Rivalités

5.1.2 Les supporters

5.1.2 Les supporters

Article détaillé : Supporter de football

« Le Supporter. Ne riez pas, vous en connaissez tous au moins un. Le supporter, le vrai, le vulgaire supporter qui crie, qui gueule le long de la touche est une inconsciente victime de la folie du football. Mais c’est en même temps un être bizarre autant que dangereux, d’abord parce qu’il ne supporte rien… contre son club et que le club aura beau faire, jamais il parviendra à se débarrasser de cette pieuvre qu’on nomme supporter. Pourquoi s’est-il voué à l’Union Sportive de X, plutôt qu’au Sporting Club de la même ville, il ne saurait le dire lui-même.(…)

Pendant la partie, il passe à la fois par toutes les angoisses et par les manifestations de joie les plus débordantes. Il est atterré pendant dix minutes et radieux pendant quinze autres. Les goals marqués contre son équipe sont toujours off-side. L’arbitre est un cochon et les linesmen sont des vendus. Et c’est fourbu, démoli, le visage décomposé qu’il se rend après le match au siège de son club, où il s’affale, plus fatigué que les joueurs eux-mêmes. Là, l’œil terne et brumeux, un ami lui fait bien le récit de ses récentes escapades, mais il ne daigne même pas sourire au passage le plus gai du récit. Mais voilà qu’incidemment l’ami a prononcé le nom de son club.

Son œil s’allume, sa main s’énerve, sa bouche, jusqu’alors dédaigneusement close, s’ouvre. Il va parler. Il parle. Et alors, il est magnifique le supporter. Il décrit ses joies, les beautés de son club. Les mots abondent, les métaphores se précipitent, c’est un fleuve d’éloquence qui vous culbute, vous immerge et vous entraîne dans un torrent tumultueux. N’essayez pas de résister, abandonnez-vous au contraire, car vous êtes sa victime. Il vous tient et ne vous lâchera que quand vous aurez reconnu que son club est le premier, le plus fort et le plus grand de tous les clubs de France. »

extrait de Football et sports athlétiques du 12 novembre 1910, p. 2 (article non signé)

Le football entraîne un vaste mouvement de soutien populaire, parfois inconditionnel : le phénomène des supporters. Les fans d’un même club peuvent s’organiser en mouvements appelés groupes ou associations de supporters. Certains groupes versent dans le hooliganisme. Le phénomène des supporters existe depuis l’Antiquité, et avant même la codification du football, tous les bénéfices et travers de ce mouvement sont déjà bien connus. Le cricket anglais est ainsi durement touché par une vague de violence de ses supporters des années 1770 au début du XIXe siècle. L’écrasante majorité des supporters sportifs sont pacifiques et festifs, il est donc réducteur de traiter uniquement ce thème sous l’angle de la violence. De même, réduire le supporter à un simple consommateur de produits de merchandising est également un lieu commun. Les autorités sportives, elles-mêmes, n’ont d’ailleurs toujours pas intégré de plein droit les supporters au sein de la « famille du foot ». Michel Platini, président de l’UEFA, a prévu de corriger cet oubli.

Les supporters ont pourtant un rôle déterminant dans le financement des clubs, l’animation des stades et permettent aux joueurs de donner le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain. Le surnom de « douzième homme » n’est pas usurpé. Ils représentent également une forme de contre-pouvoir face aux dirigeants. Ainsi, en Angleterre et en France, des déménagements de clubs, à l’américaine, sont tentés par certains dirigeants à la recherche de meilleurs « marchés ». La pression des supporters est telle que ces déménagements purement mercantiles sont désormais interdits en France après la fusion controversée du Toulouse FC première version avec le Red Star en 1967 et exceptionnels en Angleterre : cas isolé du Wimbledon FC qui déménage à Milton Keynes en 2003 devenant le Milton Keynes Dons Football Club. En réponse à ce déménagement, les fans de Wimbledon ont créé leur propre club : AFC Wimbledon.

Les rivalités dans le football touchent principalement les supporters. Les derbies et autres affiches de gala constituent des rendez-vous importants pour les fans qui rivalisent alors dans les domaines du chant ou de l’animation des tribunes (et parfois de la violence) pour prendre un ascendant sur les supporters rivaux. Les rivalités les plus spectaculaires sont en Europe celles opposant Celtic et Rangers à Glasgow, tandis qu’en Amérique du Sud le Super-Clasico Boca-River Plate atteint des sommets dans le genre. Les supporters se regroupent rapidement au sein de fan-clubs. Dès la fin du XIXe siècle, de tels groupes existent déjà au Royaume-Uni. Ils sont généralement sous l’autorité directe du club. Ce sont des clubs de supporters dits « officiels ». L’un des principaux buts de ces associations est de collecter de l’argent pour leur club.

