Lyon – St-Etienne, Rouen – Nantes, Nancy – Reims, Sedan – Metz, Bordeaux – St-Etienne et Angers – Angoulême en 1968-1969. Le 10 novembre 1968, toutefois, Le match Red Star – St-Etienne est déprogrammé à la dernière minute par l’ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leur maillot, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d’homme-sandwich. Le parc est alors estimé à dix millions de téléviseurs en France. La télévision française ouvre également son antenne à la publicité en 1968. Certains craignent l’overdose publicitaire et traquent presque maladivement la fameuse publicité « clandestine ». Signalons que les maillots posent problème alors que les panneaux publicitaires ceinturant les stades depuis le XIXe siècle sont admis.

Le 6 mars 1969, signature d’un accord entre la FFF et l’ORTF sous la haute autorité du ministère de l’information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français pourront voir quinze secondes périodes de matchs de D1 en différé, cinq matchs de Coupe de France, et la finale du championnat de CFA, notamment. À la suite de « l’affaire Vittel », la LNF est toutefois contrainte de rendre aux clubs pros le droit de traiter avec l’ORTF. La Ligue voulait imposer à tous ses clubs un sponsor maillot unique : Vittel. Bordeaux, viticulture oblige, refusa et poussa la LNF à revoir sa copie en matière de droits TV. Les clubs sont désormais libres de négocier avec l’ORTF, mais avec un prix minimum de 120 000 F pour un match de Division 1.

La diffusion en direct par l’ORTF du match de championnat de D1 Lyon – Rennes le 8 novembre 1969 a lieu devant seulement 894 spectateurs. Cette affluence famélique signe l’arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat. Quatre jours plus tard, en violation des accords internationaux et contre l’avis de la FFF, l’ORTF diffuse en direct le match de Coupe d’Europe Legia Varsovie – AS Saint-Étienne. À la suite de cet incident et du chiffre catastrophique d’affluence enregistré pour Lyon -Rennes, les rapports entre l’ORTF et la FFF se crispent encore. En 1969, la FA anglaise accepte contre 120 000 £ la diffusion des six matchs du tournoi britannique en direct. La chute des affluences de plus d’un tiers par rapport à l’édition précédente qui n’était pas retransmise pousse la FA à ne pas renouveler l’opération.

Les années 1970

La Coupe du monde 1970 a lieu au Mexique du 31 mai au 17 juin 1970. Malgré l’absence de la France, la télévision française diffuse 20 des 32 matchs de l’épreuve (12 en direct, 8 en différé). La finale est diffusée dans 52 pays pour environ 600 millions de téléspectateurs. 30 millions de spectateurs italiens assistent à la demi-finale Italie-Allemagne puis à la finale Brésil-Italie. Pour la première fois, la Coupe du monde est transmise en couleurs. La crise entre football et télévision connaît une nouvelle illustration en France le 29 septembre 1970. Marcel Leclerc, président de l’Olympique de Marseille, refuse à l’ORTF le droit de diffuser le match de Coupe d’Europe OM – Trnava. L’affaire prend une mauvaise tournure quand Michel Drucker tire à boulets rouges sur le président de l’OM. Pour une fois, l’OM de Leclerc recevra sur ce cas l’entier soutien de la FFF.

Du 13 juin au 7 juillet 1974, la Coupe du monde 1974 se tient en Allemagne. Elle est diffusée dans 80 pays pour un public estimé de 700 à 800 millions de téléspectateurs. Malgré une nouvelle absence de la France, la télévision française diffuse 24 des 38 matchs de la Coupe du monde (17 en direct, 7 en différé). Le 31 mai 1975, la finale du premier championnat de France féminin est diffusé en direct sur la télévision française. Quelques jours plus tôt, une demi-finale avait déjà connu les honneurs du direct TV. Hélas pour le football féminin français qui avait une très belle carte à jouer sur la scène nationale et internationale, cette expérience de foot féminin à la TV reste sans suite. Il faudra attendre un quart de siècle pour revoir un match de football féminin en direct à la télé française.

L’ORTF éclate en chaines indépendantes le 6 janvier 1975 et ce début de concurrence s’avère positive pour le football. La rivalité entre TF1 et Antenne 2 éclate à propos de l’épopée stéphanoise en 1976. Un tirage au sort est même organisé pour savoir laquelle des deux chaines retransmet la rencontre des Verts. À l’occasion de la participation de l’AS Saint-Étienne à la finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions face au Bayern Munich en mai 1976, la télévision française, à l’image du pays, se met franchement au « Vert ». C’est le summum de la vague verte qui réveille la France du football. Tout le monde prend conscience que le football est le seul sport capable de provoquer de tels mouvements populaires en France. Les mesures d’audience sont très aléatoires à l’époque, mais il est clair que ce match constitue l’une des toutes meilleures audiences télé de tous les temps en France.

En septembre 1976, la Ligue propose à Antenne 2 de lui céder gratuitement les images des résumés de matchs contre la création d’un magazine hebdomadaire. Sadoul et Darmon veulent surfer sur la vague verte et réconcilier au passage télévision et football, en froid depuis l’introduction massive de la publicité autour des stades et sur les maillots. À la surprise générale, Antenne 2 refuse. Robert Chapatte et Roger Couderc repoussent ces propositions, précisant même qu’une émission qui proposerait des buts de football n’intéresserait personne… Chapatte (cyclisme) et Couderc (rugby) défendent en fait leurs petites chapelles. La saison suivante, la Ligue fat une offre payante à TF1 (450 000 francs), qui accepte : c’est la création de l’émission « Téléfoot » qui se tient à l’origine en fin de soirée le vendredi, une demi-heure après la fin des matches de Division 1. Pierre Cangioni assure les commentaires. Très content des résultats enregistrés par Téléfoot, TF1 renouvelle le contrat avec la Ligue pour 14 mois contre 1,5 million de francs par saison en 1978. Un an plus tard, le prix par saison monte à 3 millions de francs.

La Coupe du monde a lieu en Argentine du 1er juin au 25 juin 1978. Sur 38 matchs joués, 22 sont diffusés en direct et 8 en différé en France. La compétition est diffusée pour la première fois en Chine. La finale est retransmise dans 90 pays pour une audience estimée à un milliard de téléspectateurs. Les années 1978/1979 sont marquées en Angleterre par le « Snatch of the day » d’ITV. Jalouse des audiences de la BBC le samedi soir lors de la diffusion de l’émission « Match of the day », ITV triple en mai 1978 l’offre de la BBC. Un accord est finalement trouvé en 1979 entre la BBC, ITV et la Football League : les deux chaînes diffuseront le magazine tant désiré une semaine sur deux. C’est un contrat de quatre ans.

Les années 1980

14 juin/11 juillet 1982

  •  Coupe du monde en Espagne. Sur 52 matchs joués, 42 sont diffusés en direct et 5 en différé en France.

8 juillet 1982 

  • Même si les mesures d’audience restent encore très aléatoires, on peut tout de même signaler la (très) grosse audience en France à l’occasion du match France-Allemagne lors de la Coupe du monde 1982. La chaine TVT diffuse le match. Sevrés de football à la Télé, les téléspectateurs français pèsent désormais de tout leur poids ; la situation est condamnée à évoluer d’autant que la vieille garde de l’ORTF laisse place à de nouvelles têtes moins hostiles à payer le spectacle football à son juste prix. La philosophie du dédommagement tend enfin à disparaitre en France…
  • Le parc est alors estimé à 21 500 000 téléviseurs en France.
  • 11 juillet 1982 : Record d’audience de la TV italienne à l’occasion de la finale de la Coupe du monde 1982, Italie-Allemagne : 31,5 millions d’Italiens sont devant leurs postes!

29 septembre 1983 

  • Dernier exemple français de la philosophie du « dédommagement » avec le bradage opéré par le président Francis Borelli pour la diffusion du match de Coupe d’Europe PSG – Lokomotiv Sofia. Borelli accepte 50 000 F de TF1, mais la Ligue intervient et fixe le montant des droits de cette partie à 150 000 F.
  • À titre indicatif, précisons que le recette aux guichets s’élevait ce soir-là à 4 700 000 F. Laval-Austria sera facturé 295 000 F les jours suivants.
  • À l’image de Claude Bez, inflexible sur ce point, quitte à couper le faisceau du direct dix secondes avant le début du match, les clubs prennent du poil de la bête face aux télévisions françaises qui cherchent à maintenir au plancher les droits de retransmission…

2 octobre 1983 

  • Premier match de championnat d’Angleterre diffusé en direct sur une télévision britannique depuis 23 ans : Tottenham Hotspur-Nottingham Forest.
  • Cette diffusion fait suite à un accord valable pour deux saisons à hauteur de 4,6 millions de livres plus 300 000 livres de compensation pour le club recevant prévoyant la diffusion de 5 matchs par saison en direct sur la BBC le vendredi soir et 5 matchs par saison en direct sur ITV le dimanche après-midi.
  • ITV et la BBC chipotèrent pour renouveler le contrat concernant l’émission du samedi soir « match of the day » et poussèrent la Football League à la signature de cet accord.

