Clubs

2 Palmarès et statistiques

2 Palmarès et Statistiques

2.1 Palmarès

Article détaillé: Palmarès du championnat de France de football

 Palmarès des clubs champions de France

Depuis le premier championnat de France professionnel en 1932-1933 jusqu’à la saison 2015-2016, 78 titres ont été mis en jeu. Sur les 19 clubs qui sont parvenus à remporter le championnat, les plus titrés sont l’AS Saint-Étienne, l’Olympique de Marseille et le FC Nantes avec respectivement dix, neuf et huit titres. Le tableau suivant liste les clubs vainqueurs du championnat de France et, pour chaque club, la division dans laquelle ils évoluent lors de la saison 2015-2016, le nombre de titre(s) remporté(s) et les années correspondantes par ordre chronologique.

 Palmarès des clubs champions de France

R LC Club Vainqueur Titres Années
1 lc-as-st-etienne AS Saint-Étienne 10 Titres 1957, 1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976, 1981
2 lc-om Olympique de Marseille 9 Titres 1937, 1948, 1971, 1972, 1989, 1990, 1991, 1992, 2010
3 lc-fc-nantes FC Nantes 8 Titres 1965, 1966, 1973, 1977, 1980, 1983, 1995, 2001
4 lc-Monaco_AS   AS Monaco 7 Titres 1961, 1963, 1978, 1982, 1988, 1997, 2000
lc-ol-    Olympique Lyonnais 7 Titres 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008
6 lc-stade-de-reims Stade de Reims 6 Titres 1949, 1953, 1955, 1958, 1960, 1962
lc-girondins-bordeaux Girondins de Bordeaux 6 Titres 1950, 1984, 1985, 1987, 1999, 2009
8 lc-PSG Paris Saint-Germain 5 Titres 1986, 1994, 2013, 2014, 2015, 2016
9 lc-ogc-nice OGC Nice 4 Titres 1951, 1952, 1956, 1959
10 lc-losc Lille OSC 3 Titres 1946, 1954, 2011
11 lc-sochaux-montbeliard FC Sochaux-Montbéliard 2 Titres 1935, 1938
Fc_sète FC Sète 2 Titres 1934, 1939
13 lc-olympique-lillois Olympique Lillois 1 Titre 1933
Racing_Paris_(1932-1966).svg RC Paris 1 Titre 1936
CO_Roubaix_Tourcoing.svg CO Roubaix-Tourcoing 1 Titre 1947
lc-rc-strasbourg RC Strasbourg 1 Titre 1979
lc-aja AJ Auxerre 1 Titre 1996
lc-rc-lens RC Lens 1 Titre 1998
lc-montpelier-hsc Montpellier HSC 1 Titre 2012

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Rivalités dans le football

Rivalités dans le football

Les rivalités dans le football désignent les antagonismes liés aux confrontations opposant certaines équipes de football concurrentes à travers le monde. Le football est un sport né en Angleterre au XIXe siècle. Ce sport d’équipe voit s’affronter souvent deux villes d’une même région, deux catégories sociales distinctes d’une même ville, ou deux métropoles concurrentes. Cette vision des équipes comme étant des étendards d’une ville ou d’un milieu social a créé de nombreuses rivalités, dans de très nombreux pays où le football est implanté, et parfois entre les nations.

Définitions

Derbys entre clubs

Rivalités entre clubs d’une même ville

Par définition stricto sensu, un derby est une confrontation entre « deux équipes voisines ».

Dans certains pays, dont la France, les derbies entre deux clubs d’une même ville sont rares de nos jours en raison de la règle « une ville, un club ». Cependant, ceux-ci ont existé, en particulier à l’époque des ligues régionales, comme à Strasbourg où le Racing Club de Strasbourg et l’AS Strasbourg ont coexisté en DH Alsace, ou à Marseille où l’Olympique de Marseille et le Stade helvétique de Marseille. Il y avait également de nombreux clubs parisiens ensemble en championnat, et ceci également après la création du championnat professionnel, en 1932. De nos jours, les derbies entre clubs d’une même ville sont relativement rares, que ce soit en D1, D2, ou D3.

