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Trophée Euro 1960-2008

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Henri Delaunay 1883-1955
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Le Trophée 1960-2008

Le « Trophée Henri-Delaunay », qui récompense le vainqueur du championnat d’Europe, a été nommé ainsi en hommage à Henri Delaunay qui avait émis l’idée d’organiser cette compétition, mais est décédé cinq ans avant la première édition en 1960. Ce trophée a été créé par la Maison Arthus-Bertrand à Paris en 1960 et a coûté 20251 francs français (3087.25 €). Il est en argent. Sa valeur est estimée à 35 000 francs suisses (22 500 €).

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Il pèse huit kilos, socle compris. Il mesure 42 cm et 50 cm avec le socle. Dessus sont inscrits les noms des vainqueurs, qui reçoivent une réplique réduite. Dans le cas où une nation remporterait le titre trois fois consécutivement ou alors à cinq reprises, elle se verra remettre une réplique identique au trophée.

Le trophée a été conçu en 1960 par Arthur Bertrand, mais la confection a été l’oeuvre de l’orfèvre Chobillon. Il porte le nom d’Henri Delaunay, secrétaire général de l’UEFA de 1954 à 1955 et secrétaire général fondateur de la Fédération Française de Football. C’est lui qui, le premier, a eu l’idée d’un championnat d’Europe des Nations. Cette compétition devait permettre de renforcer l’unité européenne.

Malheureusement, Henri Delaunay est mort avant que l’Euro n’ait pu voir le jour. C’est donc en hommage à ce visionnaire que la coupe porte son nom. Le trophée original a été fabriqué en 1960. Il est estimé, à l’heure actuelle, à 15.400 €. Il pèse huit kilos et mesure 60 cm (socle compris). Ce sont les Soviétiques qui ont été les premiers à soulever cette coupe en argent massif. C’était lors de l’Euro 1960 en France.
euro_60La première édition du championnat d’Europe a eu lieu en 1960 en France. Seules quatre équipes disputent la phase finale et les matches se jouent au Parc des Princes (Paris) et au Stade Vélodrome (Marseille). Les grands pays footballistiques comme l’Italie, l’Allemagne et l’Angleterre, n’ont pas participé à la compétition, ce qui permet à l’URSS de remporter le trophée devant la Yougoslavie, la Tchecoslovaquie et la France.

euro_64En revanche, la seconde édition de l’Euro a été organisée en Espagne. De nombreux pays souhaitaient participer à la compétition qui sera finalement remportée par l’hôte après avoir disputé une finale face aux soviétiques, le 21 juin. A noter, l’absence de l’équipe de RFA.

euro_68La RFA décide enfin de participer au championnat d’Europe pour la première fois de son histoire en 1968. Elle s’arrête, malheureusement, au stade des qualifications. La phase finale voit l’Italie se qualifier en finale via un tirage au sort suite au match nul, 0-0, face à l’URSS. Les italiens affrontent alors la Yougoslavie (vainqueur de l’Angleterre, 1-0) et le match se solde une fois de plus sur un score nul, 1-1 après prolongation. La séance de tirs aux but n’étant pas prévue, les deux équipes joueront un nouveau match, deux jours plus tard. L’Italie s’impose 2-0 mais non sans mal.

euro_72La RFA entre sérieusement dans la compétition après avoir éliminée l’Angleterre sur son terrain (Wembley) en quarts de finale. le 18 juin, la RFA rencontre l’URSS en finale au stade du Heysel, et l’emporte largement sur le score de 3 buts à 0. Müller réalise d’ailleur, un doublé aux 27e et 58e minutes. Une victoire de bonne augure pour des allemands qui organisent la Coupe du monde deux ans plus tard.

euro_76Le 20 juin, la RFA affronte la Tchécoslovaquie en finale à Belgrade. Une finale marquée par la première séance de tirs au but organisée en dernière minute. En effet, les Tchécoslovaques tiennent leur victoire quant Hölzenbein égalise à la 89e minute de jeu. Les deux équipes terminent les prolongations sur le score de 2 buts partout et les responsables se mettent d’accord pour finir la rencontre sur une séance de penalty. Finalement, les allemands perdent le trophée (5-3 TAB) et les joueurs montrent leur mécontentement par rapport à la décision prise par ses responsables. La solution d’un second match aurait peut-être été plus judicieuse…

euro_80Le championnat d’Europe prend enfin de l’ampleur et accueille désormais huit équipes en phase finale. Deux groupes de quatre équipes sont créés et les deux premier de chaque poule s’affrontent en finale. La RFA s’extirpe assez facilement de son groupe mais la Belgique se qualifie grâce à un nombre de buts marqués supérieur à celui de l’Italie. Le 22 juin, la RFA s’impose 2-1 face à la Belgique sur un doublé de Hrubesch (10e et 88e mn).