1983-1984

  • France 3 met en place un magazine de football nommé « Soir 3-football » sans demander l’autorisation de la FFF ou de la Ligue.
  • TF1 attaque en justice en mettant en avant que la chaine payait plus de 3,3 millions de francs de droits pour Télé Foot 1.
  • France 3 réplique en invoquant le droit à l’information. Cette affaire débouche sur la fixation en France de règles en matière de droit à l’information.
  • Ce droit est invocable dans le cadre des journaux télé et pas dans celui de magazines.

1984 

  • Dans la foulée du titre de Champion d’Europe des Nations, accord avec les chaînes de télévision sous l’égide de la Haute-Autorité (ancêtre du CSA). Conséquence de ces accords, TF1 met la main sur le football avec « Télé-Foot », « Multi-Foot », le transfert de Thierry Roland-Jean-Michel Larqué d’Antenne 2 à TF1, et une OPA sur les matchs de l’équipe de France. TF1 s’affiche clairement comme « la » chaîne du football. Coût de ses contrats : 10 millions de francs.Canal+, qui lance ses programmes le 4 novembre 1984, obtient un excellent accord indexé sur le nombre d’abonnés à la chaîne cryptée. Présentée à l’origine comme « la » chaîne du cinéma, Canal+ se mue rapidement en chaîne foot et ciné sur les conseils avisés de Bernard Brochand.

9 novembre 1984 

  • Premier match diffusé sur Canal +, cinq jours après ses débuts : Nantes – Monaco.
  • Un match de chaque journée de championnat est désormais diffusé sur la chaîne cryptée.
  • C’est toujours le cas aujourd’hui (deux matchs en direct de chaque journée sont en fait aujourd’hui diffusés sur Canal+).
  • Canal verse 250000F pour 200 000 abonnés par match. Le montant est indexé sur le nombre d’abonnés ; plus Canal a d’abonnés, plus les matchs coûtent cher.

1985 

  • Les présidents des clubs anglais refusent l’accord proposé par la BBC et ITV à la Football League.
  • Les télés proposent 19 millions de livres, mais les clubs veulent beaucoup plus…
  • Les télés ne cèdent pas et pour la première fois depuis trois décennies, la saison anglaise n’est pas couverte par la télévision!

Mars 1985 

  • Canal+ diffuse en clair le match Bordeaux-Dniepr.
  • C’est un tollé chez les concurrents, mais les abonnements décollent (enfin!) après six premiers mois très laborieux.
  • Avril 1985 : TF1 débourse 2 millions de francs pour diffuser le match Bordeaux-Juventus, demi-finale retour de la Coupe d’Europe des Clubs Champions.

31 mai/29 juin 1986 

  • Coupe du monde au Mexique. Afin de satisfaire les télévisions européennes, les matchs sont disputés à midi et en début d’après midi afin de permettre des diffusions en prime time sur le vieux continent, décalage horaire oblige.
  • Diffusion dans 166 pays. Pour la première fois, tous les matchs sont diffusés en France : 39 directs et 13 différés.
  • 1986 : Tout compris, la télévision a versé au football français environ 65 millions de francs durant l’année 1986 en droits de diffusion.
  • Les sommes deviennent très élevées et profitant de la concurrence entre les chaînes à la suite de la privatisation de TF1 et à l’émergence de Canal+, la Ligue et la FFF peuvent désormais se passer de l’arbitrage de l’ex-Haute-Autorité audiovisuelle et fixent elles-mêmes les règles prévalant pour l’acquisition des droits.
  • C’est la mort de l’âge du dédommagement et l’entrée en jeu d’une pratique qui fera bientôt la fortune du football : l’appel d’offres.

22 avril 1987 

  • La Cinq paye plus de 4 millions de francs pour diffuser le match Bordeaux-Leipzig.

18 avril 1987 

  • Le président de la Ligue en fait l’annonce devant le Conseil Fédéral réunit au Havre : plus de 200 millions de francs rentreront dans les caisses du football français lors de la saison 1987-1988 à la suite des nouveaux accords signés avec les différents diffuseurs.
  • Canal+ compte il est vrai plus de 1,8 million d’abonnés et devra désormais payer entre 2 et 3 millions pour chaque match de championnat diffusé.
  • TF1 débourse 1 million de francs pour chaque numéro du magazine hebdomadaire « Télé-Foot » (contrat de cinq ans).
  • Le cours du match international est fixé à 6 ou 7 millions pour TF1 ou La 5, nouvelle venue.
  • Le prix de la finale de la Coupe de France s’envole en passant de 800 000 à 7 millions de francs.
  • Sur les 200 MF engrangés,36 sont pour la FFF et 164 pour la Ligue qui redistribue à ses clubs à raison de 5 MF pour la saison pour un club de D1,1,3MF en D2.

Mai 1988 

  • Afin de contrer une offre d’un opérateur de télévision par satellite, ITV décroche un contrat de quatre saisons avec la Football League anglaise pour quelque 52 millions de livres, soit environ 120 millions de francs par saison.

Les années 1990

9 juin/8 juillet 1990 

  • Coupe du monde en Italie. Les droits télé s’élèvent à environ 390 millions de francs au niveau mondial.
  • 1990 : Lancement sur Canal+ de l’émission « L’Equipe du Dimanche » présentée par Pierre Sled.
  • Diffusé en deuxième partie de soirée, L’EDD présente des résumés des matchs des championnats étrangers.
  • 1990 : Neuf des quarante meilleures audiences de la TV française sont des matchs de football diffusés en direct cette année.
  • 1990 : estimé en 1980 à moins de 1 % dans le budget des clubs de football professionnels français, les droits TV pèsent désormais 23 %.
  • Le parc est alors estimé à 31 000 000 téléviseurs en France.

Juin 1991 

  • Afin de stimuler la concurrence en championnat de France, produit phare de la chaîne, Canal+ reprend le Paris Saint-Germain. L’OM de Bernard Tapie truste en effet les titres nationaux et l’intérêt pour le championnat pourrait en pâtir…

Mai 1992 

  • Sky enlève un contrat de quatre saisons pour la diffusion du Premiership anglais à hauteur de 304 millions de livres, soit environ 750 millions de francs par saison. Afin de valoriser leur élite, les Anglais forment en effet un Premiership à l’image des Écossais ou des ligues amateurs britanniques.
  • Juin 1992 : Euro 1992 en Suède. Les droits de diffusions TV atteignent 540 millions de francs au niveau mondial.

Juin 1993 

  • Par peur des réactions de ses abonnés de Province, Canal+ refuse le titre de Champion de France pour le PSG, 2e derrière l’OM déclassé.
  • Canal+ menace même de se retirer totalement du football si le titre 1993 était attribué au PSG… FFF et LNF se couchent.
  • Qui a parlé de conflit d’intérêts…

18 juin/17 juillet 1994 

  • Coupe du monde aux États-Unis. On estime l’audience globale mondiale à 32 milliards d’individus.
  • Les droits télé s’élèvent à environ 460 millions de francs au niveau mondial.
  • La FIFA a très mal vendu ses droits et elle hérite d’une détestable réputation de bradeuse…
  • Elle rectifie le tir en repensant totalement la commercialisation de la Coupe du monde.

1995 :

  • Sky enlève un contrat de cinq saisons avec la Football League anglaise (équivalent D2 à D4) pour quelque 125 millions de livres, soit environ 220 millions de francs par saison.

Juin 1996 

  • Renouvellement du contrat avec SKY concernant le Premiership anglais.
  • C’est un pont d’or pour quatre saisons à hauteur de quelque 670 millions de livres, soit plus de 1,5 milliard de francs par saison !
  • Juin 1996 : Euro 1996 en Angleterre. Les droits de diffusions TV atteignent 650 millions de francs au niveau mondial.

3 juillet 1996 

  • La FIFA attribue au groupe allemand Kirch les droits mondiaux sur les Coupes du monde 2002 et 2006 pour 12 milliards de francs.