Depuis la création du mouvement des Torcida au Brésil dans les années 1940, certains groupes de supporters deviennent indépendants du club et prétendent même mériter des subventions de sa part. C’est la base du mouvement dit « ultra ». La culture ultra est très développée en Amérique latine et commence à toucher l’ex-Yougoslavie en Europe à partir de 1950. Ce mouvement se propage via l’Italie à partir des années 1960. La vague ultra atteint la France au milieu des années 1980. Si la majorité de ces groupes affiche un pacifisme réel, la violence n’est pas étrangère au mouvement ultra. Les codes utilisés ne sont toutefois pas les mêmes que ceux en usage chez les hooligans britanniques, plus individualistes, et donc totalement étrangers aux rivalités opposant certains groupes au sein de mêmes clubs. Après le drame du Heysel, le terme de hooligan devient synonyme de barbare.

Un mouvement plus radical d’inspiration britannico-allemando-néerlandaise, les hools, prend pourtant le relais. Ces derniers utilisent souvent la violence à des fins purement privées, sans liens réels avec le club. Certains auteurs désignent du terme de hooligan tous les supporters violents, alors qu’il existe plus qu’une nuance entre un supporter lambda devenant subitement violent et une prise de tribune adverse. Exclue des compétitions européennes à la suite du drame du Heysel, l’Angleterre est la première nation à édicter des règles strictes pour lutter contre la violence. Malgré cette volonté et l’arsenal juridique qui l’accompagne, le problème perdure en Angleterre en marge des rencontres et dans les divisions inférieures.

Après avoir testé la bunkérisation des stades avec la mise en place de grillages et autres herses pour canaliser la foule, les autorités préfèrent aujourd’hui traiter le problème en amont en interdisant de stade les supporters violents permettant l’abandon d’une attitude défensive et très agressive, encore de rigueur dans de nombreuses nations, qui donnent à certains stades l’apparence de zones de guerre. On considère souvent que la France, qui reste relativement peu touchée par ces phénomènes violents, ne traite pas efficacement le problème[???]. Clubs, police, justice et autorités politiques se renvoient la balle[???]. En Italie, où le mouvement ultra violent est très actif, les autorités sont souvent perçues comme mal armées pour faire face au phénomène. Idem en Espagne, notamment[???]. En Amérique du Sud, où est né le mouvement ultra, on assiste depuis plusieurs décennies à une radicalisation des supporters[???]. La répression est aussi féroce qu’inefficace avec des groupes de Barra Bravas ultra violents.

De même, on reproche souvent aux dirigeants de faire perdurer les actions racistes de certains supporters par leur passivité[???]. Au début du XXIe siècle, on remarque ainsi qu’une grande partie des supporters interdits de stade en France ou en Belgique, par exemple, le sont pour des tentatives d’introduction de fumigènes dans les enceintes. Si le joueur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou n’avait pas attiré l’attention sur le supporter messin faisant usage répété d’insultes racistes à son encontre le 16 février 2008, celui-ci n’aurait jamais été inquiété. Il est finalement interpellé à la sortie du stade.

Le plus souvent pacifiques et festives, les invasions de terrains à la fin de certains matches donnant notamment un titre sont également très spectaculaires. Pour des raisons de sécurité, ce type de manifestation devient rare. D’autres invasions de terrains, bien moins festives, se produisent exceptionnellement à l’occasion de certaines rencontres, en plein match. Ce fut notamment le cas lors du match France-Algérie du 6 octobre 2001 au Stade de France. Le match fut définitivement arrêté à un quart d’heure de la fin.

Après avoir compté parmi les plus violents supporters, les fans écossais sont devenus plus pacifiques depuis les années 1970. Des études ont montré une importante différence d’âge entre les fans violents et ceux qui sont festifs : 23 ans en moyenne pour les fans anglais lors de l’Euro 1988 contre 31 ans aux Danois. 15 % des supporters danois étaient des femmes contre seulement 2 % chez les Anglais. Certains clubs disposent également de publics d’une fidélité à toute épreuve malgré des résultats médiocres depuis plusieurs générations. On citera pour l’exemple Newcastle UFC en Angleterre.

