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Platini et le succès de 1984

Platini revient sur le 1er succès français en 1984

1_1984 Finale France - Espagne 2-0 Parc des Princes Paris

Dans une équipe de France pétrie de talent, le capitaine Michel Platini a marqué neuf buts dont deux triplés dans cette phase finale. Il raconte…Vingt ans après l’Espagne, la France est devenue en 1984 la deuxième nation à remporter sur son sol le Championnat d’Europe de l’UEFA. À sa tête, à la fois buteur et meneur de jeu, son capitaine Michel Platini a marqué neuf buts dont deux triplés dans cette phase finale. Des records qui tiennent toujours. Deux ans après la défaite contre l’Allemagne de l’Ouest en Coupe du Monde de la FIFA, l’équipe de Michel Hidalgo décrochait enfin l’or. Le Président de l’UEFA revient sur ce triomphe mémorable.

Un exploit historique

Je m’en souviens très bien puisque ça a été le premier titre officiel de la France dans un sport d’équipes, donc cela a été un grand moment pour le sport français et puis pour le football français. C’était aussi pour nous quelque chose de symbolique après la défaite un peu spéciale que nous avions concédée en demi-finale de la Coupe du Monde à Séville contre l’Allemagne, et le tournoi final a été de la part de la France un très, très bon tournoi. L’équipe de France était supérieure à tout le monde et a pu exprimer son jeu.

Une marge de progression

Je ne pense pas que j’étais au summum de ma carrière mais c’est le seul tournoi final où je n’ai pas été blessé. En 82 j’étais blessé, j’avais une pubalgie. En 86, j’avais une bursite, un œuf de pigeon. En 1984, je suis arrivé non blessé. C’est vrai que j’ai marqué neuf buts, mais j’avais surtout une belle équipe. En 1984, le football français était surtout symbolisé par le beau jeu. Et dans ce beau jeu, il fallait que quelqu’un marque les buts pour gagner les matches. C’était plus moi que d’autres personnes.

C’est vrai que marquer neuf buts en cinq matches était un exploit important, mais l’important, après 82, était que l’équipe de France gagne. On était attendus. On avait une grosse pression sur les épaules et c’était quelque chose de beau, par rapport au public français de gagner ça. C’est vrai que j’ai marqué neuf buts mais c’est vrai aussi que pour une fois je n’étais pas blessé.

L’émergence de la France

Je pense que nous avons commencé à comprendre que notre place était en phase finale des grandes compétitions lorsque nous avons perdu contre l’Allemagne en demi-finale de la Coupe du Monde 1982. Nous avions atteint un point où l’on pouvait affirmer que le football français n’était pas si mauvais.

Avant ce match, nous l’ignorions. Nous avons eu des matches difficiles en 1982, mais lors de cette demi-finale, nous avons réalisé que nous avions une bonne équipe et nous nous sommes convaincus qu’on pourrait gagner le Championnat d’Europe en 1984. De plus, Michel Hidalgo était un excellent entraîneur. Avec lui, nous avons joué un football magnifique.

Le sélectionneur, Michel Hidalgo

Hidalgo a mis en place sa philosophie de jeu. Il voulait jouer de manière plaisante, offensive, en s’appuyant sur la technique et les bons joueurs. Il a créé un milieu avec quatre créateurs qui pouvaient orienter le jeu à tout moment. Il y avait quelques récupérateurs, mais c’était une équipe très technique et intelligente, qui savait se placer, revenir pour défendre, mais surtout tournée vers l’attaque. L’un des grands mérites de Michel Hidalgo a été de faire tenir plusieurs n°10 au milieu !

Le triomphe dans l’adversité

Je pense sincèrement que nous étions plus forts que les autres équipes, mais nous avons eu quelques problèmes. Contre le Portugal (en demi-finale), on aurait dû mener 2-0 ou 3-0, mais ils ont égalisé à 1-1 et pris l’avantage. Dans les sept dernières minutes des prolongations, on avait une grande envie de l’emporter, surtout quand Tigana nous a avoué qu’il n’avait jamais gagné aux tirs au but !

On savait qu’il fallait les éviter à tout prix !

