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4.1 Football féminin moderne

4 Expansion et diversification du football

Article détaillé : Football féminin

4.1 Football féminin moderne
À la suite du renouveau du football féminin qui débute à la fin des années 1960, cette discipline peut organiser des compétitions calquées sur le modèle masculin avec des championnats nationaux, des épreuves internationales de clubs et d’équipes nationales. En Europe, ce mouvement est encadré par les fédérations nationales tandis qu’aux États-Unis, c’est le sport scolaire et universitaire qui rend possible cette évolution. L’adoption le 23 juin 1972 du Title IX permettant de financer le sport féminin scolaire et universitaire américain est déterminant ; le football féminin en profite pleinement même si la pratique à haut niveau se limite seulement à quelques universités, North Carolina Tar Heels au premier chef.

Disposant d’une base de joueuses considérable de plusieurs millions de pratiquantes (plus que toutes les nations de l’UEFA réunies), il est logique de voir émerger une équipe nationale américaine de premier plan qui remporte deux Coupes du monde en 1991 et 1999 et deux médailles d’or et une d’argent lors des trois tournois olympiques (1996-2004). Contrairement à sa version masculine, le tournoi olympique féminin met en présence les meilleures formations, sans conditions d’âge et s’impose dès sa première édition en 1996 comme l’un des rendez-vous majeurs du calendrier.

L’Europe et l’Amérique du Sud ne restent pas inactives, mais décident d’appliquer les mêmes schémas que ceux suivis par les pratiquants masculins. Les fédérations mettent ainsi en place des compétitions nationales dont le niveau s’élève progressivement, puis intègrent à leurs sélections nationales une composante féminine. La Norvège, vainqueur de la Coupe du monde 1995 et deux fois championne d’Europe en 1987 et 1993, et l’Allemagne, quatre fois championne d’Europe de 1989 à 1997, en s’appuyant sur des bases de joueuses plus nombreuses, dominent la fin du XXe siècle.

La Norvège connaît ensuite un net recul dans la hiérarchie à la suite de la montée en puissance d’autres nations comme l’Angleterre, la Suède ou la France en Europe, le Brésil en Amérique du Sud et la Chine en Asie, tandis que l’Allemagne s’impose comme référence mondiale en remportant les Coupes du monde 2003 et 2007 et trois nouveaux titres européens en 2001, 2005 et 2009. La FIFA publie quatre fois par an un classement des meilleures équipes nationales de football féminin, et ce classement est dominé par les États-Unis et l’Allemagne.
Au niveau des clubs, des intérêts privés américains organisent le premier championnat professionnel féminin en 2001 : la Women’s United Soccer Association (WUSA). Huit franchises rassemblant les meilleures joueuses du monde, et pas seulement américaines, s’affrontent pendant trois saisons.

À la fin de l’édition 2003, la Ligue cesse ses activités en raison d’importants déficits financiers. Depuis lors, les meilleures compétitions de clubs se disputent en Allemagne, en Suède ou en Angleterre, où les joueuses évoluent comme semi-professionnelles. En France, le statut de joueur fédéral (semi-professionnel), pourtant possible pour des joueurs masculins évoluant jusqu’en Division d’Honneur (D6), n’est pas autorisé pour les joueuses, mêmes internationales. L’Olympique lyonnais a toutefois mis sur pieds une équipe féminine fanion semi-professionnelle depuis l’incorporation de la section féminine du FC Lyon au sein de l’OL en 2004.

De même, les médias français ne donnent que peu d’espace au football féminin, tandis que les clubs de l’Hexagone traînent des pieds pour mettre en place des équipes féminines. En Allemagne, la situation est toute différente. La Fédération allemande annonce ainsi en avril 2008 avoir dépassé le cap du million de licenciées féminines ; en France, on ne compte que 60 521 licenciées féminines au 1er juillet 2007. Sur les 301 000 clubs recensés dans le monde par la FIFA, 26 000 comptent au moins une équipe féminine1.

Les meilleurs clubs européens se rencontrent chaque saison depuis la saison 2001-2002 en Coupe féminine de l’UEFA (renommée en Ligue des champions féminine de l’UEFA en 2009-2010). Les clubs allemands et suédois dominent le palmarès. L’Amérique du Sud décide d’organiser une compétition similaire en 2009 avec la création de la Copa Libertadores féminine. Il existe également des tournois internationaux mettant en présence les meilleures sélections nationales comme l’Algarve Cup qui se dispute chaque année au Portugal depuis 1994.

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Joueuses licenciées (en milliers, au 1er juillet 2006)

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