Dans les autres pays, la situation est différente. Par exemple, le Championnat d’Argentine de football est quant à lui particulier au niveau des derbies, car treize des vingts participants de la saison 2010-2011 sont basés à Buenos Aires. Les derby sont aussi la manière que le club veut imposer ses idées politiques tels que dans le championnat allemand où les face à face entre le FC Sankt Pauli et l’Hambourg SV, rencontres dénommées HamburgerDerby, sont très tendus puisque tous deux ont des valeurs différentes, de gauche et de droite.

Mais, les derby sont plus nombreux en Grande-Bretagne et en Irlande. Où l’on retrouve d’importants derby considérés tels qu’un derby écossais célèbre est le Old Firm, match opposant le Celtic Glasgow et les Rangers. Ces confrontations peuvent opposer deux communautés : dans le cas du Old Firm, ce sont les Protestants et les Catholiques, des derbys peuvent avoir ainsi des connotations religieuses. A Londres, on trouve treize clubs professionnels répartis en Premier League ainsi qu’en Championship dont beaucoup ont vécu leur petite ou leur grande épopée et donc ont été au-dessus des autres équipes, parmi les différentes confrontations possibles entre ces clubs, certaines sont considérées comme mythiques et sont ainsi très médiatisées.

Comme le East London derby entre Milwall FC et West Ham United, le North London derby, entre Arsenal FC et Tottenham Hotspur FC, le Hammersmith et Fulham entre Fulham FC et le Queens Park Rangers FC et le West London derby entre Chelsea FC et Fulham FC. Sur l’île, on trouve encore d’autre derby médiatisé comme le Manchester derby entre le Manchester United FC et le Manchester City FC, le Derby du Merseyside entre le Liverpool FC et Everton FC ou encore le derby de Birmingham entre Aston Villa FC et Birmingham City FC.

Les derby sont également présents dans des pays où le football est d’implantation récente ou dans des pays où il est moins populaire qu’en Europe ou en Amérique du Sud. Par exemple, au Japon, où la première édition du Championnat du Japon de football s’est tenue en 1993, il existe un derby de Tokyo, entre FC Tokyo et Tokyo Verdy 1969.

Rivalités entre clubs issus de villes différentes

Par extension, on parle de derby entre deux villes issues de deux régions voisines, voire de deux pays voisins. Les rivalités ainsi créées portent souvent le nom de points cardinaux, comme le Derby du Nord, le Derby du Sud, le Derby de l’Est, etc. Un derby peut aussi se faire entre deux métropoles issues d’une même région, le derby porte alors le nom de la région : derby d’Alsace, derby de la Ruhr, derby de la Normandie…

Il est aussi possible qu’un derby porte le nom d’un pays pour des raisons variées, ainsi la rencontre entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille est parfois surnommée Derby de France. L’opposition entre la Juventus et l’Inter de Milan porte quant à elle le nom de Derby d’Italie. On parle également de Derby of England concernant la rencontre entre Liverpool et Manchester United.

Rivalités entre sélections

Explication des rivalités

Rivalités géographiques

Rivalités régionales éphémères

Lorsque deux clubs issus d’une même région évoluent ensemble en championnat, les rencontres peuvent être assimilées à des fêtes régionales, comme en Alsace en 2010-2011 où SR Colmar et RC Strasbourg étaient ensemble en National. Même le président Jafar Hilali parlait d’« un match sympa »

La suprématie régionale

D’autres rivalités régionales se font vraiment dans le but de remporter la suprématie régionale.

Rivalités sportives

Certaines rivalités se créent parce que les deux clubs concernés sont souvent ensemble sur le podium d’un championnat. Il peut s’agir par exemple de la rivalité existante dans les années 1960-1970 entre l’AS Saint-Etienne et le FC Nantes. Le FC Nantes, qui a remporté six titres et cinq vice-titres entre 1963 et 1983, avait pour objectif affiché de « dépasser l’ASSE ». On peut aussi citer la rivalité Bruges-Anderlecht en Belgique, entre les deux clubs les plus titrés du pays. Ces rivalités sont souvent exacerbées par les médias dans le but de faire vendre, c’est le cas par exemple de la rivalité entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint Germain, où Canal+ a créé le différend de toutes pièces dans le but de faire de l’audience.

