Fédération

2.3 Fondation de la Fédération anglaise de football

2.3 Fondation de la Fédération anglaise de football

La Fédération anglaise de football (The Football Association) est créée le 26 octobre 1863. Son premier objectif est d’unifier le règlement. Ses règles interdisent notamment de donner des coups de pied aux joueurs et de porter le ballon avec les mains. Le match opposant Londres à Sheffield en 1866 marque un tournant, c’est la première où la durée est fixée préalablement à 90 minutes.

La Youdan Cup est la première compétition. Elle se tient en 1867 à Sheffield et Hallam FC remporte le trophée le 5 mars. La première épreuve à caractère national est la FA Challenge Cup 1872. Neuf ans après la mis en place de règles officielles, en 1863, la taille et le poids du ballon sont normalisés. Jusqu’alors, ces détails faisaient l’objet d’un accord entre les parties concernées lors de la préparation de la rencontre.

Concernant le jeu, le passage du dribbling game au passing game est une évolution importante. À l’origine, le football est très individualiste : les joueurs, tous attaquants, se ruent vers le but balle au pied, c’est-à-dire en enchaînant les dribbles. C’est le dribbling. Comme Michel Platini aime à le rappeler, « le ballon ira toujours plus vite que le joueur ». C’est sur ce principe simple qu’est construit le passing game. Cette innovation apparaît à la fin des années 1860 et s’impose dans les années 1880. Dès la fin des années 1860, des matches entre Londres et Sheffield auraient introduit le passing au Nord19. C’est la version de Charles Alcock, qui situe en 1883 la première vraie démonstration de passing à Londres par le Blackburn Olympic. Entre ces deux dates, la nouvelle façon de jouer trouve refuge en Écosse.

La Fédération anglaise de football

The Football Association (FA) est une association regroupant les clubs de football d’Angleterre et organisant les compétitions nationales (championnat amateurs, professionnels et Coupe d’Angleterre) et les matchs internationaux de la sélection d’Angleterre.

Elle organise également les compétitions des dépendances de la Couronne d’Angleterre, sur l’Île de Man, à Guernesey et à Jersey. Formée en 1863, elle est la plus ancienne association nationale de football au Monde et joua un rôle important dans la mise en place des règles de son sport. Son siège est situé à Wembley après avoir été à Soho Square avant 2009.

Bien que la plus haute division du football professionnel (la Premier League) soit autonome, la Fédération anglaise a son mot à dire sur la nomination des responsables de cette ligue et ses règles. En cas de problèmes financiers, la fédération a le droit de retirer des points et de restreindre le nombre de transferts aux équipes fautives. Au niveau local, 43 « districts » (appelés County Football Association (en)) chapeautés par la fédération sont chargés de l’organisation des compétitions.

La FA finance actuellement la construction d’un Centre national du football, le St George’s Park National Football Centre (en), qui reprend le modèle du Centre technique national Fernand-Sastre en France.

Histoire

1864 : création de la Fédération anglaise

freemasonsLe pub Freemasons’ Tavern, lieu de fondation de la F.A. en 1863. La Fédération d’Angleterre de football (F.A.) est créée le 26 octobre 1863 à Londres au cours d’une réunion à la Freemasons’ Tavern (pub en plein cœur de la capitale anglaise) dans le but de préciser les règles de football, afin qu’il se différencie du rugby.

En effet, à cette époque, les règles du football diffèrent d’un établissement scolaire ou d’une association sportive à l’autre : le règlement conçu par le Sheffield FC (connu comme les règles de Sheffield) est par exemple privilégié dans le nord de l’Angleterre. Les lois du jeu adoptées par l’université de Cambridge ont également leurs partisans dans le Royaume (les Cambridge rules).

L’uniformisation de ces règlements devient donc urgente pour ce sport qui ne ressemble alors en rien au football actuel. Plusieurs associations sportives se mettent donc d’accord en cette fin d’année 1863 pour clarifier les choses et adopter des lois du jeu communes. La lutte est âpre pour imposer ses idées et certains clubs (dont le Blackheath RC) quittent même la table des négociations en décembre : les partisans de la tenue du ballon à la main font alors officiellement scission et se posent ainsi comme les futurs fondateurs de la Rugby Football Union (RFU), créée en 1871.

Finalement, sous la houlette de Ebenezer Cobb Morley (en), quatorze lois du jeu sont édictées et adoptées par les onze membres fondateurs. Arthur Pember est désigné premier président de cette association qui peut à présent se tourner vers l’organisation de compétitions et la promotion de son sport.

Les onze clubs « fondateurs » de la F.A. en octobre 1863 sont les suivants :

  • Barnes
  • Blackheath
  • Blackheath Proprietary School
  • Civil Service Football Club
  • Crusaders
  • Crystal Palace (à ne pas confondre avec Crystal Palace Football Club fondé en 1905)
  • Kensington School
  • Forest Football Club (à Leytonstone) (qui deviendra plus tard le Wanderers Football Club)
  • No Names Club (ou N.N. Kilburn)
  • Percival House (Blackhealth)
  • Surbiton

La Charterhouse School n’a pas de membre actif au cours de ces réunions mais elle envoie un observateur.

Les premières années (1863-1946)

Sept ans après sa création, la fédération anglaise, par l’intermédiaire de Charles Alcock, organise une série de matches « internationaux » entre son équipe nationale et une sélection écossaisea 1. Les Écossais présents sur la pelouse du Kennington Oval entre 1870 et 1872 étant une sélection de joueurs évoluant exclusivement à Londres.

Il faut attendre le 30 novembre 1872 pour voir le premier match international officiel de l’Histoire, qui oppose de nouveau ces deux sélections britanniques au stade Hamilton Crescent de Glasgow devant 4 000 personnes et s’achève sur un score nul et viergea 2.

Organisation des compétitions domestiques

FA_CupLa Coupe d’Angleterre
En 1871, la Fédération anglaise regroupe déjà une cinquantaine de clubs et quinze d’entre eux s’affrontent lors de la première édition de la Coupe d’Angleterre de football. Le Wanderers Football Club remporte le premier trophée en battant Royal Engineers AFC (1-0) en finale, le 16 mars 1872 au stade The Oval, situé dans le quartier de Kennington à Londres.

En 1881, la fédération anglaise de football comptabilise 128 clubs affiliés et voit l’émergence d’autres associations nationales sur le territoire britannique : la Fédération d’Écosse de football en 1873, la fédération galloise en 1876, la fédération nord-irlandaise en 1880. Les équipes de ces nations s’affrontent par défaut entre elles et il faut attendre le début du siècle et une tournée en Europe centrale en 1908 pour voir l’équipe d’Angleterre jouer contre une équipe du Continent.

Dans ses premières années, la F.A. souhaite que les clubs soient sous son aile et les joueurs qui les composent demeurent totalement amateurs. Elle décide finalement de légaliser le professionnalisme en 1885. C’est donc logiquement qu’en 1888 a lieu sous l’égide de la F.A. le premier championnat de l’Histoire du football sur le sol anglais. Douze clubs y participent et Preston North End en est le vainqueur. L’année 1892 voit l’apparition d’une seconde division professionnelle, la Division Two, et l’élargissement de la première division à 16 clubs.

Au cours de la saison 1919-1920, les deux premières divisions professionnelles sont composées de 22 équipes. Les dirigeants de la F.A. décident alors de créer une troisième division, la Division Three, divisée à partir de 1924 en deux groupes (Nord et Sud) comptant vingt équipes chacune. Il faut attendre trente ans pour que lors de la saison 1958-59 les deux groupes de troisième division soient fusionnés au sein d’une poule unique et qu’une quatrième division, la Division Four, soit créée.

En 1921, la Fédération interdit à ses membres d’accepter les équipes féminines sur leurs terrains, provoquant le déclin du football féminin. Il existe alors 150 équipes féminines, qui attirent de nombreux spectateurs lors de matchs dont les recettes sont destinées à des œuvres de charité. Les motifs invoqués sont des rumeurs de détournement des recettes, dont une partie serait utilisée pour payer les joueuses, et le caractère inapproprié du football pour les femmes1. L’interdiction ne sera levée qu’en 19712.

Participation au football international

Bien qu’initialement défavorable à la fondation d’une fédération internationale, la fédération anglaise rejoint finalement la Fédération internationale de football association (FIFA) en 1905, un an après sa création. En 1906, Daniel Burley Woolfall, ancien membre du conseil d’administration de la FA, devient le premier Anglais à devenir président la FIFA, succédant au Français Robert Guérin.

Après la Première Guerre mondiale et à la suite du maintien au sein de la FIFA des fédérations autrichienne et allemande, la fédération anglaise décide de quitter l’institution en 1920. Elle revient en 1924 avant de la quitter de nouveau en 1928 à la suite d’une brouille concernant le statut de l’amateurisme dans le football.

Du fait de ces dissensions elle n’envoie pas de sélection aux premières éditions de la Coupe du monde de football, en 1930 en Uruguay, en 1934 en Italie et en 1938 en France. La fédération anglaise ne retrouve finalement son siège qu’en 1946.

La F.A. depuis 1946

Football_Angleterre_federationL’équipe d’Angleterre dispute finalement sa première Coupe du monde lors de l’édition de 1950 au Brésil. L’équipe aux quatre dragons est piteusement éliminée après deux défaites dont un étonnant revers face aux faibles Américains (0-1).