3 septembre 1996 

  • Diffusion de la première journée de championnat de France en mode « pay per view » par une filiale de Canal+.
  • Depuis cette date, tous les matchs de championnat de France de D1 sont diffusés en direct par la télévision française. C’est encore le cas aujourd’hui (2 matchs).
  • Les championnats amateurs et féminins sont totalement ignorés par les télévisions françaises.
  • À ce niveau, il y a un net recul par rapport aux années 1960 et 1970, ouvertes au CFA et aux féminines.
  • Contre toutes attentes, les stades ne se vident pas mais connaissent au contraire une forte poussée des affluences…
  • La vieille peur du « sport de salon » ne se vérifie pas. Il y a de fait un effet boule de neige entre un sport populaire et l’hypermédiatisation.

Juin-juillet 1998 

  • Erreur stratégique majeure pour la chaîne française M6 qui joue la carte du 0 % football pendant la Coupe du monde…
  • Depuis cet échec cuisant, M6, la petite chaîne qui stagne, rame pour rejoindre le clan des chaînes proposant régulièrement du football…

23 juin 1998 

  • À l’occasion d’un match de la Coupe du monde opposant le Brésil et la Norvège, une tempête médiatique se lève contre l’arbitre de la rencontre qui a accordé un penalty donnant la victoire aux norvégiens à la 86e minute. 17 caméras de télévision ne montrent en effet aucun contact entre les deux joueurs…
  • Et le débat sur l’arbitrage vidéo est relancé. L’arbitre américain est traîné dans la boue pendant 48 heures tandis que la FIFA se fait traiter de tous les noms car elle refuse toute évolution concernant l’arbitrage vidéo.
  • Deux jours après le match, une télévision suédoise rend publiques les images prises par l’une de ses caméras privés… et elles montrent clairement que le joueur brésilien attrape par le maillot le joueur norvégien : il y avait bien penalty ! 17 caméras ne l’avaient pas vu, mais l’arbitre avait tout vu.
  • C’est presque un cas d’école qui a d’autant plus de retentissement qu’il se déroule à l’occasion de la Coupe du monde.
  • Le débat sur l’arbitrage vidéo ne concerne alors plus grand monde de sérieux… pour quelques années.

12 juillet 1998 :

  • Finale de la Coupe du monde au Stade De France. Le match embrase évidemment la France entière, et les audiences TV sont élevées : 25 millions en moyenne, dont 20,6 sur TF1.
  • C’est le record absolu de la télé française depuis que les études d’audience sont opérationnelles en France.
  • À l’occasion de ce match, la Une engrange une recette record de plus de 60MF ; le spot de 30 secondes de publicité atteint le coût record de 1,5 MF.
  • On estime que 22 millions de Britanniques, 27 millions d’Allemands et 10 millions d’Américains ont notamment vu cette finale en direct pour un chiffre global mondial de 1,7 milliard de téléspectateurs.
  • C’est la meilleure audience télévisée mondiale de tous les temps.
  • L’audience globale mondiale de 40 milliards d’individus pour l’ensemble de la compétition marque également un record mondial.
  • Les droits télé s’élèvent à environ 860 millions de francs.

Les années 2000

  • 2000 : ITV qui lance un bouquet de télévision numérique, ITV-Digital, enlève un contrat avec la Football League (équivalent D2 à D4).
  • 2000 : 1 % en 1980, 23 % en 1990 ; les revenus TV couvrent désormais 50 % des budgets des clubs professionnels français.
  • Billetterie, merchandising et publicité génèrent les 50 % restants.
  • 1999-2000 : Audiences moyennes des principales émissions consacrées au football français : Télé Foot (TF1) 2,7 millions, Jour de Foot (C+) 933 000 et D2Max 118 500.

2000-2001 

  • La chaîne câblée TV Breizh retransmet en direct plusieurs match du Stade Brestois (D3).
    Euro 2000 aux Pays-Bas et Belgique.
  • Les droits de diffusions TV atteignent 770 millions de francs au niveau mondial.
  • 20 279 040 de Français (en moyenne) suivent la finale face à l’Italie contre 21,3 millions d’Italiens. 18,4 millions d’Allemands, 14,9 millions de Britanniques et 7,1 millions de Hollandais sont également devant leurs postes de télé à l’occasion de cette finale.

18 octobre 2001 

  • ITV et BBC diffuseront finalement le prochain mondial au Royaume-Uni.
  • L’accord avec Kirch culmine à près de 1 milliard 700 millions de francs (257 M€) !

25 novembre 2001

  • Après l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne, la France se met d’accord avec Kirch pour diffuser les matchs de la prochaine Coupe du monde.
  • C’est finalement TF1 qui décroche ce contrat estimé à 1,1 milliard de francs !
  • Pour 168 millions d’euros, TF1 fait l’acquisition de tous les matchs de l’édition 2002 et de la moitié de ceux de l’édition 2006, dont les matchs de l’équipe de France, la finale et les demi-finales.

27 mars 2002 

  • ITV-Digital dépose le bilan… Les clubs de la Football League (équivalent D2 à D4) se retrouvent sans ressources TV qui entrent, dans nombre de budgets à hauteur de 50 %, voire 80 % ! De nombreux clubs sont contraints de vendre leur stade afin de se maintenir à flot…

8 avril 2002 

  • Le groupe allemand Kirch dépose le bilan…
  • Ce géant des médias contrôlait notamment les droits mondiaux sur les Coupes du monde 2002 et 2006, ou ceux de la Bundesliga.
  • La FIFA trouvera aisément un autre intermédiaire pour sa coupe du monde allemande; en revanche, les clubs allemands se retrouvent sans ressources TV…
  • Si les grands clubs devraient passer ce cap en réduisant drastiquement leurs dépenses, les « petits » clubs pourraient disparaître…
  • Le gouvernement allemand, à l’image de son homologue italien, a toutefois annoncé qu’il aiderait les clubs à poursuivre leurs activités.

Juin 2002 :

  • TF1 diffuse en exclusivité française la Coupe du monde 2002.
  • Au niveau mondial, l’épreuve génère 41 100 heures de programmes (+ 38 % par rapport à 1998) pour 213 pays.
  • Audience globale mondiale de 29 milliards de téléspectateurs en chute sévère, décalage horaire avec l’Europe et l’AmSud oblige (40 milliards en 1998).
  • La finale est suivie par 1,1 milliard d’individus dans le monde (2e meilleure audience mondiale de tous les temps), dont 27 millions en Allemagne.
  • Malgré le décalage horaire, TF1 réalise des audiences records : France-Danemark rassemble ainsi 9,3 millions de téléspectateurs à 8h30 du matin, soit plus de 90 % de part de marché !

5 août 2002 

  • signature d’un accord de quatre ans entre la Football League (équivalent D2 à D4) et SKY à hauteur de 95M£ pour la diffusion de 60 matchs par saison, dont 50 de D1 (équivalent D2).
  • la Premier League anglaise lance un appel d’offre pour la diffusion du Premiership pour la période 2004-2007.

20 août 2002 

  • à la demande des « petits » clubs de Serie A et B italienne, l’ouverture des championnats est reportée de deux semaines!
  • Les«petits»clubs n’ont en effet pas signé d’accord avec la télé pour retransmettre leurs matchs, ainsi, pas moins de 8 clubs de Serie A se retrouvent sans recettes TV.
  • Contrairement aux Anglais ou aux Français, les clubs italiens traitent individuellement leurs droits TV.
  • Avec un tel système, le blocage est inévitable…
  • Les « grands » clubs et les chaînes de télé revoient leur copie afin de permettre au championnat de débuter…

14 mai 2002 

  • la Ligue française lance un appel d’offres pour les droits des championnats de France pour la période 2004-2007.

15 novembre 2002 :

  • attribution des droits pour le championnat de France (2004-2007).
  • Canal+ fait main basse sur la D1 en mettant en avant une offre élevée (480M euros par an), mais aussi son antériorité.
  • Tous les matchs sont concernés par des diffusions cryptées (3 matchs/journ) ou en pay-per-view (les 7 autres matchs de la journ; 6 en cas de retour à 18 clubs).
  • TF1 ramasse des miettes (Télé Foot), tandis que France Télévision conserve la Coupe de la Ligue.
  • À la surprise générale, les montants financiers en jeu (530M euros par an) sont en hausse de 40 % par rapport au contrat précédent (380M euros par an) !
  • Certains annonçaient en effet une stagnation et même une régression…
  • TF1 n’admet pas cette défaite et contre-attaque. Une médiation se met en place ; un accord est inévitable.