Rivalités dans le football

Rivalités dans le football

Les rivalités dans le football désignent les antagonismes liés aux confrontations opposant certaines équipes de football concurrentes à travers le monde. Le football est un sport né en Angleterre au XIXe siècle. Ce sport d’équipe voit s’affronter souvent deux villes d’une même région, deux catégories sociales distinctes d’une même ville, ou deux métropoles concurrentes. Cette vision des équipes comme étant des étendards d’une ville ou d’un milieu social a créé de nombreuses rivalités, dans de très nombreux pays où le football est implanté, et parfois entre les nations.

Définitions

Derbys entre clubs

Rivalités entre clubs d’une même ville

Par définition stricto sensu, un derby est une confrontation entre « deux équipes voisines ».

Dans certains pays, dont la France, les derbies entre deux clubs d’une même ville sont rares de nos jours en raison de la règle « une ville, un club ». Cependant, ceux-ci ont existé, en particulier à l’époque des ligues régionales, comme à Strasbourg où le Racing Club de Strasbourg et l’AS Strasbourg ont coexisté en DH Alsace, ou à Marseille où l’Olympique de Marseille et le Stade helvétique de Marseille. Il y avait également de nombreux clubs parisiens ensemble en championnat, et ceci également après la création du championnat professionnel, en 1932. De nos jours, les derbies entre clubs d’une même ville sont relativement rares, que ce soit en D1, D2, ou D3.

Dans les autres pays, la situation est différente. Par exemple, le Championnat d’Argentine de football est quant à lui particulier au niveau des derbies, car treize des vingts participants de la saison 2010-2011 sont basés à Buenos Aires. Les derby sont aussi la manière que le club veut imposer ses idées politiques tels que dans le championnat allemand où les face à face entre le FC Sankt Pauli et l’Hambourg SV, rencontres dénommées HamburgerDerby, sont très tendus puisque tous deux ont des valeurs différentes, de gauche et de droite.

Mais, les derby sont plus nombreux en Grande-Bretagne et en Irlande. Où l’on retrouve d’importants derby considérés tels qu’un derby écossais célèbre est le Old Firm, match opposant le Celtic Glasgow et les Rangers. Ces confrontations peuvent opposer deux communautés : dans le cas du Old Firm, ce sont les Protestants et les Catholiques, des derbys peuvent avoir ainsi des connotations religieuses. A Londres, on trouve treize clubs professionnels répartis en Premier League ainsi qu’en Championship dont beaucoup ont vécu leur petite ou leur grande épopée et donc ont été au-dessus des autres équipes, parmi les différentes confrontations possibles entre ces clubs, certaines sont considérées comme mythiques et sont ainsi très médiatisées.

Comme le East London derby entre Milwall FC et West Ham United, le North London derby, entre Arsenal FC et Tottenham Hotspur FC, le Hammersmith et Fulham entre Fulham FC et le Queens Park Rangers FC et le West London derby entre Chelsea FC et Fulham FC. Sur l’île, on trouve encore d’autre derby médiatisé comme le Manchester derby entre le Manchester United FC et le Manchester City FC, le Derby du Merseyside entre le Liverpool FC et Everton FC ou encore le derby de Birmingham entre Aston Villa FC et Birmingham City FC.

Les derby sont également présents dans des pays où le football est d’implantation récente ou dans des pays où il est moins populaire qu’en Europe ou en Amérique du Sud. Par exemple, au Japon, où la première édition du Championnat du Japon de football s’est tenue en 1993, il existe un derby de Tokyo, entre FC Tokyo et Tokyo Verdy 1969.

Rivalités entre clubs issus de villes différentes

Par extension, on parle de derby entre deux villes issues de deux régions voisines, voire de deux pays voisins. Les rivalités ainsi créées portent souvent le nom de points cardinaux, comme le Derby du Nord, le Derby du Sud, le Derby de l’Est, etc. Un derby peut aussi se faire entre deux métropoles issues d’une même région, le derby porte alors le nom de la région : derby d’Alsace, derby de la Ruhr, derby de la Normandie…

Il est aussi possible qu’un derby porte le nom d’un pays pour des raisons variées, ainsi la rencontre entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille est parfois surnommée Derby de France. L’opposition entre la Juventus et l’Inter de Milan porte quant à elle le nom de Derby d’Italie. On parle également de Derby of England concernant la rencontre entre Liverpool et Manchester United.