Après trois participations infructueuses (premier tour en 1958, quart de finale en 1954 et en 1962), l’Angleterre et sa fédération s’apprêtent à accueillir en 1966 la huitième Coupe du monde de l’Histoire. Il est facile de penser que la F.A. a bénéficié de l’appui du Président de la FIFA, l’Anglais Stanley Rous et ancien Président de la fédération nationale (de 1934 à 1962) pour obtenir cette organisation[réf. souhaitée]. Pour cette compétition, l’État anglais entreprend un véritable effort pour moderniser les stades.

La compétition débute le 11 juillet 1966 par un décevant match nul entre le pays organisateur et l’équipe d’Uruguay (0-0). Les Anglais, dirigés par Alf Ramsey, rétablissent vite la barre en gagnant les cinq matches suivants et en décrochant le premier titre de champion du Monde de leur histoire face à la RFA (2-1 après prolongation).

Les exploits de l’équipe nationale se font nettement plus rares depuis 1966, puisqu’elle n’a remporté aucun nouveau titre (ni participé à aucune finale de compétition majeure) depuis cette victoire. Elle atteint néanmoins les demi-finales de l’Euro 1968 et de l’Euro 1996, disputé à domicile, ainsi que les demi-finales de la Coupe du monde 1990 en Italie.

Les clubs anglais brillent par contre régulièrement sur la scène européenne et mondiale : Liverpool, Manchester United, Notthingham Forest, Aston Villa, Tottenham Hotspur, Ipswich, Chelsea, Everton, Arsenal, Manchester City et West Ham décrochent ainsi 25 titres dans les trois compétitions européennes (Ligue des champions de l’UEFA, Coupe des Coupes, Coupe de l’UEFA) entre 1955 et 2010. Représentants européens en Coupe intercontinentale à six reprises, les clubs anglais ne l’ont remporté qu’une fois (Manchester United en 1999).

L’année 1992 est marquée par la création de la Premier League et la fin des quatre divisions professionnelles traditionnelles. Pour des raisons financières, la Fédération d’Angleterre de football ne gère plus directement cette division. La deuxième division devient le Championship, la troisième division la League One alors que la quatrième division devient League Two. En 1995, la Premier League est réduit à vingt clubs. Il devient progressivement le championnat le plus suivi au monde[???].

En 1996, les Anglais sont les hôtes du dixième Championnat d’Europe d’où sort vainqueur l’Allemagne, vainqueur 2-1 (après prolongation) de la République tchèque en finale. En février 2008, après une semaine de célébrations de la vie de Lily Parr, l’Association britannique du football présente ses excuses pour avoir banni les femmes du football de 1921 à 19712. En août 2009, le siège de la Fédération déménage, quittant ses bureaux de Soho Square pour le stade de Wembley, reconstruit six ans plus tôt.

La Fédération anglaise est candidate pour l’organisation de la 21e Coupe du monde en 2018 mais est éliminé au premier tour de scrutin le 2 décembre 2010 lors de la désignation du pays organisateur de cette compétition le 2 décembre 2010. À la suite de ce camouflet, le Président de la fédération anglaise, Roger Burden annonce sa démission le 4 décembre 2010.

palmares

Palmarès de la fédération

Équipe nationale

  • logo-englandVainqueur de la Coupe du monde de football de 1966
  • Vainqueur du Championnat d’Europe de football espoirs (Moins de 21 ans) en 1982 et 1984
  • Vainqueur du Championnat d’Europe de football des moins de 19 ans en 1993
  • Vainqueur du Championnat d’Europe de football des moins de 17 ans 2010
  • Vainqueur du Championnat d’Europe féminin de football des moins de 19 ans 2009

competitions

1955-199212 Coupes d’Europe des clubs champions (ou Ligue des Champions) :

  • Liverpool (1977, 1978, 1981, 1984, 2005)
  • Manchester United (1968, 1999, 2008)
  • Notthingham Forest (1979, 1980)
  • Aston Villa (1982), Chelsea (2012)

 

1971-20097 Coupes de l’UEFA :

  • Liverpool (1973,1976, 2001)
  • Tottenham (1972, 1984)
  • Ipswich (1981), Chelsea (2013)

 

c-d-c-uefa8 Coupes des Coupes :

  • Chelsea (1971, 1998)
  • Arsenal (1994),Everton (1985)
  • Manchester City (1970), Tottenham (1963), West Ham (1965).
  • Manchester United (1991)

 

sc47 Supercoupes de l’UEFA :

  • Liverpool (1977, 2001, 2005)
  • Manchester United (1991)
  • Aston Villa (1983), Chelsea (1998)
  • Notthingham Forest (1980).

 

intertotocup4 Coupes Intertoto :

  • Aston Villa (2001)
  • West Ham (1999)
  • Fulham (2002)
  • Newcastle (2006).

 

cpe-intercontinantale1 Coupe intercontinentale :

  • Manchester United (1999)

1 Ligue des champions féminine de l’UEFA :

  • Arsenal Ladies Football Club (2007)

Compétitions organisées par la Fédération

  • La FA est chargée de l’organisation de :
  • La Coupe d’Angleterre de football ou FA Cup
  • La Trophée FA (FA Trophy)
  • La FA Vase
  • La Coupe d’Angleterre de football féminin ou FA Women’s Cup
  • La Coupe d’Angleterre des Jeunes (Moins de 18 ans) ou FA Youth Cup
  • La FA Sunday Cup
  • La FA County Youth Cup
  • Le Community Shield
  • La FA National League System Cup
  • La FA Futsal League (Championnat de futsal)

Dirigeants

Depuis 1939, la fédération anglaise a un Président honorifique issu de la Famille royale britannique. Elle possède en parallèle un Président qui gère les affaires courantes de la Fédération et la politique globale de celle-ci. Traditionnellement, cette personne a gravi les échelons de la structure de la FA (par exemple en assumant la présidence d’un des county de la fédération).

Création puis prospérité de la Cpe du monde

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Création puis prospérité de la Coupe du monde

Uruguay1930

L’Uruguay, victorieuse de la Coupe du monde 1930

Coupe du monde de football

Le projet d’organiser une Coupe du monde existe dès la création de la Fédération internationale de football association (FIFA) en 1904. Une première édition est programmée en 1906 en Suisse par le dirigeant néerlandais Carl Hirschmann, mais le manque de candidats conduit à l’annulation du tournoi en août 1905. Avec le développement du football aux Jeux olympiques, devenu une épreuve officielle à partir de 1908, Hirschmann envisage de faire reconnaitre le tournoi olympique comme un championnat du monde de football amateur (le Comité international olympique refusant tout professionnalisme). L’idée est validée lors du congrès de la FIFA en 1914, mais la Première Guerre mondiale bloque cette initiative.

Élu à la présidence de la FIFA en 1921, Jules Rimet, et son compatriote Henri Delaunay, relancent le projet d’une nouvelle compétition, ouverte aux professionnels, dans un contexte où les compétitions régionales rencontrent déjà un certain succès, comme le championnat sud-américain de football, qui se tient tous les ans depuis 1916, ou la Coupe internationale européenne en Europe centrale lancée en 1927. Le succès populaire, et financier, des tournois de football aux Jeux olympiques de 1924 et 1928, boycottés par la Grande-Bretagne passée au professionnalisme mais où se rencontrent des formations d’Amérique du Sud et d’Europe, permet de concrétiser le projet.
UruguayVsArgentina1930WorldCupLe principe d’une Coupe du monde est finalement adopté par la FIFA lors du congrès d’Amsterdam le 26 mai 1928, avec une cadence alternée avec les Jeux olympiques. L’organisation de la première édition, prévue en 1930, est confiée à l’Uruguay, qui fête le centenaire de son indépendance et dont la sélection est double championne olympique en titre, aux dépens de la candidature de l’Italie, soutenue par les fédérations européennes. Dans le contexte de la crise de 1929 et malgré l’engagement de l’Uruguay à prendre en charge tous les frais des participants, les Européens rechignent à participer, sans parler de la Grande-Bretagne qui a quitté la FIFA en 1928. Après un travail intense de négociation de Jules Rimet, la Belgique, la France et la Roumanie et la Yougoslavie envoient finalement chacune une délégation.

La Coupe du monde se tient avec treize participants au lieu des seize prévus. Si le Français Lucien Laurent marque le premier but du tournoi, et si les États-Unis, renforcés par des joueurs écossais, créent la première surprise face à la Belgique, la supériorité attendue de l’Uruguay de José Andrade, meilleur joueur du tournoi, et de l’Argentine de Guillermo Stábile, meilleur buteur, se confirme. Les deux sélections rivales se retrouvent en finale, dans un climat tendu. L’arbitre belge, M. Langenus, obtient que plusieurs milliers de policiers soient mobilisés. À l’issue d’un match de haut niveau, bien que très viril sur la fin, l’Uruguay l’emporte quatre buts à deux, après avoir été mené deux buts à un. Malgré l’absence des principaux pays européens et certaines difficultés matérielles, notamment l’inauguration retardée du gigantesque stade Centenario, le tournoi est un franc succès, populaire et financier.