16 novembre 2002 :

  • après 27 ans d’attente, le football féminin a droit aux honneurs du direct sur une télévision française : Canal+. Le match décisif pour la qualification à la prochaine Coupe du monde face à l’Angleterre est diffusé. Aimé Jacquet, qui avait soumis l’idée à Canal, assure le commentaire.
    2002 : selon une étude d’Eurodata TV, le football représente 60 % des programmes sportifs présents dans le top 10 toutes catégories dans 60 des 72 pays étudiés.

23 janvier 2003 

Le Conseil de la Concurrence suspend le contrat entre la Ligue et Canal+ sur la période 2004-2007.

23 avril 2003 

  • en appel, le contrat entre la Ligue et Canal+ est suspendu pour la saison 2004-2005 prévoyant un gel de la répartition des matchs et une augmentation des droits perçus de seulement 3 %.
  • Les deux autres saisons en cause (2005-2007) seront attribuées dans un futur contrat.
  • Ce dernier comprendra également la saison 2007-2008 et sera mis en concurrence au cours du second semestre 2004.

8 août 2003 :

  • le bouquet britannique SKY débourse 1,024 milliard de livres sterling (soit environ 510M euros par an) pour les droits de diffusion du Premiership anglais pour la période 2004-2007. Le nombre des matchs télévisés passera de 106 à 138, dont 40 en pay-per-view. La BBC, avec un contrat de quelque 105 millions de livres sterling lui permettant de diffuser des extraits de matchs en différé, récupère les droits détenus aujourd’hui par ITV.
  • Ceci permettra d’assister au retour du légendaire « Match of the Day ».
  • Le montant total de ces droits est stable par rapport au contrat précédent.
  • Là encore, nombreux étaient ceux qui pronostiquaient une forte baisse…

12 août 2003 

  • la BBC et SKY se partagent les droits TV concernant les « big matchs » anglais pour la période 2004-2008 : équipes nationales, finale de FA Cup, finale de League Cup, Community Shield, matchs de la FA Cup.

Septembre 2003 

  • les championnats d’Italie et d’Espagne sont touchés par la révolte des petits clubs, pénalisés par l’individualisation des droits TV.
  • On évoque un temps le report du début des compétitions, mais un accord est trouvé in extremis…
  • De toutes évidences, le principe de répartition collégiale des droits TV pratiqué en France, Royaume-Uni et Allemagne est bien plus efficace à l’usage.
  • Elle est, en outre, plus juste. Cette répartition égalitaire est également pratiquée par les grandes fédérations professionnelles de sports américains (NFL, MLB, NBA et NHL), contrats locaux logiquement exclus.

Septembre 2003 

  • le président de la Ligue française provoque l’irritation des télévisions en envisageant la création d’une nouvelle chaîne dédiée au football contrôlée par la Ligue. De plus, la LFP étudie la possibilité d’un contrôle total des images diffusées.

23 septembre/19 octobre 2003 

  • La Coupe du monde féminine est retransmise dans 144 pays pour une audience globale cumulée de 526 millions de téléspectateurs. 11,4 millions d’Allemands et 3,8 millions de Suédois ont notamment suivi la finale.

16 décembre 2003 

  • La Commission européenne casse la dernière attribution des droits TV du Premiership, contraignant SKY à renoncer à son exclusivité.
  • La BBC aura le droit de diffuser des matchs en direct.
  • La commission indique en outre qu’elle préconise les procédures de ventes en lots en interdisant toute possibilité d’exclusivité pour une seule chaîne.

2003 

  • selon une étude d’audience d’Eurodata TV, le football a réalisé la meilleure audience TV de l’année (toutes catégories confondues, sport et non-sport) dans 13 des 72 pays étudiés malgré l’absence de compétitions majeures comme la Coupe du monde ou l’Euro.

25 janvier 2004 :

  • la chaîne locale câblée/satellite VO’TV retransmet en intégralité et en léger différé le match Saint-Leu – Orly (DH Paris).
  • C’est la première fois qu’une telle retransmission a lieu pour un match de niveau D6 en France.

Février 2004

  •  TPS, contrôlé à 67 % par TF1 et à 33 % par M6, met la main pour trois saisons sur le Premiership anglais en France.
  • Jusque là, c’était le concurrent Canal+ qui possédait ce contrat.
  • TPS enlève l’affaire contre quelque 30 millions d’euros, soit 200 % d’augmentation par rapport au contrat précédent.

Mai 2004 :

  • une étude d’Eurodata TV fait état du temps moyen passé devant des programmes consacrés au football dans les principaux pays européens.
  • Période étudiée : janvier-avril 2004 : Ligue des champions et préparation de l’Euro oblige, le Portugal est très nettement en tête de ce classement avec 12h33 devant les Italiens (5h40), les Français (4h16), les Espagnols (3h52) et les Allemands (2h15).

Mai 2004 

  • dopées par les superbes performances des clubs français en Coupes d’Europe et un championnat palpitant, les audiences télé des matchs de football qui se tassaient depuis trois saisons en France, repartent nettement à la hausse (environ + 30 % globalement sur la saison 2003-2004).

Juin 2004 

  • Euro 2004 au Portugal diffusé en France par TF1 et France Télévisions (F2 et F3).
  • Cet Euro marque une nouvelle explosion des droits avec une hausse globale de 375 % par rapport à l’Euro 2000 : les droits de diffusion au niveau mondial dépasse les 557 millions d’euros, dont 69 pour la France.
  • À l’étonnement de beaucoup en Europe, chaînes de télé incluses, les audiences de cet Euro en « prime time » sont excellentes.
  • Même les « petites » affiches de fin d’après-midi, Suède-Bulgarie ou Lettonie-République tchèque par exemple, attirent entre 4 et 5,5 millions de téléspectateurs en France…
  • Même tendance hors de l’Hexagone avec des records d’audience qui tombent partout.
  • Sur l’ensemble du premier tour, la hausse globale des audiences est de 26 % chez les cinq grands européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie et France) par rapport à l’Euro 2000.
  • Les Cassandres qui annonçaient la fin de la lune de miel entre le foot et tv à la lumière d’une légère érosion des audiences entre 2000 et 2002 en sont pour leurs frais… Ernest Chamond avait vu juste ; le football est bien le plus grand spectacle télévisé.

Août 2004 

  • revirement à 180° des autorités qui donnent le feu vert à un seul et même opérateur TV pour acquérir les droits de diffusion du championnat de France !
  • Les toutes prochaines négociations pour la période 2005-2008 promettent d’atteindre des sommets…
  • 10 décembre 2004 : Canal+ enlève l’exclusivité sur le Championnat de France de football pour un montant record de 600 millions d’euros par saison, soit un montant en hausse de 62 % par rapport au contrat précédent.

2 janvier 2005 

  • publication des audiences télé en France pour l’année 2004.
  • Cinq matchs de football occupent les cinq premières places du classement, tous programmes confondus.
  • Dans le top 10, on trouve même six matchs de football (N°9 également).

10 mai 2005 

  • la Ligue professionnelle belge annonce qu’elle accepte l’offre de Belgacom pour l’achat des droits TV du championnat de Belgique pour la période 2005-2008. Montant du contrat : 36 millions d’euros, soit environ 150 % d’augmentation par rapport au contrat précédent.

13 août 2005 

  • le bouquet TPS lance une chaîne 100 % football : TPS Foot.
  • Les programmes se limitent en fait de 18h00 à minuit en semaine et de 9h00 à minuit le samedi et le dimanche.

17 août 2005 

  • le retour de Zinédine Zidane en équipe de France de football a des répercussions en termes d’audience télé en France.
  • Le match France-Côte d’Ivoire rassemble ainsi une moyenne de 9,6 millions de téléspectateurs ; c’est la meilleure audience de TF1 sur un mois d’août, tous programmes confondus, depuis onze ans!

26 août 2005 

  • première diffusion d’un match de D2 anglaise en direct sur une chaîne française (TPS Foot) : Queens Park Rangers FC-Sheffield Wednesday FC.
  • Quelques jours plus tôt, un match en différé de ce championnat avait été diffusé sur cette même chaîne.

Octobre 2005 

  • M6 annonce qu’elle diffusera en France les 31 matchs de la Coupe du monde 2006, laissés libres par TF1.