Rivalités entre sélections

Explication des rivalités

Rivalités géographiques

Rivalités régionales éphémères

Lorsque deux clubs issus d’une même région évoluent ensemble en championnat, les rencontres peuvent être assimilées à des fêtes régionales, comme en Alsace en 2010-2011 où SR Colmar et RC Strasbourg étaient ensemble en National. Même le président Jafar Hilali parlait d’« un match sympa »

La suprématie régionale

D’autres rivalités régionales se font vraiment dans le but de remporter la suprématie régionale.

Rivalités sportives

Certaines rivalités se créent parce que les deux clubs concernés sont souvent ensemble sur le podium d’un championnat. Il peut s’agir par exemple de la rivalité existante dans les années 1960-1970 entre l’AS Saint-Etienne et le FC Nantes. Le FC Nantes, qui a remporté six titres et cinq vice-titres entre 1963 et 1983, avait pour objectif affiché de « dépasser l’ASSE ». On peut aussi citer la rivalité Bruges-Anderlecht en Belgique, entre les deux clubs les plus titrés du pays. Ces rivalités sont souvent exacerbées par les médias dans le but de faire vendre, c’est le cas par exemple de la rivalité entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint Germain, où Canal+ a créé le différend de toutes pièces dans le but de faire de l’audience.

Rivalité sociale

Les rivalités sociales sont souvent le fruit d’un raisonnement manichéen opposant une couche de la société à une autre. La rivalité sociale la plus représentée est celle qui oppose le pauvre contre le riche. C’est le cas par exemple dans le derby stambouliote opposant Fenerbahçe et Galatasaray, le premier club étant plutôt populaire, et le second plutôt réservé à la bourgeoisie, dans la mesure où il a été fondé par l’élite du lycée français de la ville. D’autres derbies ont un public plus ciblé, c’est le cas par exemple du derby de Strasbourg opposant l’AS Strasbourg et le Racing, le premier étant un club bourgeois du centre-ville, et le second un club ouvrier.

À l’échelle d’une région, une rivalité sociale peut aussi se créer entre la métropole principale et une métropole secondaire, c’est-à-dire entre les « citadins » et les « paysans ». C’est le cas par exemple en Bretagne de la rivalité entre EA Guingamp et Stade rennais. La différence se fait déjà par la taille de la ville du club, dans le cas cité ici, l’antagonisme est flagrant, Guingamp étant un bourg d’aproximativement 8000 habitants, et Rennes étant le chef-lieu de la région, avec une aire urbaine de 580 000 habitants.

Ces rivalités peuvent se décliner à l’infini, comme celle qui lie le FC Metz et l’AS Nancy-Lorraine étant une opposition entre nancéiens cultivés et fins, et messins de tradition militaire. À l’échelle d’un pays, un derby peut opposer deux mentalités différentes, comme le derby OM-PSG entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain qui correspond à une confrontation entre la capitale et la deuxième plus grande commune de France, et ainsi à un match entre Province et Capitale, entre « Marseille la populaire contre Paris la hautaine ».

Rivalités historiques

En continuité avec l’histoire de deux cités

Il est possible que deux villes aient été rivales dans un passé plus ou moins récent, et que cette rivalité se retrouve dans les confrontations footballistiques. On peut sur ce point citer les matches FC Metz – AS Nancy-Lorraine, opposant les deux métropoles de Lorraine. La rivalité entre les deux villes est bien antérieure à l’ère du football et remonterait au XIe siècle où se décide le destin des deux villes, Metz se tournant vers le militaire, et Nancy vers l’urbanisme, l’artistique et le culturel. C’est également le cas de Rennes et de Nantes, toutes deux rivales autrefois pour le rôle de capitale de la Bretagne historique. La même problématique existe pour Rouen et Le Havre. On peut enfin citer le célèbre Derby opposant Lyon à Saint-Étienne.

Cette rivalité rejoint parfois la rivalité politique.

En continuité avec l’histoire de deux pays

Sans qu’il n’y ait forcément des aspects politiques dans les rencontres opposant deux nations, les animosités historiques qui les ont opposées durant de nombreuses années peuvent se ressentir dans les matchs de football. Un exemple frappant est celui de la confrontation footballistique entre la Nationalmannschaft allemande et l’Équipe de Pologne de football. Il n’est évidemment pas nécessaire de rappeler les différentes guerres qui ont opposé ces deux nations pour comprendre que la rencontre entre les deux pays est une source de tensions.