C’est Tigana qui a centré de la droite en fin de match, et c’est moi qui ai repris le ballon pour marquer. C’était un match passionnant au Vélodrome et le public était incroyable. La finale a été encore plus rude, parce que l’Espagne jouait vraiment très bien. Et puis on a eu ce coup franc, et (Luis) Arconada a commis cette petite erreur. Pour une fois, on a eu de la chance.

L’héritage

C’est difficile de comparer les équipes de 1984 et de 2000 parce que les joueurs ne sont pas les mêmes. Je dirais que l’équipe de 2000 avait une plus grande expérience internationale parce que tous les joueurs, pratiquement, jouaient à l’étranger alors qu’en 1984 j’étais le seul joueur à l’étranger (à la Juventus). Et en 78, 82, 84 on a créé, nous, cette impulsion du football. 2000, c’est le résultat de toute cette génération de footballeurs, de joueurs qui sont restés dans le football français tandis qu’en 1978, nous n’avons jamais bénéficié des conseils de ceux de 1958.

Belle équipe que celle de 58, mais personne n’est resté dans le football donc notre football s’est créé à partir de 1976, où il a commencé à gagner des matches. Cette génération a été championne d’Europe mais pas championne du monde. Mais cette génération est restée en donnant des entraîneurs. On a les Tigana, Giresse, Fernandez, Genghini… Ils sont tous pratiquement entraîneurs. Et ils ont propulsé, grâce au football français, grâce à leur expérience, l’équipe de 1998 et de 2000.

Maintenant, c’est difficile de comparer les deux équipes. Sur 2000, je dirais que sur le tournoi la France était la meilleure, mais l’Italie méritait de gagner en finale. Mais c’est la France qui a gagné. Nous, nous avons eu un match difficile contre l’Espagne. Je pense que le but d’une nation est de se mettre au meilleur niveau. Après, en quart, en demi-finale, ça se joue à rien du tout. Mais l’important pour un pays c’est d’arriver là. D’être toujours là. Comme le sont le Brésil, l’Italie, l’Allemagne. Ils sont toujours là, puis après, ils gagnent.

Passée la déception de la Coupe du Monde 1982, où les français stoppèrent leur course en demi-finales, la bande à Hidalgo veut relever la tête, et mettre à profit cette douloureuse expérience. ça tombe bien, parce que 2 ans plus tard, en juin 1984, le Championnat d’Europe des Nations pose ses valises en France !!
Notre beau pays a en effet été désigné pour organiser cette prestigieuse compétition. Les mauvaises langues diront que la France est ainsi sûre de participer à l’évènement, puisque d’une part le pays organisateur est automatiquement qualifié, et d’autre part car elle n’a pas été foutue de participer aux phases finales depuis la première édition de … 1960 !

Mais qu’importe les grincheux, l’Equipe de France accueille cet Euro sans complexe, et se présente comme le grand favori de l’épreuve. C’est la seule grande équipe européenne qui est sur la pente ascendante. L’Italie, championne du Monde deux ans plus tôt, n’a pas réussi à se qualifier, l’Angleterre et la Pologne non plus, et l’Allemagne est en pleine période de transition post-Mondial 82.

En revanche, Platini, Giresse, Tigana et leurs camarades sont plus brillants que jamais, et Michel Hidalgo s’apprête à prendre sa retraite d’entraîneur, après avoir pris en charge en 1976 un petit groupe de jeunes prometteurs et les avoir mené à une totale maturité sportive.Ça ne veut pas dire que tout est gagné d’avance, et que cet Euro est une compétition au rabais : côté Sud, les Espagnols et les Portugais ont leur mot à dire et veulent faire briller la péninsule ibérique, et côté Nord, le Danemark et nos amis Belges ont des éléments plus que prometteurs (des joueurs comme Michael Laudrup ou Franck Vercauteren parleront certainement aux plus érudits !).

Le déroulement de la compétition, contrairement au Mundial espagnol, est on ne peut plus simple : 8 équipes sont réparties en deux groupes de 4. Chaque équipe affrontera donc ses 3 adversaires dans un mini-championnat. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les demi-finales, dont les vainqueurs se rencontreront en finale. Simple mais efficace, ça évite toute tentative de calculs hasardeux ou d’arrangement des matchs (voire ce qu’il s’est passé en 1982 à ce sujet).