Rivalité sociale

Les rivalités sociales sont souvent le fruit d’un raisonnement manichéen opposant une couche de la société à une autre. La rivalité sociale la plus représentée est celle qui oppose le pauvre contre le riche. C’est le cas par exemple dans le derby stambouliote opposant Fenerbahçe et Galatasaray, le premier club étant plutôt populaire, et le second plutôt réservé à la bourgeoisie, dans la mesure où il a été fondé par l’élite du lycée français de la ville. D’autres derbies ont un public plus ciblé, c’est le cas par exemple du derby de Strasbourg opposant l’AS Strasbourg et le Racing, le premier étant un club bourgeois du centre-ville, et le second un club ouvrier.

À l’échelle d’une région, une rivalité sociale peut aussi se créer entre la métropole principale et une métropole secondaire, c’est-à-dire entre les « citadins » et les « paysans ». C’est le cas par exemple en Bretagne de la rivalité entre EA Guingamp et Stade rennais. La différence se fait déjà par la taille de la ville du club, dans le cas cité ici, l’antagonisme est flagrant, Guingamp étant un bourg d’aproximativement 8000 habitants, et Rennes étant le chef-lieu de la région, avec une aire urbaine de 580 000 habitants.

Ces rivalités peuvent se décliner à l’infini, comme celle qui lie le FC Metz et l’AS Nancy-Lorraine étant une opposition entre nancéiens cultivés et fins, et messins de tradition militaire. À l’échelle d’un pays, un derby peut opposer deux mentalités différentes, comme le derby OM-PSG entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain qui correspond à une confrontation entre la capitale et la deuxième plus grande commune de France, et ainsi à un match entre Province et Capitale, entre « Marseille la populaire contre Paris la hautaine ».

Rivalités historiques

En continuité avec l’histoire de deux cités

Il est possible que deux villes aient été rivales dans un passé plus ou moins récent, et que cette rivalité se retrouve dans les confrontations footballistiques. On peut sur ce point citer les matches FC Metz – AS Nancy-Lorraine, opposant les deux métropoles de Lorraine. La rivalité entre les deux villes est bien antérieure à l’ère du football et remonterait au XIe siècle où se décide le destin des deux villes, Metz se tournant vers le militaire, et Nancy vers l’urbanisme, l’artistique et le culturel. C’est également le cas de Rennes et de Nantes, toutes deux rivales autrefois pour le rôle de capitale de la Bretagne historique. La même problématique existe pour Rouen et Le Havre. On peut enfin citer le célèbre Derby opposant Lyon à Saint-Étienne.

Cette rivalité rejoint parfois la rivalité politique.

En continuité avec l’histoire de deux pays

Sans qu’il n’y ait forcément des aspects politiques dans les rencontres opposant deux nations, les animosités historiques qui les ont opposées durant de nombreuses années peuvent se ressentir dans les matchs de football. Un exemple frappant est celui de la confrontation footballistique entre la Nationalmannschaft allemande et l’Équipe de Pologne de football. Il n’est évidemment pas nécessaire de rappeler les différentes guerres qui ont opposé ces deux nations pour comprendre que la rencontre entre les deux pays est une source de tensions.

En réaction à un événement

Une rivalité peut aussi se créer en réaction à un événement, comme celle existante entre Guingamp et Brest. La rivalité date de 1991, lorsque Brest est mis en liquidation judiciaire. Les supporters brestois pensent alors que Noël Le Graët, alors président de la Ligue nationale de football, a abusé de son pouvoir pour réduire à néant la concurrence bretonne opposée à l’En Avant de Guingamp, club qu’il présidait depuis vingt ans. En Belgique, la rivalité Bruges-Anderlecht peut être datée précisément au 12 mars 1972.