En réaction à un événement

Une rivalité peut aussi se créer en réaction à un événement, comme celle existante entre Guingamp et Brest. La rivalité date de 1991, lorsque Brest est mis en liquidation judiciaire. Les supporters brestois pensent alors que Noël Le Graët, alors président de la Ligue nationale de football, a abusé de son pouvoir pour réduire à néant la concurrence bretonne opposée à l’En Avant de Guingamp, club qu’il présidait depuis vingt ans. En Belgique, la rivalité Bruges-Anderlecht peut être datée précisément au 12 mars 1972.

Rivalité politique

Certains clubs se réclament explicitement ou implicitement d’un bord politique. C’est le cas entre le CSKA Sofia et le Levski Sofia, le premier se réclamant des militaires et des anciens communistes, le second étant connoté plus libéral. La politique est aussi source de rivalité entre les équipes nationales, comme le match Serbie – Croatie qui est sujet à de nombreux affrontements entre supporters.

Rivalité médiatique

C’est le cas lorsque le derby est créé par les acteurs du mass media dans le but d’augmenter leur audience. L’exemple typique est le match OM-PSG en France.

Au niveau mondial

Au niveau mondial

La France et le Brésil ont disputé des duels mémorables. En 1958, pour leur première confrontation officielle, le Brésil élimine la France en demi-finale de coupe du monde sur le score de 5-2, grâce à un triplé du jeune Pelé. Il s'agit du dernier match officiel remporté par la Seleção contre les Bleus. En 1986, les Français éliminent les Brésiliens en quart de finale de la coupe du monde, aux tirs au but, à l'issue d'un match inoubliable.

En 1998, les deux équipes se rencontrent en finale à Paris, que les Français remportent largement (3-0), grâce à un doublé de Zinédine Zidane. En 2006, les Bleus du même Zidane, éliminent les champions du monde brésiliens en quart de finale (1-0), et achèveront la compétition en tant que finaliste pour la deuxième fois de leur histoire. En février 2011, la France bat de nouveau le Brésil dans un match amical à domicile sur le score de 1-0.

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Rivalités-Au niveau européen

Rivalités

Au niveau européen

Les principaux rivaux sont tout d'abord les proches voisins de la France, l'Allemagne, l'Angleterre, la Belgique et l'Italie.

La première victoire contre l'Angleterre le 5 mai 1921 est assimilée à un évènement historique, alors qu'elle coïncide avec le centenaire de la mort de Napoléon Bonaparte.

Dans les années 1980, la France entretient une forte rivalité avec la République fédérale d'Allemagne, à la suite de leur duel en demi-finale de la Coupe du monde 1982. Opposition de style de jeu, le match est notamment marqué par l'agression de Harald Schumacher sur Patrick Battiston, évacué inconscient du terrain dix minutes après son entrée en jeu.

Alors que les Français mènent trois buts à un en prolongation, ils encaissent deux buts et s'inclinent finalement aux tirs au but. Quatre ans plus tard, les deux équipes se retrouvent au même stade. Alors que les Français sont donnés favoris de la compétition, ils sont éliminés par des Allemands plus physiques et mieux organisés, sans contestation possible (2-0).

La Belgique est l'équipe avec laquelle la France a disputé le plus de rencontres internationales de football dans son histoire avec 73 rencontres.

L'Italie domine la France jusqu'aux années 1980, la France a alors battu une seule fois les joueurs italiens en 1920. En 1986, la France bat l'Italie en huitième de final de la Coupe du monde.

En 1998, en quart de finale de la Coupe du monde, les deux équipes s'affrontent de nouveau et les Bleus gagnent la partie après une séance de tirs aux buts. Deux ans plus tard, les deux équipes se retrouvent en finale de l'Euro. La France, dominée dans le temps réglementaire, égalise à quelques instants de la fin de la rencontre. Les Bleus s'imposent ensuite en mort subite.

Les joueurs transalpins prennent leur revanche en finale de la Coupe du monde 2006. La France ouvre la marque sur un penalty de Zinédine Zidane avant que la squadra azzurra n'égalise. L'Italie remporte le match aux tirs au but et gagne sa quatrième Coupe du monde.

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