euro_84Pour la deuxième fois de son histoire, la France est désignée pour organiser le tournoi. Les bleus se distinguent grâce à 3 victoires dans son groupe A et se qualifie pour les demi-finales. Le Portugal est le prochain adversaires des tricolores. Le match se déroule au Stade Vélodrome à Marseille et la France l’emporte 3-2, pendant les prolongations sur un dernier but de Michel Platini, à la 119e minute. En finale, la France dispose de l’Espagne, 2-0, et gagne ainsi son premier trophée.

euro_88En 1988, le champion en titre ne parvient pas a dépasser le stade des qualifications et les bleus sont privés de phase finale. La RFA, pays organisateur, se fait surprendre en demi-finale par une bonne équipe des Pays-Bas, qui remportera quelques jours plus tard la compétiton à l’Olympiastadion de Munich.

euro_92L’Euro 92 est marqué par de nombreux changements politiques au sein de l’Europe. Les pays comme l’URSS, la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie se divise et donnent naissance à de plus petites entités. L’URSS conserve tout de même une équipe de football commune et se présente sous le nom C.E.I. De son côté, la Yougoslavie réussit à se qualifier pour la phase finale mais elle se verra subsituer sa place par le Danemark, pour raisons politiques. Ce dernier, que personne attend, va créer l’exploit en s’imposant en finale face à l’Allemagne, 2-0, après avoir battu la France et les Pays-Bas.

euro_96Les éliminatoires compte désormais 14 participants supplémentaires (34 -> 48). La phase finale du championnat d’Europe en Angleterre est organisée avec 16 équipes réparties dans quatre groupes de quatre. Le 30 juin à Wembley, l’Allemagne remporte une nouvelle fois la compétition face à la République Tchèque, 2-1, après prolongations.

euro_2000Pour la première fois, deux pays co-organisent le championnat d’Europe. La Belgique et les Pays-Bas se partagent la gestion d’une compétiton qui compte de plus en plus de participants. En effet, le nombre d’équipes des éliminatoires est passé de 48 à 51 soit 3 équipes supplémentaires. Les faits marquants de la phase finale sont l’élimination de l’Angleterre et de l’Allemagne dès le premier tour. L’équipe de France quant à elle, continue de briller après sa magnifique prestation lors de la Coupe du monde 1998. Les bleus afffrontent l’Italie en finale et il faudra attendre les prolongations et un but en or signé Trezegol à la 103e minute.

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Trophée Euro 2008-2020

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Henri Delaunay 1883-1955
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Le Trophée 1960

Le « Trophée Henri-Delaunay », qui récompense le vainqueur du championnat d’Europe, a été nommé ainsi en hommage à Henri Delaunay qui avait émis l’idée d’organiser cette compétition, mais est décédé cinq ans avant la première édition en 1960. Ce trophée a été créé par la Maison Arthus-Bertrand à Paris en 1960 et a coûté 20251 francs français (3087.25 €). Il est en argent. Sa valeur est estimée à 35 000 francs suisses (22 500 €).

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Il pèse huit kilos, socle compris. Il mesure 42 cm et 50 cm avec le socle. Dessus sont inscrits les noms des vainqueurs, qui reçoivent une réplique réduite. Dans le cas où une nation remporterait le titre trois fois consécutivement ou alors à cinq reprises, elle se verra remettre une réplique identique au trophée.

Lors de l’Euro 2008, une nouvelle version a été présentée au public. Elle pèse deux kilos et mesure 18 cm de plus que l’original. On doit sa fabrication à Asprey, une célèbre maison londonienne. Alors que sur le trophée original, le nom des vainqueurs étaient inscrits sur le socle, ils sont maintenant gravés à même la coupe.

Cette nouvelle version, par son classicisme, rend un hommage appuyé à son aîné. Asprey a utilisé de l’argent fin pour la fabrication. La base est plus large que celle du trophée original, ce qui lui confère plus de stabilité. Par respect pour Delaunay, l’UEFA a décidé de garder le nom historique du trophée.