Rivalité politique

Certains clubs se réclament explicitement ou implicitement d’un bord politique. C’est le cas entre le CSKA Sofia et le Levski Sofia, le premier se réclamant des militaires et des anciens communistes, le second étant connoté plus libéral. La politique est aussi source de rivalité entre les équipes nationales, comme le match Serbie – Croatie qui est sujet à de nombreux affrontements entre supporters.

Rivalité médiatique

C’est le cas lorsque le derby est créé par les acteurs du mass media dans le but d’augmenter leur audience. L’exemple typique est le match OM-PSG en France.

2.5.4 Le budget des clubs

2.5.4 Le budget des clubs

Les clubs ayant le plus de revenus (2006-2007) sont le Real Madrid (Espagne) avec 351 millions d’euros, Manchester United (Angleterre) 315, FC Barcelone (Espagne) 290, Chelsea FC (Angleterre) 283 et Arsenal FC (Angleterre) 263.

Les montants financiers sont importants et les déficits de certains clubs peuvent également atteindre des montants records. La santé financière des clubs constitue un double enjeu : assurer leur pérennité et éviter le dopage financier, c’est-à-dire acheter une équipe à crédit. La France a mis en place au milieu des années 1990 la DNCG qui a pour mission de contrôler les comptes financiers des clubs professionnels avec le pouvoir de les reléguer, d’interdire un club de promotion ou de limiter leur masse salariale.

Longtemps en déficit chronique, les clubs de Ligue 1 présentent des comptes bénéficiaires depuis 2006 : plus de 42 millions d’euros de bénéfice net en 2006-2007 sur les 20 clubs de L1. Souvent évoquée, une DNCG européenne reste à créer afin d’éviter certaines dérives. L’introduction des clubs en bourse est une évolution récente ne touchant que quelques rares clubs. À la fin de la saison 2006-2007, 11 clubs anglais, 5 Danois, 4 Turcs, 4 Italiens, 3 Portugais, 2 Français, 1 Écossais, 1 Néerlandais, 1 Suédois et 1 Allemand étaient cotés en bourse.

Les clubs ou collectivités propriétaires des stades ne pouvant pas faire face à certains travaux louent le nom du stade à un sponsor. Cette forme de publicité existe déjà en France avant la Première Guerre mondiale avec le Stade du Matin, futur stade olympique de Colombes, qui porte le nom du journal quotidien parisien Le Matin de 1907 à 1919.

En 1996, cette pratique est réintroduite par les Américains, et elle touche l’Europe à partir de 1997 avec le nouveau stade des Bolton Wanderers baptisé Reebok Stadium. La FIFA admet mal cette innovation, et à l’occasion de la Coupe du monde 2006 en Allemagne, les noms des stades ne comprenaient officiellement aucun nom de sponsor alors que leur construction fut en partie financée par cette voie. En France, le premier contrat de naming est signé en 2008 au Mans pour son stade, nommé MMArena, qui a été inauguré le samedi 29 janvier 2010 par une victoire 3-0 du Mans face à l’AC Ajaccio.

L’organisation de rencontres entraîne également toutes sortes de retombées économiques ne concernant pas directement le club ni même le monde du football. Auxerre, petite ville moyenne française, doit en grande partie sa notoriété, en France comme à l’étranger, à son équipe de football. L’AJ Auxerre est un véritable ambassadeur de la ville, qui profite de plus de retombées directes en matière d’hôtellerie et d’activités accrues pour les cafés-restaurants. De même, l’organisation d’une Coupe du monde ou d’un Euro, permet à une nation (ou un binôme comme c’est le cas en Suisse-Autriche pour l’Euro 2008) de procéder à une efficace campagne de promotion et de s’équiper en stades mais aussi en moyens de transports ou en hôtels. Les conséquences sur la hausse du PNB restent discutées, mais l’Organisation mondiale du tourisme met en avant la Coupe du monde pour expliquer la hausse importante du tourisme international en Allemagne en 2006 (+9,6 %).

1 Économie des clubs

1 Économie des clubs

1.1 Recettes

L’économie du football représenterait 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France et 400 milliards dans le monde.