1-1984 : Finale France – Espagne (2-0), Parc des Princes, Paris
Auteur de 9 buts en cinq matches, Michel Platini, élu meilleur joueur de la compétition, soulève le trophée remis par François Mitterrand, président de la République

Images liées:

Retour sur l’Euro 1960

Retour sur l’Euro 1960

euro-1960-union-soviètique-vainqueur L’URSS remportait le premier Championnat d’Europe de l’UEFA, tandis que la France se consolait avec le prix de l’Eurovision et Ceylan élisait une femme au poste de Premier ministre.

Ce n’est qu’à la dernière minute que le premier Championnat d’Europe de l’UEFA a eu son minimum de 16 participants, et ces efforts ont payé. Après une phase à élimination directe en matches aller-retour, le tour final regroupant quatre équipes pouvait débuter. La Yougoslavie était menée deux fois au score mais battait la France, pays organisateur, sur le score de 5-4. En finale à Paris, la Yougoslavie retrouvait l’URSS, vainqueur 3-0 de la Tchécoslovaquie. Un but inscrit en prolongation par Viktor Ponedelnik offrait le titre aux Soviétiques (2-1) et une place dans l’Histoire.

  • Équipes Vainqueur : URSS
  • Finaliste : Yougoslavie
  • 3ème place : Tchécoslovaquie
  • 4ème place : France
  • Meilleurs buteurs : Jean Vincent, Just Fontaine (France) – 5

Le saviez-vous ?

Deux mois plus tard, la Yougoslavie pouvait se consoler en remportant l’or olympique face au Danemark aux Jeux de Rome, après trois médailles d’argent consécutives. Également en 1960

  • Vainqueur de la Coupe de clubs champions européens : SL Benfica 3-2 FC Barcelona
  • Ballon d’Or : Luis Suárez (FC Barcelona)
  • Prix Eurovision de la chanson : Jacqueline Boyer (France, « Tom Pillibi ») Prix
  • Nobel de la paix : Albert Lutuli (président du Congré national africain, Afrique du Sud)
  • Champion olympique du 100 m : Armin Hary (Allemagne, 10″2)
  • Champion du monde de Formule 1 : Jack Brabham (Australie, Cooper)
  • Oscar du meilleur film : « L’Appartement »

Dates clé 20 juillet :

  • Ceylan (l’actuel Sri Lanka) élit Sirimavo Bandaranaika, 1ère femme Premier ministre 8 novembre
  • John F. Kennedy bat Richard Nixon et devient le plus jeune président de l’histoire des États-Unis