Malgré la crise économique, l’Italie accueille la deuxième édition de la Coupe du monde quatre ans plus tard, dans un climat de montée du fascisme en Europe. Le tenant du titre, l’Uruguay, ne participe pas en représaille de l’absence des Européens quatre ans plut tôt. Trente-deux nations s’inscrivent cette fois, un tour préliminaire doit donc être mis en place pour réduire à seize le nombre de participants à la phase finale. L’équipe d’Italie de Vittorio Pozzo reçoit l’Espagne en quart de finale : après une première rencontre âpre, les deux équipes sont à égalité et doivent rejouer le lendemain. Luis Monti rudoie un Espagnol dès le début du match, l’obligeant à sortir sur blessure, et Giuseppe Meazza offre la victoire aux siens. Ce dernier récidive face à l’Autriche en demi-finale. En finale à Rome, dans un stade rempli de militaires et devant Benito Mussolini, la Tchécoslovaquie ouvre le score mais s’incline finalement après prolongation.

italie-vainqueur-1938L’organisation de la Coupe du monde de 1938 est confiée à la France, au grand dam des Sud-Américains. L’Argentine et l’Uruguay boycottent le tournoi, l’Espagne en guerre civile et l’Autriche annexée par l’Allemagne nazie déclarent forfait. En huitième de finale, le Brésil, seul représentant d’Amérique du Sud, et la Pologne offrent un match mémorable (6-5 a.p.), marqué par le triplé de Leônidas. Le quart de finale opposant le Brésil à la Tchécoslovaquie se transforme lui en bataille générale, avec trois expulsions et cinq blessés.

Qualifié, le Brésil défie en demi-finale l’Italie en laissant au repos des joueurs cadres comme Leônidas. Les Italiens l’emportent. En finale les Italiens conservent leur titre face aux Hongrois, un adversaire qu’ils ont l’habitude d’affronter. Dès ces premiers tournois, la compétition affirme sa vocation professionnelle. Alors que le tournoi olympique est réservé aux amateurs, la FIFA reconnait et accepte tous les joueurs, amateurs et professionnels, lui permettant de compter sur les meilleurs joueurs de la planète.

En 1939, l’Allemagne, le Brésil et l’Argentine se portent candidates à l’organisation de la Coupe du monde de football de 1942. Alors que le président de la FIFA Jules Rimet est en Amérique du Sud pour évaluer les projets brésilien et argentin, la Seconde Guerre mondiale éclate. Les préparatifs sont interrompus avant le choix du pays organisateur.

Le congrès du 25 juillet 1946 à Luxembourg marque le retour du football, un an après l’armistice. Il est décidé que l’organisation de la quatrième Coupe du monde, prévue en 1950, est confiée au Brésil. En hommage à l’action de son président, le trophée de la Coupe du monde est renommé « Coupe Jules-Rimet » (il sera conservé par le Brésil après son 3e titre en 1970). L’Angleterre, berceau du football et dont la fédération a fait son retour à la FIFA, participe pour la première fois aux éliminatoires. Dans le stade Maracanã construit pour l’occasion, 150 000 spectateurs assistent au match décisif du premier tour entre le Brésil et la Yougoslavie, remporté par les locaux (2-0). Les fiers Anglais sont par contre battus rapidement. Le tour final oppose le Brésil, impressionnant offensivement avec son buteur Ademir, l’Uruguay, son principal rival, la Suède et l’Espagne. Brésil et Uruguay s’affrontent lors d’un match décisif au Maracanã le 16 juillet 1950 devant près de 200 000 personnes. Alors que le Brésil n’a besoin que d’un match nul pour gagner la Coupe du monde et qu’il ouvre le score en début de la seconde période, l’Uruguay l’emporte finalement grâce à des buts de Juan Alberto Schiaffino et Alcides Ghiggia. Cette défaite est vécue comme un drame national, tandis que l’Uruguay est championne du monde pour la deuxième fois.

L’édition 1954 se déroule en Suisse. Le « Onze d’or hongrois », invaincu depuis quatre ans, est favori du tournoi. Dominateurs en début de tournoi mais diminués par les brutalités répétées de leurs adversaires, les Hongrois peinent en quart de finale face au Brésil, la rencontre se terminant en véritable pugilat. La Hongrie se défait ensuite de l’Uruguay, tenant du titre, après d’un match homérique. En finale, elle retrouve l’Allemagne, écrasée en match de poule. Les Hongrois inscrivent rapidement deux buts mais concèdent l’égalisation. À la stupeur générale, Helmut Rahn offre finalement la victoire à la RFA. Le match est surnommé le « miracle de Berne ». La compétition confirme à chaque édition son succès croissant. 943 000 spectateurs ont assisté à un spectacle de qualité, illustré par la moyenne de 5,4 buts par match.

Djalma_Santos,_Pelé_and_Gilmar_1958La sixième édition de la Coupe du monde, en 1958, se déroule en Suède. L’Union soviétique fait son apparition dans la compétition. Inattendue, l’équipe de France étonne par son jeu offensif. La progression des joueurs français est arrêtée en demi-finale par le Brésil, grâce à un triplé du jeune Pelé. La Suède, à domicile, se qualifie en battant la RFA. En finale, le Brésil l’emporte logiquement (5-2), porté par ses jeunes génies Pelé et Garrincha. Le buteur français Just Fontaine, bien alimenté par Raymond Kopa, fixe à treize le record de buts dans une seule Coupe du monde. Quatre années plus tard, la Coupe du monde retourne en Amérique du Sud. Cinquante-six pays participent aux éliminatoires. La France ne parvient pas à se qualifier. Le jeu devient plus défensif. Le Chili, pays organisateur, se hisse en demi-finale après avoir éliminé l’Union soviétique notamment, mais s’y incline face au Brésil de Vavá et Garrincha, pourtant privé de Pelé. En finale, les Brésiliens réalisent le doublé en battant la Tchécoslovaquie de Masopust, Ballon d’or en fin d’année.

La Corée du Nord est la surprise de la Coupe du monde 1966 en Angleterre, où elle bat l’Italie en phase de poule. Le Brésil, hors du coup, est sorti dès les poules. L’Angleterre, qui joue tous ses matchs dans son stade de Wembley, bénéficie d’un arbitrage globalement favorable. Ils battent en quart de finale l’Argentine, réduite à dix après l’exclusion d’Antonio Rattín en première mi-temps77, puis le Portugal d’Eusébio. En finale, face à la RFA, les Anglais encaissent un but rapidement, prennent ensuite l’avantage puis concèdent l’égalisation. En prolongation, un but litigieux est accordé à Geoffrey Hurst, qui marque à nouveau à la dernière minute, alors que des supporters sont entrés sur le terrain. L’Angleterre remporte sa première Coupe du monde.

La neuvième Coupe du monde de la FIFA a lieu en 1970 au Mexique, qui construit pour l’occasion le Stade Azteca. 75 sélections nationales s’inscrivent aux éliminatoires, un record. Le Portugal, la Hongrie, la France, l’Espagne et même l’Argentine échouent à se qualifier. La RFA et l’Angleterre se retrouvent en quart de finale : menés 2-0 à vingt minutes de la fin, les Allemands s’imposent 3-2 après prolongation. En demi-finale, l’Italie bat l’Allemagne (4-3), dont le capitaine Franz Beckenbauer joue une heure avec clavicule cassée85. En finale, les Italiens s’inclinent 4-1 face au Brésil, qui présente lors de cette édition une des équipes les plus brillantes jamais alignées en Coupe du monde. Devant le métronome Gerson, Pelé étale une nouvelle fois son talent, notamment avec une tentative de lob de 50 mètres sur Ivo Viktor, un grand pont sur le gardien Ladislao Mazurkiewicz et quatre nouveaux buts dans la compétitio. Il remporte sa troisième Coupe du monde, la troisième du Brésil qui obtient ainsi le droit de garder la Coupe Jules-Rimet.

Bundesarchiv_WM,_BRD_-_Niederlande_2-1Après que le Brésil remporte l’épreuve en 1970, la compétition a lieu quatre années plus tard en Allemagne de l’Ouest. Haïti crée la surprise en se qualifiant aux dépens du Mexique. L’Australie fait également ses débuts dans la compétition. Lors du premier tour, la RFA joue la RDA avec pour enjeu la première place du groupe I. Le 22 juin 1974, la RDA bat le pays organisateur 1-0 d’un but de Jürgen Sparwasser. Non sans difficultés, les Pays-Bas, le Brésil et l’Italie, qui est même menée 1-0 par Haïti, se qualifient également pour la deuxième phase de poule. Lors de ce tour, les Pays-Bas dominent le Brésil lors d’un dernier match décisif alors que la RFA bat la Pologne sur un terrain inondé pour s’adjuger une place en finale. Les Pays-Bas, emmenés par Johan Cruijff, développent un football total. En finale de l’édition, la RFA, à domicile, l’emporte 2-1 contre les Pays-Bas. Malgré la défaite de son équipe en finale, Cruijff est désigné meilleur joueur de la compétition.