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Depuis l’édition 2008, une nouvelle version du trophée, plus grande et sans socle, est décernée à chaque vainqueur.Où va le trophée quand une équipe remporte l’Euro ?

D’après le règlement de l’UEFA, l’équipe qui remporte la compétition garde le trophée pendant les quatre ans séparant 2 Championnats d’Europe. La fédération du pays vainqueur en est responsable. Elle est dans l’obligation de le ramener lors du tirage au sort des phases de poules de l’édition suivante. À cette occasion, une réplique réduite du trophée Delaunay lui est remise à titre définitif.

Si une équipe remporte l’Euro trois fois consécutivement, une réplique exacte du trophée lui est remise. C’est aussi le cas si elle remporte l’Euro pour la cinquième fois. Jusqu’à présent, aucun pays n’a réussi cet exploit. L’Espagne, qui remet son titre en jeu pour la deuxième fois, remporterait la réplique exacte en cas de victoire à l’Euro 2016.

L’Espagne a été la dernière nation à avoir soulevé le trophée Henri Delaunay. En 2012 à Varsovie, la Roja l’a reçue des mains du président de l’UEFA Michel Platini. A l’occasion de l’Euro 2016, qui aura lieu du 10 juin au 10 juillet 2016, cette coupe mythique sera remise en jeu et l’on verra peut-être une nouvelle équipe la brandir au stade de France.

Alors que le ballon change à chaque édition du Championnat d’Europe de football, le trophée n’a été redessiné qu’une seule fois au cours des quarante-cinq dernières années. Mais pourquoi porte-t-il ce nom? L’équipe qui remporte la compétition a-t-elle le droit de le garder ? Voici quelques éclaircissements sur cette mystérieuse coupe convoitée par l’Europe entière.

Où va le trophée quand une équipe remporte l’Euro ?

D’après le règlement de l’UEFA, l’équipe qui remporte la compétition garde le trophée pendant les quatre ans séparant 2 Championnats d’Europe. La fédération du pays vainqueur en est responsable. Elle est dans l’obligation de le ramener lors du tirage au sort des phases de poules de l’édition suivante. À cette occasion, une réplique réduite du trophée Delaunay lui est remise à titre définitif.

Si une équipe remporte l’Euro trois fois consécutivement, une réplique exacte du trophée lui est remise. C’est aussi le cas si elle remporte l’Euro pour la cinquième fois. Jusqu’à présent, aucun pays n’a réussi cet exploit. L’Espagne, qui remet son titre en jeu pour la deuxième fois, remporterait la réplique exacte en cas de victoire à l’Euro 2016.

Henri Delaunay, Biographie

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"Sir" Henri Delaunay

Secrétaire général de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, puis de la Fédération française de football et de l'Union des associations européennes de football

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Henri Delaunay (1883-1955)

Généralités

Naissance : Né le 15Juin 1883 France.pingFrance
Décèdé : le 9 Novembre 1955 France.pingFrance
Nationalié : Française
Profession : Avocat
Activité principal : Secrétaire Général de la FFF de 1919 à 1955
     Autres activités : – Secrétaire général de l'Union des associations        européennes de football
Cocréateur de la coupe du monde de la FIFA
Secrétaire général de la FGSPF
de 1915 à 1919

Chevalier_légion_d'honneur_2Distinctions : Chevalier de la légion d'honneur par décret du en tant que secrétaire général de la fédération de football-association.

Descendants : Pierre Delaunay ui lui succède à l'UEFA

Trophée Henri Delaunay

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Henri Delaunay, Biographie

Henri-Delaunay-UEFA-FFF-12Né en 1883 au sein d’une famille bourgeoise, Henri Delaunay est l’un des témoins des débuts du football parisien. Dès l’âge de 12 ans, il admire, comme il l’a écrit, les premiers footballeurs, « ces endiablés qui s’amusent et se bousculent en poussant leurs joyaux cris ». Il devient vite joueur, arbitre et finalement président du club de patronage de l’Etoile des Deux-Lacs de 1907 à 1912. Comme beaucoup de footballeurs du début du vingtième siècle, c’est un membre actif de la Fédération Sportive et Gymnique des Patronages de France. Cet engagement est toutefois tempéré par les séjours répétés qu’il fait outre-Manche. En 1902, il assiste notamment, au milieu de 100 000 spectateurs enthousiastes, à la finale de la FA Cup opposant Sheffield United et Southampton au stade de Crystal Palace.