1.1.1 Recettes aux guichets

Le football se transforme en business dès le milieu des années 1880 au Royaume-Uni. Les solides recettes enregistrées aux guichets permettent de financer l’adoption du professionnalisme et la construction de stades. Au niveau des affluences, la première saison du championnat d’Angleterre (1888-1889) affiche 4639 spectateurs de moyenne par match. La marque de 10 000 spectateurs de moyenne est franchie avant la fin du XIXe siècle, celle des 20 000 avant la Première Guerre mondiale. Les recettes guichets restent l’élément essentiel du budget des clubs jusqu’aux années 1990. Elles sont progressivement supplantées par les droits de retransmission télévisuelle. Cela dit, pour certains clubs proposant des services annexes (bar, restaurant, voiturier, etc.), les recettes de billetterie sont très importantes (ex: Arsenal).

2.3 Fondation de la Fédération anglaise de football

2.3 Fondation de la Fédération anglaise de football

La Fédération anglaise de football (The Football Association) est créée le 26 octobre 1863. Son premier objectif est d’unifier le règlement. Ses règles interdisent notamment de donner des coups de pied aux joueurs et de porter le ballon avec les mains. Le match opposant Londres à Sheffield en 1866 marque un tournant, c’est la première où la durée est fixée préalablement à 90 minutes.

La Youdan Cup est la première compétition. Elle se tient en 1867 à Sheffield et Hallam FC remporte le trophée le 5 mars. La première épreuve à caractère national est la FA Challenge Cup 1872. Neuf ans après la mis en place de règles officielles, en 1863, la taille et le poids du ballon sont normalisés. Jusqu’alors, ces détails faisaient l’objet d’un accord entre les parties concernées lors de la préparation de la rencontre.

Concernant le jeu, le passage du dribbling game au passing game est une évolution importante. À l’origine, le football est très individualiste : les joueurs, tous attaquants, se ruent vers le but balle au pied, c’est-à-dire en enchaînant les dribbles. C’est le dribbling. Comme Michel Platini aime à le rappeler, « le ballon ira toujours plus vite que le joueur ». C’est sur ce principe simple qu’est construit le passing game. Cette innovation apparaît à la fin des années 1860 et s’impose dans les années 1880. Dès la fin des années 1860, des matches entre Londres et Sheffield auraient introduit le passing au Nord19. C’est la version de Charles Alcock, qui situe en 1883 la première vraie démonstration de passing à Londres par le Blackburn Olympic. Entre ces deux dates, la nouvelle façon de jouer trouve refuge en Écosse.

La Fédération anglaise de football

The Football Association (FA) est une association regroupant les clubs de football d’Angleterre et organisant les compétitions nationales (championnat amateurs, professionnels et Coupe d’Angleterre) et les matchs internationaux de la sélection d’Angleterre.

Elle organise également les compétitions des dépendances de la Couronne d’Angleterre, sur l’Île de Man, à Guernesey et à Jersey. Formée en 1863, elle est la plus ancienne association nationale de football au Monde et joua un rôle important dans la mise en place des règles de son sport. Son siège est situé à Wembley après avoir été à Soho Square avant 2009.

Bien que la plus haute division du football professionnel (la Premier League) soit autonome, la Fédération anglaise a son mot à dire sur la nomination des responsables de cette ligue et ses règles. En cas de problèmes financiers, la fédération a le droit de retirer des points et de restreindre le nombre de transferts aux équipes fautives. Au niveau local, 43 « districts » (appelés County Football Association (en)) chapeautés par la fédération sont chargés de l’organisation des compétitions.

La FA finance actuellement la construction d’un Centre national du football, le St George’s Park National Football Centre (en), qui reprend le modèle du Centre technique national Fernand-Sastre en France.

Histoire

1864 : création de la Fédération anglaise

freemasonsLe pub Freemasons’ Tavern, lieu de fondation de la F.A. en 1863. La Fédération d’Angleterre de football (F.A.) est créée le 26 octobre 1863 à Londres au cours d’une réunion à la Freemasons’ Tavern (pub en plein cœur de la capitale anglaise) dans le but de préciser les règles de football, afin qu’il se différencie du rugby.