M6 ne payera que 27 millions d’euros pour ces 31 rencontres alors que TF1 a déboursé 168 millions pour la totalité de la Coupe du monde 2002 et la moitié des matchs de Coupe du monde 2006, dont ceux de l’équipe de France, la finale et les demi-finales.
1er janvier 2006 

  • la meilleure audience télé de l’année en France, tous programmes confondus, est le match de football France-Chypre, qualificatif pour la Coupe du monde.
  • Un autre match se trouve au 8e rang de ce classement (Irlande-France).
  • On retrouve huit matchs dans le Top 100.

6 avril 2006 :

  • attribution des droits TV pour la période 2006-2010 concernant l’équipe de France et la Coupe de France.
  • TF1 conserve les droits sur les Bleus pour un montant de 45,35 millions d’euros par an, soit une augmentation de 60 % par rapport au contrat précédent.
  • Un groupement unissant France Télévisions et Eurosport remporte l’appel d’offre de la Coupe de France pour un montant 14,15 millions d’euros par an (+ 27 %). Le grand perdant de ces appels d’offre est M6, candidat pour les deux lots.

8 mai 2006 

  • attribution des droits TV pour la période 2007-2010 concernant le championnat d’Angleterre.
  • Six lots étaient proposés aux chaînes britanniques, générant 1,7 milliard de livres sterling de recettes, soit environ 850 millions d’euros par saison, soit une hausse de 70 % par rapport au contrat précédant.

9 juin-9 juillet 2006 

  • À l’occasion de la Coupe du monde de football de 2006 en Allemagne, les matches sont diffusés dans plus de 200 pays.
  • En France, TF1, M6, Canal+ et Eurosport assurent les retransmissions.
  • Après l’adoption d’un nouveau système de cryptage par le bouquet français TPS, il devient impossible aux pays du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) de recevoir des images du mondial sans prendre un abonnement au bouquet saoudien ART, qui a acheté les droits de la Coupe du monde 2006 pour l’ensemble des pays arabes.
  • Afin de calmer la population, le gouvernement algérien a acheté 300 000 cartes d’abonnement au bouquet ART tandis les hackers locaux sont parvenus à percer les codes de cryptage des images françaises.
  • D’autres téléspectateurs ont réorientés leurs paraboles vers le satellite Astra afin de capter les images proposées gratuitement par les chaînes allemandes.
  • La finale France-Italie est suivie en moyenne par 22 143 700 téléspectateurs en France (TF1) contre 23 935 000 téléspectateurs en Italie (RAI).

1er janvier 2007 

  • publication des meilleures audiences télé de l’année 2006 en France.
  • Neuf des dix meilleures audiences sont réalisées par des matchs de football (le film Les Bronzés font du ski est 9e ex-aequo).
  • Vingt matches figurent au Top 100 de l’année.

6 février 2008 

  • lors de l’appel d’offres des droits télé pour les 4 prochaines saisons du championnat de France de Ligue 1 (2008-2009 à 2011-2012), la somme récoltée par la Ligue de football professionnel s’élève à 668 millions d’euros, ce qui était mal engagé à l’issue du premier appel d’offres du 31 janvier 2008.
  • Cet appel d’offres est marqué par l’attribution des matchs du samedi soir 21 heures à l’opérateur Orange, qui obtient aussi les droits des matchs de l’après-midi en direct sur mobile et un magazine en vidéo à la demande sur internet, le tout pour un montant de 208 millions d’euros.
  • Pour sa part, Canal+ reste le diffuseur majoritaire de la Ligue 1 avec tous les matchs du dimanche soir dont les dix plus belles affiches de la saison, tous les matchs en paiement à la séance, le multiplex pour les 1re, 20e, 37e et 38e journées, conserve ses magazines habituels (Jour de foot, Les spécialistes) et chipe celui du dimanche midi à France 2, ce qui signifie la fin de France 2 foot à l’issue de la saison 2007-2008.
  • Pour tout cela, la chaîne cryptée a déboursé 460 millions d’euros.
  • À l’image de France 2, les chaînes gratuites sont « éliminées » du paysage de la Ligue 1.

En 2008 

  • Euro oblige, le football s’assure les deux meilleures audiences de l’année avec les rencontres entre la France et l’Italie (13,2 millions sur M6) et la France et les Pays-Bas (12,6 millions). La finale de l’Euro (Allemagne-Espagne) est créditée de 11,2 millions de téléspectateurs en France.

En 2009 

  • la rencontre entre la France et l’Irlande, décicisive pour la qualification pour la Coupe du monde 2010, rassemble 11,7 millions de téléspectateurs ; c’est la deuxième meilleure audience de l’année en France derrière le gala de charité des Enfoirés (12,3 millions).
  • Le match entre la France et la Lituanie est neuvième meilleure audience de l’année en France avec 9,5 millions de téléspectateurs.

Les années 2010

  • Le 11 juin 2010: débute la 19e édition de la coupe du monde de football en Afrique du Sud : au niveau des audiences le match France-Uruguay rassemble plus de 15 millions de spectateurs avec un pic d’audience enregistré en fin de match à 18 Mi, c’est la 2e plus grosse audience de l’année pour TF1.
  • Ce record est battu le 17 juin avec le match France-Mexique qui lui rassemble 15,1 Mi de spectateurs, c’est donc la plus grosse audience de l’année pour TF1.
  • La finale elle rassemble plus de 14,1 millions de telespectateurs pour le match pays bas-espagne (0-1), ce qui fait de cette audience la plus grosse jamais enregistré depuis la création de médiametrie pour un match hors équipe de france.

Le 10 juin 2011 

  • La Ligue Pro annonce que, pour la période 2011-2014, les droits TV pour le championnat de Belgique de football seront répartis entre Telenet Group (Trois top matches décalés en direct, résumés, magazine hebdomadaire, supercoupe et gala du footballeur pro) et Belgacom TV (cinq matches restant en direct) pour un montant de 166 millions d’euros.
  • Telenet annonce dans la foulée que les droits pour les matches en direct seront retrocédés à VOO en Belgique francophone et que les résumés et le magazine hebdomadaire seront retrocédés à la RTBF et à VTM.
  • Une guerre commerciale est lancée dans les jours qui suivent : Belgacom TV annonce l’accès gratuit au multilive pour tous ses abonnés tandis que VOO annonce l’accès gratuit à tous ses abonnés disposant de certains packs (10€ par mois pour les abonnés ne disposant pas de ces packs).

Le 23 juin 2011 

  • la Ligue de Football Professionnel annonce la cession d’un lot de son appel d’offres au groupe qatari Al Jazeera pour les saisons 2012/13 à 2015/168.
  • Le 2 septembre 2011: le match France-Albanie sur TF1 totalise 6,18 millions de téléspectateurs.
  • Le 6 septembre 2011, le match France-Roumanie sur M6 totalise 6,17 millions de téléspectateurs.

Données chiffrées

Droits TV du championnat de France de Ligue 1 et Ligue 2 (non inclus les droits vendus à l’étranger)

  • 1984-1985 : 2 millions d’euros
  • 1985-1986 : 4 millions d’euros
  • 1998-1999 : 122 millions d’euros
  • 1999-2000 : 243 millions d’euros
  • 2000-2001 : 275 millions d’euros
  • 2001-2002 : 351 millions d’euros
  • 2002-2003 : 362 millions d’euros
  • 2003-2004 : 380 millions d’euros
  • 2004-2005 : 391 millions d’euros
  • 2005-2006 : 550 millions d’euros
  • 2006-2007 : 600 millions d’euros (430 reviennent aux clubs de L1 ; autres : clubs de D2 101, taxe Buffet 30, LFP 20, FFF 12 et UNFP)
  • 2007-2008 : 650 millions d’euros
  • 2008-2012 : 668 millions d’euros
  • 2012-2016 : 607 millions d’euros

La répartition des droits entre clubs de Ligue 1 est la suivante :

  • 46,6 % sont repartis équitablement entre les vingts clubs
  • 27,9 % sont attribués en fonction du classement :
  • 23,3 % au titre de l’année en cours, de 15 millions pour le premier à 0 pour un relégué
  • 4,6 % selon le classement sur les cinq dernières saisons
  • 25,4 % sont attribués en fonction du nombre de retransmissions.
    2016-2020 : 748,5 millions d’euros
  • Droits TV du championnat d’Angleterre de Premier League (non inclus les droits vendus à l’étranger)
  • 1988-1992 : 52 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 1992-1996 : 76 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 1996-2000 : 168 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2000-2004 : 320 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2004-2007 : 341 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2007-2010 : 567 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2013-2016 : 755 millions de livres sterling par saison en moyenne
  • 2016-2019 : 1,7 milliards de livres sterling par saison en moyenne

Droits TV du championnat de la Champions League et entre parenthèses de l’Europa League par zone de diffusion.