Cette « scène primitive » le marquera profondément : il restera pour toujours un anglophile convaincu parlant parfaitement la langue de Stanley Matthews quand Jules Rimet pratiquait essentiellement le français comme langue étrangère. Il se fera surtout l’efficace importateur et adaptateur du principe de la FA Cup, lorsqu’il crée en 1917 la Coupe Charles Simon, avec ses collègues du Comité français interfédéral (CFI) dont il est devenu secrétaire-général depuis sa création, le 22 octobre 1908.

A ce titre, il représente, avant même Jules Rimet, le football français dans les Congrès de la FIFA. Trahissant définitivement le football des sacristies, il devient ensuite secrétaire-général FFF à partir dès sa création le 7 avril 1919 et participe pleinement à la vie nationale et internationale du football, en entretenant d’excellentes relations avec les fédérations britanniques qui prennent pourtant de la distance vis-à-vis de la Fédération internationale. Il siège ainsi en tant que délégué de la FIFA à l’International Board de 1924 à 1928 puis, en juin1929, il participe à Paris avec deux autres dirigeants/arbitres de la FIFA, l’Allemand Peco Bauwens et l’Italien Giovanni Mauro, au premier Comité Consultatif des Règles du Jeu devenu ensuite le Comité d’arbitrage, dont il reste l’un des grands animateurs jusque dans les années cinquante. Toutefois, l’essentiel de l’action de Delaunay est alors ailleurs.

En raison du succès du tournoi olympique et de l’intransigeance du CIO sur la question de l’amateurisme, la FIFA commence à étudier, à partir de 1926, la possibilité d’organiser son propre championnat. Un questionnaire sur ce sujet est envoyé pour sonder les associations sur la possibilité d’organiser une compétition internationale et une première commission est réunie à Zurich en février 1927 pour étudier sa faisabilité. Delaunay y participe avec l’Allemand Linemann, l’Autrichien Meisl, le Suisse Bonnet et l’Italien Ferretti. Delaunay y défend la nécessité « de favoriser l’organisation d’une compétition internationale intéressante dans l’intérêt du football du monde entier et de la FIFA même ».

Il s’y montre plus résolu que ses collègues qui, à l’instar de Linemann, représentant de la DFB, y voit une œuvre utile mais pas absolument nécessaire même si « la FIFA en [retirerait] l’avantage le plus effectif et [affirmerait] son autorité ». De plus, l’accord n’est pas atteint quant à la forme, la périodicité, les continents invités à y participer ou encore l’accueil des joueurs professionnels et amateurs. Trois propositions sont donc présentées qui rendent compte de représentations différentes de la géopolitique du sport et d’une inégale tolérance à l’égard du professionnalisme. Hugo Meisl, le père du Wunderteam, plaide au nom des fédérations de l’Europe centrale et de leur domination de la scène continentale pour une « Coupe de l’Europe » se disputant tous les deux ans (point A de la première et de la deuxièmes propositions).

Henri Delaunay, champion de l’universalisme français, propose une Coupe du Monde organisée tous les quatre ans et « ouverte aux équipes représentatives de toutes les Associations Nationales affiliées à la FIFA » (point B de la première et de la deuxièmes propositions). A l’inverse des propositions de Meisl et Delaunay, Linemann, représentant un pays, l’Allemagne, résistant encore officiellement aux sirènes du professionnalisme, établit son projet sur une stricte distinction entre amateurs et professionnels pour les lesquels la FIFA organiserait « deux Championnats du monde », sur un rythme quadriennal pour les premiers, biennal pour les seconds.

Il revient, plus d’un an plus tard, au congrès de la FIFA réuni à Amsterdam de choisir une formule engageant largement l’avenir de l’organisation. Comme les partisans du professionnalisme et/ou de l’universalisme sont les plus nombreux au sein de l’assemblée, la résolution présentée au nom de la France par Henri Delaunay et qui décide « d’organiser en 1930 une compétition ouverte aux équipes représentatives de toutes les associations nationales affiliées » est adoptée par 23 voix contre 5, les pays nordiques ou balte (Danemark, Estonie, Finlande, Norvège et Suède), partisans de l’amateurisme, ayant voté contre.