Les qualifications de la Coupe du monde 1978 s’annoncent difficiles. La RFA et l’Argentine étant directement qualifiées, il ne reste que 14 places à attribuer entre les 97 équipes jouant les tours préliminaires. Le Brésil, l’Italie et Pays-Bas font également figures de favoris. L’équipe de France se qualifie, contrairement à l’URSS, l’Uruguay, la Yougoslavie et l’Angleterre, une nouvelle fois absente. L’Iran et la Tunisie sont également présents pour la phase finale se déroulant en Argentine. La compétition se déroule à nouveau en deux phases de poules. La RFA et les Pays-Bas se retrouvent et font match nul. Bien placée, l’Italie affronte les Pays-Bas pour la place de finaliste du groupe A. Les Néerlandais sortent vainqueurs de la confrontation et se qualifient pour la finale. Alors qu’elle doit battre le Pérou par quatre buts pour se qualifier en lieu et place du Brésil, l’Argentine remporte la rencontre 6-0 et atteint son objectif. Lors de la finale, Mario Kempes ouvre le score peu avant la mi-temps. Dominée par les Pays-Bas, la deuxième mi-temps se conclut par un but de Dick Nanninga pour les joueurs néerlandais à huit minutes de son terme. À égalité à 1-1, les deux équipes se dirigent vers la prolongation. Lors de celle-ci, les joueurs argentins marquant à deux reprises par Kempes, meilleur joueur et buteur de la compétition, puis Daniel Bertoni. L’Argentine remporte la compétition à domicile.

Sandro_Pertini_Spagna_1982

La 12e Coupe du monde se déroulant en Espagne voit, pour la première fois, 24 équipes participer à la phase finale. Les Pays-Bas, finaliste de l’édition précédente ne parviennent pas à passer les phases de qualification. Le premier tour est marqué par la victoire historique de la Hongrie sur le Salvador par 10 à 1 et par le non match entre l’Allemagne et l’Autriche qualifiant les deux pays aux dépens de l’Algérie. L’Italie se qualifie de peu après trois matchs nuls en trois rencontres. Après deux tours de poule, les demi-finales opposent quatre équipes européennes. La Pologne, sans son maître à jouer Boniek suspendu, s’incline face à l’Italie sur deux buts de Paolo Rossi. L’autre demi-finale oppose la France et la RFA à Séville. Le match très intense connait de nombreux rebondissements et voit l’Allemagne s’imposer aux tirs au but. En finale, l’Italie s’impose 3 à 1 face à des Allemands marqués physiquement par le match précédent. L’attaquant italien Paolo Rossi finit meilleur buteur de la compétition.

Initialement prévue en Colombie, l’édition 1986 de la Coupe du monde se déroule au Mexique. Comme quatre années auparavant, la France est battue en demi-finale de la compétition par la RFA. Les Bleus terminent troisième de l’édition après avoir battu le Brésil en quart de finale dans un match historique terminé par une séance de tirs au but. La compétition est marquée par la rencontre entre l’Argentine et l’Angleterre en quart de finale. Capitaine de l’équipe argentine, Diego Maradona inscrit à la 51e minute un but de la main. Quatre minutes après le but surnommé plus tard « la main de Dieu », Maradona dribble six joueurs anglais et le gardien Peter Shilton pour inscrire un but historique. Auteur d’un nouveau doublé en demi-finale contre la Belgique, Maradona est élu meilleur joueur du tournoi. Son équipe domine en finale la RFA 3-2 et remporte la Coupe du monde. Gary Lineker termine meilleur buteur de la compétition avec six buts devant Maradona, Emilio Butragueño et Careca avec cinq buts chacun.

Tenant du titre, l’Argentine joue le match d’ouverture de l’édition 1990 contre le Cameroun. Jouée en Italie, la compétition offre une première surprise avec la victoire des Camerounais. Le Cameroun devient même la première nation africaine à se qualifier pour les quarts de finale de la compétition après une victoire sur la Colombie grâce à un doublé de Roger Milla alors âgé de 38 ans. L’équipe camerounaise est éliminée en quart de finale par l’Angleterre après prolongation sur le score de 3-2. Le Brésil et les Pays-Bas éliminés en huitièmes de finale, les deux demi-finales de la compétition sont Italie-Argentine et Angleterre-RFA. La rencontre entre l’Italie et l’Argentine se déroule à Naples, club de Diego Maradona où il est une idole. Les joueurs italiens ouvrent le score par Salvatore Schillaci. Ils encaissent ensuite leur premier but de la compétition sur une tête de Claudio Caniggia.

Les deux équipes vont à la prolongation puis aux tirs au but. Sergio Goycochea arrête les tirs de Roberto Donadoni et Aldo Serena et qualifie l’Argentine pour la finale de la compétition. La deuxième demi-finale doit également se jouer aux penaltys. Stuart Pearce et Chris Waddle manquent leur tentative et permettent à la RFA de prendre une revanche sur la finale de 1966. Franz Beckenbauer est alors sur le banc allemand. Deux joueurs argentins sont expulsés durant la finale qui se conclut par un but décisif d’Andreas Brehme sur penalty à cinq minutes de la fin de la partie104. Après avoir perdu les deux précédentes finales, l’Allemagne remporte son troisième succès dans la compétition au terme d’une finale décevante. Le capitaine allemand Lothar Matthäus soulève le trophée.

À la suite de la performance du Cameroun, la FIFA décide d’offrir une troisième place qualificative pour le continent africain. La compétition se déroule aux États-Unis. 147 pays participent aux éliminatoires dont ne parviennent pas à sortir l’Angleterre, le Portugal, la France et le Danemark, champion d’Europe en titre. Le début du mondial est marqué par le contrôle antidopage positif de Diego Maradona. Le pays organisateur est éliminé en huitième de finale par le Brésil. Les Brésiliens poursuivent dans la compétition en battant les Pays-Bas puis la Suède, une des surprises du mondial. Également demi-finaliste de la Coupe du monde de 1994, la Bulgarie est l’autre révélation de l’édition.

Qualifiée à la dernière minute aux dépens de la France, la Bulgarie élimine le Mexique et l’Allemagne, tenante du titre. L’équipe bulgare et son attaquant auteur de six buts Hristo Stoitchkov sont éliminés en demi-finale par l’Italie, qualifiée comme dernier meilleur troisième après une défaite contre l’Irlande lors du match d’ouverture. La finale se dispute entre le Brésil et l’Italie au Rose Bowl. Contrairement au reste de la compétition plutôt offensive avec 2,7 buts par match, la finale est fermée. À la fin du temps réglementaire, le score est toujours 0-0, résultat qui n’évolue pas en prolongation. La rencontre est la première finale à se décider aux tirs au but. Les deux premiers tireurs échouent mais ce sont les échecs des Italiens Daniele Massaro et Roberto Baggio qui se révèlent décisifs et permettent aux joueurs brésiliens de devenir champions du monde106.

Le-12-juillet-1998-les-Bleus-soulevaient-la-Coupe-du-monde-au-Stade-de-FranceLa Coupe du monde de 1998 est la deuxième à se disputer en France, soixante ans après celle de 1938. Les éliminatoires enregistrent une participation record avec 174 pays inscrits. Pour la première fois, les phases finales regroupent 32 équipes. Tenant du titre, le Brésil atteint une nouvelle fois la finale de la Coupe en battant les Pays-Bas aux tirs en but en demi-finale. Après trois victoires en trois matchs dans le groupe C, la France s’impose contre le Paraguay à Lens sur un but en or de Laurent Blanc. En quart de finale, les Bleus s’imposent aux tirs au but face à l’Italie. Contre la surprenante équipe de Croatie, l’équipe de France l’emporte 2-1 grâce à un doublé de Lilian Thuram répondant au but du meilleur buteur de la compétition Davor Šuker. En finale, la France s’impose 3-0 au stade de France grâce à un doublé de Zinédine Zidane et un but d’Emmanuel Petit. C’est la sixième fois que l’épreuve est remportée par le pays hôte. L’attaquant brésilien Ronaldo est élu meilleur joueur de la compétition.

Organisée au Japon et en Corée du Sud, la Coupe du monde de 2002 voit le Brésil s’imposer pour la cinquième fois, signant ainsi la « Penta ». L’adversaire des Brésiliens en finale est l’Allemagne, vainqueur des sud-coréens en demi-finale. Ronaldo, déjà décisif en demi-finale contre la Turquie, inscrit un doublé en finale, les deux seuls buts du match. Il termine meilleur buteur de la compétition avec huit buts. Pays hôte entraîné par Guus Hiddink, la Corée du Sud est la surprise de cette édition. Après avoir battu le Portugal en phase de poule, la Corée du Sud élimine l’Italie en huitièmes de finale sur un but en or de Ahn Jung-hwan puis l’Espagne au tour suivant après séance de tirs au but. La France, tenante du titre, est éliminée au premier tour de la compétition sans inscrire le moindre but. Également éliminés au premier tour, le Portugal, l’Argentine et le Cameroun sont les autres déceptions du premier mondial asiatique.