Saison 2009-2010

  • Angleterre: 179 millions d’euros (3 millions d’euros)
  • Italie: 98 millions d’euros (7,8 millions d’euros)
  • Espagne: 91 millions d’euros (9,2 millions d’euros)
  • Allemagne: 85 millions d’euros (9,3 millions d’euros)
  • France: 52 millions d’euros (7,8 millions d’euros)
  • Croatie: 10 millions d’euros (1,8 million d’euros)

Montants des droits TV de la Coupe du monde

Audience mondiale cumulée

  • 1990 95 millions de francs suisses 26,7 milliards de téléspectateurs
  • 1994 110 millions de francs suisses 32,1 milliards de téléspectateurs
  • 1998 135 millions de francs suisses 33,4 milliards de téléspectateurs
  • 2002 1 300 millions de francs suisses 28,8 milliards de téléspectateurs
  • 2006 1 500 millions de francs suisses

¹: Chine non incluse.

  • Avec la Chine, la CM 1998 arrive à 40 milliards d’audience et celle de 2002 à 42,6 milliards.
  • L’audience cumulée consiste à additionner les téléspectateurs au cours de tous les matches d’une phase finale de la Coupe du monde.
  • Audience moyenne pour un match de la CM 2002 : environ 659 millions de téléspectateurs.

Meilleures audiences en France

Époque de l’audimat (1977-1988)

  • 1982 France – Allemagne demi-finale CM 1982 30 000 000
  • 1982 France – Angleterre premier tour CM 1982 25 000 000
  • 1984 France – Espagne finale Euro 1984 24 000 000
  • 1977 France – Bulgarie qualifications CM 1978 23 000 000
  • 1985 Bordeaux – Juventus demi-finale C1 1985 21 000 000

Époque du médiamat (depuis 1989)

Audience TV

  • 12 juillet 1998 France – Brésil finale CM football 1998 23 647 480 (20 577 480 sur TF1 et 3 070 000 sur Canal+)²
  • 5 juillet 2006 France – Portugal demi-finale CM football 2006 22 199 760
  • 9 juillet 2006 France – Italie finale CM football 2006 22 143 700
  • 8 juillet 1998 France – Croatie demi-finale CM football 1998 20 597 680 (17 697 680 sur TF1 et 2 900 000 sur Canal+)²
  • 2 juillet 2000 France – Italie finale Euro football 2000 20 279 040¹
  • 27 juin 2006 France – Espagne 1/8 finale CM football 2006 19 564 940
  • 23 juin 2006 France – Togo premier tour CM football 2006 18 331 620
  • 13 octobre 2007 France – Angleterre 1/2 finale CM Rugby à XV 2007 18 300 000
  • 18 juin 2006 France – Corée du Sud premier tour CM football 2006 18 051 320
  • 1er juillet 2006 France – Brésil 1/4 finale CM football 2006 17 939 200²
  • 28 juin 2000 France – Portugal demi-finale Euro football 2000 17 691 350

Source : Médiamétrie

¹: La finale de l’Euro 2000 est parfois créditée de 21,4 millions de téléspectateurs.

  • Ce fut le premier chiffre annoncé, mais ce dernier fut corrigé à 20 279 040.
  • À signaler que les écrans géants en plein air ne sont pas pris en compte dans ces comptages.

²: le match était diffusé en direct par les deux chaines

  • À titre de comparaison, le programme non lié au football et au match France-Angleterre en Coupe du monde de rugby à XV ayant eu la meilleure audience depuis 1989 est l’émission de divertissement Le Grand bluff de Patrick Sébastien diffusée le 26 décembre 1993 : 17 350 000.

Images liées:

Chronologie du football

Chronologie du football

Cette page propose un accès chronologique aux événements ayant marqué l’histoire du football.

Sommaire :
Avant 1870 – Années 1870 – 1880 – 1890 – 1900 – 1910 – 1920 – 1930 – 1940 – 1950 – 1960 – 1970 – 1980 – 1990 – 2000 – 2010

Avant 1870

Articles détaillés : Les racines du football (avant 1835) et Les débuts du football (1835-1870).
26 octobre 1863 : fondation de la Football Association à Londres.

Années 1870

  • 1871 en football : match international non officiel entre l’Angleterre et l’Écosse à Londres. Les Anglais s’imposent 2-1.
  • 1872 en football : première finale de la FA Cup. Wanderers Football Club s’impose 1-0 face aux Royals Engineers.
  • 1873 en football : le hors-jeu se signalera désormais au départ de la balle, et pas à l’arrivée comme c’était généralement l’usage.
  • 1874 en football : la FA donne autorité aux arbitres pour exclure un joueur inconvenant.
  • 1875 en football : la FA autorise l’usage d’une barre transversale sur les buts, remplaçant le ruban qui en fixait jusqu’alors la hauteur.
  • 1876 en football : premiers cas de professionnalisme à Sheffield avec Peter Andrews (Sheffield’s HC) et J.J. Lang (The Wednesday).
  • 1877 en football : à Londres (Kennington Oval), l’Écosse s’impose 1-3 face à l’Angleterre.
  • 1878 en football : premier match disputé en nocturne. C’était à Bramall Lane, devant 20 000 spectateurs.
  • 1879 en football : fondation du club suisse de football du FC Saint-Gall.

Années 1880

  • 1880 en football : x
  • 1881 en football : x
  • 1882 en football : fondation de l’International Board de football, gardien des lois du jeu.
  • 1883 en football : finale de la 12e FA Challenge Cup. Blackburn Olympic est le 1er club du Nord du pays a remporté le trophée.
  • 1884 en football : inauguration du stade d’Anfield à Liverpool.
  • 1885 en football : après deux ans de débats, la FA autorise le professionnalisme.
  • 1886 en football : fondation du club londonien de « Dial Square », vite rebaptisé Royal Arsenal.
  • 1887 en football : x
  • 1888 en football : contre toutes attentes, West Bromwich Albion remporte la FA Cup.
  • 1889 en football : « invincible », Preston signe le doublé coupe-championnat en Angleterre.

Années 1890

  • 1890 en football : Preston North End FC, 15 victoires, 3 nuls et 4 défaites conserve son titre de champion d’Angleterre.
  • 1891 en football : le trio arbitral moderne fait son entrée en scène sur les terrains anglais et invention du penalty.
  • 1892 en football : fondation du club de Liverpool FC.
  • 1893 en football : le club londonien de Woolwich Arsenal fait ses débuts en Division 2 de la Football League.
  • 1894 en football : Standard AC premier champion de France.
  • 1895 en football : 17 420 spectateurs de moyenne pour les matches de championnat d’Everton.
  • 1896 en football : en amical, Le Havre AC corrige les champions du France du Standard AC : 4-0.
  • 1897 en football : Jules Rimet fonde à Paris le club du Red Star.
  • 1898 en football : Genoa premier champion d’Italie.
  • 1899 en football : fondation du FC Barcelone et de l’AC Milan. Le Havre AC champion de France sur tapis vert.

Années 1900

  • 1900 en football : la Grande-Bretagne est championne olympique devant la France et la Belgique.
  • 1901 en football : Tottenham Hotspur (Southern League) remporte la Coupe d’Angleterre.
  • 1902 en football : à Glasgow, à l’occasion d’un match international Écosse-Angleterre, une tribune s’effondre. 25 morts.
  • 1903 en football : les Anglais rejettent l’idée d’une fédération internationale
  • 1904 en football : fondation de la FIFA à Paris malgré les réticences britanniques
  • 1905 en football : Alf Common est transféré à Middlebrough FC pour le montant record de 1000 £.
  • 1906 en football : l’Anglais Daniel Burley Woolfall est élu président la FIFA en remplacement du Français Robert Guérin.
  • 1907 en football : Celtic FC signe le premier doublé Coupe-championnat en Écosse.
  • 1908 en football : fondation du premier syndicat de footballeurs professionnels en Angleterre
  • 1909 en football : émeute en tribune ; la Coupe d’Écosse n’est pas attribuée.