La voie de ce que certains considèrent comme « l’indépendance du football » est ouverte, même s’il reste à « une Commission nommée par le Congrès » à étudier les conditions pratiques d’organisation de cette compétition et à désigner le premier pays qui l’accueillerait. Delaunay est à nouveau présent dans cet organe qui se réunit en septembre 1928 à Zurich et établit les grandes lignes de la Coupe du monde : elle serait jouée, à partir de 1930, tous les quatre ans sur le territoire d’une seule association nationale du 15 mai au 15 juin. L’attribution de l’organisation la première édition à l’Uruguay devait, elle, être décidé au congrès de Barcelone en mai 1929.

L’action et les perspectives proposées par Delaunay avaient été donc essentielles dans la création et la définition de l’architecture de la Coupe du monde. Néanmoins, c’est l’influence de Jules Rimet qui fut retenue : si Delaunay avait agi en technicien des choses du football, c’est l’action politique de Rimet qui fut considérée comme essentielle lorsqu’il s’agirait de convaincre au printemps le très réticent Conseil fédéral de la FFF d’envoyer l’équipe de France à Montevideo et d’assurer ainsi la présence d’un grand pays européen dans l’hémisphère sud. De même, les voyages ultérieurs de Rimet en Amérique du Sud consentirent de préserver les liens avec des pays sud-américains reprochant à la FIFA son européocentrisme et de sauvegarder la pérennité et le caractère au moins transatlantique de la Coupe du Monde. Enfin, en rendant hommage à Jules Rimet, les congressistes de 1946 rappelaient en quelque sorte le primat au moins apparent des élus sur l’appareil administratif des fédérations sportives.

De 1950 à 1970, le Coupe du monde de football s’est appelée Coupe Jules Rimet. Pour rendre hommage à l’action du vieux président de la FIFA, le Congrès de Luxembourg décide en 1946, sur proposition du vice-président belge Seeldrayers, de donner son nom au trophée réalisé par le sculpteur parisien Abel Lafleur en 1930. En vertu du règlement, le Brésil, qui a remporté trois fois le titre mondial en 1958, 1962 et 1970, s’est vu définitivement attribuer un trophée finalement volé en 1983 et qui aurait été depuis fondu.

Six ans après la disparition de la Coupe Jules Rimet, Pierre Delaunay, fils du secrétaire-général de la Fédération Française de Football, Henri Delaunay, écrit à Jean Fournet-Fayard une lettre accompagnée d’un dossier documentaire « adressée en toute sympathie » et ne se voulant « en aucun cas paraître tendancieuse et encore moins critique ». Il demandait seulement que « ne soit pas passée sous silence le nom d’Henri Delaunay secrétaire général fondateur de la FFF lorsque la Fédération fait été des origines de la Coupe du Monde ». Pierre Delaunay exprimait ainsi le ressentiment certain qu’avait nourri son père, cheville-ouvrière du football national, européen et international à l’égard du brillant et fin Rimet qui, selon lui, aurait accaparé tous les mérites d’une œuvre collective, la Coupe du monde de football, dont, il se pensait être le véritable concepteur.

L’ego blessé de Henri Delaunay ne put trouver qu’une consolation post-mortem puisqu’en juin 1958, deux ans sa mort survenue le 9 novembre 1955, l'UEFA réunie à Stockholm, donnait à la nouvelle compétition mettant aux prises, tous les quatre ans les sélections nationales européennes, le nom de Coupe d'Europe des nations/Coupe Henri-Delaunay. Malgré ce lot de consolation venu bien tardivement, on peut se demander si la Coupe du monde ne fut pas la vraie Coupe Henri Delaunay avant l’heure.

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Henri Guérin Sélectionneur de l’équipe de France