La Coupe du monde 2006 se déroule en Allemagne. À domicile, la Nationalmannschaft atteint les demi-finales notamment grâce aux 5 buts de Miroslav Klose qui termine meilleur buteur de l’édition. Elle est battue par l’Italie, future nation vainqueur de la compétition. Dans l’autre demi-finale, la France affronte le Portugal. Après un premier tour difficile avec notamment une qualification acquise à la troisième journée, les joueurs français battent l’Espagne puis le Brésil. Le Portugal élimine les Pays-Bas et l’Angleterre. Grâce à un penalty de Zinédine Zidane, la France bat les Portugais et se qualifie pour la finale de la Coupe du monde. Après l’ouverture du score de Zidane d’une panenka, Marco Materazzi égalise d’un but de la tête sur corner. Les deux équipes ne marquent plus et après que Zinedine Zidane, élu meilleur joueur de la compétition, est expulsé pour un coup de tête sur Materazzi, la France et l’Italie se départagent aux tirs au but. Les Italiens inscrivent tous leurs tirs, David Trezeguet rate le sien, l’Italie remporte la compétition

La Coupe du monde 2010 se déroule pour la première fois sur le continent africain, en Afrique du Sud. La phase finale oppose 32 sélections nationales. Tous les précédents vainqueurs de la Coupe du monde sont présents. Championne d’Europe, l’Espagne est favori alors que la Nouvelle-Zélande, le Honduras ou encore la Corée du Nord sont les équipes les moins redoutées. Le premier tour est marqué par plusieurs surprises, les équipes favorites sont tenues en échec ou s’inclinent face à des équipes supposées plus faibles telles l’Angleterre tenue en échec par les États-Unis puis l’Algérie ou l’Espagne, championne d’Europe en titre, qui est battue par la Suisse. Cette édition voit l’élimination des deux finalistes de la précédente édition au premier tour, ce qui est une première. Le pays organisateur, l’Afrique du Sud, est le premier pays hôte à ne pas dépasser le premier tour de la Coupe du monde. Alors que le Brésil et l’Argentine impressionnent, ils sont éliminés au stade des quarts de finale.

Spain's Casillas lifts the World Cup trophy after their final match victory over Netherlands, during the award ceremony at Soccer City stadium in Johannesburg

L’Uruguay atteint les demi-finales de la Coupe du monde après avoir battu le Ghana, troisième équipe africaine à atteindre les quarts de finale, à la suite d’une fin de prolongation houleuse. Les Pays-Bas dominent la dernière nation sud-américaine en demi-finale et retrouvent la finale de la compétition, 32 ans après celle contre l’Argentine. Surpris respectivement par la Serbie et la Suisse en phase de poule, l’Allemagne et l’Espagne se rencontrent dans la deuxième demi-finale.

Les Espagnols l’emportent et atteignent pour la première fois la finale d’une Coupe du monde. Pour la deuxième édition consécutive, la finale de la Coupe du monde oppose deux nations européennes, ce qui entraîne à coup sûr une première victoire européenne dans une coupe du monde hors d’Europe. L’Espagne est victorieuse (1-0) sur un but marqué à la 116e minute par Andrés Iniesta, pendant les prolongations. Cette finale est la plus prolifique en termes d’avertissements, avec 14 cartons jaunes donnés par l’arbitre.

philip-lahm-allemagne-coupe-du-monde-2014-tropheeLa Coupe du monde 2014 se déroule au Brésil pour la deuxième fois de l’histoire de la Coupe du monde. Deux résultats surprises ont lieu lors des phases de groupe, l’Espagne, le tenant du titre, est éliminée dès le premier tour, et le Costa-Rica termine premier du groupe D devant trois anciens vainqueurs du titre mondial, l’Uruguay, l’Italie et l’Angleterre. L’équipe d’Amérique centrale atteint pour la première fois de son histoire les quarts de finale de la compétition où elle est éliminée aux tirs aux buts par les Pays-Bas. Autre sélection à atteindre pour la première fois ce niveau, la Colombie menée par James Rodriguez, meilleur buteur de la compétition avec six buts inscrits, est éliminée à ce stade par le pays organisateur, le Brésil.

En demi-finale, les Allemands s’imposent facilement sur le Brésil, sept buts à un, un résultat jamais vu à ce stade de la compétition. C’est la plus lourde défaite du Brésil en Coupe du monde. L’autre demi-finale voit les Argentins battre les Pays-Bas quatre tirs aux buts à deux après un match nul sans buts. Le Brésil connaît, lors de la rencontre pour la troisième place, une nouvelle défaite face aux Pays-Bas sur le score de trois buts à zéro. La finale se déroule au Stade Maracanã de Rio de Janeiro entre l’Allemagne et l’Argentine. L’Allemagne s’impose un but à zéro en prolongations grâce à un but de Mario Götze. L’Allemagne décroche ainsi son quatrième titre, vingt-quatre ans après son dernier trophée.

3.2 Fondation de la fédération internationale

3.2 Fondation de la fédération internationale

La Fédération internationale de football association (FIFA) est fondée à Paris en 1904 malgré le refus britannique de participer à une entreprise initiée par les dirigeants français de l’USFSA. Le but premier de l’Union est de réduire au silence les autres fédérations sportives françaises pratiquant le football, et elle impose dans les textes fondateurs de la FIFA qu’une seule fédération par nation soit reconnue par l’organisme international. Le piège se retourne contre l’USFSA en 1908. L’Union claque la porte de la FIFA, laissant à son principal concurrent, le Comité français interfédéral (ancêtre direct de l’actuelle Fédération française de football), son siège à la FIFA ; l’USFSA se retrouve isolée mais son état d’esprit contre le professionnalisme demeure la règle jusqu’à la fin des années 1920. Le racingman Frantz Reichel prophétise ainsi en 1922 que « le football professionnel anglais périra s’il reste cantonné sur le sol britannique ».

 

Fédération internationale de football association

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Généralités
Sigle: FIFA
Sport : Football (depuis 1904)
Futsal : (depuis 1989)
Football de plage : (depuis 2004)
Création : 21 mai 1904
Président : suisse-ping-2Italie.svgGianni Infantino
Gianni-Infantino-nouveau-patron-de-la-Fifa_
Siège : Zurich, canton de Zurich, suisse-ping-2Zurich
Affilation : Comité international olympique
Nations membres : 211 associations nationales

Fédération internationale de football association

La Fédération internationale de football association (FIFA) est la fédération sportive internationale du football, du futsal et du football de plage. Association des fédérations nationales fondée le 21 mai 1904 à Paris, elle a pour vocation de gérer et de développer le football dans le monde. La Coupe du monde de football est créée par Jules Rimet, président de la fédération internationale de 1920 à 1954.

Fondée par les fédérations d’Allemagne, de Belgique, du Danemark, d’Espagne, de France, des Pays-Bas, de Suède et de Suisse, elle compte au 13 mai 2016 211 associations nationales affiliées à travers le monde, qui doivent être reconnues par l’une des six confédérations continentales. Son siège est situé depuis 1932 à Zurich, en Suisse.

Bien qu’étant officiellement une association à but non lucratif, la FIFA brasse un chiffre d’affaires très important du fait de l’organisation des compétitions et de leur sponsoring. En 2013, la FIFA génère 1,3 milliard de dollars de chiffre d’affaires, et dispose de réserves évaluées à 1,4 milliard de dollars1. La FIFA est chargée de l’organisation des grands tournois mondiaux, et notamment des Coupes du monde masculines, depuis le 13 juillet 1930, et féminines, depuis le 30 novembre 1991.

Après plusieurs années de rumeurs et d’enquêtes de journalistes sur les affaires financières au sein de la FIFA, notamment autour de l’attribution de l’organisation des Coupes du monde de 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, une enquête lancée par le Département de la Justice des États-Unis pour des faits de corruption aboutit à un grand scandale en 2015, à la suite duquel le président Sepp Blatter, le 2 juin 2015, trois jours après sa réélection pour un cinquième mandat, annonce qu’il convoque un congrès extraordinaire, prévu en février 2016, afin de remettre son mandat de président à disposition. Le 8 octobre 2015, la commission d’éthique de la FIFA suspend Sepp Blatter de manière provisoire, pendant 90 jours2. Le 21 décembre 2015, la commission d’éthique de la FIFA suspend Sepp Blatter pendant 8 ans3. Cette suspension est ramenée à six ans le 24 février 2016, peu avant l’élection de son successeur, Gianni Infantino, qui obtient 115 voix (sur 207) le 26 février 2016.

1.Histoire

La FIFA est fondée le 21 mai 1904 à Paris au 229, rue Saint-Honoré sous l’impulsion de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques et dans ses locaux. Les membres fondateurs sont : les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, le Danemark, la Suisse, l’Espagne et la France. Un an plus tard, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et la Hongrie rejoignent la FIFA. Les Britanniques refusent d’abord d’être membres mais rejoignent finalement la FIFA quelques mois plus tard. S’engage alors un bras de fer entre l’USFSA française et la Football Association anglaise. La première est fondatrice de la FIFA et violemment hostile au professionnalisme. La seconde a donné son feu vert aux professionnels dès 1885.

Le débat ne se fait pas sur cette question, mais sur l’interprétation des textes fondateurs de la FIFA, qui n’acceptent qu’une fédération et une seule, par nation. C’est la stratégie voulue par l’USFSA afin d’éliminer les ligues concurrentes françaises. N’étant pas reconnues par la FIFA, ces fédérations sont interdites de matches internationaux. Ainsi, l’USFSA demanda à la FA de ne présenter qu’une seule fédération à la candidature à la FIFA pour représenter tout le Royaume-Uni, et non les quatre fédérations (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) qui demandent leur adhésion à la FIFA au même moment. Un vote des membres fondateurs tranche la question; la France est mise en minorité. Vexés, les Français claquent la porte et l’USFSA quitte la FIFA. La France ne reste pas longtemps hors du giron de la FIFA et c’est le Comité français interfédéral, principal concurrent de l’USFSA, qui la rejoint. L’USFSA se retrouve alors dans la situation d’arroseur arrosé, car sa position hors de l’organisation l’a marginalisée.