En effet, à cette époque, les règles du football diffèrent d’un établissement scolaire ou d’une association sportive à l’autre : le règlement conçu par le Sheffield FC (connu comme les règles de Sheffield) est par exemple privilégié dans le nord de l’Angleterre. Les lois du jeu adoptées par l’université de Cambridge ont également leurs partisans dans le Royaume (les Cambridge rules).

L’uniformisation de ces règlements devient donc urgente pour ce sport qui ne ressemble alors en rien au football actuel. Plusieurs associations sportives se mettent donc d’accord en cette fin d’année 1863 pour clarifier les choses et adopter des lois du jeu communes. La lutte est âpre pour imposer ses idées et certains clubs (dont le Blackheath RC) quittent même la table des négociations en décembre : les partisans de la tenue du ballon à la main font alors officiellement scission et se posent ainsi comme les futurs fondateurs de la Rugby Football Union (RFU), créée en 1871.

Finalement, sous la houlette de Ebenezer Cobb Morley (en), quatorze lois du jeu sont édictées et adoptées par les onze membres fondateurs. Arthur Pember est désigné premier président de cette association qui peut à présent se tourner vers l’organisation de compétitions et la promotion de son sport.

Les onze clubs « fondateurs » de la F.A. en octobre 1863 sont les suivants :

  • Barnes
  • Blackheath
  • Blackheath Proprietary School
  • Civil Service Football Club
  • Crusaders
  • Crystal Palace (à ne pas confondre avec Crystal Palace Football Club fondé en 1905)
  • Kensington School
  • Forest Football Club (à Leytonstone) (qui deviendra plus tard le Wanderers Football Club)
  • No Names Club (ou N.N. Kilburn)
  • Percival House (Blackhealth)
  • Surbiton

La Charterhouse School n’a pas de membre actif au cours de ces réunions mais elle envoie un observateur.

Les premières années (1863-1946)

Sept ans après sa création, la fédération anglaise, par l’intermédiaire de Charles Alcock, organise une série de matches « internationaux » entre son équipe nationale et une sélection écossaisea 1. Les Écossais présents sur la pelouse du Kennington Oval entre 1870 et 1872 étant une sélection de joueurs évoluant exclusivement à Londres.

Il faut attendre le 30 novembre 1872 pour voir le premier match international officiel de l’Histoire, qui oppose de nouveau ces deux sélections britanniques au stade Hamilton Crescent de Glasgow devant 4 000 personnes et s’achève sur un score nul et viergea 2.

Organisation des compétitions domestiques

FA_CupLa Coupe d’Angleterre
En 1871, la Fédération anglaise regroupe déjà une cinquantaine de clubs et quinze d’entre eux s’affrontent lors de la première édition de la Coupe d’Angleterre de football. Le Wanderers Football Club remporte le premier trophée en battant Royal Engineers AFC (1-0) en finale, le 16 mars 1872 au stade The Oval, situé dans le quartier de Kennington à Londres.

En 1881, la fédération anglaise de football comptabilise 128 clubs affiliés et voit l’émergence d’autres associations nationales sur le territoire britannique : la Fédération d’Écosse de football en 1873, la fédération galloise en 1876, la fédération nord-irlandaise en 1880. Les équipes de ces nations s’affrontent par défaut entre elles et il faut attendre le début du siècle et une tournée en Europe centrale en 1908 pour voir l’équipe d’Angleterre jouer contre une équipe du Continent.

Dans ses premières années, la F.A. souhaite que les clubs soient sous son aile et les joueurs qui les composent demeurent totalement amateurs. Elle décide finalement de légaliser le professionnalisme en 1885. C’est donc logiquement qu’en 1888 a lieu sous l’égide de la F.A. le premier championnat de l’Histoire du football sur le sol anglais. Douze clubs y participent et Preston North End en est le vainqueur. L’année 1892 voit l’apparition d’une seconde division professionnelle, la Division Two, et l’élargissement de la première division à 16 clubs.