Années 1910

  • 1910 en football : inauguration du stade de Manchester United, Old Trafford.
  • 1911 en football : les gardiens de but ne pourront désormais faire usage de leurs mains que dans leur surface de réparation.
  • 1912 en football : le Rapid de Vienne remporte le premier championnat d’Autriche.
  • 1913 en football : l’Irlande s’impose 2-1 face à l’Angleterre. C’est le premier succès des Irlandais sur les Anglais.
  • 1914 en football : Lille Olympique est champion de France (unifié) de football.
  • 1915 en football : Grande Guerre oblige, les clubs professionnels anglais sont contraints de stopper leurs activités.
  • 1916 en football : à Buenos Aires, l’Uruguay remporte la première Copa América.
  • 1917 en football : l’Uruguay remporte la deuxième édition de la Copa América.
  • 1918 en football : l’Olympique de Pantin remporte la première édition de la Coupe de France de football.
  • 1919 en football : fondation lAmicale des employés de la Société des magasins Casino, ancêtre de l’AS Saint-Étienne.

Années 1920

  • 1920 en football : à Anvers, l’équipe de Belgique remporte le tournoi olympique.
  • 1921 en football : l’équipe de France s’impose 2-1 face à l’équipe d’Angleterre (Amateurs).
  • La Fédération anglaise de football bannit les joueuses des terrains gérés par ses membres.
  • 1922 en football : x
  • 1923 en football : inauguration dans la banlieue de Londres du Wembley Stadium.
  • 1924 en football : l’équipe d’Uruguay remporte le tournoi olympique en s’imposant en finale face à l’équipe de Suisse, 3-0.
  • 1925 en football : x
  • 1926 en football : Huddersfield Town FC est champion d’Angleterre pour la troisième saison consécutive.
  • 1927 en football : Torino, champion d’Italie, est déclassé par la fédération italienne.
  • 1928 en football : l’équipe d’Uruguay remporte le tournoi olympique en s’imposant en finale rejouée 2-1 face à l’équipe d’Argentine.
  • 1929 en football : l’équipe d’Argentine remporte la Copa América.

Années 1930

  • 1930 en football : l’Uruguay organise et remporte la première Coupe du monde de football.
  • 1931 en football : le footballeur anglais Stanley Matthews commence sa carrière professionnelle.
  • 1932 en football : autorisation du professionnalisme en France.
  • 1933 en football : l’Olympique Lillois premier champion de France professionnel de football.
  • 1934 en football : l’Italie remporte à domicile sa première Coupe du monde.
  • 1935 en football : x
  • 1936 en football : x
  • 1937 en football : x
  • 1938 en football : l’Italie remporte en France sa deuxième Coupe du monde.
  • 1939 en football : x

Années 1940

  • 1940 en football : x
  • 1941 en football : x
  • 1942 en football : x
  • 1943 en football : le gouvernement de Vichy démantèle les clubs de football professionnels français.
  • 1944 en football : fondation en France de la Ligue de football professionnel.
  • 1945 en football : x
  • 1946 en football : x
  • 1947 en football : x
  • 1948 en football : x
  • 1949 en football : drame de Superga; les 31 joueurs du Torino décèdent.

Années 1950

  • 1950 en football : consternation au Brésil; c’est l’Uruguay qui remporte la Coupe du monde 1950.
  • 1951 en football : x
  • 1952 en football : x
  • 1953 en football : victoire historique de la Hongrie à Wembley : 3-6.
  • 1954 en football : l’Allemagne de l’Ouest remporte la Coupe du monde de football.
  • 1955 en football : le quotidien sportif parisien L’Équipe fonde la Coupe d’Europe des Clubs champions.
  • 1956 en football : le Real Madrid enlève la première édition de la Coupe d’Europe des Clubs champions face au Stade de Reims.
  • 1957 en football : x
  • 1958 en football : le Brésil remporte sa première Coupe du monde de football lors du mondial suédois.
  • 1959 en football : x

Années 1960

  • 1960 en football : l’URSS remporte la première édition du Euro au Parc des Princes
  • 1961 en football : x
  • 1962 en football : le Brésil remporte sa seconde Coupe du monde de football lors du mondial chilien.
  • 1963 en football : x
  • 1964 en football : l’Espagne remporte le 2e Euro chez elle.
  • 1965 en football : x
  • 1966 en football : l’Angleterre remporte à domicile sa seule et unique Coupe du monde.
  • 1967 en football : x
  • 1968 en football : l’Italie remporte le 3e Euro chez elle.
  • 1969 en football : x

Années 1970

  • 1970 en football : le Brésil et Pelé remportent une 3e Coupe du monde au Mexique.
  • 1971 en football : x
  • 1972 en football : l’Allemagne (ex-RFA) remporte le Euro en Belgique face à l’URSS (3-0).
  • 1973 en football : x
  • 1974 en football : l’Allemagne enlève sa deuxième Coupe du monde à domicile face aux Pays-Bas.
  • 1975 en football : x
  • 1976 en football : l’épopée européenne stéphanoise s’arrête en finale face au Bayern Munich.
  • La Tchécoslovaquie remporte l’Euro en Yougoslavie.
  • 1977 en football : l’équipe de France de Michel Hidalgo se qualifie pour la Coupe du monde 1978.
  • 1978 en football : l’Argentine enlève sa première Coupe du monde à domicile face aux Pays-Bas.
  • 1979 en football : x

Années 1980

  • 1980 en football : l’Allemagne (ex-RFA) remporte l’Euro en Italie.
  • 1981 en football : l’AS Saint-Etienne est championne de France pour la 10eme fois.
  • 1982 en football : à la surprise générale, l’Italie remporte en Espagne sa troisième Coupe du monde. Battiston est grièvement blessé en demi-finale face à l’Allemagne.
  • 1983 en football : Michel Platini remporte le premier de ses trois Ballon d’or consécutifs.
  • 1984 en football : l’équipe de France championne d’Europe et championne olympique de football.
  • 1985 en football : drame du Heysel : « le football assassiné ».
  • 1986 en football : l’Argentine remporte au Mexique sa deuxième Coupe du monde.
  • 1987 en football : le Fc Porto remporte la Ligue des champions face au Bayern de Munich.
  • 1988 en football : les Pays-Bas remporte l’Euro en Allemagne.
  • 1989 en football : drame de Sheffield : 96 supporters de Liverpool FC meurent, pris au piège des grilles censées sécuriser les terrains…

Années 1990

  • 1990 en football : l’Allemagne remporte la Coupe du monde.
  • 1991 en football : Diego Maradona est déclaré positif à la cocaïne.
  • 1992 en football : Drame de Furiani : une tribune provisoire s’effondre à Bastia; bilan 18 morts et plus de 2 300 blessés.
  • 1993 en football : le 26 mai au stade olympique de Munich, l’OM devient la 1ère équipe française à remporter la Ligue des champions.
  • 1994 en football : l’équipe du Brésil remporte sa 4e Coupe du monde.
  • 1995 en football : Éric Cantona est suspendu pendant six mois.
  • 1996 en football : l’Allemagne remporte le Championnat d’Europe de football en Angleterre.
  • 1997 en football : l’AS Monaco est champion de France pour la 6e fois.
  • 1998 en football : l’équipe de France remporte la Coupe du monde.
  • 1999 en football : triplé historique de Manchester United qui enlève la Ligue des champions, le championnat et la Coupe d’Angleterre.

Années 2000

  • 2000 en football : l’équipe de France remporte l’Euro coorganisé en Belgique et aux Pays-Bas.
  • 2001 en football : la France s’impose en Coupe des Confédérations face au Japon, 1-0.
  • 2002 en football : le Brésil remporte son 5e titre de champion du monde en Corée du Sud et au Japon.
  • 2003 en football : l’Allemagne remporte la Coupe du monde de football féminin 2003 face à la Suède en finale, 2-1, après prolongations.
  • 2004 en football : à la surprise générale, la Grèce remporte l’Euro qui se déroule au Portugal.
  • 2005 en football : Liverpool FC remporte la Ligue des champions après avoir été mené 3-0 par le Milan AC.
  • 2006 en football : l’Italie remporte sa 4e coupe du monde de football face à la France. Le FC Barcelone remporte la Ligue des champions face à Arsenal.
  • 2007 en football : le Milan AC remporte la Ligue des champions face à l’équipe de Liverpool. C’est la septième Ligue des champions remportée par les Rossoneri.
  • 2008 en football : l’Espagne remporte le championnat d’Europe des nations. Manchester United remporte sa troisième Ligue des champions face à Chelsea.
  • 2009 en football : le FC Barcelone devient la seule équipe de l’histoire à avoir remporté toutes les compétitions dans lesquelles elle était engagée.