La Coupe du monde, trophée majeur de la FIFA, est créée par Jules Rimet, alors président de la fédération internationale4. Enchanté par le spectacle donné par l’équipe d’Uruguay aux Jeux olympiques de 1924 et 1928, Rimet lance la machine Coupe du monde en 1930. L’Uruguay qui fête alors son centenaire en 1930 est un candidat idéal pour l’organisation du premier rendez-vous mondial. Le trophée de la Coupe du monde est baptisé du nom de Jules Rimet. La Coupe Rimet prend définitivement la route du Brésil après son troisième succès dans l’épreuve en 1970, comme le prévoit le règlement. Un nouveau trophée est donc forgé pour l’édition 1974. L’expression « FIFA World Cup » est plus récente. Jusqu’en 1990, la Coupe du monde s’intitula Weltmeisterschaft en Allemagne (1974), Mundial en Argentine (1978), Espagne (1982) et Mexique (1986) puis Mondiale en Italie en 1990. Le crochet par les États-Unis est fatal à cette tradition linguistique, et la Coupe est désormais baptisée « FIFA World Cup », qui est une marque déposée. Le français est la langue officielle de la FIFA au même rang que l’anglais (comme l’allemand et l’espagnol). La terminologie « Coupe du monde FIFA » est également acceptée.

La FIFA déménage à Zurich en 1932 en raison du statut de la Suisse et des graves soucis financiers de la Fédération depuis le krach boursier d’octobre 19295. Avec l’augmentation importante des sources de revenus (droits TV, publicités et produits sous licence principalement), la situation financière est aujourd’hui excellente.

Ainsi, la FIFA annonçait en avril 2004 qu’elle prévoit un bénéfice de 144 millions de dollars pour 1,64 milliard de dollars de revenus sur la période 2003-2006 (cycle de quatre ans incluant la Coupe du monde 2006). Elle a réalisé un bénéfice de 631 millions de dollars sur la période 2007-2010 (cycle incluant la coupe du monde en Afrique du Sud). En 2013, à l’orée de la coupe du monde au Brésil, les réserves de trésorerie de la FIFA se montaient à 1,4 milliard de dollars6.

2.Organisation

Statutairement, la FIFA est régie par les dispositions des articles 60 et suivants du Code civil suisse7 sur les associations à but non lucratif8. Elle rassemble 211 fédérations9 (nationales ou pas : cas du Royaume-Uni, par exemple). La dernière adhésion en date est celle du Kosovo le 13 mai 2016. Un certain flottement fut notable durant les vingt dernières années au niveau des adhésions. Les Féroé danoises ou certains DOM-TOM français reçurent l’autorisation de leur fédération d’origine (danoise, française) pour adhérer. Conscient des conséquences d’une telle politique (Catalogne, Pays basque, Québec…), la FIFA a décidé de mettre fin à ces pratiques. Elle n’acceptera désormais plus de nouveaux membres sans indépendance politique claire au préalable. Cette décision n’est évidemment pas rétroactive et les Féroé, Tahiti ou la Nouvelle-Calédonie conserveront leur statut actuel de même que l’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord (qui sont à la fois considérés comme des nations, bien que le Royaume-Uni reste l’état souveraine)[???].

Huit états souverains ne sont pas membres de la FIFA : Monaco et le Vatican en Europe, les Kiribati, les États Fédérés de Micronésie, les Îles Marshall, Nauru, les Palaos, et les Tuvalu, en Océanie. Tous ces états non-membres ont bien une équipe nationale de football parfois inactives10,11. Certains, tels les Tuvalu, cherchent à rejoindre la FIFA, mais peinent à remplir les conditions nécessaires en termes d’infrastructures. A contrario, vingt-cinq associations membres de la FIFA ne représentent pas un état souverain (Angleterre, Écosse, Pays de Galles, Irlande du Nord, Tahiti, Nouvelle-Calédonie, Iles Féroé, Îles Vierges Américaines, Bermudes, Montserrat, Îles Samoa Américaines, Hong-Kong, Macao, Gibraltar, Guam….).
Afin de gérer au mieux le football au niveau continental, des confédérations ont vu le jour. On pourrait croire à une hiérarchie, mais ce n’est pas le cas. Les confédérations ont rang sur la FIFA quand il s’agit de problèmes internes au continent. Ainsi, la FIFA qui organise pourtant la Coupe du monde, n’est pas décisionnaire pour fixer les calendriers des préliminaires ni leur formule. La confédération sud-américaine est particulièrement sensible à ces problèmes, mais l’UEFA s’est également déjà illustrée dans le passé sur ce terrain. De même, elle n’a aucune emprise sur l’organisation de chaque fédération nationale. On évoquera ici l’éternel problème des calendriers que la FIFA n’est toujours pas parvenu à régler, faute de pouvoir forcer la main aux fédérations et autres confédérations, seules souveraines dans ce domaine.

  • l’AFC pour l’Asie
  • l’UEFA pour l’Europe
  • la CAF pour l’Afrique
  • la CONMEBOL pour l’Amérique du Sud
  • l’OFC pour l’Océanie
  • la CONCACAF pour l’Amérique du Nord, l’Amérique Centrale et les Caraïbes

En revanche, la situation est toute différente à propos des règles du jeu. Ici, pas de discussions, et le monde entier adopte le même jour les mêmes modifications du règlement. Sur ce point, la FIFA est inflexible. Les règles du football ne sont pas édictées par la seule FIFA, mais sont discutées et votées par une vieille institution britannique nommée International Football Association Board (IFAB). La FIFA y dispose de quatre voix tandis que les fédérations d’Angleterre, d’Écosse, du pays de Galles et d’Irlande du Nord y comptent une voix chacune.

3. Distinctions

La FIFA désigne chaque année le Meilleur footballeur de l’année FIFA depuis 1991 et ce jusque 2009 pour les hommes et depuis 2001 pour les femmes. Depuis 2010, la FIFA désigne en collaboration avec le magazine France football, le FIFA Ballon d’or. Un classement des équipes nationales est perpétuellement effectué.

En marge de la création de la FIFA le 24 mai 1904, un match de gala opposa la France à l’Union Saint-Gilloise. En 2004, la FIFA fête son centenaire et pour l’occasion est célébré un match entre l’équipe de France et l’équipe du Brésil le 20 mai 2004 au Stade de France qui se conclura par un match nul (0-0). Au cours du match, les joueurs des deux équipes portaient des répliques des tenues utilisées sur les terrains avant la Première Guerre mondiale. Toujours à l’occasion de son centenaire en 2004, la FIFA a demandé à Pelé de dresser une liste des 100 meilleurs joueurs vivants. Pelé en a donné 125 : FIFA 100.

4.Présidents de la FIFA

Le Néerlandais Cornelis Hirschman occupe le poste de président par intérim de 1918 à 1920, maintenant à ses frais la FIFA en activité après la Première Guerre mondiale. Jules Rimet, qui est président de 1920 à 1954, occupe la fonction tout d’abord à titre provisoire jusqu’au 1er mars 1921. Arthur Drewry, président de 1955 à 1961, est tout d’abord président par intérim jusqu’au 9 juin 1956. Après la présidence d’Arthur Drewry, le Suisse Ernst Thommen assure un intérim de six mois.

À la suite du scandale qui a frappé la FIFA en 2015, un congrès devant élire un nouveau President est organisé en février 2016. Sur 209 fédérations, 207 ont le droit de vote (Indonésie et Koweït sont suspendus). Au premier tour Gianni Infantino obtient 88 voix devant le cheikh Salman Al Khalifa, 85 qui était favori, le prince Ali ben Al Hussein 27 voix et Jérôme Champagne . Tokyo Sexwale s’etait retiré juste avant le vote. Au second tour, Infantino est élu avec 115 voix.

Le titre de président honoraire est décerné, après leur présidence, à Jules Rimet, Stanley Rous et João Havelange.

 

Liste des présidents de la FIFA

R Période d’activité Portrait LP Nom, prénom
1 23 mai 1904 – 1906 (2 ans) Robert_Guérin_1906_year France Robert Guérin
2 1906 – 24 octobre 1918 (12 ans) Daniel_Burley_Woolfall_1908_year Angleterre Daniel Burley Woolfall
Int 24 octobre 1918 – 1920 (2 ans) Pays-Bas Cornelis Hirschman
3 1920 – 21 juin 1954 (33 ans) Jules_Rimet_1933 France Jules Rimet Jules
4 21 juin 1954 – 7 octobre 1955 (1 an) Rodolphe_Seeldrayers Belgique Rodolphe William Seeldrayers
5 7 octobre 1955 – 25 mars 1961 (6 ans) Arthur_Drewry Angleterre Arthur Drewry
Int 25 Mars – 28Septembre 1961 (6mois) Suisse  Ernst Thommen
6 28 septembre 1961 – 11 juin 1974 (13 ans) Stanley_Rous Angleterre Stanley Rous
7 11 juin 1974 – 8 juin 1998 (24 ans) João_Havelange Brésil João Havelange
8 8 juin 1998 – 21 décembre 20153 (17 ans) Sepp Blatter Suisse Sepp Blatter
21 décembre 2015 – 26 février 2016 Issa Hayatou
9 Depuis le 26 février 2016 Gianni_Infantino SuisseItalie Gianni Infantino

5. FIFA et éthique

Lors de son 56e congrès (2006), la FIFA a fait de l’éthique l’une de ses priorités. Le thème général de cette campagne est de proposer une meilleure gouvernance et une meilleure transparence dans le monde du football afin de le protéger des dérives qui le menacent : relations entre fédérations et autorités publiques, propriété, influence et contrôle des clubs, transferts de joueurs, agents de joueurs, paris et harmonisation du calendrier, notamment.