Au cours de la saison 1919-1920, les deux premières divisions professionnelles sont composées de 22 équipes. Les dirigeants de la F.A. décident alors de créer une troisième division, la Division Three, divisée à partir de 1924 en deux groupes (Nord et Sud) comptant vingt équipes chacune. Il faut attendre trente ans pour que lors de la saison 1958-59 les deux groupes de troisième division soient fusionnés au sein d’une poule unique et qu’une quatrième division, la Division Four, soit créée.

En 1921, la Fédération interdit à ses membres d’accepter les équipes féminines sur leurs terrains, provoquant le déclin du football féminin. Il existe alors 150 équipes féminines, qui attirent de nombreux spectateurs lors de matchs dont les recettes sont destinées à des œuvres de charité. Les motifs invoqués sont des rumeurs de détournement des recettes, dont une partie serait utilisée pour payer les joueuses, et le caractère inapproprié du football pour les femmes1. L’interdiction ne sera levée qu’en 19712.

Participation au football international

Bien qu’initialement défavorable à la fondation d’une fédération internationale, la fédération anglaise rejoint finalement la Fédération internationale de football association (FIFA) en 1905, un an après sa création. En 1906, Daniel Burley Woolfall, ancien membre du conseil d’administration de la FA, devient le premier Anglais à devenir président la FIFA, succédant au Français Robert Guérin.

Après la Première Guerre mondiale et à la suite du maintien au sein de la FIFA des fédérations autrichienne et allemande, la fédération anglaise décide de quitter l’institution en 1920. Elle revient en 1924 avant de la quitter de nouveau en 1928 à la suite d’une brouille concernant le statut de l’amateurisme dans le football.

Du fait de ces dissensions elle n’envoie pas de sélection aux premières éditions de la Coupe du monde de football, en 1930 en Uruguay, en 1934 en Italie et en 1938 en France. La fédération anglaise ne retrouve finalement son siège qu’en 1946.

La F.A. depuis 1946

Football_Angleterre_federationL’équipe d’Angleterre dispute finalement sa première Coupe du monde lors de l’édition de 1950 au Brésil. L’équipe aux quatre dragons est piteusement éliminée après deux défaites dont un étonnant revers face aux faibles Américains (0-1).

Après trois participations infructueuses (premier tour en 1958, quart de finale en 1954 et en 1962), l’Angleterre et sa fédération s’apprêtent à accueillir en 1966 la huitième Coupe du monde de l’Histoire. Il est facile de penser que la F.A. a bénéficié de l’appui du Président de la FIFA, l’Anglais Stanley Rous et ancien Président de la fédération nationale (de 1934 à 1962) pour obtenir cette organisation[réf. souhaitée]. Pour cette compétition, l’État anglais entreprend un véritable effort pour moderniser les stades.

La compétition débute le 11 juillet 1966 par un décevant match nul entre le pays organisateur et l’équipe d’Uruguay (0-0). Les Anglais, dirigés par Alf Ramsey, rétablissent vite la barre en gagnant les cinq matches suivants et en décrochant le premier titre de champion du Monde de leur histoire face à la RFA (2-1 après prolongation).

Les exploits de l’équipe nationale se font nettement plus rares depuis 1966, puisqu’elle n’a remporté aucun nouveau titre (ni participé à aucune finale de compétition majeure) depuis cette victoire. Elle atteint néanmoins les demi-finales de l’Euro 1968 et de l’Euro 1996, disputé à domicile, ainsi que les demi-finales de la Coupe du monde 1990 en Italie.

Les clubs anglais brillent par contre régulièrement sur la scène européenne et mondiale : Liverpool, Manchester United, Notthingham Forest, Aston Villa, Tottenham Hotspur, Ipswich, Chelsea, Everton, Arsenal, Manchester City et West Ham décrochent ainsi 25 titres dans les trois compétitions européennes (Ligue des champions de l’UEFA, Coupe des Coupes, Coupe de l’UEFA) entre 1955 et 2010. Représentants européens en Coupe intercontinentale à six reprises, les clubs anglais ne l’ont remporté qu’une fois (Manchester United en 1999).