Historique ldc en date 1956-2018

Ligue des Champions 1956-2018

  • 13 juin 1956. Le début de l’histoire. Première finale de Coupe d’Europe, à Paris, au Parc des Princes, entre le Real Madrid et le Stade de Reims. Mené 2-0, le Real finit par s’imposer 4-3. La légende est en marche.
  • 1957. Le Real est encore en finale pour défendre son titre et, cette fois, les Merengue jouent devant leur public de Santiago Bernabeu. La Fiorentina résiste 70 minutes avant de plier coup sur coup devant Di Stefano et Gento. Et de deux pour la Casa Blanca !
  • 1958. Cap sur Bruxelles et le Heysel. Au pied de l’Atomium, la finale entre le Real et l’AC Milan s’emballe en deuxième période: quatre buts entre la 69e et la 79e minute ! Milan mène par deux fois mais le Real réplique avant de s’imposer 3-2 en prolongation sur un but de Gento.
  • 1959. Retrouvailles entre le Real et Reims, trois ans après. Mais, à Stuttgart, il n’y a pas photo. Jamais les Champenois ne sont en mesure de menacer le grand Real, qui s’offre un quatrième titre de rang. Victoire 2-0. Même sans Puskas, il restait encore Kopa, Di Stefano, Gento ou Rial.
  • 1960. Une des finales mythiques. Une des plus belles aussi. La plus prolifique. Et une foule record (130.000 spectateurs). Un quadruplé de Ferenc Puskas, un triplé d’Alfredo Di Stefano, et le Real inflige une lourde défaite (7-3) à l’Eintracht Francfort. 5e victoire en cinq finales pour le Real.
  • 1961. Fin de l’hégémonie du Real, sorti en huitièmes par l’ennemi juré, le FC Barcelone. Le Barça se hisse jusqu’en finale mais il doit s’incliner (3-2) face au Benfica Lisbonne. La coupe aux grandes oreilles quitte l’Espagne mais pas la Péninsule ibérique. La déception de Luis Suarez. L’Espagnol, Ballon d’or 1960, était pourtant à la tête d’une attaque flamboyante aux côtés d’Evaristo, Kocsis et Czibor. C’est le début d’une longue malédiction pour le Barça.
  • 1962. Finale de rêve à Amsterdam. Le Benfica, tenant du titre, face au Real, lauréat des cinq éditions précédentes. C’est un duel de géants entre Puskas (auteur d’un triplé) et Eusebio. Alors que le score est de 3-3, ce dernier frappe deux fois en trois minutes pour offrir le doublé aux Lisboètes.
  • 1963. A Wembley, troisième finale de rang pour Benfica. Mais première défaite. Pivatelli (7) et Altafini (9) mettent la pression sur le gardien Costa Pereira. Malgré l’ouverture du score d’Eusebio, un doublé d’Altafini scelle la victoire des Rossoneri (2-1).
  • 1964. Le titre change de propriétaire, mais pas de ville. L’Inter succède au palmarès au Milan en battant le Real (3-1) à Vienne, avec un doublé de Mazzola. le grand Giacinto Facchetti célèbre ici la victoire intériste avec son entraineur, Helenio Herrera, chantre du Catenaccio.
  • 1965. Peut-être une des plus grosses bourdes de l’histoire des finales de Ligue des champions. Sur ce tir de Jair, Costa Pereira, le gardien du Benfica, laisse passer le ballon entre ses jambes. Ce sera le seul but de cette finale. Devant son public, à San Siro, l’Inter conserve son trophée. L’Inter est la dernière équipe à avoir remporté la finale de la C1 dans son propre stade. Par la suite, la Roma (en 1984) et le Bayern (en 2012) ont connu la douloureuse expérience de perdre une finale sur leur terrain. A chaque fois, aux tirs au but, d’ailleurs.
  • 1966. Un peu d’exotisme. Pour la première fois, un club de l’Est parvient à gravir toutes les marches jusqu’à la finale. Le Partizan de Belgrade de Vasovic et Galic a notamment sorti Manchester United en demies pour se frayer un chemin jusqu’au Heysel. A Bruxelles, le Partizan retrouve le Real Madrid, qui dispute sa huitième finale. Paco Gento, ici sur la photo avant le match, va mener les Merengue à la victoire (2-1 après avoir été menés pendant plus d’une heure). C’est son 6e sacre personnel, un record encore inégalé à ce jour.
  • 1967. Finale Celtic-Inter à Lisbonne. En quête d’un troisième titre en quatre ans, les Nerazzurri mènent rapidement sur un penalty de Mazzola. Mais Gemmell égalise avant que Stevie Chalmers ne place le Celtic aux commandes à cinq minutes de la fin. L’Inter ne reviendra plus. Billy McNeil, le capitaine du Celtic, monte tout en haut des gradins de l’Estádio Nacional do Jamor de Lisbonne pour brandir au peuple vert et blanc le précieux trophée. Le premier club britannique à remporter la Coupe des champions n’est pas anglais mais bien écossais.