Sélectionneur de l'équipe de France

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L.P Nom, prénom Les dates
France.ping Henri Guérin (4 oct. 1964 – 20 juil. 1966)
France.ping José Arribas et Jean Snella (28 sept. 1966 – 26 nov. 1966 )
France.ping Just Fontaine (22 mars 1967 – 3 juin 1967 )
France.ping Louis Dugauguez (17 sept. 1967 – 2 mars 1969 )
France.ping Georges Boulogne (5 mars 1969 – 26 mai 1973)
Roumanie.ping Stefan Kovacs (8 sept. 1973 – 15 nov. 1975 )
France.ping Michel Hidalgo (27 mars 1976 – 27 juin 1984)
France.ping Henri Michel (13 oct. 1984 – 22 oct. 1988 )
France.ping Michel Platini (1er nov. 1988 – 2 juil. 1992)
France.ping Gérard Houllier (26 août 1992 – 17 nov. 1993)
France.ping Aimé Jacquet (17 déc. 1993 – 12 juil. 1998 )
France.ping Roger Lemerre (27 juil. 1998 – 5 juil. 2002 )
France.ping Jacques Santini (19 juil. 2002 – 30 juin 2004)
France.ping Raymond Domenech (12 juil. 2004 – 22 juin 2010)
France.ping Laurent Blanc (2 juil. 2010 – 30 juin 2012)
France.ping Didier Deschamps (8 juil. 2012 -)

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Sélectionneur de l'équipe de France

Henri Guérin Henri Guérin  1921-1995

Biographie

Sport : football
Nationalité : Française 
Naissance : Né le 27 Août 1921à Montpellier 
Lieu : à Montmirail France.pingFrance
Décèdé : le 2 Avril 1995 (73ans)
Lieu : Saint-Coulomb France.pingFrance
Période pro : 1943-1961
Poste : Défenseur

Parcours amateur

-1943 : TA Rennes
1944 : Drapeau de Fougères
1945 : TA Rennes

Parcours professionnel

1943-1944 : É.F. Rennes-Bretagne (26 M) – (4buts)
1945-1951: Stade Rennais (208 M) – (16buts)
1951-1953: Stade Français (54 M) – (1but)
1953-1955: AS Aix  (48 M) – (3buts)
1955-1961: Stade Rennais (35 M) – (0)

Sélections en équipe nationale

1948-1949 : France (3M) (0)

Equipes Entraînées

1955-1961 : Stade Rennais
1961-1962 : AS Saint-Etienne
1962-1964 : France.pingFrance (Entraîneur)
1964-1966 : France.pingFrance (Sélectionneur)

Henri Guérin, né le 27 août 1921 à Montmirail et mort le 2 avril 1995 à Saint-Coulomb, est un joueur français de football, devenu entraîneur. Il fut sélectionneur de l'équipe de France du 4 octobre 1964 au 20 juillet 1966.

Biographie

Henri Guérin est un joueur compensant des qualités physiques et techniques moyennes par une grande intelligence de jeu. Il effectue l'essentiel de sa carrière de joueur au Stade rennais, puis entame dans ce club une carrière d'entraîneur-joueur dès 1955. Il devient l'entraîneur de l'AS Saint-Étienne en 1961-1962, mais il ne termine pas la saison malgré une belle campagne en Coupe. Les Verts remercient Guérin le 26 mars 1962 alors que le club est presque condamné à la relégation en D2 mais qualifié en demi-finale de la Coupe de France, épreuve que remportera finalement Saint-Étienne.

Trois mois après sa déconvenue stéphanoise, Henri Guérin est nommé sélectionneur de l'équipe de France A le 17 juillet 1962, poste qu'il occupe pendant quatre années. Il effectue ses débuts sur le banc des Bleus le 3 octobre 1962 par un match face à l'Angleterre en seizièmes de finale du Championnat d'Europe. À Hillsborough (Sheffield), la France signe un bon match nul 1-1 ; elle assure sa qualification au tour suivant six mois plus tard en humiliant les Anglais au Parc des Princes : 5-2. Outre quelques bons résultats (2-2 en Allemagne en 1962, 0-0 en Espagne en 1963), la France élimine la Bulgarie en huitièmes de finale du championnat d'Europe 1964, mais cède en quarts de finale face à la Hongrie.

La qualification à la Coupe du monde 1966 est l'objectif suivant de Guérin avec l'équipe de France après l'échec lors du tour préliminaire du mondial 1962. Écartant la Norvège, le Luxembourg et la Yougoslavie, la France atteint son objectif de World Cup anglaise. Malgré une bonne préparation (3-3 à Moscou), la France ne parvient pas à s'extraire d'un groupe difficile comprenant l'Angleterre, le Mexique et l'Uruguay. Face aux Anglais lors du troisième match des Français, les Bleus terminent le match à neuf… Malgré l'échec, Guérin refuse de démissionner. Une campagne de presse (France football) et une révolte des joueurs poussent finalement à son éviction (3 septembre 1966).