L’année 1992 est marquée par la création de la Premier League et la fin des quatre divisions professionnelles traditionnelles. Pour des raisons financières, la Fédération d’Angleterre de football ne gère plus directement cette division. La deuxième division devient le Championship, la troisième division la League One alors que la quatrième division devient League Two. En 1995, la Premier League est réduit à vingt clubs. Il devient progressivement le championnat le plus suivi au monde[???].

En 1996, les Anglais sont les hôtes du dixième Championnat d’Europe d’où sort vainqueur l’Allemagne, vainqueur 2-1 (après prolongation) de la République tchèque en finale. En février 2008, après une semaine de célébrations de la vie de Lily Parr, l’Association britannique du football présente ses excuses pour avoir banni les femmes du football de 1921 à 19712. En août 2009, le siège de la Fédération déménage, quittant ses bureaux de Soho Square pour le stade de Wembley, reconstruit six ans plus tôt.

La Fédération anglaise est candidate pour l’organisation de la 21e Coupe du monde en 2018 mais est éliminé au premier tour de scrutin le 2 décembre 2010 lors de la désignation du pays organisateur de cette compétition le 2 décembre 2010. À la suite de ce camouflet, le Président de la fédération anglaise, Roger Burden annonce sa démission le 4 décembre 2010.

palmares

Palmarès de la fédération

Équipe nationale

  • logo-englandVainqueur de la Coupe du monde de football de 1966
  • Vainqueur du Championnat d’Europe de football espoirs (Moins de 21 ans) en 1982 et 1984
  • Vainqueur du Championnat d’Europe de football des moins de 19 ans en 1993
  • Vainqueur du Championnat d’Europe de football des moins de 17 ans 2010
  • Vainqueur du Championnat d’Europe féminin de football des moins de 19 ans 2009

competitions

1955-199212 Coupes d’Europe des clubs champions (ou Ligue des Champions) :

  • Liverpool (1977, 1978, 1981, 1984, 2005)
  • Manchester United (1968, 1999, 2008)
  • Notthingham Forest (1979, 1980)
  • Aston Villa (1982), Chelsea (2012)

 

1971-20097 Coupes de l’UEFA :

  • Liverpool (1973,1976, 2001)
  • Tottenham (1972, 1984)
  • Ipswich (1981), Chelsea (2013)

 

c-d-c-uefa8 Coupes des Coupes :

  • Chelsea (1971, 1998)
  • Arsenal (1994),Everton (1985)
  • Manchester City (1970), Tottenham (1963), West Ham (1965).
  • Manchester United (1991)

 

sc47 Supercoupes de l’UEFA :

  • Liverpool (1977, 2001, 2005)
  • Manchester United (1991)
  • Aston Villa (1983), Chelsea (1998)
  • Notthingham Forest (1980).

 

intertotocup4 Coupes Intertoto :

  • Aston Villa (2001)
  • West Ham (1999)
  • Fulham (2002)
  • Newcastle (2006).

 

cpe-intercontinantale1 Coupe intercontinentale :

  • Manchester United (1999)

1 Ligue des champions féminine de l’UEFA :

  • Arsenal Ladies Football Club (2007)

Compétitions organisées par la Fédération

  • La FA est chargée de l’organisation de :
  • La Coupe d’Angleterre de football ou FA Cup
  • La Trophée FA (FA Trophy)
  • La FA Vase
  • La Coupe d’Angleterre de football féminin ou FA Women’s Cup
  • La Coupe d’Angleterre des Jeunes (Moins de 18 ans) ou FA Youth Cup
  • La FA Sunday Cup
  • La FA County Youth Cup
  • Le Community Shield
  • La FA National League System Cup
  • La FA Futsal League (Championnat de futsal)

Dirigeants

Depuis 1939, la fédération anglaise a un Président honorifique issu de la Famille royale britannique. Elle possède en parallèle un Président qui gère les affaires courantes de la Fédération et la politique globale de celle-ci. Traditionnellement, cette personne a gravi les échelons de la structure de la FA (par exemple en assumant la présidence d’un des county de la fédération).

Categories
  • 1914
  • Armand Thibaudeau
  • cdl le trophée du désamour
  • Paul Michaux
  • Statistiques et records du championnat
  • Trophée france football