  • 1968. Toute la classe de George Best à Wembley face au Benfica. Manchester United s’impose largement (4-1) mais… après prolongation. Trois buts en six minutes (Best 93e, Kidd 94e, Charlton 99e) scellent le sort de cette finale. L’heure de gloire du « 5e Beatle ».
  • 1969. C’est l’année du grand retour de l’AC Milan, opposé en finale à une valeur montante sur le Vieux Continent, l’Ajax d’Amsterdam. Mais l’Ajax n’est pas encore prêt. A Santiago Bernabeu, cette finale est celle du jeune Pierino Prati, auteur d’un triplé. Milan l’emporte 4-1.
  • 1970. Finale inédite cette fois entre le Feyenoord Rotterdam et le Celtic, à San Siro. Tout bascule à trois minutes de la fin de la prolongation lorsque le buteur suédois Ove Kindvall offre le but de la victoire (2-1) aux Néerlandais. Coup d’essai et coup de maître pour Feyenoord.
  • 1971. La coupe reste aux Pays-Bas. La finale 1971 marque l’avènement d’une des plus grandes équipes de l’histoire, l’Ajax de Cruyff et Neeskens. Dans l’écrin prestigieux de Wembley, le club néerlandais domine logiquement le Panathinaikos (2-0).
  • 1972. Finale Ajax-Inter à Rotterdam. Gabriele Oriali aime tellement Johan Cuyff qu’il ne veut plus le quitter. Mais même ce marquage (très) serré n’empêchera pas le génial batave de marquer deux fois en seconde période. Victoire de l’Ajax 2-0 et premier doublé depuis… l’Inter sept ans plus tôt.
  • 1973. Insatiable, l’Ajax signe le triplé, lors de la première finale disputée en Europe de l’est, au Marakana de Belgrade. Johnny Rep ouvre le score dès la 4e minute en trompant Dino Zoff d’un coup de tête au second poteau. Plus rien ne sera ensuite marqué. Barry Hulshoff (avec le trophée en mains), Johan Neeskens, Johan Cruyff et Rudi Krol célèbrent le troisième triomphe ajaxien en trois ans. Le départ de Rinus Michels, l’entraineur-emblématique, remplacé par Stefan Kovacs, n’a pas brisé l’équilibre de l’équipe.
  • 1974. Un règne s’achève, un autre va s’amorcer. Le Bayern Munich émerge au sommet de l’Europe. Particularité de cette édition 1974, ce sera la seule finale jouée deux fois. Le Bayern arrache le nul (1-1) face à l’Atletico Madrid, qui ne s’en relèvera pas. 48 heures plus tard, toujours au Heysel de Bruxelles, les deux équipes se retrouvent et cette fois, il n’y a pas de match. Le Bayen s’impose 4-0 avec deux doublés de Hoeness et Müller, célébrant ici son premier sacre, trophée en mains.
  • 1975. Première finale dans le tout récent Parc des Princes version moderne. Le Bayern y défend son titre face au Leeds United de Billy Bremner et du coach Jimmy Armfield, qui a remplacé Brian Clough sur le banc. Le Bayern, implacable, attend son heure et l’emporte 2-0.
  • 1976. Les fameux poteaux carrés de l’Hampden Park de Glasgow. Portés par la France entière, les Verts de Saint-Etienne dominent le Bayern, mais la poisse s’en mêle. Jacques Santini voit le ballon heurter le poteau de Sepp Maier. Patrick Revelli avait déjà levé les bras… Malheureux, les Stéphanois s’inclinent 1-0 sur un coup franc de Roth en seconde période. Ils méritaient amplement de l’emporter mais le Bayern arrache son troisième titre consécutif. Hoeness, Rummenigge et Roth triomphent en vert. Simple illusion…
  • 1977. Après l’ère Ajax et l’ère Bayern, bienvenue dans l’ère… anglaise. Liverpool met l’Europe à l’heure de sa Majesté. A Rome, les Reds de Kevin Keegan (ici face à Berti Vogts) décrochent leur premier titre en dominant le Borussia Moenchengladbach (3-1), qui cède après l’heure de jeu.
  • 1978. Un an plus tard, Liverpool remet ça. Face au surprenant FC Bruges, premier club belge à atteindre la finale, l’équipe de Bob Paisley doit toutefois attendre la 64e minute pour se libérer par l’intermédiaire de Kenny Dalglish, unique buteur de cette finale.