En parallèle à cette action, la FIFA s’associe en 2006 à l’opération Unitaid, visant à taxer les billets d’avion afin de financer l’achat de médicaments pour les pays défavorisés. Les ballons de la Coupe du monde de 2006 sont ainsi floqués au nom de cette opération. La FIFA n’a toutefois pas découvert la notion d’éthique en 2006, et elle mène notamment une campagne sur le fair play depuis 1978.

Autre thème sur lequel la FIFA travaille depuis 1997 : le travail des enfants.

L’Organisation internationale du travail a lancé en 1997 une campagne contre le travail des enfants. L’UNICEF et la FIFA sont notamment également associés à cette campagne. En matière de football, c’est surtout la fabrication des ballons par les enfants qui est visée. Un accord fut signé par la FIFA sur ce point en 1997 concernant le district de Sialkot (Pakistan), particulièrement touché par ce phénomène. Entre 1997 et 2000, le programme a notamment permis de couvrir 95 % des fabricants de ballons de ce district en proposant une éducation à plus de 10 000 enfants.

Comme le note les conclusions de l’OIT : « La population du district de Sialkot est désormais bien consciente que le travail des enfants est un fléau social qui doit être éradiqué par tous les moyens dont dispose chaque individu, famille ou communauté. » Depuis 1999, aucun cas de travail d’enfants n’a été signalé dans les ateliers de couture contrôlés. Fort de ce succès, cette opération sur le district de Sialkot fut intensifiée de 2000 à 2003 afin de couvrir 100 % des fabricants de ballons. La FIFA a investi plus d’un million de dollars dans cette opération entre 1997 et 2003. 540 000 dollars supplémentaires y sont investis depuis 2004 afin de mettre en place, notamment, des organismes locaux aptes à donner des soins médicaux.

Depuis le 13 février 2003, la FIFA et l’Organisation internationale du travail mènent une campagne intitulée « Carton rouge au travail des enfants ». Cette campagne de niveau mondial implique notamment d’anciens joueurs tel Roger Milla et se décline sous des formes très variées : marche de protestation ici, concours artistique là, et matches de football ailleurs. En 2006, date de mise en place d’une « journée contre le travail des enfants » (12 juin), le slogan de cette opération est : « La fin du travail des enfants : ensemble nous pouvons le faire ! ».

La FIFA dispose en interne d’un « Code disciplinaire », ensemble de règles qui peuvent conduire la FIFA à sanctionner une personnalité morale ou physique, via la Commission de discipline et la Commission de recours.

6. FIFA et corruption

6.1 Révélations

John Sugden et Alan Tomlinson signent en 1998 FIFA and the contest for world football: who rules the people’s game?, ciblant la période 1970-1998.David Yallop publie en 1999 How they stole the game (comment ils ont volé le jeu). Il y dénonce notamment la gestion de João Havelange.Dans la même veine, Andrew Jennings publie en 2006 Carton rouge !, où il dénonce la gestion de Sepp Blatter en reprenant nombre de données déjà publiées par Yallop (élections « truquées » en 1996 et 1998 entre autres). La FIFA tente, en vain dans les deux derniers cas, de faire interdire la publication des ouvrages.

En 2014, l’ancien président de la fédération anglaise de football David Triesman compare à la Chambre des lords Sepp Blatter à Vito Corleone, et déclare :« La FIFA possède une longue tradition de pots-de-vin, de magouilles et de corruption. La FIFA se conduit comme une famille de mafieux. La corruption a été érigée en système et soutenue par l’absence d’investigations et où la plupart des accusés échappe aux enquêtes. Des douzaines de travailleurs immigrés tués dans la construction des stades au Qatar sont ainsi ignorées ».

6.2 L’affaire ISL et le système Blatter

La faillite de la société suisse International Sport and Leisure (ISL), en 2001 avec des dettes de plusieurs dizaines de millions d’euros révèle le premier gros scandale de corruption touchant la FIFA. L’entreprise avait obtenu l’exclusivité de la vente des droits marketings de plusieurs Coupes du monde.

Dès l’année 2001, le juge d’instruction du canton de Zoug Thomas Hildbrand, spécialisé dans les crimes et délits économiques, mène son enquête sur la société désormais en faillite ISL. En mai 2002 déjà, le secrétaire général de la FIFA, Michel Zen-Ruffinen, avait publiquement dénoncé les dysfonctionnements au sein de l’association de football et critiqué le « système Blatter ». Un mois plus tard, il était contraint de démissionner.

Les investigations de la justice mènent aux perquisitions dans les bureaux de la FIFA à Zurich en novembre 2005, en raison de forts soupçons de détournement de fonds et de corruption. L’enquête de Michael Garcia accuse directement le président de la FIFA Joao Havelange et son gendre Ricardo Teixeira, puissant patron du football brésilien de 1989 à 2012 et vice-président de la FIFA. Les deux hommes auraient touché 40 millions d’euros de pots-de-vin dans les années 1990.

La BBC diffuse le 11 juin 2006 un reportage où apparaissent d’anciens employés d’ISL confirmant le versement entre 1982 et 2001 de pots-de-vin aux dirigeants de la FIFA. Sepp Blatter refuse de participer à ce reportage, mais nie les faits. Les équipes de l’émission d’informations BBC Panorama sont mises à l’index par la FIFA, mais les journalistes britanniques de la BBC répliquent le 10 décembre 2006 en diffusant un reportage suivant l’affaire ISL/FIFA et dénoncent également des irrégularités dans les ventes des billets de match pour la Coupe du monde. BBC Panorama poursuit sa série sur la FIFA avec un nouveau reportage diffusé le 22 octobre 2007. L’enquête a été bouclée en 2010 et aucune charge n’a été retenue contre la FIFA ou son président.

À la suite de la désignation de la Russie et du Qatar comme pays organisateurs des coupe du monde 2018 et 2022, de forts soupçons de corruption pèsent sur certains membres du comité exécutif de la FIFA. Soupçons confirmés en 2011 par le bannissement à vie de toute activité liée au football du Qatarien Mohamed Bin Hammam, ce président de la Confédération asiatique étant accusé d’avoir acheté des voix dans le cadre de l’élection présidentielle de l’instance.

6.3Matchs truqués

En juillet 2011, le New York Times déclenche une nouvelle polémique. Le quotidien met en évidence l’existence de matchs truqués (profitant aux bookmakers), de détournements de fonds, et de corruption au sein de l’organisation (des cadres anglais et australiens se seraient plaints de demandes de pots-de-vin de la part des dirigeants de la FIFA).

6.4 Trafic de billets

En 2014, un vaste trafic de billets d’entrées pour les matchs est démantelé par la police brésilienne. Un membre de la FIFA, Mohamadou Lamine Fofana ainsi que le directeur de la société Match Hospitality, Ray Whelan, sont arrêtés par la police. Le trafic pèse 70 millions de dollars et date des quatre dernières coupes du monde. La société suisse Match Hospitality est un prestataire exclusif de la FIFA, cette société suisse appartient à la société suisse Infront Sports and Media, dirigée par Philippe Blatter, le neveu de Sepp Blatter.

6.5 Arrestations pour racket, blanchiment et corruption

Affaire de corruption à la FIFA.

Le 27 mai 2015, sept hauts responsables de la FIFA sont arrêtés par la police à Zurich à l’occasion de leur rencontre annuelle. L’arrestation se produit à la demande des autorités judiciaires américaines et serait le résultat d’une enquête menée durant trois ans par le FBI sur « des faits présumés de racket, blanchiment d’argent et corruption dans le cadre notamment de l’attribution de plusieurs coupes du monde ou de contrats marketing » qui se seraient étalés sur une période de vingt ans. Les autorités judiciaires américaines demandent l’extradition de ces personnes pour les juger aux États-Unis. Au cours d’une conférence de presse tenue à New York en présence notamment de Loretta Lynch, procureur général des États-Unis, et de James Comey, directeur du FBI, la justice américaine a donné plus d’informations sur les faits reprochés aux personnes arrêtées.

Avec cette enquête, la justice américaine entend s’attaquer à « un système vieux de vingt-quatre ans destiné à s’enrichir grâce à la corruption dans le football international ». Plus tôt dans la journée le ministère de la justice américain avait publié un texte décrivant une pratique « systémique » et ayant touché « au moins deux générations d’officiels du football, qui ont abusé de leur position pour toucher des pots-de-vin et des commissions occultes de plusieurs millions de dollars ». Le 24 juillet 2015, l’un des principaux sponsors de la FIFA, le groupe bancaire Visa demande la création d’une commission indépendante dans l’affaire de corruption qui touche l’instance. Le groupe bancaire rejoint ainsi d’autres sponsors comme Coca-Cola ou McDonald’s qui ont également demandé la création d’une commission indépendante et appelé à une réforme en profondeur de l’institution.