Années 2010

  • 2010 en football : l’Espagne remporte sa 1re coupe du monde face aux Pays-Bas 1-0 après prolongations.
  • 2011 en football : le Japon remporte la Coupe du monde de football féminin 2011 face aux États-Unis.
  • 2012 en football : l’Espagne gagne l’Euro 2012 et réalise un triplé historique Euro 2008 : Coupe du monde 2010 – Euro 2012.
  • 2013 en football : le Bayern Munich remporte cinq titres sur six possibles (Ligue des Champions, championnat, Coupe, Supercoupe d’Europe, Coupe du monde des clubs).
  • 2014 en football : l’Allemagne devient championne du monde.

1993-2016 joueur de champ & gardien

Liste des vainqueurs de l’Étoile d’or France Football

Winner_S_Podium_

1993-2016 : joueur de champ & gardien

Année LP trophyJoueur LC Club LP trophyJoueur LC Club
1992-1993 France Jean-Pierre Cyprien st-etienne-4 AS Saint-Etienne France Luc Borrelli toulon-2 Sporting Toulon-Var
1993-1994 France Franck Durix cannes-3 AS Cannes France Fabien Piveteau le-havre-3 Le Havre AC
1994-1995 France Jean-Guy Wallemme RC_Lens_(1994-1998) RC Lens France Christophe Revault le-havre-3 Le Havre AC
1995-1996 France Sonny Anderson monaco AS Monaco France Christophe Revault (2) le-havre-3 Le Havre AC
1996-1997 alg Ali Benarbia monaco AS Monaco France Christophe Revault (3) rennes-5 Le Havre AC
1997-1998 France Vikash Dhorasoo le-havre-3 Le Havre AC France Fabien Barthez monaco AS Monaco
1998-1999 arg Nestor Fabbri 178px-FC-Nantes@2.-old-logo FC Nantes TCH Alexander Vencel RCStrasbourg RC Strasbourg
1999-2000 arg Marcelo Gallardo monaco AS Monaco France Bernard Lama Logo_PSG_1996 Paris Saint-Germain
2000-2001 France Pascal Cygan lille-3 Lille OSC col- Faryd Mondragon metz-3 FC Metz
2001-2002 France Philippe Mexès lc-aja AJ Auxerre France Ulrich Ramé bordeaux-2 Girondins Bordeaux
2002-2003 France Ludovic Giuly monaco AS Monaco France Mickaël Landreau 178px-FC-Nantes@2.-old-logo FC Nantes
2003-2004 France Vikash Dhorasoo (2) 160px-Olympique_lyonnais_(logo_1996) Olympique lyonnais TCH Petr Čech Logo_Stade_Rennais_FC.svg Stade Rennais
2004-2005 bra Cris 160px-Olympique_lyonnais_(logo_1996) Olympique lyonnais France Stéphane Cassard RCStrasbourg RC Strasbourg
2005-2006 France Franck Ribéry lc-om Olympique Marseille France Yohann Pelé LeMansUClogo Le Mans UC 72
2006-2007 bra Cris (2) 160px-Olympique_lyonnais_(logo_1996) Olympique lyonnais France Jérémie Janot lc-as-st-etienne AS Saint-étienne
2007-2008 France Karim Benzema lc-ol- Olympique lyonnais France Hugo Lloris lc-ol- Olympique lyonnais
2008-2009 France André-Pierre Gignac Logo_Toulouse_FC_(2001-2010).svg Toulouse FC France Cédric Carrasso Logo_Toulouse_FC_(2001-2010).svg Toulouse FC
2009-2010 civ- Gervinho 200px-LOSC_Lille_Métropole_LOGO.svg Lille OSC France Hugo Lloris (2) lc-ol- Olympique lyonnais
2010-2011 France Eden Hazard 200px-LOSC_Lille_Métropole_LOGO.svg Lille OSC France Hugo Lloris (3) lc-ol- Olympique lyonnais
2011-2012 France Eden Hazard (2) 200px-LOSC_Lille_Métropole_LOGO.svg Lille OSC France Steeve Elana Logo_Stade_Brestois.svg Stade Brestois
2012-2013 France Clément Grenier lc-ol- Olympique lyonnais France Mickaël Landreau (2) SC-Bastia-Logotype-Etoilevega SC Bastia
2013-2014 France Zlatan Ibrahimović lc-PSG Paris Saint-Germain France Benoît Costil Logo_Stade_Rennais_FC.svg Stade Rennais
2014-2015 France Javier Pastore lc-PSG Paris Saint-Germain France Anthony Lopes lc-ol- Olympique lyonnais
2015-2016 France France
2016-2017 France France

 

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Des origines aux années 1960

Des origines aux années 1960

Les femmes jouent au football depuis la fin du XIXe siècle en Angleterre et en Écosse.

Le 7 mai 1881, une rencontre qualifiée d’« internationale » par la presse oppose l’Angleterre à l’Écosse à Édimbourg, et de nombreux matches dont certains attirent de 4 000 à 5 000 spectateurs sont recensés la même année. Lors de deux d’entre eux, le terrain est envahi après 1 heure de jeu pour des raisons inconnues, ce qui oblige les joueuses à cesser le match. La presse rend compte de ces rencontres sur un ton très négatif, en focalisant ses commentaires sur l’apparence des footballeuses ou en critiquant leurs techniques de jeu, différentes de celles des hommes.

En 1884, un match féminin a lieu à Wimbledon. Le 23 mars 1895, sous la houlette de « Nettie Honeyball », qui a formé l’équipe des British Ladies footall team le 1er janvier, un match de prestige opposant Londres du Nord et Londres de Sud est organisé à Crouch End, Londres. Les Nordistes s’imposent 7-0 (ou 7-1 selon les sources).

Le 30 septembre 1917, se tient le premier match de football féminin disputé en France. Ce match met aux prises deux équipes du Fémina Sport (club omnisports féminin fondé à Paris en 1912). Les clubs parisiens mettent en place le premier championnat juste après la Première Guerre mondiale3. Cette compétition s’ouvre aux clubs de province à partir de la saison 1920-1921. Les recettes sont telles, que les joueuses sont rémunérées via la pratique de l’amateurisme marron.

Le premier match international entre une formation anglaise de Preston, les Dick-Kerr’s Ladies, et une sélection des meilleures joueuses françaises a lieu le 29 avril 1920. Ce match déplace plus de 25 000 spectateurs à Deepdale. L’Angleterre gagne 2-05. Les Anglaises se déplacent en France en octobre 1920 avant de jouer un match devant 53 000 spectateurs à Goodison Park, le 26 décembre 1920.

Le 5 décembre 1921, la Football Association interdit à ses membres d’accueillir des femmes sur leur terrain. Cela entraîne la fondation d’une ligue féminine cinq jours plus tard. La situation est comparable en France avec la Fédération des sociétés féminines sportives de France (FSFSF) qui gère le football féminin en dehors du cadre de la FFFA.

Le décès d’une joueuse, Miss C.V. Richards, en plein match en 1926 renforce les tenants de l’interdiction. Henri Desgrange de (L’Auto) est plus radical encore dès 1925 : « Que les jeunes filles fassent du sport entre elles, dans un terrain rigoureusement clos, inaccessible au public : oui d’accord. Mais qu’elles se donnent en spectacle, à certains jours de fêtes, où sera convié le public, qu’elles osent même courir après un ballon dans une prairie qui n’est pas entourée de murs épais, voilà qui est intolérable! ».

Le championnat de France de football féminin où brilla notamment le Fémina Sport, s’arrête en 1933. Pourtant favorable au sport féminin, le Régime de Vichy « interdit rigoureusement » la pratique en 1941. Le football est jugé « nocif pour les femmes ». Les références au discours médical pour justifier l’inadaptation des femmes à la pratique, ou tout du moins les spécificités de leur jeu, sont fréquentes . Devenue presque anecdotique, la pratique du football par des femmes perdure après la Seconde Guerre mondiale mais il faut attendre la seconde moitié des années 1960 pour assister au renouveau du football féminin : en 1969-1970, les fédérations anglaise, française et allemande reconnaissent le football féminin. On recense 2170 licenciées à la FFF pour la saison 1970-71, puis 4900 la saison suivante.

Au niveau international, une première Coupe d’Europe est organisée en 1969. Cette Coupe met aux prises l’Angleterre, le Danemark, la France et l’Italie. Le football féminin n’étant pas reconnu officiellement par la FIFA et l’UEFA, cette compétition est « non officielle ».

Au niveau mondial, la première Coupe du monde est jouée dès juillet 1970. C’est encore une compétition « non officielle ». Après de multiples organisations de ce type, l’UEFA (1984)15 et la FIFA conviennent en (1991) qu’il faut mettre en place des compétitions plus « officielles » comme une Coupe du monde de football féminin et un Championnat d’Europe de football féminin.

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