  • 1979. Deux débutants pour une finale inédite. Nottingham Forrest est opposé à Malmö à l’Olympiastadion de Munich. Les Suédois ont créé une vague d’enthousiasme au pays avec un parcours remarquable malgré la perte de plusieurs titulaires sur blessures. Cette finale bascule à quelques secondes de la première période lorsque Trevor Francis surgit au second poteau pour catapulter de la tête le ballon dans le but suédois. Un petit but qui suffit au bonheur de Forrest et de son coach, Brian Clough, appelé à devenir légendaire.
  • 1980. Nottingham conserve son titre avec une nouvelle courte victoire en finale face à Hambourg (1-0). Un but signé Robertson. Peter Shilton, invaincu en deux finales, joue un rôle clé dans ce doublé. Forrest, seul club à compter plus de victoires en C1 (2) que de titres nationaux (1).
  • 1981. Avec une affiche Liverpool-Real Madrid, le Parc des Princes est gâté… Seulement cinquièmes de leur championnat, les Reds jouent toute leur saison sur cette finale. Fermé et longtemps indécis, le match se décante enfin à dix minutes de la fin. Alan Kennedy, absent depuis six semaines en raison d’une fracture au poignet, ouvre le score. Liverpool s’impose et Bob Paisley devient le premier entraineur à remporter trois finales. Il est toujours le seul…
  • 1982. Six ans après son dernier titre, le Bayern Munich est de retour en finale. A Rotterdam, les Bavarois sont opposés à Aston Villa. A la 67e minute, Peter White ouvre le score. Ce sera le seul but de cette finale. Le Bayern, pourtant dominateur, doit s’incliner. Pour la sixième année consécutive, la Coupe des clubs champions est remportée par un club anglais. La plus longue suprématie collective de l’histoire de l’épreuve.
  • 1983. La première saison à la Juventus de Michel Platini n’a pas toujours été rose mais les Bianconeri atteignent la finale de la Coupe des champions, où ils sont opposés à Hambourg. La Juve compte six titulaires de la Squadra championne du monde plus Platini et Boniek. Une vraie Dream team… 8e minute: Dino Zoff voit le ballon filer droit dans sa lucarne. Le gardien italien n’a pas bronché sur la frappe du gauche de Felix Magath, à qui la défense turinoise a eu le tort de laisser trop de liberté. 1-0, circulez, plus rien à voir. Hambourg rejoint le Bayern au palmarès.
  • 1984. Dans une ambiance de feu électrique au stade Olympique de Rome, la Roma, à domicile, affronte Liverpool. Pour la première fois, une finale de C1 s’achève aux tirs au but (1-1 à la fin du temps règlementaire). Bruce Grobelaar et son légendaire « jeu de jambes » poussent Bruno Conti à la faute. Liverpool remporte cette finale disputée dans un climat tendu. Les incidents sérieux dans les rues de Rome feront le lit du drame du Heysel, un an plus tard. En attendant, la suprématie anglaise continue. Pour les Reds, c’est le troisième titre depuis 1977.
  • 1985. Photo aérienne du stade du Heysel, le 28 mai, à la veille de la finale entre la Juventus Turin et Liverpool. A gauche, on distingue la tribune « debout », avec les blocs X, Y et Z où le drame va se nouer 24 heures plus tard. 1985. Le 29 mai, à 19h00, l’ambiance commence à se tendre. Dans quelques minutes, le bloc Z, où se trouvent beaucoup de supporters de la Juve, va être « chargé » par une centaine de fans de Liverpool. 19h30. Gigantesque bousculade dans le bloc Z. En bas des gradins, les portes donnant accès à la pelouse sont fermées. Le piège est en place. 39 personnes au total trouveront la mort: 32 Italiens, 4 Belges, 2 Français et un Irlandais. Peu après 21h30, les deux équipes s’apprêtent à débuter la rencontre. Le Heysel est devenu un cimetière. L’UEFA justifiera sa décision en publiant un rapport selon lequel un report du match aurait pu provoquer d’autres incidents plus graves encore autour du stade. Unique buteur de la finale sur penalty, Michel Platini permet à la Juve de remporter la Coupe des champions pour la première fois. Mais la tragédie du Heysel rend dérisoire la joie des Bianconeri. Jour de honte pour le football, notamment le football anglais, banni pour cinq ans des Coupes d’Europe.