Carrière

joueur

  • 1943-1944 : É.F. Rennes-Bretagne
  • 1944 : Drapeau de Fougères
  • 1945 : TA Rennes
  • 1945-1951 : Stade rennais
  • 1951-1953 : Stade français
  • 1953-1955 : AS Aix
  • 1955-1961 : Stade rennais (entraîneur-joueur)

Palmarès

joueur

  • Champion de France D2 : 1956 avec Rennes
  • Vice-champion de France D2 : 1958 avec Rennes
  • 3 sélections en équipe de France A de 1948 à 1949.

Carrière

entraîneur

  • 1955-1961 : Stade rennais (entraîneur-joueur)
  • 1961-1962 : AS Saint-Étienne
  • 1962-1966 : Drapeau : France France

Palmarès

entraîneur

  • Champion de France D2 : 1956 avec Rennes
  • Vice-champion de France D2 : 1958 avec Rennes

Henri Guérin

Henri Guérin Bien que né dans la Marne, Henri Guérin grandit à Rennes. C’est là qu’il tape ses premiers ballons, lors de parties improvisées avec les autres jeunes de la ville, place du Champ-de-Mars ou place Sainte-Anne. Logiquement, ces matchs finissent par se prolonger sous les couleurs des clubs locaux. Guérin intègre la TA Rennes, où il passe toute sa jeunesse, et développe également son goût pour l’athlétisme.

Pendant la guerre, il expérimente une première fois le haut-niveau en intégrant l’équipe fédérale Rennes-Bretagne, mais finit – après un court retour à la TA – par rejoindre le Stade rennais en 1945. Généralement défenseur, il lui arrive parfois de passer en attaque, ce qui lui permet de marquer neuf buts lors de la saison 1945-1946. Mais sa carrière se dessine surtout à l’arrière, ce qui influencera d’ailleurs le Henri Guérin entraîneur.

En attendant, Guérin devient l’un des piliers du Stade rennais, au côté des Jean Prouff et autres Salvador Artigas. Ses performances lui font même intégrer l’équipe de France, le temps de trois sélections. En 1951, après six saisons sous le maillot rennais, il part tenter sa chance dans la capitale. Il reste deux ans au Stade français, puis met le cap au sud pour deux autres saisons à Aix-en-Provence.

En 1955, il revient au Stade rennais, cette fois en qualité d’entraîneur-joueur. Technicien à la mentalité plutôt défensive, il met également un accent particulier sur la préparation physique. Avec lui, le Stade rennais, descendu en D2 lorsque Salvador Artigas était aux commandes, réussit tant bien que mal à retrouver la D1 puis à s’y stabiliser. Guérin l’entraîneur délaisse progressivement son rôle de joueur, mais continue de disputer quelques matchs… même à 39 ans.

En 1961, appelé par l’AS Saint-Étienne pour succéder à François Wicart, il quitte la Bretagne. Son succès dans le Forez est relatif, mais il remporte tout de même la Coupe de France. Chez les Verts, Henri Guérin ne reste qu’une saison : en 1962, il est appelé à devenir l’entraîneur de l’équipe de France, qu’il prend en main après l’échec de la qualification pour la Coupe du monde. Guérin occupe ce rôle pendant deux ans.

En 1964, alors que ce pouvoir était détenu jusque-là par un comité, lui est adjointe la responsabilité de sélectionner ses joueurs. L’ancien rennais devient le premier entraîneur-sélectionneur unique de l’histoire des Bleus, poste qu’occupent encore aujourd’hui ses successeurs. Henri Guérin parvient à qualifier son équipe pour la Coupe du monde 1966, mais la phase finale est un échec, et la défiance de ses joueurs ainsi qu’une campagne de presse conduisent à son limogeage à l’issue de la compétition.

Guérin reste par la suite dans les arcanes de la FFF, ainsi que de la Ligue de Bretagne. Il joue ainsi un rôle prépondérant dans la détection des jeunes, et reste au contact des Bleus puisqu’il fait partie du staff technique de Michel Hidalgo dans les années 1980. Sa trace – majeure – se retrouve aujourd’hui parmi les nombreux hommages qui lui ont été rendus après sa mort en 1995. Outre le centre d’entraînement de la Piverdière, le centre de préformation de la Ligue de Bretagne, à Ploufragan, porte notamment son nom.

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