7. Liste des compétitions organisées par la FIFA

La FIFA organise le tournoi de Football aux Jeux olympiques et aux Jeux olympiques de la Jeunesse masculin et féminin depuis 198429

7.1 Compétitions féminines

  • Coupe du monde de football féminin (depuis 1991)
  • Coupe du monde de football féminin des moins de 20 ans
  • Coupe du monde de football féminin des moins de 17 ans

7.2 Compétitions masculines

  • Coupe du monde de la FIFA (depuis 1930)
  • Coupe du monde de football des moins de 20 ans (depuis 1977)
  • Coupe du monde de football des moins de 17 ans (depuis 1985)
  • Coupe des confédérations (depuis 1997)
  • Coupe du monde des clubs de la FIFA (depuis 2000)
  • Coupe du monde de football de plage (depuis 2005)
  • Coupe du monde de futsal (depuis 1989)
  • FIFA Interactive world cup (depuis 2004)

Stades des Finales, les spectateurs

Terrain

Les Stades des finales

Terrain de la Légion Saint-Michel (Paris) :

  • 1918

Stade Bergeyre (Paris) :

  • 1920

Stade Pershing (Paris) :

  • 1921, 1922, 1923

Stade Yves du Manoir (Colombes) :

  • 1924, 1925, 1926, 1927, 1928, 1929, 1930, 1931, 1932, 1933, 1934, 1935, 1936, 1937, 1939, 1940

Stade Municipal (Saint-Ouen) :

  • 1941

Stade Yves du Manoir (Colombes) :

  • 1942, 1945, 1946, 1947, 1948, 1949, 1950, 1951, 1952, 1953, 1954, 1955, 1956, 1957, 1958, 1959,
  • 1960, 1961, 1962, 1964, 1968, 1969, 1970, 1971

Parc des Princes (Paris) :

  • 1919, 1938, 1943, 1944, 1963, 1965, 1966, 1967, 1972, 1973, 1974, 1975, 1976, 1977, 1978, 1979, 1980,
  • 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1993, 1994, 1995, 1996, 1997

Stade de France (Saint-Denis) :

  • 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009

(finale non jouée en 1992)

Nombre de spectateurs par finale

Au Parc des Princes (Paris)

  • 1994 : 39.932
  • 1995 : 41.278
  • 1996 : 38.916
  • 1997 : 39.378

Au Stade de France (Saint-Denis)

  • 1998 : 76.766
  • 1999 : 78.610
  • 2000 : 78.717
  • 2001 : 78.641
  • 2002 : 66.215
  • 2003 : 78.316
  • 2004 : 78.853
  • 2005 : 77.617
  • 2006 : 79.065
  • 2007 : 79.797
  • 2008 : 79.087
  • 2009 : 80.056

Nombre total de spectateurs de la saison

  • 1994-1995 : 554.250
  • 1995-1996 : 483.350
  • 1996-1997 : 460.441
  • 1997-1998 : 576.461
  • 1998-1999 : 618.022
  • 1999-2000 : 654.585
  • 2000-2001 : 667.512
  • 2001-2002 : 574.797
  • 2002-2003 : 659.844
  • 2004-2005 : 702.200
  • 2005-2006 : 678.592 (entrées payantes)
  • 2006-2007 : 536.330 (entrées payantes)
  • 2007-2008 : 658.686 (entrées payantes)
  • 2008-2009 : 574.769 (entrées payantes)
  • 2009-2010 : 648.266 (entrées payantes)

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Les arbitres des finales

coupe de france

delaunat

Il est à noter que les arbitres ayant arbitré une finale sont français, sauf un qui est anglais, Jack Clough, invité par la FFF pour les 40 ans de cette compétition. Michel Vautrot est l’arbitre qui a le plus officié de finales, soit cinq. (voir ci-dessous le tableau)

Michel-vautrot

Arbitre qui a le plus officié de finales

Edition LP Arbitre, nom, prénom   Année des finales arbitrée
1 France.ping Michel Vautrot (5) 1979, 1982, 1983, 1984, 1987
2 France.ping Joël Quiniou (3) 1986,1989,1991
France.ping Edmond Gérardin (3) 1920, 1922, 1929
France.ping Georges Capdeville (3) 1936,1942, 1945

finale-cdf-logo  1918-2003

Edition Année LP Arbitre Edition Année LP Arbitre
1 1918 France.ping Jacques Bataille 44 1961 France.ping Marcel Bois
2 1919 France.ping ArmandThibaudeau 45 1962 France.ping Joseph Barbéran
3 1920 France.ping Edmond Gérardin 46 1963 France.ping Pierre Schwinte
4 1921 France.ping Marcel Slawick 47 1964 France.ping Henri Faucheux
5 1922 France.ping Edmond Gérardin(2) 48 1965 France.ping Michel Kitabdjian
6 1923 France.ping Gabriel Jandin 49 1966 France.ping Jean Tricot
7 1924 France.ping Louis Fourgous 50 1967 France.ping Robert Lacoste
8 1925 France.ping Marcel Slawick (2) 51 1968 France.ping Roger Barde
9 1926 France.ping Georges Balvay 52 1969 France.ping Roger Machin
10 1927 France.ping Paul Quittemel 53 1970 France.ping Robert Héliès
11 1928 France.ping Georges Balvay 54 1971 France.ping René Vigliani
12 1929 France.ping Edmond Gérardin(3) 55 1972 France.ping Robert Frauciel
13 1930 France.ping Roger Conrié 56 1973 France.ping Robert Wurtz
14 1931 France.ping Georges Courbot 57 1974 France.ping Achille Verbecke
15 1932 France.ping Louis Raguin 58 1975 France.ping Robert Héliès (2)
16 1933 France.ping Roger Conrié (2) 59 1976 France.ping Robert Wurtz (2)
17 1934 France.ping Jules Baert 60 1977 France.ping Georges Konrath
18 1935 France.ping Lucien Leclercq 61 1978 France.ping Achille Verbecke2
19 1936 France.ping Georges Capdeville 62 1979 France.ping Michel Vautrot
20 1937 France.ping Eugène Olive 63 1980 France.ping GeorgesKonrath2
21 1938 France.ping Charles Munsch 64 1981 France.ping Georges Konrath
22 1939 France.ping Paul Marenco 65 1982 France.ping Michel Vautrot2
23 1940 France.ping Charles de la Salle 66 1983 France.ping Michel Vautrot3
24 1941 France.ping Léon Boes 67 1984 France.ping Michel Vautrot4
25 1942 France.ping Georges Capdeville 2 68 1985 France.ping Gérard Biguet
26 1943 France.ping Victor Sdez 69 1986 France.ping Joël Quiniou
27 1944 France.ping Charles Tibaldi 70 1987 France.ping Michel Vautrot5
28 1945 France.ping Georges Capdeville3 71 1988 France.ping Claude Bouillet
29 1946 France.ping Pierre Virolle 72 1989 France.ping Joël Quiniou2
30 1947 France.ping René Tranchon 73 1990 France.ping Gérard Biguet2
31 1948 France.ping Léon Boes (2) 74 1991 France.ping Joël Quiniou3
32 1949 France.ping Raymond Vincenti 75 1992 France.ping Finale non jouée
33 1950 France.ping Marius Veyret 76 1993 France.ping Rémi Harrel
34 1951 France.ping Paul Olivia 77 1994 France.ping Marc Batta
35 1952 France.ping Jacques Devillers 78 1995 France.ping Philippe Leduc
36 1953 France.ping Marcel Le Foll 79 1996 France.ping Bernard Saules
37 1954 France.ping Edouard Harzic 80 1997 France.ping Alain Sars
38 1955 France.ping LouisFauquemberghe 81 1998 France.ping Gilles Veissière
39 1956 France.ping Maurice Guigue 82 1999 France.ping Pascal Garibian
40 1957 angleterre_svg Jack Clough 83 2000 France.ping Claude Colombo
41 1958 France.ping Augustin Le Menn 84 2001 France.ping Laurent Duhamel
42 1959 France.ping Jean-Louis Groppi 85 2002 France.ping Eric Poulat
43 1960 France.ping Marcel Lequesne 86 2003 France.ping Bertrand Layec

logo-coupe-franceArbitres des finales de Coupe de France (2004-)

Edition Année LP Arbitre Edition Année LP Arbitre
87 2004 France.ping Stéphane Bré 105 2022 France.ping
88 2005 France.ping Bruno Derrien 106 France.ping
89 2006 France.ping Laurent Duhamel2 107 France.ping
90 2007 France.ping Eric Poulat 108 France.ping
91 2008 France.ping Philippe Kalt 109 France.ping
92 2009 France.ping Thierry Auriac 110 France.ping
93 2010 France.ping Lionel Jaffredo 111 France.ping
94 2011 France.ping Clément Turpin 112 France.ping
95 2012 France.ping Hervé Piccirillo 113 France.ping
96 2013 France.ping Fredy Fautrel 114 France.ping
97 2014 France.ping Tony Chapron 115 France.ping
98 2015 France.ping Antony Gautier 116 France.ping
99 2016 France.ping 117 France.ping
100 2017 France.ping 118 France.ping
101 2018 France.ping 119 France.ping
102 2019 France.ping 120 France.ping
103 2020 France.ping
104 2021 France.ping

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