  • 1986. Un an après le Heysel, le football a repris ses droits. A Séville, le FC Barcelone part largement favori de la finale qui l’oppose au Steaua Bucarest. Bernd Schuster, l’Allemand du Barça, est ici au duel face à l’élégant défenseur central roumain, Miodrag Belodedici. Mais cette finale 1986 déçoit énormément. A Sanchez-Pizjuan, rien n’est marqué et c’est aux tirs au but que la décision se fait. Helmuth Ducadam, le gardien du Steaua, entre dans la légende en détournant les quatre tirs au but catalans! Bucarest est sur le toit de l’Europe. Rude échec pour le Barça.
  • 1987. Peut-être le but le plus célèbre de l’histoire des finales de C1. Alors que le Bayern, archi-favori au Prater de Vienne, mène 1-0 face au FC Porto, Rabah Madjer égalise à la 77e minute, d’une géniale talonnade qui mystifie la défense allemande. Trois minutes après le but de Madjer, le Brésilien Juary inscrit le but de la victoire pour Porto (2-1). Une des plus grandes surprises de l’histoire des finales de C1. Lothar Matthaus et Andreas Brehme restent abasourdis. Le Bayern, sûr de sa force, n’a rien vu venir. Le petit Joao Pinto et le héros Madjer euphoriques après la victoire des Ciel et Blanc. Porto rejoint Benfica dans la légende européenne.
  • 1988. Une des finales les plus ternes. Au Neckarstadion de Stuttgart, le PSV Eindhoven et le Benfica offrent un non-match. Tout se joue aux tirs au but après un 0-0 insipide. Carlos Mozer égalise à 5-5 mais Veloso craquera. Le PSV est sacré sans avoir gagné un seul de ses cinq derniers matches. 1989. La révolution milanaise est en marche. Après avoir pulvérisé le Real Madrid en demies, l’AC Milan atomise le Steaua Bucarest en finale (4-0) au Camp Nou de Barcelone. Une nouvelle vision du football total. Ici, Ruud Gullit ouvre le score. Il signera un doublé. Marco Van Basten, l’autre star néerlandaise du Milan d’Arrigo Sacchi, marque les deux autres buts de la rencontre. Le Steaua est totalement dépassé. Cette finale 1989 marque l’avènement d’une des plus belles équipes de l’histoire
  • 1990. Un an plus tard, le Milan devient la première équipe depuis Notthingham Forrest dix ans plus tôt à conserver son titre. A Vienne, c’est le troisième Néerlandais, Franck Rijkaard, qui inscrit l’unique but du match. Silvio Berlusconi, président triomphant, est porté par ses joueurs.
  • 1992. Johan Cruyff, l’entraineur du FC Barcelone, à Wembley quelques minutes avant le coup d’envoi de la finale face à la Sampdoria de Gênes. Le Barça dispute sa troisième finale et guette toujours son premier couronnement. 0-0 à la fin du temps règlementaire. Puis, à la 112e minute, un coup franc puissant du spécialiste Ronald Koeman fait basculer la rencontre. Curieusement, de 1988 à 1992, tous les buts en finale ont été inscrits par des Néerlandais (Gullit, Van Basten, Rijkaard, Koeman). Le Barça est enfin sacré. Offensive et séduisante, l’équipe de Cruyff fait l’unanimité. Sur la photo, on reconnait ici un certain Pep Guardiola, 23 ans à l’époque, levant le bras entre Beguiristain et Stoichkov.
  • 1994. Le Barça a-t-il trop fêté la Liga arrachée quatre jours plus tôt au Real, sur le fil? Peut-être. En tout cas, lors de cette finale, il n’existe pas. Daniele Massaro s’offre un doublé en première période. Dejan Savicevic, lui, s’apprête à entrer en scène… Juste après la reprise, le génial maestro monténégrin ajuste Andoni Zubizaretta d’une merveille de lob du pied gauche de l’extérieur de la surface, dans une position pourtant excentrée. C’en est trop pour le Barça, balayé 4-0 après un dernier but de Marcel Desailly.
  • 1996. L’Ajax est encore là un an plus tard pour tenter de réussir le doublé. Face aux hommes de Louis van Gaal, un autre club italien, la Juventus cette fois. 11 ans après le Heysel, les Bianconeri, ici en bleu, décrochent leur deuxième titre en s’imposant aux tirs au but (1-1, 4-2). L’équipe de Lippi n’est peut-être pas la plus fournie en talents de l’histoire de la Juve, mais elle est extrêmement solide et parfaitement organisée. Devant, aux côtés de Gianluca Vialli, Fabrizio Ravanelli, auteur du but turinois et caché ici sous son maillot, prend du galon.
  • 1997. Le Bayern Munich et Hambourg ne sont plus les seuls clubs allemands au palmarès de la Ligue des champions. Le Borussia Dortmund entre dans le cercle des géants en battant la Juventus (3-1) en finale… à Munich. Karl-Heinz Riedle, auteur d’un doublé, est l’homme du match. Franz Beckenbauer, consultant pour la télévision allemande, se charge en personne de l’interview d’Ottmar Hitzfeld quelques instants après la victoire du Borussia, avant d’adresser une chaleureuse accolade à l’entraineur de Dortmund.
  • 1998. Deux géants face à face. Le Real Madrid dispute sa première finale depuis 17 ans. Face à la Juventus de Zidane et Deschamps, les Merengue s’en remettent à ce but de Pedrag Mijatovic en seconde période pour faire la différence. Le Real retrouve enfin son standing au sommet du football européen.
  • 1999. Une finale inoubliable. Le Bayern, dominateur, mène depuis la 6e minute grâce à Mario Basler. Ici en seconde période, Mehmet Scholl croit doubler la mise d’un joli lob. Mais le ballon va finir sa trajectoire sur le poteau droit de Schmeichel, également sauvé par sa barre un peu plus tard. Mais dans la foulée, Ole-Gunnar Solskjaer, sur un autre corner, inscrit le but de la victoire (2-1). C’est beaucoup trop cruel pour le Bayern, qui méritait 100 fois de gagner ce match. Mais les Red Devils ont fait souffler un vent de folie sur le Camp Nou. La détresse de Sammy Kuffour n’est pas sans rappeler celle de Basile Boli à Bari, huit ans plus tôt. Mais le Bayern s’en relèvera.
  • 2000. Première finale au Stade de France. La première finale entre deux équipes issues d’un même pays. Le Real Madrid ajoute un huitième trophée à sa vitrine bien garnie en prenant nettement le pas sur le FC Valence (3-0). Raul, figure emblématique de ce Real Madrid à nouveau triomphant. Il inscrit notamment le dernier but de la rencontre au bout d’une action de 70 mètres.
  • 2001. Le Bayern avait perdu ses trois précédentes finales, le dernier échec étant de loin le plus pénible, avec le dénouement cruel contre Manchester. Cette fois encore, tout se joue au couteau, mais les Bavarois s’imposent aux tirs au but contre Valence, à nouveau battu en finale. Effenberg jubile.
  • 2002. Zinédine Zidane dans ses oeuvres. A l’Hampden Park de Glasgow, « Zizou » inscrit un des plus beaux buts de l’histoire de la finale de la Ligue des champions, d’une exceptionnelle volée du pied gauche. Un chef d’oeuvre et le but de la victoire du Real face au Bayer Leverkusen (2-1). C’est la troisième victoire depuis 1998 pour le Real qui porte à neuf son total de titres en Ligue des champions. La Decima se fait attendre depuis, mais Madrid détient toujours le record de victoires.
  • 2003. Finale 100% italienne insipide entre le Milan et la Juve. Les Milanais s’imposent aux tirs au but après un triste 0-0. Mais l’image, c’est ce regard mi-avide mi-désespéré de David Trezeguet quand il effleure cette coupe aux grandes oreilles qu’il n’étreindra pas. Petit match mais grande joie pour les Rossoneri, après ce sixième titre, le quatrième pour le seul Paolo Maldini, plus que jamais figure emblématique de la défense lombarde. Jérôme Rothen à terre pendant que le Porto d’un certain José Mourinho jubile. Le club de la Principauté avait effectué un parcours remarquable, sortant notamment le Real Madrid et Chelsea. C’est la dernière fois qu’un club français a atteint la finale de la Ligue des champions.
  • 2006. Ronaldinho est de retour à Paris, mais au Stade de France, où se déroule cette finale 2006 entre le Barça et Arsenal. Les Gunners, rois maudits de la compétition, ouvrent la marque par Campbell mais craquent en cinq minutes dans le dernier quart d’heure. Deuxième titre du FC Barcelone. L’envol de Pep Guardiola, célébré par ses joueurs. Le Barça, vainqueur de la moitié des éditions de la Ligue des champions depuis 2006, est alors l’incontestable référence numéro un en Europe.

Finalement, cette édition 2012 s’achève aux tirs au but. Le Bayern s’y incline. Chelsea, après avoir longtemps tourné autour du pot, inscrit enfin son nom au palmarès. Pour Bastian Schweinsteiger et le Bayern, battus sur leur pelouse de l’Allianz-Arena, la déception est immense.


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